mardi 11 août 2020

Ha Ha !

Je persiste dans la veine des extraits de bédés mal photographiés ! Cette fois c'est extrait de la version francophone de Bons Baisers de Serbie, pas Aleksandar Zograf publié par L'Association en 2000.

lundi 10 août 2020

Doucement

C'est avec un plaisir non dissimulé que je vais m'octroyer une petite pause supplémentaire.

 L'atelier sera donc fermé le vendredi 14 ainsi que le samedi 15 août !

jeudi 30 juillet 2020

Anti cherry picking


Je partage avec vous une des réflexions de Keith Bontrager (le type en photo qui se donne du courage) qui, par sa simplicité, vous permettra d'avoir une excellente boussole en matière d'achat de pièces et de vélos. Je pense d'ailleurs que la maxime vaut pour quasiment tout objet manufacturé.

"Light, strong, cheap. Pick two."





PS : En regardant la photo, je me dis que son adage ne vaut pas pour la picole, mais comme ce n'est pas à strictement parler un "objet"...


mercredi 29 juillet 2020

Il y a de la grandeur dans la petitesse

Il y a un avantage certain à voir petit. Alors qu'à cause de la pandémie tous les évènements cyclistes ont été annulés, ma modeste proposition de manger de l'asphalte et de la poussière a pu se tenir.

Mais la modestie a des limites, donc désormais lorsqu'il s'agira de parler du premier évènement gravel en Anjou, il faudra bien sûr se rappeler qu'il s'agissait de Louvoiements®©, sinon vous risquez instantanément de vous retrouver avec l'un-e de mes avocat-e-s qui vous tirera par la manche vers le tribunal. Capito ?

Blague à part, ces trois jours furent pour moi un régal et je partage avec émotion une sélection des photos de Boris. Débrouillez-vous pour savoir exactement où nous avons levé la poussière.


Merci !

vendredi 24 juillet 2020

Un pour cent de génie


Je suis tombé sur une frise imagée récapitulant "100 inventions et découvertes de l'histoire". Cette sélection est restée figée dans les années 80 et est le résultat d'un prisme aujourd'hui critiquable. Néanmoins, je note que le vélo y avait toute sa place et je ne doute pas que ce serait toujours le cas aujourd'hui. Et puis je kiffe le trait et les couleurs des dessins.


lundi 20 juillet 2020

jeudi 16 juillet 2020

Inexorable destitution

 
Grand dessinateur de bagnoles, Franquin a été très lucide sur la fin de sa carrière :

La prolifération folle de l'auto me la rend de moins en moins sympathique. Elle amène les encombrements, les problèmes de parking, la pollution, la discorde, elle sent trop l'argent. L'herbe disparaît, l'auto règne en despote. Mais le jour de sa destitution approche inexorablement. On devra un jour interdire les villes aux voitures tout simplement parce que l'on ne pourra plus s'y déplacer à cause des encombrements.

Vivement la réalisation de sa prophétie parce que ça traîne un peu trop à mon avis.

mardi 14 juillet 2020

Jeu de la simple différence

Un peu de pédagogie mâtinée de jeu ne nuit pas à la qualité de mes vacances. Certain-e-s viennent me voir avec désarroi après avoir essayé de régler eux-mêmes leur vélo. Et quand c'est le dérailleur avant de votre VTC de merde supermarché que vous avez bricolé, je constate souvent la même erreur. Vous vous plaignez d'une commande très dure, voire de l'impossibilité de monter d'un plateau à l'autre. Or, très souvent il s'agit d'un petit détail d'importance concernant le routage du câble qui crée ce symptôme. Afin de ne pas vous donner la solution toute cuite je vous soumets 2 photos et à vous de jouer au jeu de la différence. Observez bien où et comment passe le câble et vous pourrez désormais oublier cette erreur de débutant-e.

Pas bien

Bien

J'espère que c'est désormais limpide. Petit geste, grands effets.

lundi 6 juillet 2020

Feignasse frustrée


Pour faire face à toutes les réparations qui déferlent sur l'atelier j'ai du me résoudre à rogner sur une des grandes passions de ma vie : les vacances. C'était d'ailleurs une grande victoire sur le travail que de prendre un mois de repos estival ces deux dernières années. Quel recul social !

