lundi 17 décembre 2018

A roue sèche

Hier, nous avons effectué séparément une ultime reconnaissance de certains points délicats du Grand 8. Avec les dernières pluies, certaines petites portions risquaient d'être inondées. Après vérification ce n'est pas le cas, le parcours est donc maintenu tel quel. Il ne reste donc qu'à consulter de manière compulsive votre site de météo préféré. A samedi !

ps : Je m'organise pour fournir une légère collation à la fin de la première boucle...

mardi 11 décembre 2018

Ma région a du talent

Quand j'ai lu cet entrefilet dans le journal de la région Pays de la Loire, mon sang n'a fait qu'un tour. Si pour notre sécurité des policier-e-s voyagent gratuitement à bord sur le réseau régional, je déduis que (grâce au principe d'égalité qui régit notre republique), dans un numéro précédent de "Ma Région", j'ai loupé l'annonce, ô combien alléchante, qui stipule que si je me pointe avec de quoi réparer les vélos embarqués à bord, je bénéficie moi-aussi de la gratuité, n'est-ce pas ?

Cette initiative est excellente et j'approuve nos élu-e-s qui sont allé-e-s au bout du raisonnement. En effet, si les forces de l'ordre avaient joui d'une exception de traitement cela s'avérerait injuste. Je me réjouis donc que (grâce au principe de fraternité qui régit notre république) cette mesure salutaire permette aux plus démuni-e-s d'entre-nous de voyager gratuitement afin de socialiser la misère.

Merci "Ma Région" !

Ma Région, n°21, décembre-janvier 2018-2019.

lundi 10 décembre 2018

Main gauche adroite

Voici les derniers mots du petit opuscule "Eloge de la main". Le propos est globalement tourné vers l'art mais je crois que le raisonnement peut être étendu à n'importe quelle activité manuelle de création :

Le geste qui crée exerce une action continue sur la vie intérieure. La main arrache le toucher à sa passivité réceptive, elle l’orga­nise pour l’expérience et pour l’action. Elle apprend à l’homme à posséder l’étendue, le poids, la densité, le nombre. Créant un univers inédit, elle y laisse partout son empreinte. Elle se mesure avec la matière qu’elle métamorphose, avec la forme qu’elle transfigure. Éducatrice de l’homme, elle le multiplie dans l’espace et dans le temps.

Eloge de la main, Henri Focillon, 1934.

jeudi 6 décembre 2018

Omnivore Record

Le plus souvent dans les conversations que je tiens avec les client-e-s, c'est l'univers automobile qui vient polluer le vocabulaire cycliste. Je ne compte plus le nombre d'embrayages et de boîtes de vitesses que j'aurai pu facturer le prix fort en lieu et place de dérailleurs. Cette fois-ci, et c'est assez rare pour le rapporter, c'est le vocabulaire cycliste qui s'est immiscé là où je ne l'attendait pas.

Un vététiste acharné m'évoque brièvement sa dernière sortie :
-Whaou, et j'ai vu une buse choper un Campagnolo !

Pauvre volatile, je doute des qualité nutritives du carbone, fût-il usiné en Italie.

mardi 4 décembre 2018

Outrage aux bonnes moeurs

Le blog que vous parcourez avec nonchalance est bien plus sulfureux que vous ne le pensez. Parce qu'il cherchait à assouvir ses fantasmes les plus inavouables, un de mes agents secrets, dont la couverture se trouve au CHU d'Angers, m'a envoyé la capture d'écran ci-dessous. Heureusement, le filtre mis en place par son administration l'a empêché de sombrer dans le stupre.

samedi 1 décembre 2018

Solidaires, Egalitaires, Littéraires

Mes colocataires, camarades et néanmoins ami-e-s de Les Nuits Bleues lancent une campagne de souscription en leur faveur. En ce mois de décembre, vous pourrez leur faire un beau cadeau en leur versant un peu de votre pognon. Dans un élan de détachement matériel peut-être aurez-vous même l'audace de programmer un petit versement récurrent... Allez hop, je sais qu'une de vos mains s'est déjà glissée dans votre poche à la recherche de votre carte bancaire tandis que l'autre s'apprête à cliquer sur le lien adéquat pour que vous puissiez exprimer votre générosité.

