mercredi 17 octobre 2018

Rognures d'angles

Voilà à quoi ressemblait ce matin la place dévolue aux personnes à mobilité réduite qui fait face à l'atelier. Avec les deux belles rognures d'angles, opérées par le scooter et la camionnette, la voilà amputée et transformée en place à superficie réduite.

mardi 16 octobre 2018

Glouglou

Comme vous le savez, nous avons, cet été aidé, nos ami-e-s de la brasserie Hula-Hop à concocter une recette originale de bière pour notre local : la Roues-Livres. Nous avons la joie de vous convier à une petite soirée autour de cette bière avec en arrière-pensée l'espoir de vous fourguer quelques caisses...

Rendez-vous à 19h00, le mercredi 31 octobre, au 21 rue Maillé !

mercredi 10 octobre 2018

MAD !

L'appellation "trotinette" relève ici clairement de l'abus de langage, surtout avec une vitesse de pointe de 50 km/h. En plus, la livrée camouflage sur fond de paysage désertique évoque clairement une opération militaire d'invasion. Les cyclistes et surtout les piéton-ne-s qui occupent paisiblement des territoires pourtant réduits doivent se tenir sur leurs gardes s'ils/elles ne veulent pas finir dans les statistiques des dégâts collatéraux !

vendredi 5 octobre 2018

Grav(i)e(r) !

Un petit rendez-vous au débotté ! Si la perspective de parcourir 50 km de chemins roulants t'enchante, on se retrouve devant l'atelier ce dimanche 7 octobre à 9h pétantes !

mardi 2 octobre 2018

Rayons Libres

Excellente émission avec pour invité Olivier Gombert de Vélorution Paris Ile de France ! Je souscris pleinement au laïus sur le "vélo électrique" en milieu d'émission. Par ici !

samedi 29 septembre 2018

Riquiqui


Depuis la rue, une dame toute pimpante me hèle :
 -Vous pouvez regonflez mes pneus c'est tout mou ?
-Oui, j'arrive...
Je n'ai même pas le temps de faire un pas qu'elle enchaîne à grands cris :
-Oui, parce que je ne vois même pas le petit zizi !

Vous aurez bien sûr compris qu'elle parlait de la valve de sa chambre à air.

mercredi 26 septembre 2018

Noise

Ce film m'avait échappé à sa sortie, il a pourtant l'air jouissif.

vendredi 21 septembre 2018

Panne d'imagination

Je viens d'apprendre qu'il y a un nouvel atelier "La Tête dans le Guidon" quelque part en France. C'est désormais (au moins) le troisième dans ce pays*.

Alors, non ce n'est pas une franchise.

Blague à part, ça me fait tellement chier ce manque d'imagination de mes collègues alors que le monde du vélo peut être au moins aussi riche que celui des jeux de mots de salons de coiffure. Des noms en réserve j'en ai au moins dix que je n'ai jamais croisé.

Avoir le même nom, même si on est dans trois villes différentes n'apporte que de la confusion, notamment en ce qui concerne le référencement internet. On y perd tous de la visibilité.

Il y a quelques années, j'avais été incité à déposer l'usage de ce nom à l'INPI (voir le bout de photo ci-dessus). Je ne suis pas procédurier et je n'ai jamais fait valoir mon droit. Je vous promets que ça démange.

Je suis triste de constater le peu de tact de certains et j'ai honte pour eux. Néanmoins dans un élan de générosité, qu'ils n'hésitent pas à m'écrire que je leur fasse parvenir un ou deux badges de l'atelier.



*Sans compter que dans un pays du Bénélux, une personne a eu le tact de ma demander si ça me gênait qu'elle prenne le même nom. Ce à quoi j'ai répondu que "Oui ça me gêne".

mardi 18 septembre 2018

Décollage immédiatement repoussé

Je n'ai pas la capacité à vous produire une infographie chiadée mais mon niveau de calcul, qui n'a rien à envier à un élève de CM2, me permet de vous soumettre la déduction qui suit :

Sachant qu'un plan vélo égale 350 millions d'euros (sur 7 ans) et qu'un avion de chasse Rafale égale 100 millions d'euros (pour info, en 2015, ce pays était équipé de 76 Rafales), je déduis que le plan vélo équivaut à 3 Rafales et demi.