Nonobstant, mon corps et mon esprit dans un élan de solidarité indestructible réclament tout même une pause, l'atelier fermera donc vendredi 9 juillet au soir et jusqu'au lundi 27 juillet inclus.

Ensuite pour tout le reste de l'été je vais adopter un horaire unique du mardi au samedi, à savoir 11h-18h.

Et comme je suis confiant dans l'avenir je vous annonce que je compte bien me venger et prendre de grosses vacances de feignasse à l'automne !

jeudi 2 juillet 2020

Maltraitance


Dans les intenses tractations pour convenir ou non de la réparation d'un vélo en piteux état, il y a un argument en forme de chantage affectif qui revient souvent lorsque je fais état de mon scepticisme :

C'est le vélo de ma grand-mère/mon grand-père, j'y suis très attaché-e !

Une forme de retenue m'empêche alors d'exprimer ma pensée mais entre gens de bonne compagnie je vais crûment (cruellement ?) vous l'exposer :

J'espère que vous avez apporté plus de soin à votre aïeul-le qu'à son vélo.

Voilà, c'était ma mesquinerie du jour.

dimanche 28 juin 2020

Tracer la route

Ce samedi, à Verrières en Anjou, le collectif angevin de Youth For Climate a tracé une piste cyclable. C'est clair que la connexion entre Angers et sa périphérie reste un (des très nombreux) angle(s) mort(s) de la politique cyclable locale et qu'il y a fort à faire de ce côté.


mercredi 24 juin 2020

Pas statique



C'est pas parce que je suis un "littéraire" que je rechigne à faire des statistiques. Et puis j'ai assez de vice pour leurs faire dire ce qui m'intéresse. Donc voici quelques données en vrac en guise d'aperçu d'une de mes journées de la semaine précédente :
-70 vélos en stock à l'atelier.
-17 interactions "directe" avec des congénères entre 11h00 et midi.
-13 messages sur le répondeur.
-1 répondeur sur lequel je n'écoute JAMAIS les messages.
-98 appels en absence.
-11 heures de travail.
-25 dossiers "coup de pouces remboursés depuis l'inscription de l'atelier et 94 en attente. (ndr : ça s'est bien amélioré depuis)
-une cinquantaine de mails dont au moins 10 spams pour me vendre du gel hydro-alcoolique et 10 autres une visière en plexiglas.
-1 cerveau usé par l'éparpillement.
-2 avant-bras tendineux et un dos ankylosé mais qui tiennent plutôt bien le choc.
-11h de sommeil d'une qualité incroyable.
-1 volonté en fer (blanc).



ps : Je m'excuse pour la photo d'illustration c'est la seule image qui me vienne en tête quand on parle de statistiques.


samedi 20 juin 2020

Huis Clos et Les Mains Sales

Ce mardi 23 juin l'atelier sera fermé au public, j'ai une telle masse de travail et tant de sollicitations que c'est pour le moment la seule solution pour résoudre l'équation.

Il y aura cependant un créneau de 17h à 19h où je vous accueillerai pour (et uniquement pour) la restitution des vélos réparés.

Je vais sans doute déroger à ma récente tradition du mois de vacances estival alors pas de panique on trouvera un créneau cet été pour réparer votre destrier.

vendredi 19 juin 2020

Scotché

Je suis en pause dans la rue avec des ami-e-s. Un gars un poil agité et très expansif vient taxer une cigarette. Bien que fumeur repenti c'est votre serviteur qui lui roule une cigarette. Le spectre du covid potentiellement véhiculé par ma salive ne semble pas inquiéter notre énervé en manque de nicotine. En quelques secondes il étale de très larges pans de sa vie privée.

Soudain il regarde vers l'atelier et s'écrie :
-Ouah, tu vends des vélos ?
-Nan, je les répares.
-Okay, il faut que je passes te voir ce soir pour que tu mettes du scotch sur mes freins !

J'ai vite abrégé avec ce gars sympa mais collant.


dimanche 14 juin 2020

Dictature en survêt'


Si votre niveau d'anglais le permet je vous incite à lire cet article publié sur CyclingTips qui explique comment l'Union Cycliste Internationale s'acoquine avec le président-dictateur du Turkmenistan. Tant qu'à avoir la nausée profitez-en pour admirer le monument à la gloire du vélo voulu par ce même dictateur en survêtement.

jeudi 11 juin 2020

Conf(l)it de loyauté


Milan , 7 novembre 1919

Cher Brambilino,

je suis extrêmement navré d'avoir à te donner une épouvantable nouvelle. Aujourd'hui, un célèbre violoniste donne un concert et ma mère, sous prétexte que j'étudie le violon, veut que j'y aille.