Enfin, le geste de soutien le plus simple et le plus efficace est peut-être de venir acheter un ou deux bouquins de temps en temps.

A bientôt !

vendredi 30 novembre 2018

Plus avec moins, où le contraire

Je monte régulièrement des vélos en tous genres, beaucoup de vélos en acier pour le voyage, quelques vélos de route taillés pour enquiller les bornes sans ciller, des cyclo-cross, etc.

Alors ça peut donner quelque-chose comme ça (je parle de l'objet pas de la photo...)

Parfois, il arrive qu'on me pose la question suivante : Est-ce que vous pouvez me faire ce vélo mais pour moins cher ?

La réponse est définitivement : OUI ! Quant au délai il est extrêmement court. Et je ne suis pas peu fier de vous affirmer que pour beaucoup moins cher je peux faire ça :

Le soleil et le peuplier sont compris ! Quant aux autres vélos que je peux réaliser la météo n'est pas contractuelle même si c'est beaucoup plus "cher". Par contre ces derniers vous emmèneront loin et pas qu'en rêves.

mercredi 28 novembre 2018

Problème de connexion

Je suis régulièrement sollicité pour vider des caves pleines de vélos. Je décline souvent la proposition parce que le plus souvent cela se solde par un voyage à mes frais vers la déchèterie. Il y a peu quelqu'un est venu me demander si j'étais interessés par des vélos, se proposant même de les amener à l'atelier. Méfiant, je tâte le terrain pour deviner si le jeu en vaut la chandelle :

-De quel genre de vélo s'agit-il ?
-Bah, c'était à des jeunes de la famille alors je sais pas trop. Ils ont fait ça quand c'était à la mode il y a pas longtemps.
-Pignon fixe ?
-Non, non, mais un truc du genre, peut-être bien des Netflix...
-Heu des fixies plutôt ?
-Oui, c'est ça des fixies !

Je me suis soumis à la loi des séries. J'ai accepté le don.



mardi 27 novembre 2018

Grand 8 et sac de noeuds


En plus des liens GPS du billet précédent, voici les liens Openrunner concotés par un futur participant :
Boucle 1 : https://www.openrunner.com/r/9332314
Boucle 2 : https://www.openrunner.com/r/9332408

Comme chacun à ses habitudes et préférences, un autre cycliste a fait de même sur Strava :
https://www.strava.com/routes/16300482
https://www.strava.com/routes/16300504

Merci à eux !

Si avec toute cette floppée de données numériques vous ne trouvez pas votre bonheur je veux bien être pendu.

J'ai eu à répondre à pas mal de questions/objections, voici en vrac les réponses à quelques-unes.

Oui, la première boucle est exigeante, avec pas mal de dénivellé et si la nuit est froide ça peut cailler sévère !

Oui, sur la seconde boucle, une partie du trajet est inondable. On surveille ça de près et les alternatives de parcours vous seront communiquées si besoin.

Oui, un GPS peut être fort utile car les parcours emprunte parfois de voies très secondaires dans l'obscurité... Un groupe risque de se former pour accueillir les cyclistes victimes de fracture numérique.

Oui, pendant quelques mètres sur la seconde boucle vous serez hors-la-loi en empruntant un sens interdit. On pense que vous vous en remettrez.

Oui, vous pouvez emmener un peu de change et le laisser à l'atelier !

Oui, avant le départ il y aura un petit topo !

mercredi 21 novembre 2018

Grande et petite boucle


Voici ci-dessous les liens vers les deux boucles du Grand 8. Elles ont dûment été repérées.