Autrement dit, ce plan équivaut à un demi Rafale par an.

Je vous laisse vous débrouiller avec la conclusion, un indice : un demi Rafale n'est pas en mesure de décoller.

samedi 15 septembre 2018

Je pleure amèrement le départ trop rapide de ce jeune cycliste qui offre une crise de rire à la gamine qu'il bringuebale. Sans conteste plus gonflé que les pneus de son clou, il était d'un naturel pétillant jamais gonflant.

Heureusement, il n'est pas possible de passer dans les flaques sans laisser de traces. Le ciel a beau être gris, je contemple une journée radieuse. Si je n'étais pas présent, c'est égal, tout imprégné que je suis de ce souvenir enchanté.


vendredi 14 septembre 2018

Ruissellement malodorant

Je crois très fort en la théorie du ruissellement, même si j'en ai une vision hétérodoxe. Il me semble incohérent de penser que les revenus des plus riches profitent à ceux et celles moins aisé-e-s. Il suffit d'être placé-e en bas de l'échelle sociale pour constater que la seule chose qui coule d'en haut ressemble furieusement à de la matière fécale.


Installé suffisamment assez bas sur cette échelle, je me targue d'être un observateur bien placé pour éprouver régulièrement les affres du ruissellement. Ces derniers mois, l'exemple le plus probant concerne les livreu-rs/ses de bouffe de la dernière plateforme installée à Angers. De la piètre qualité de leur équipement je déduis la piètre rémunération. Le combo mauvais vélo/absence d'entretien conduit inéluctablement aux pires catastrophes mécaniques. Leur outil de travail immobilisé, les discussions autour du délai et du coût de la réparation sont souvent tendues. C'est souvent "trop cher", c'est souvent "trop long".

Le grand classique des pannes consiste en un dérailleur arrière mal réglé qui va se prendre dans les rayons de la roue. Résultat, le dérailleur explose en faisant un salto. "En même temps" comme dirait l'autre, il voile la roue, tord la patte de dérailleur et vrille la chaîne. C'est tout à fait réparable sauf qu'en général au lieu de changer le dérailleur et de remettre le vélo en état les livreu-rs/ses me demandent de faire "ça" :

Je déteste faire "ça". C'est du pur bricolage et je me fais honte.

Alors, je ne remercie pas Mr. Hubert qui nous met un peu plus les deux pieds dans le ruissellement. A cause de lui les pauvres se bouffent le nez en bas de son échelle. Tout ça pour monter péniblement d'un barreau branlant et pourri. Méfiance Hubert, si l'échelle est pourrie en bas, elle pourrait bien tout simplement s'écrouler.

mercredi 12 septembre 2018

Concordance des taons

Je vais me joindre au choeur des sources concordantes. Hier et aujourd'hui j'ai été contacté, dans l'ordre, par les services de la mairie d'Angers, la préfecture et BFMTV.

Ce qu'il faut surtout retenir de mon point de vue :

-Visiblement, à ma grande surprise je suis respectable du point de vue des pouvoirs publics que je conspue si régulièrement sur ce blog. Néanmoins la tapisserie, je préfère la poser chez des ami-e-s que la faire sous les ors de la république. Je resterai donc tapi dans mon atelier un peu comme la peste qui se cache parmi les rats.

-Surtout, je me délecte d'avoir refusé un entretien avec BFMTV au titre d'acteur local de la mobilité. Il s'agit d'un plaisir difficile à décrire. Vous ne verrez donc pas ma trogne, entourée de mille incrustations sur les cours de la bourse, dans votre PMU favori. Mon amour-propre (bien que sentant la transpiration) est à ce prix.

En ce qui concerne le plan vélo, présenté par notre nouveau ministre et son supérieur hiérarchique, je n'ai pour le moment pas d'avis et je ne peux qu'exprimer ma classique grande réserve sur les effets d'annonce sans effets. A suivre donc.

lundi 10 septembre 2018

L'évasion à vélo


Je crois bien avoir dédaigneusement balayé du regard la couverture de L'évasion à vélo une bonne dizaine de fois lors de mes emplettes en librairie. La couverture n'a pas joué son rôle d'hameçon et j'ai (trop) souvent un a priori négatif en matière d'histoire locale ou régionale. Cela m'évoque de vieux messieurs rabougris et ronchons qui compilent la liste des lieux-dits où un quelconque roi de France dégénéré aurait, par le plus grand des hasards, passé la nuit entre deux chasses au sanglier. N'ayant rien contre les sangliers, vous comprendrez que je ne partage pas cette vision de l'histoire.