Au fond de mon coeur, je préfèrerais évidemment me retrouver en ta compagnie et partir à bicyclette avec toi plutôt que d'aller à ce concert, mais ma mère y tient.

Pour panser, du moins en partie, cette horrible blessure que je te fais je te promets que, dès que je pourrai, j'irai avec toi à bicyclette tant et plus, mais le destin nous persécute ! D'abord c'est toi qui tombes malade, ensuite c'est moi qui ne peux plus. Ce violoniste, au courant de notre rendez-vous n'aurait-il pu reporter son concert à un autre jour ? Pour m'assurer que tu ne me tiendras aucune rigueur de tout cela, je t'envoie une amulette égyptienne (à l'authenticité garantie) avec l'espoir qu'ainsi tu demeureras toujours mon plus grand ami, le coeur brisé.

In, Lettres à Brambilla, Dino Buzzati, trad. de l'italien par S; et M. Breitman, 1988.

dimanche 7 juin 2020

Vole au vent

Craig Thompson, Adieu Chunky Rice, éd. Casterman pour la version française.

mardi 2 juin 2020

Dzing


Cela fait déjà trois semaines que les mesures gouvernementales d'aide à la pratique du vélo en sortie de confinement sont effectives. Ce "coup de pouce" comprend trois volets : aide de 50€ pour la remise en état d'un vélo, prise en charge d'une leçon de vélo-école, abondement à hauteur de 60% des coûts d'installation de places de stationnement temporaires pour certaines collectivités.

En bon rabat-joie de service je vais noter ici quelques bémols quant au premier volet, celui qui me concerne plus directement.

Il est de notoriété publique que ce pays est une immense mine de vélos non-utilisés, presque chaque cave, chaque grenier, chaque grange compte un ou plusieurs vélos. La France n'a pas de problème d'équipement (tout du moins en terme de quantité), il s'agit d'un problème de sous-utilisation, un peu à l'instar des perceuses qui ne seraient utilisées que 12 mn en moyenne durant leur carrière.

Je ne vais pas m'étendre sur les causes du relatif retard de la France en ce qui concerne l'usage du vélo en tant que mode de transport, d'autres l'ont fait mieux que moi.

Néanmoins j'émets l'hypothèse que l'aide de 50€ à la réparation d'un vélo n'est pas un levier très efficace (en terme de rendement économique de l'argent public) si on veut remettre mes congénères en selle parce que fondamentalement elle n'améliore pas l'écosystème du vélo. Notez la nuance du "pas très efficace". Il ne suffit pas de disposer d'un vélo pour que celui-ci s'impose comme un moyen de transport évident.

Il faut pouvoir se déplacer en sécurité (pistes quand c'est nécessaire, sas au feux, etc.) et avec efficacité (vive les "tournez-à-droite" ; marre des pistes cyclables qui prennent des itinéraires à rallonge alors que la bagnole peut tracer tout droit). Pour se sentir à l'aise certain-e-s ont besoin d'un petit encadrement pour redécouvrir le vélo et s'il y a un volet du plan que je plébiscite c'est l'aide à la remise en selle au sein d'une vélo-école (j'y reviendrai une autre fois) !

Il faut pouvoir garer son vélo facilement et de manière sûre. En ce qui concerne ce point le troisième volet du plan arrive à point nommé mais pourquoi ne lui conférer qu'un caractère temporaire contre-productif ? De même une aide mesurée et partielle au financement de l'aménagement de vestiaires dans les entreprises/collectivités aurait été une dépense utile en terme d'écosystème.