- boucle 1 : http://u.osmfr.org/m/267763/
- boucle 2 : http://u.osmfr.org/m/267780/ 

Vivement l'hiver !

lundi 19 novembre 2018

Pédaler vers l'enfer


C'est ainsi qu'un beau dimanche, à Saint-Moritz, le pasteur Hahn tonna bien que le ciel fût du plus beau bleu du haut de sa chaire : "Ils se défonceront le crâne, ils se râperont le cul Hahn avait devant les yeux une tablette qui témoignait que Martin Luther avait prêché en personne, à plusieurs reprises, du haut de cette chaire , ils se retrouveront avec la mœlle épinière en compote et, s'ils ne viennent pas à l'église, ils fileront tout droit en enfer sur leur grand-bi." Bien entendu, conformément à la tradition protestante, les pasteurs étaient bien loin d'être tous d'accord pour conspuer le grand-bi et ses adeptes.

L'homme au grand-bi, Uwe Timm, traduit de l'allemand par Bernard Kreiss, éd. 10/18, 2016.

mercredi 14 novembre 2018

Le pire est avenir


Une personne me demande de la renseigner sur des accessoires qu'elle recherche.

Sa demande concerne un produit peu demandé. Je vais fouiller mon bazar, par chance, et à ma grande surprise, je dispose d'un exemplaire de la bricole en question. Je la lui tend. Il l'examine sous toutes les coutures, sans en demander plus il la repose sur mon bureau et me questionne sur une autre pièce. Encore une rareté. Je ne suis pas peu fier d'annoncer que j'ai ça en stock, Dans le mouvement pour aller la chercher je me promets quand même en mon for intérieur de rationaliser mes commandes pour éviter de stocker toutes ces mer...veilles qui peinent à trouver preneur. La pièce est examinée attentivement quelques instants puis posée sur mon bureau à côté de l'autre. Mon client mystère et un peu girouette s'enquiert alors du prix d'une selle en exposition. Je le renseigne une nouvelle fois.

Sans plus de façons, il me regarde et dit d'une voix assurée :
-Bon, ben merci quand même et peut-être à une autre fois au pire...

Je me suis emparé des objets à ranger avant de tourner silencieusement les talons pour aller ruminer tranquillement mes pensées au fin-fond de l'atelier. J'ai vécu "pire" mais "quand même", quel manque de tact.

lundi 12 novembre 2018

Véloville

Encore une fois, un proche a su me brosser dans le sens du poil. Je me suis fait offrir un exemplaire de "Tous à vélo !". Un cadeau qui a tout pour plaire : un beau livre de dessins qui se déroule dans une ville peuplée de tous les animaux possibles et imaginables. Le merveilleux de l'histoire tient évidemment au fait que cette vaste ménagerie ne se déplace presqu'à vélo.

L'ouvrage nous convie à arpenter "Véloville" le jour de la Grande Parade. Le hic c'est que les cochons qui composent le comité d'organisation n'ont rien foutu de leurs journées (si ce n'est s'empiffrer et se vautrer dans le stupre si vous voulez mon avis). En bons citoyens fainéants ils vont se décharger sur les épaules d'un maire qui n'est autre qu'un escargot. Monsieur/Madame le/la maire (ben oui, les escargots sont hermaphrodites !) ne va pas se débiner et je le/la trouve même un poil complaisant-e avec ses administré-e-s parce qu'il/elle va se taper toute la distribution des invitations (sans remarquer que les goinfres au groin rose vont se boulotter des truffes) à pieds ! Vous conviendrez que c'est surprenant à plus d'un titre ! Qui a déjà vu un escargot et/où un maire à pieds ?

Comme vous l'aurez compris, il faudra l'aider à retrouver les destinataires des invitations au milieu d'une foule compacte qui vaque à ses occupations : bison fleuriste, paresseux livreur en triporteur, souris en food-truck-trike, ours polaire glacier, famille nombreuse de lapins en cargo, etc. Evidemment chaque animal en fonction de sa corpulence et de sa morphologie dispose d'un vélo adapté et aucune déclinaison d'engin doté d'au moins une roue et mû par la force physique n'est absent. Tout y passe, du monocycle girafe à 5 roues superposées jusqu'à la quadruplette en passant par le tschuduku de la République Démocratique du Congo.