C'est donc un peu de guerre lasse que j'ai acheté cet ouvrage. Grand bien m'en a pris. Lucien Laurendeau est un angevin qui à la fin de le "drôle de guerre" est fait prisonnier au début de l'été 1940 dans l'est de la France. Plutôt que d'être balloté par les évènements cet homme choisit de s'évader et de regagner son foyer. Le livre n'est ni plus ni moins que le récit de ces 700 km principalement parcourus à vélo, avec toutes les péripéties imaginables en pleine Débâcle. Une histoire racontée en toute simplicité dont le manuscrit a été retrouvé par ses enfants dans les affaires familiales.

Le livre est fort agréablement muni de cartes qui permettent de visualiser le parcours de notre obstiné narrateur. A la fin, il y a aussi une mise en perspective de la petite histoire  avec des repères de l'historien Jacques-Guy Petit. Enfin quelques illustrations, des photos et des reproductions du manuscrit complètent ce petit opuscule de 55 pages. Le tout est disponible pour la modique somme de 7€.

Les actes de Lucien Laurendeau correspondent à merveille à l'idée de "common decency" forgée par l'écrivain socialiste Georges Orwell à propos des classes populaires. C'est cette "décence ordinaire" qui a poussé ce soldat qui n'a rien du héros belliqueux à choisir l'évasion contre l'avis de ses camarades de chambrée. Simplement parce que celui lui paraissait être le comportement moral juste et approprié. C'est aussi de décence ordinaire dont il s'agit quand il se voit offrir mille petits services voire un vieux vélo : Ils ne veulent pas que je les paie ! Ah ! les brave gens. J'ai essayé de les retrouver bien des années après, mais ils étaient partis.


L'évasion à vélo, Un soldat en 1939-1940, Lucien Laurendeau, Ginko éditeur, 2018.


Post-scriptum : Mon exemplaire est bien titré L'évasion à vélo et non La fuite à vélo comme le suggère l'illustration. Le livre a sans doute été renommé.




mardi 4 septembre 2018

Récolte de tiques

L'automne météorologique étant entamé, il est temps de chausser les crampons sur vos vélos. Pour ceux et celles qui supportent les tunnels végétaux potentiellement emplis de tiques à l'affût, un rendez-vous est fixé ce jeudi à 19h à l'atelier. Au programme, 30 km de chemins roulants avec des transitions sur route soit une virée de moins de 2 heures.

lundi 3 septembre 2018

Sérendipité


Je relaie une expérience fortuite qui s'est déroulée à Calais il y a quelques mois. On peut en tirer de nombreux enseignements en matière d'aménagement urbain et elle permet de questionner l'utilité de certains carrefours équipés de feux tricolores. Par ici la visite ! En ces temps de travaux généralisés à Angers où piéton-ne-s et cyclistes sont souvent oublié-e-s cela pourrait être une bonne source d'inspiration. On peut rêver...

jeudi 30 août 2018

Méprise de tête


Le téléphone sonne. Un client vient aux nouvelles. Où en sont les réparations du vélo confié la veille ? Je demande si j'ai envoyé un message stipulant que le vélo est prêt. Il semble que non. Je demande une description rapide du vélo et, par acquis de conscience, je vérifie s'il est stocké avec les autres, auquel cas j'aurai oublié de prévenir le propriétaire. Je suis sceptique, la description du vélo ne me dit rien. Le daltonien que je suis demande un coup d'oeil à deux amis qui vivent dans un monde exempt du "vert moutarde". Ils confirment : aucun vélo ne colle à la description.

Nombre de cyclistes n'ont qu'une vague représentation de leur vélo. Certain-e-s n'en connaissent pas la marque, d'autres décrivent un vtc comme étant un vélo de route. Souvent la couleur est aussi fantaisiste que la perception que j'en ai. Alors, je reprends le numéro de la personne et m'engage à la rappeler après avoir passé au peigne fin toutes les fiches de réparations des vélos pour les comparer avec le contact en question.

Nouvel échec.