Il faut pouvoir faire entretenir son vélo facilement. Cela implique d'avoir assez d'ateliers à disposition et que ceux-ci puissent être réactifs en terme de délais. Cela nécessite de rendre la profession plus attirante qu'elle ne l'est. Il faut des rémunérations (que ce soit pour les salarié-e-s ou les indépendant-e-s) plus correctes et en adéquation avec l'utilité sociale avérée de ce travail. Dans une certaine mesure la profession pâtit de son image de passionné-e-s désintéressé-e-s (sans pour autant nier cette qualité ô combien primordiale). Pour être franc, avec un tout petit peu de recul, je trouve qu'une aide à l'installation d'ateliers vélos aurait été plus judicieuse sur le moyen terme pour aider au renforcement de l'écosystème vélo. Par exemple, une aide de 5000€ permet l'achat de l'entièreté de l'outillage d'un atelier. Aujourd'hui la même somme dépensée aide à la réparation de cent vélos ce qui me semble plus anecdotique. Il en va de même pour la formation de mécanos (tiens j'ose le terme de mécanas pour les femmes). Il aurait été plus judicieux de mettre le paquet dans une forme de prise en charge de tout ou partie des frais de formations, notamment pour les plus précaires. Et tant qu'à faire pas en version uberisée de 20 jours comme j'ai pu le lire. Une formation digne de ce nom réclame plus de temps sinon on en revient à l'image dégradée de bricoleurs/euses vite formé-e-s au savoir-faire restreint et donc pas si mal payé-e-s pour autant.

Enfin, pour parfaire notre écosystème vélo il eût fallu nous mettre sur le pied de guerre et chasser du territoire notre ennemi héréditaire : la bagnole. L'urbanisme tactique avec ces aménagements très vite mis en place est une solution d'urgence. Mais selon moi tout l'enjeu est de ne pas restituer à la bagnole le terrain qui lui a été repris si on veut VRAIMENT changer les usages. Les modes de transports sont en concurrence. L'écosystème bagnole se porte bien mais c'est au détriment des autres. Là encore l'argent public du plan vélo serait nettement plus efficace que dans ma poche où il va inéluctablement être dilapidé en frites, glaces et parties de baby-foot.

La culture vélo de ce pays doit muter. Ses aspects sportifs et loisirs sont bien vivants mais le pan utilitaire est clairement encore à la traîne. Par exemple si comme je le vois, le "coup de pouce" sert à retaper un grand nombre de vététés de supermarché je peux prédire sans grand risque que cet automne à la première averse leur absence de garde-boues va les reconduire à la cave. Dans ce cas de figure les 50 balles de nos impôts auront été relativement mal dépensés. En terme de culture je disais plus haut que ce plan ne contribuait pas à améliorer l'image de ma profession. Combien de demandes pour une remise en route "pour 50€ max" n'ai-je entendu ! Combien de fois m'a t-on parlé de "prime" comme si cette somme était gagnée lors d'un sprint d'une course amateur du dimanche. Le fait que l'atelier avance pour les gens les 50 premiers euros invisibilise une partie de mon taf (j'ai failli écrire "démon taf" j'en parlerai à mon psy quand j'en aurai un). D'un point de vue pédagogique si les client-e-s avançaient cette somme je crois que cela rendrait mon travail plus crédible et cela éviterait le pur effet d'aubaine. D'un autre côté, certain-e-s de mes client-e-s sont vraiment sans le sous et en sortie de confinement parfois encore un peu plus dans la merde. Sur ce dernier point encore les inégalités se reproduisent, pour certains 50 balles c'est réellement un "coup de pouce" pour d'autres un petit avantage qui s'ajoute aux autres.

Parmi vous il en est qui pourrait rétorquer que je suis mal placé pour me plaindre alors que je vais me gaver d'argent public. D'abord, je me permets de rappeler qu'en mars et avril mon activité était à l'arrêt complet et que le SMIC est toujours un horizon lointain et radieux pour moi. Surtout, sans vouloir jouer les Cassandre je me prépare à un sérieux trou d'air dans mon activité une fois que l'effet d'aubaine sera passé et que le "retour à l'anormal" se fera plus impérieux. De toutes façons, je compte bien vous faire mon habituel bilan financier de fin d'année.

SOS

L'atelier est plein à craquer. Je ne vois pas trop pour le moment de solution satisfaisante pour vous et moi en terme de gestion de rendez-vous. N'étant pas ophtalmo il me parait aberrant de donner des rendez-vous pour juillet. Je vais chercher la solution la plus adéquate, peut-être que je vais en venir à travailler un peu "à huis-clos" quelques heures par jour.

La source de ce déferlement est multiple. Il y a certes un effet "coup de pouce vélo" (sur lequel je reviendrait vite ici) mais il a le cumul d'entretien et réparations qui ne se sont pas faits en mars-avril.