Voilà un excellent livre pour enfant, à décortiquer sous la couette par une journée pluvieuse quand manque le courage de pédaler...

Je terminerai en disant que même les adultes peuvent y trouver à apprendre. Pour ma part j'ai réalisé que les cadreurs étaient des requins. Méfiance !

Tous à vélo, un cherche et trouve rigolo (titre original Cycle City), Alison Farrel, Casterman, 2018, 14€95.

mercredi 7 novembre 2018

Grand 8

Ce qui suit est une idée plutôt stupide, par conséquent nous ne doutons pas qu'elle rencontrera votre enthousiasme.

Un ami et moi vous invitons à effectuer une randonnée sur route de 200 km aux alentours du solstice d'hiver, lors de la nuit du 22 au 23 décembre 2018.

Le départ sera donné samedi 22 décembre, à 19h30, au 21 rue Maillé, à Angers.

Rendez-vous sur place au plus tard à 19h pour faire le point.

Il s'agit d'une randonnée sur route ouverte et vous devrez respecter le code de la route et surtout être pleinement autonomes et pourvoir à votre sécurité. Un éclairage efficace est de rigueur (et il sera contrôlé avant le départ), de même que la possession d'un gilet jaune. Pour le reste de l'équipement chacun-e voit minuit à sa porte.

Le délai imparti sera de 13h30 au maximum. Il n'y aura pas de points de contrôle en route, entre adultes masochistes consentant-e-s on va se faire confiance.


Le parcours aura la forme d'un 8 avec une première boucle de 120 km et une seconde de 80 km, comme ça si la froideur vous glace les os vous pourrez abandonner (votre amour propre) au 21, rue Maillé. Si tout se passe bien cela sera l'occasion d'une pause à l'abri avec une boisson brûlante et une grosse part de cake avant de replonger dans la nuit.


Histoire qu'on puisse s'organiser, n'hésitez pas à m'envoyer un mail pour vous inscrire. Après quoi vous serez pieds et mains liés gelés.

Dans les jours qui viennent mon compère et moi vous soumettrons la "trace" du parcours.

Si pour toi la "Festive 500" ne peut-être que le nom d'une grosse baguette alors tu est fait-e pour un tour de Grand 8 !

mardi 6 novembre 2018

Grand écart

L'AFP vient de publier une petite infographie qui met en évidence les écarts de salaires hommes/femmes en fonction des secteurs d'activité. Comme en général la vente et la réparation de vélos est noyée dans la grande "famille" de l'automobile et des motocycles, j'en déduis que pour ma branche l'écart se situe entre 20 et 25%. Absurde et déprimant.


samedi 3 novembre 2018

Retour de manivelles

Même, et surtout en congé, il y a toujours à un moment ou l'autre un détail digne d'intérêt qui vient titiller ma passion du vélo.

mercredi 31 octobre 2018

Les envahisseurs

La petite énigme de la semaine n'a pas résisté à Yves qui a rapidement découvert de quoi il retournait. Il n'a pas été le/la seul-e à trouver mais il a dégainé largement avant les autres. Je l'attends donc à l'atelier pour lui remettre son prix. Bravo à lui.

Il fallait partir du détail ci-dessous pour le replacer dans son contexte. Voici la photo originale :
Il s'agit donc de Chandan Khanna pour le compte de l'AFP et qui figure un cimetière/stockage de vélo en libre-service à Shangaï en août 2017. Ces vélos ont tellement envahi l'espace public que la ville a interdit tout déploiement de vélos supplémentaires.

Je profite de l'occasion pour rappeler que l'atelier ferme ses portes ce soir et réouvrira mardi.

Enfin, sans vouloir abuser de votre attention n'oubliez pas de nous rendre visite ce soir à partir de 19h !

jeudi 25 octobre 2018

Détail

Allez, il y a longtemps que je n'ai pas proposé un petit jeu. Je vous propose un détail légèrement tripatouillé d'une photo glanée sur internerds, à vous de me dire ce qu'elle figure et où elle a été prise :
Essayez d'être précis-es, en cas d'égalité cela me permettra de vous départager et puis comme ça je suis sûr de lire un paquet de conneries.