Je reprends le combiné. L'anxiété monte. Aurais-je pour la première fois de ma carrière "perdu" le vélo d'un client ? Je perdrais en même temps la face. Je demande si mon interlocuteur ne confond pas mon atelier avec le magasin de mes confrères situé une centaine de mètres plus loin dans la même rue. Cette méprise est courante : après tout si certain-e-s cyclistes sont incapables de reconnaître leur destrier, il n'y a pas de raisons qu'ils/elles soient plus doué-e-s devant une devanture, ce même si les apparences n'ont rien de commun. Mon client s'énerve et s'exclame qu'il l'a bien laissé sa bicyclette chez moi : "là où il y a aussi des livres". Penaud, je raccroche et entame une nouvelle fouille exhaustive.

Malgré le stress qui frappe mes tempes, je me rémémore deux principes de base. Voici le premier mouvement de mon "bilogue" : "Le/la client-e a toujours tort". Le second découle en toute simplicité du premier : "Le mécanicien a toujours raison". Ces deux petites phrases bien senties et jamais démenties sont ma bouée pour résister à l'assaut des vagues de client-e-s en même temps qu'une boussole pour m'extraire de ce naufrage permanent que sont les relations humaines.

A l'aune de mes table-tte-s de la loi, je me rends d'un pas alerte vers la boutique de mon confrère. En deux temps, trois mouvements, avec le mécano, nous mettons la main sur un vélo qui correspond précisement à ma recherche.

Soulagé tout autant qu'exaspéré d'avoir gâché vingt belles minutes de ma courte existence, je passe un dernier coup de fil. J'ai l'impression que mon atelier s'est mué en scène de théâtre et bien que situé dans une petite rue, je ne vois que le terme de "boulevard". Heureusement cette scène à la recherche d'un vélo volage, avec beaucoup d'entrées et de sorties côté rue et côté atelier, touche à sa fin. Je l'ai tant joué que je ne m'y investi guère. Je cherche à bâcler. Je décris brièvement l'objet du quiproquo et le voile se lève enfin. Mon interlocuteur reconnait enfin sa bévue et, au lieu de marmonner une vague excuse, il me demande :

-Et vous savez s'il est prêt ?

Je me suis empressé de raccrocher, j'avais envie de passer du burlesque au registre grossier.

lundi 27 août 2018

Cycliste Nue

J'ai bien conscience que le titre de ce billet va m'attirer quelques clics supplémentaires mais il s'agit du titre d'une gouache de Dubuffet, réalisée en 1944, que je ne connaissais pas jusqu'à présent. J'ai un peu galéré à trouver une image correcte de cette peinture de taille modeste et me suis résigné à piller le site de la National Gallery of Art.

mercredi 22 août 2018

Fixie goons

Il fut un temps pas si lointain où le gangsta rap ne pouvait s'afficher sans une grosse berline italienne ou allemande. Si d'autres clichés ont la vie dure, les grosses cylindrées laissent parfois la place à des vélos. Ce clip posté au sommet de la vague "fixie" en 2014 le prouve. Notez que le chien a l'air épuisé. Il a probablement du se rendre sur les lieux du tournage en courant derrière le vélo. C'est le désavantage par rapport à une bonne vieille merco.


lundi 20 août 2018

Nul n'est censé ignorer la boire


L'hiver, lorsqu'elle est grosse, la Loire charrie un paquet de sédiments. L'été, son visage plus amène attire des badauds qui charrient parfois des monceaux de bêtise. J'en ai pêché une belle ce week-end. Elle présente l'apparence d'une construction logique mais je n'ai pas compris le lien de cause à effet.

Deux personnes devisent en terrasse d'une guinguette. Le repas semble avoir été copieux et arrosés. Le rouge est aux joues parce qu'en quantité dans le gosier. Un groupe de cyclistes passe en contrebas. C'est alors que j'entends :

-Ben oui, c'est l'itinéraire de "La Loire à vélo", alors c'est pour ça qu'il y a plein de camping-cars !

J'en suis resté bouche bée. La personne à qui s'adressait cette affirmation elle aussi mais pour s'enfiler un autre ballon de rouge.

mercredi 15 août 2018

La bicyclette vibre

C'est pas parce qu'il est tombé au bac il y a quelques années qu'il faut dédaigner le poème qui suit. Par contre, débrouillez-vous pour trouver les corrigés et les analyses de texte, moi, en feignasse qui savoure ses derniers instants de vacances, je me laisse porter.