J'ai un seul conseil à vous prodiguer à l'avenir : faites entretenir et réviser votre vélo l'hiver !

jeudi 21 mai 2020

Coup de pouce royal


Alléluia, j'ai enfin eu ce que j'attendais tant, la langue de l'un d'entre-vous a fourché lorsqu'il s'est agit de me demander si j'avais l'agrément pour l'opération "Coup de pouce vélo" ! Et de quelle manière !

Une nouvelle fois le téléphone sonne, une goutte de sueur dévale mon épine dorsale, à force d'être ressassée l'expression "coup de pouce" commence à ressembler à une grosse paluche de maçon dans la tronche. Mais je dois faire face, c'est mon sacerdoce. La main moite et tremblante je décroche le combiné :

-La Tête dans le Guidon bonjour.

-Bonjour, je voulais savoir si vous participez à l'opération "Couscous-vélo" ?

Inutile de dire que ce lapsus génial (que n'a pas relevé l'auteur) a fait monter en moi une grande liesse, je lui ai confirmé que je suis effectivement à même de lui faire profiter de ce coup de pouce "royal".

jeudi 14 mai 2020

Coup de pouce vélo


J'ai l'agrément "Coup de pouce vélo" vous allez donc pouvoir passer au stade supérieur du harcèlement de votre mécanicien-vélo.


Je ne prends en compte le dispositif qu'à partir de ce samedi 16 mai.

Comme vous allez être nombreu-x/ses et que cette opération va m'apporter un surcroît de travail administratif je vais limiter le nombre de dossiers par semaine.

Voilà comment on va procéder :

1) Dans la mesure du possible passez me voir que j'estime l'ampleur et le coût des réparations. Cela me permettra aussi de faire le tri et d'écarter les vélos hors d'usage. Ne vous vexez pas si je vous éconduis si je considère que votre vélo n'en vaut pas la peine.

2) Inscrivez-vous sur la plateforme. Si vous n'avez pas internet où que vous n'êtes pas en mesure de le faire pour une bonne raison je le ferai.

3) Une fois ceci fais recontactez-moi par mail pour convenir d'un rdv. Je vais tenir une liste, je prends les gens dans l'ordre.

Comme vous allez être nombreu-x/ses et que cette opération va m'apporter un surcroît de travail administratif je vais limiter le nombre de dossiers par semaine et je bloquerai sans doute les inscriptions si elle deviennent trop nombreuses car je rappelle que je n'ai que deux mains.

J'adapterai le dispositif quand j'aurai une idée plus claire de sa mise en application. Par exemple à ce jour la plateforme ne permet pas votre inscription en tant que particulier, j'espère que ce sera le cas d'ici samedi.


mardi 12 mai 2020

Cruche à l'eau

M. Roch Brancourt donne un bel exemple de l'esprit qui règne parmi certain-e-s des élu-e-s à la ville d'Angers lorsqu'il s'agit de vélo :


Quitte à s'abaisser à s'exprimer par le vide des dictons et autres citations éculées je me permets de lui rappeler que Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se brise.

lundi 11 mai 2020

GCUGM


L'acronyme GCUM (Garée Comme Une Merde) est bien connu des cyclistes, je me suis permis d'y ajouter un G pour Grosse évidemment. La photo prise quai des carmes date de la semaine passée mais je pourrais alimenter une rubrique quotidienne sans souci !

Cette photo pourrait servir de pub (si la pub n'était pas hypocrite en plus d'être inutile) pour les SUVs tant la fonction de ce type de véhicule y est fort bien résumée : une grosse chiotte pour monter sur les trottoirs et littéralement emmerder cyclistes et piétons même quand une place est disponible sans manoeuvre.

dimanche 10 mai 2020

Avant-goût amer


[...]

Une part grandissante de la population sent l'urgence à agir, confectionne ses propres masques, organise le secours aux plus âgés. Mais à quoi bon faire du vélo, composter ses déchets ou réduire sa consommation d'énergie quand le recours aux énergies fossiles est encore largement subventionné, quand leur extraction nourrit l'appareil de production et les chiffres de la "croissance" ? Comment sortir du phénomène itératif des crises amplifié par le discours politico-médiatique : négligence, émoi, effroi, puis oubli ?

[...]