La bicyclette

Passant dans la rue un dimanche à six heures, soudain,
Au bout d'un corridor fermé de vitres en losange,
On voit un torrent de soleil qui roule entre des branches
Et se pulvérise à travers les feuilles d'un jardin,
Avec des éclats palpitants au milieu du pavage
Et des gouttes d'or — en suspens aux rayons d'un vélo.
C'est un grand vélo noir, de proportions parfaites,
Qui touche à peine au mur. Il a la grâce d'une bête
En éveil dans sa fixité calme : c'est un oiseau.
La rue est vide. Le jardin continue en silence
De déverser à flots ce feu vert et doré qui danse
Pieds nus, à petits pas légers sur le froid du carreau.
Parfois un chien aboie ainsi qu'aux abords d'un village.
On pense à des murs écroulés, à des bois, des étangs.
La bicyclette vibre alors, on dirait qu'elle entend.
Et voudrait-on s'en emparer, puisque rien ne l'entrave,
On devine qu'avant d'avoir effleuré le guidon
Éblouissant, on la verrait s'enlever d'un seul bond
À travers le vitrage à demi noyé qui chancelle,
Et lancer dans le feu du soir les grappes d'étincelles
Qui font à présent de ses roues deux astres en fusion.


Jacques Réda, Retour au calme , éditions Gallimard, 1989.

jeudi 9 août 2018

Miette (de F)rance


Tous les ans, le région Pays de la Loire attribue une subvention à l'association nantaise Place au Vélo pour l'organisation de la Fête du Vélo. De 2016 à 2018, son montant est passé de 12500 à 6000€*.

Un usage très chiche de l'argent public qui interpelle quand on met en regard les sommes dépensées par les villes, les départements et la région lorsqu'il s'agit d'accueillir le Tour de France. En général, une ville qui souhaite accueillir une étape doit débourser autour de 65000€ auprès d'Amaury Sport Organisation, la société propriétaire et organisatrice de la grande boucle. Quant à être ville d'arrivée d'une étape, la facture tourne autour de 110000€. A cela s'ajoute évidemment les divers aménagements de la chaussée et autres frais. Cette année les Pays de la Loire ont accueilli pas moins de quatre étapes et le conseil régional a donc lui aussi largement mis la main à la poche.

J'aime beaucoup le sport cycliste mais une telle inégalité de traitement donne le vertige. Une grosse part de gâteau pour les uns, des miettes pour les autres. Tout ça donne envie de dévaliser la boulangerie, une pratique fort répandue chez tous les cyclistes.



*Source : Courrier de l'Ouest du lundi 06 août 2018.

mardi 7 août 2018

Trêve de bavardages

Voici une livraison de photos d'une virée déjà évoquée. C'est exempt de commentaires parce que déjà bien indigeste. Un seul fil conducteur : l'ordre chronologique.

lundi 6 août 2018

Range-toi Robert

Vous me pardonnerez le jeu de mot sur la marque du véhicule ci-dessous. Je regrette que les fabricants de SUV et autres 4*4 ne me lisent pas parce que j'aimerai leur tirer les oreilles (et sans doute leur faire des trucs plus sadiques). Les bagnoles deviennent body-buildées et ça m'agace, particulièrement quand je constate que certaines ne tiennent même plus dans les emplacements dédiés. Non contentes de tout l'espace accaparé il leur faut désormais empiéter sur le trottoir.


C'est un peu comme si après une longue journée de randonnée, vous vous dirigiez vers l'aire de pique-nique et que vous trouviez à votre table cet invité là.






ps : J'ai piqué cette image je ne sais où, je n'avais pas vu qu'il était équipé de couverts...

dimanche 5 août 2018

Passage à (bas) niveau

J'ai passé une excellente journée. Comme de coutume je vous assomerai bientôt de photos. En attendant tachez d'éviter la crise d'épilepsie à cause de l'échantillon qui suit.

jeudi 2 août 2018

Roues-Livres !

Tout juste étiquetée et conditionnée, voici le retour de notre trésor liquide. La "Roues-Livres", bière de soutien à notre local du "21" (rue Maillé) est prête à disparaître dans vos gosiers.