Bien davantage encore que le Covid-19, le défi climatique conduit à remettre en cause notre système socio-économique. Comment rendre acceptable une évolution aussi radicale, un changement à la fois social et individuel ? Tout d'abord en ne confondant pas la récession actuelle — et délétère — avec la décroissance bénéfique de nos productions insoutenables : moins de produits exotiques, de passoires énergétiques, de camions, de voitures, d'assurances ; plus de trains, de vélos, de paysans, d'infirmières, de chercheurs, de poètes, et. Les conséquences concrètes de cette dernière ne deviendront acceptables par le plus grand nombre qu'en plaçant la justice sociale au rang des priorités et en favorisant l'autonomie des collectifs à tous les niveaux.

Un avant-goût du choc climatique, Ph. Descamps et Th. Lebel, Le Monde Diplomatique, n°794, mai 2020.

samedi 9 mai 2020

Rouler sur les plates-bandes

Qui aime bien châtie bien. J'aime beaucoup cette ville mais la relation tourne en ce moment au sado-masochisme. Un nouvel exemple d'aberration urbaine m'a été soumis par un de mes reporters en ville. Il s'agit là de la rue David d'Angers, une rue très étroite qui jouxte la mairie et qui est souvent le lieu de conflits d'usages.

Dernièrement de jolis parterres sont venus égayer la rue, mais l'espace sur la chaussée en a forcément été diminué. Jugez.
 
Angers est connue pour sa "fibre" végétale mais là, on va loin dans l'innovation avec cette piste cyclable paysagère. Ici on ne marche pas sur les plates-bandes, on roule dessus.

vendredi 8 mai 2020

Pouce !


J'ai vécu une semaine à la limite du harcèlement téléphonique et numérique depuis l'annonce de l'aide Coup de pouce de 50 € pour la remise en état des vélos.

Le plus simple pour vous est sans doute de prendre connaissance du dispositif directement sur le site adéquat. L'atelier associatif La Rustine a également mis en ligne une page synthétique très bien réalisée. L'opération ne sera pas effective avant le 11 mai, ça c'est sûr.

De mon côté j'en suis à me demander si je vais rentrer dans le dispositif.

D'abord, est-ce que le dispositif voudra de moi ? Le statut d'autoentrepreneur fait que je n'ai pas de K-bis à produire ce qui semble, au point où j'en suis, être problématique. J'ai envoyé à l'instant un mail explicatif à la plateforme. A suivre.

Surtout, la procédure sans être démoniaque présente à coup sûr un côté très chronophage : prise et téléversement d'une photo, production et téléversement de la facture, suivi du dossier, renseignement de l'identité du client, vérification de l'éligibilité, surcroît du nombre de lignes comptables, etc.). J'ai fait un rapide calcul et tout ça pourrait facilement me prendre 3 à 4 heures par semaine, perspective qui ne m'enchante nullement car mon temps de travail est déjà copieux. Et, il est hors de question de l'allonger ou de le densifier. Alors je me tâte. Il faut que j'essaie de mettre en balance les avantages de l'opération. Va-t-elle remettre en selle des personnes qui étaient jusque là assez éloignée de la pratique du vélo ? Ne va-t-on pas assister (comme me le suggèrent certains de coups de fils) à un effet d'aubaine en vue de sortir des tas de boue déglingués avec l'injonction paradoxale de le remettre en état en "ne dépassant pas 50€" ? Est-ce que cet argent public est dépensé judicieusement pour favoriser le vélo ? J'ai plein de questions en tête.

Voilà, je n'ai pas pris de décision pour le moment et j'agis comme si j'allais adhérer au dispositif. Je constate que ce qui est une bonne initiative d'un point de vue symbolique pourrait aisément se transformer en usine à gaz. Rien n'est joué mais j'ai besoin de savoir si le jeu en vaut la chandelle. J'ai des convictions militantes aussi bien quant à la place du vélo dans la ville que sur la place et la qualité du travail dans ma petite vie et je ne transigerai ni sur les unes ni sur les autres.

lundi 4 mai 2020

En pleine tête

C'est une vaste blague, dommage qu'elle soit si mauvaise. Certaines des mesures prises à Angers en vue du déconfinement sont tout bonnement pathétiques si j'en crois la presse locale.

En matière de transports il y a deux décisions qui retiennent l'attention.