C'est une collaboration, les membres du "21" ont été mis à contribution à toutes les étapes de la fabrication, avec la ferme-brasserie Hula Hop (anciennement Lie Bière Terre) située à Gennes. Les ami-e-s qui animent ce projet qui vise à terme à englober l'entièreté de la production (depuis la culture des matières premières jusqu'à la commercialisation) nous ont concocté une recette originale de blonde légèrement houblonnée (houblon Nugget et Cascade) à base d'orge du cru (Chênehutte) et de levures locales des vignes d'Anjou. Elle tape un chouïa (6,5°) mais s'avère très gouleyante. J'adore sa bulle ! Une bière de cop-ains/ines adaptée aussi bien aux petites qu'aux grandes occasions. Le dessin de l'étiquette a été réalisé par "Kroquette", qu'elle en soit une nouvelle fois remerciée. Comme vous le voyez il s'agit d'une réel travail collectif, une "vraie aventure humaine" comme on dit dans les émissions de télé-réalité.

Dès que la rentrée montrera le bout de son nez on vous conviera à une soirée pour vous fourguer quelques caisses et renflouer la nôtre.

lundi 30 juillet 2018

Fouilles archéoillogiques

Je vous soumets quelques photos de mes dernières errances. Pour un cycliste, le cagnard d'après midi a ceci d'appréciable qu'il vide des routes déjà désertes. Je ne compte les fois où j'ai pu entendre le cri de rapaces que je ne saurai nommer. Appuyé physiquement par un vent favorable et psychiquement par des "pauses panaché", je n'ai pas hésité à faire de multiples détours à la recherche de curiosités. Il me faut faire un choix parmi les photos glanées et je vous propose une sélection des plus notables "monuments" rencontrés. Comme vous le savez, la moindre ruine même en parpaings ou la plus maladroite tentative artistique soulève dans mes tripes une vague de passion. Alors, j'en appelle à votre indulgence quant à ma capacité à juger de ce qui est monumental.

Voici une bribe des viticinations d'un prêtre du siècle passé. Il a transformé un ancien moulin en calvaire géant. L'intérieur du fût est orné d'une fresque d'un style voisin de la bédé de science-fiction des années LSD. Les deux anges, à droite de l'image, me filent les jetons. Je ne suis pas convaincu de la bonté de leurs intentions.
L'ensemble du monument est surréaliste. Abandonné au milieu d'un champ à vaches, il se dégrade doucement mais sûrement. La dernière fois, je n'avais pu y entrer désormais, la porte est tombée et il est même possible d'accéder aux étages via une échelle métallique. Handicapé par mes chaussures de cycliste je n'ai pas tenté l'ascension.

Dans un registre païen, voici un vermisseau géant que j'appelle le simili-mille-pattes. Il tente d'attirer dans son antre les touristes de passage mais je reste insensible à son sourire enjôleur.

Est-ce qu'à l'avenir, un dévôt quelconque investira les ruines de ce moulin pour en faire un outil de propagande ?


Le Clos Cristal est à n'en pas douter un monument de la science viticole. Fin 19ème Antoine Cristal, un pionnier du vin "naturel" fait édifier des murs. Le long des côtés orientés au nord, il plante des pieds de vigne. Des trous sont aménagés dans les murs et le ceps y passe à travers. Ainsi toute la végétation est exposée au midi ce qui avance le mûrissement du raisin.

Voici le meilleur pour la fin. Cette sculpture est irréprochable à tous points de vue. J'adore l'harmonie des formes et des couleurs. Elle est posée en bord de route ce qui la charge de lourds sous-entendus. Quant à poser une voiture sur la paille, je considère qu'on touche proprement au génie. J'espère que ce qui n'est pour le moment qu'une invitation temporaire à se tolchoquer sera bientôt classée. Et si les éléments mettent en danger cet ouvrage majeur et qu'il faut lui trouver un abri, j'imagine que Le Louvre aura la décence de lui trouver une petite place. Il reste assez d'espace en haut de l'escalier près de la Victoire de Samothrace. Ah oui, les visites sont libres, gratuites mais non commentées.

dimanche 29 juillet 2018

Soprano ou ténor ?