La première est que le stationnement automobile va rester gratuit sur la voirie jusqu'à 2 juin. Ne tergiversons pas, alors que la plupart des villes vont dans l'urgence privilégier le vélo afin de favoriser la distanciation sociale et éviter l'engorgement, le maire Christophe Béchu choisit de rendre cette ville encore plus bagnolable. Difficile de faire plus rétrograde.

Quant à la proposition de piétonniser la très courte rue Montault et à "moitié" la rue Voltaire autant ne rien faire tellement cette annonce est ridicule dans sa pingrerie.

Quant à l'absence du vélo dans l'article qui me sert de source il est très évocateur.

Il arrive que certaines décisions reviennent à se tirer une balle dans le pied. Angers va plus loin et se tire une balle en pleine tempe.

dimanche 3 mai 2020

Livraison express


Alors vint la Mort, le long du boulevard dans la lumière sépia du crépuscule.

Alors vint la Mort à tire-d'aile comme dans les dessins-animés pour enfants, sur sa sobre et lourde bicyclette de coursier.

Alors vint la Mort à coup sûr. La Mort inévitable. La Mort pressée. La Mort pédalant à tout rompre. La Mort transportant, dans son solide panier grillagé derrière la selle, un paquet marqué LIVRAISON EXPRESS/FRAGILE.

Alors vint la Mort, sur sa vilaine bicyclette, se frayant en experte son chemin dans le flot de la circulation à l'intersection de Wilshire et de La Brea où, en raison des travaux, les deux voies de Wilshire dans la direction ouest s'étranglaient en une.

La Mort si preste ! La Mort qui faisait des pieds de nez à des klaxonneurs entre deux âges.

La Mort en train de rire. Va te faire, mec ! Et toi donc. C'était Bugs Bunny dépassant les rutilantes carrosseries d'onéreuses automobiles sorties tout droit de chez le concessionnaire.

Alors vint la Mort pas gênée par l'air exsangue et brouillé de Los Angeles. L'air chaud et radioactif de la Californie du Sud où elle était née.

Oui, j'ai vu la Mort. J'avais rêvé d'elle la veille. Et des nuits auparavant. Je n'avais pas peur.

Alors vint la Mort ô combien prosaïque. La Mort courbée sur le guidon moucheté de rouille d'une bicyclette laide mais solide. Alors vint la Mort : en T-shirt Cal. Tech. lavé mais pas repassé, short kaki et mocassins sans socquettes. La Mort mollets galbés, jambes poilues. Colonne vertébrale sinueuse, vertèbres saillantes. La Mort aux boutons d'acné d'adolescent. La Mort choquée, chavirée par les coups de cimeterre du soleil qui ricochait sur les pare-brise et les chromes.

Re-concert de klaxons dans le sillon flamboyant de la Mort. La Mort, cheveux en brosse hérissée. La Mort chewing-gum.

La Mort tellement routinière, cinq jours par semaine, samedi-dimanche moyennant supplément. Hollywood Messenger Service. La Mort livrant en personne ses paquets cadeaux.

Joyce Carol Oates, Blonde, éd. Stock, trad. de l'anglais (Etats-Unis) par Claude Seban

vendredi 1 mai 2020

Une mer plus loin


Mes frères et mes sœurs commençaient d'en vouloir à la guerre, ils la trouvaient longue. Elle leur supprimait le bord de la mer. Habitués à se lever tard, il leur fallait acheter les journaux à six heures. Pauvre distraction ! Mais vers le vingt août, ces jeunes monstres reprennent espoir. Au lieu de quitter la table où les grandes personnes s'attablent, ils y restent pour entendre mon père parler de départ. Sans doute n'y aurait-il plus de moyens de transports. Il faudrait voyager très loin à bicyclette. Mes frères plaisantent ma petite sœur. Les roues de sa bicyclette ont à peine quarante centimètres de diamètre : "On te laissera seule sur la route." Ma sœur sanglote. Mais quel entrain pour astiquer les machines ! Plus de paresse. Ils proposent de réparer la mienne. Ils se lèvent dès l'aube pour connaître les nouvelles. Tandis que chacun s'étonne, je découvre enfin les mobiles de ce patriotisme : un voyage à bicyclette ! Jusqu'à la mer ! et une mer plus loin, plus jolie que d'habitude.

Raymond Radiguet, Le diable au corps, 1923.

jeudi 30 avril 2020

Wait and see

C'est fait, plus d'infos ici.