La question qui se pose à la vue de cette vidéo concerne évidemment le diamètre du tube de l'instrument : 1 pouce, 1 pouce 1/8ème ? Soprano ou ténor ?

jeudi 26 juillet 2018

Lendemain de fête

Une photo-souvenir de mon passage éclair à Sainte-Sévère-sur-Indre, principal lieu de tournage d'un film mythique : Jour de Fête.
Evidemment, la fête est finie et tout le monde devait rudement avoir la gueule de bois, les rues étaient silencieuses et désertes.

lundi 23 juillet 2018

Traîner dans les pattes

Je me remets à peine de ma visite des ateliers de l'entreprise Gilles Berthoud. D'abord parce qu'effectuer les 1300 km aller-retour à bord d'un camion qui consomme plus d'eau que d'essence est une hérésie en soi et surtout parce que j'ai été très agréablement surpris par l'ambiance à la fois studieuse et détendue qui règne dans les ateliers situés dans l'Ain.

Berthoud est internationalement reconnue pour la qualité de ses selles en cuir ainsi que pour la durabilité de sa ligne de bagages. C'est aussi une entreprise qui propose de nombreux accessoires principalement (mais sans exclusivité) dédiés aux cyclistes pratiquant la randonnée : rétroviseur, garde-boue, etc.

L'équipe s'est renouvellée en partie ces dernières années et la partie fabrication de vélos sur-mesure a été relancée avec une belle mutualisation du savoir-faire.

Pendant qu'une partie de l'équipe s'affairait afin de partir en week-end l'esprit tranquille, j'ai eu toutes latitudes pour fouiner où bon me semblait. Je me suis glissé dans la peau d'un espion industriel qui parfois ne comprenait pas grand-chose à ce qu'il avait sous les yeux. Cela explique que votre connaissance technique ne sortira pas grandie de la lecture de ce billet surtout si je surjoue l'ingénu.

Commençons par l'atelier couture. De prime abord, j'aurai parié que cette machine servait probablement à aplatir la pâte à pizzas.

Je me suis douté que j'étais dans l'erreur, derrière moi il y avait toutes ces belles sacoches de guidon. Par contre, la couturière n'étant pas dans les parages, je ne pourrai pas vous émanciper quant à la fonction réelle de l'objet en question.

Pour ce qui est de l'équipement, ça ne rigole pas chez Berthoud. Il y en a partout.

De toutes les générations mais toujours propre et entretenu.

Cette machine sert à cintrer les lames de métal pour en faire des garde-boue. J'ai cru comprendre que l'usage était subtil sous peine d'engendrer beaucoup de déchets.

Non loin de là, un tas de cylindres d'aluminium jouent les durs.

Pas pour longtemps.

Il règne en certains recoins une ambiance de salle de torture que je ne trouve pas déplaisant. Il faudrait songer afin de diversifier l'activité à louer les locaux en l'état le week-end pour des amateurs/rices de bondage et de pratiques SM. Simple proposition à la volée.

Bon, ici c'est très clair, il s'agit d'un banc d'haltérophilie qu'utilise le personnel à la pause afin de renforcer les muscles dorsaux. Bel exemple de prévention des accidents du travail.

Hypothèse corroborées par la présence de nombreuses bouteilles d'oxygène en cas de petites défaillances respiratoires.

Plus sérieusement, les gabarits pour la préparation des cadres ne prennent pas la poussière et cela fait plaisir de voir l'entreprise renouer avec sa tradition de fabrication.

Et certains signes prouvent que les cadreurs peuvent aussi bien vous jouer de vieux standards que de nouveaux tubes. Les mesures ci-dessus correspondent aux diverses largeurs de boitiers de pédalier dont certaines sont toutes récentes.

Voici un petit exemple de savoir-faire parlant sous forme d'une potence.

Certain-e-s ont le mors aux dents, ici il est au té.

Je traîne dans les pattes.

Contre toutes apparences ce cadre n'est pas destiné au rebut. Il s'agit d'un prototype fraîchement assemblé mais je n'ai pas pu m'empêcher d'immortaliser le cocasse d'une situation fugace.

Merci à toute l'équipe, ce fut un vrai plaisir (en tant que vacancier) de vous observer à l'ouvrage ! Merci également à mon compagnon de route heureux propriétaire d'un camion potomane.