Les Jours nous éclairent

Encore un article éclairant de la part de Les Jours, comme tout le monde n'est pas abonné je partage ici un extrait de cette entrevue avec l'urbaniste Dominique Riou qui synthétise bien l'enjeu à la sortie du déconfinement : si rien n'est fait la voiture va reprendre toute la place et même plus si la distanciation sociale n'est pas permise par des décisions politiques favorisant le vélo, la marche et autres.


En clair agir au lieu de subir.

mardi 28 avril 2020

Chemin (cahoteux) qui sent la noisette


Je vous invite à visiter cette page du site de l'association Vélo & Territoires d'où est extrait le visuel ci-dessus. Cette association est un réseau de collectivités (régions, départements et une foultitude d'acronymes obscurs de ce côté de la galaxie). Pas spécialement des doux rếveurs, ni des anars vénères.

Vous allez constater dans les jours qui viennent qu'une armée d'élu-e-s et d'institutions qui ont snobé le vélo depuis tant d'années vont s'approprier ce discours et vont retourner leur veste voire en acheter une en lycra.

Une future preuve de ce retournement de veste à venir ? Je prends le pari, au hasard :


Une grosse machine va se mettre en route. Signe avant-coureur, j'ai par exemple reçu ce jour un mail d'un fabricant de pièces que j'ai volontairement anonymisé (juste ce qu'il faut pour faire travailler votre vue défaillante en ces temps où elle n'est pas assez sollicitée), dont je partage un extrait :

Ici, à Angers, nos élu-e-s ne feront pas exception à cette poussée verte mais il nous faudra être vigilant-e-s et peser pour que "le jour d'après" n'ait pas ce léger goût de verdissement de surface auquel nous avons trop été habitué-e-s "avant". Un avant qui nous a mené droit dans un cul-de-sac (voire un cul-de-sacs-à-merde ?), agissons donc pour que demain on évite de se retrouver sur l'Autoroute de l'Enfer. Prenons ce petit chemin (très cahoteux) qui sent la noisette* !





*Je tiens à dire que musicalement mes goûts ne portent pas au même choix.

lundi 27 avril 2020

Burger quizz

C'est presque une tradition, à l'approche de chacune de mes "rentrées", dans les nuits qui précèdent je fais un rêve vélocipédique avec en général une petite touche de mécanique. Avec ma reprise qui approche ça n'a pas loupé. Comme il se doit ma proverbiale pudeur s'efface afin que je puisse vous narrer ce moment de disgrâce.

Le protagoniste principal n'est autre que Mario Cipollini, célèbre coureur italien et homme de goût qui,en son temps, avait veinement vainement tenté de lancer la mode du cuissard promotionnel des métiers de la viande, ce qui à l'époque lui avait valu d'être officieusement rebaptisé Mario Chipolata par le peloton.

Dans mon rêve, il n'est pas plus déguisé que n'importe quel autre coureur cycliste. Il est censé avoir 24 ans ce qui place l'évènement au tout début des années 90. Mario est sur la ligne de départ de ce qui semble être une étape du Tour de France. Le décor m'est curieusement familier, il me semble que la scène se déroule aux abords du parking grisâtre d'une grande surface de l'agglomération angevine.

Le départ est imminent, afin de ne pas en perdre une miette les commentateurs sont postés dans un hélicoptère, quand à moi, je plane encore plus haut dans les cieux...

Mario s'élance. Mais, après moins d'un km de course, le voilà qui s'arrête pour se diriger au hasard au cul d'une voiture où des spectat-eurs/rices devisent gentiment. Stupéfaction ! Il leur demande le plus tranquillement du monde s'ils ont de quoi remonter un poil sa selle et aussi ce qu'elles ont à proposer à manger.

Le quidam opine du chef et présente à Mario un énorme (et repoussant) burger industriel sous vide qu'il dit pouvoir préparer dans la minute. Notre athlète a l'air bien plus emballé que la viande de son célèbre cuissard.

Mais les journalistes déplorent son attitude arguant que, même s'il est bien au dessus du lot, il gâche bêtement le potentiel sportif de ses meilleures années.

Que signifie tout ceci ? Que j'ai pris un bon départ dans la vie mais que je ne suis pas trop pressé de franchir la ligne d'arrivée bien décidé à prendre du bon temps ? Je me perds en conjectures douteuses.