Je donnerai la réponse à ce mystère le 31 octobre. Si d'ici là vous galérez, il y aura sans doute un indice.

Vous pouvez me donner votre réponse de visu à l'atelier ou en envoyant un message à l'adresse de l'atelier.

Puisqu'il faut un carotte, le ou la gagnante repartira avec un "U" Kryptonite ! Vous ne l'aurez pas volé.

dimanche 21 octobre 2018

Arrêté de me faire ch... !

J'aurai aimé vous proposer une sélection de photos pour ma sortie routes et chemins de ce matin mais, certaines personnes armées qui arpentaient la campagne m'ont crispé, et je n'ai donc guère fait usage de mon appareil.

Par contre, pour éviter que ce désagrément ne se reproduise à l'avenir, mon service juridique n'a pas chômé. Voici un arrêté tout ce qu'il y a de plus sérieux et surtout extrêmement solide d'un point de vue légal afin d'y remédier.

Ne me remerciez pas, le bonheur de résoudre un conflit d'usage si épineux me comble amplement.

samedi 20 octobre 2018

Faire le mur

Bon, c'est pas tout jeune comme vidéo mais elle a illuminé mon début de matinée grâce à son retournement de situation le plus incroyable qui soit :


mercredi 17 octobre 2018

Rognures d'angles

Voilà à quoi ressemblait ce matin la place dévolue aux personnes à mobilité réduite qui fait face à l'atelier. Avec les deux belles rognures d'angles, opérées par le scooter et la camionnette, la voilà amputée et transformée en place à superficie réduite.

mardi 16 octobre 2018

Glouglou

Comme vous le savez, nous avons, cet été aidé, nos ami-e-s de la brasserie Hula-Hop à concocter une recette originale de bière pour notre local : la Roues-Livres. Nous avons la joie de vous convier à une petite soirée autour de cette bière avec en arrière-pensée l'espoir de vous fourguer quelques caisses...

Rendez-vous à 19h00, le mercredi 31 octobre, au 21 rue Maillé !

mercredi 10 octobre 2018

MAD !

L'appellation "trotinette" relève ici clairement de l'abus de langage, surtout avec une vitesse de pointe de 50 km/h. En plus, la livrée camouflage sur fond de paysage désertique évoque clairement une opération militaire d'invasion. Les cyclistes et surtout les piéton-ne-s qui occupent paisiblement des territoires pourtant réduits doivent se tenir sur leurs gardes s'ils/elles ne veulent pas finir dans les statistiques des dégâts collatéraux !

vendredi 5 octobre 2018

Grav(i)e(r) !

Un petit rendez-vous au débotté ! Si la perspective de parcourir 50 km de chemins roulants t'enchante, on se retrouve devant l'atelier ce dimanche 7 octobre à 9h pétantes !

mardi 2 octobre 2018

Rayons Libres

Excellente émission avec pour invité Olivier Gombert de Vélorution Paris Ile de France ! Je souscris pleinement au laïus sur le "vélo électrique" en milieu d'émission. Par ici !

samedi 29 septembre 2018

Riquiqui


Depuis la rue, une dame toute pimpante me hèle :
 -Vous pouvez regonflez mes pneus c'est tout mou ?
-Oui, j'arrive...
Je n'ai même pas le temps de faire un pas qu'elle enchaîne à grands cris :
-Oui, parce que je ne vois même pas le petit zizi !

Vous aurez bien sûr compris qu'elle parlait de la valve de sa chambre à air.

mercredi 26 septembre 2018

Noise

Ce film m'avait échappé à sa sortie, il a pourtant l'air jouissif.

vendredi 21 septembre 2018

Panne d'imagination

Je viens d'apprendre qu'il y a un nouvel atelier "La Tête dans le Guidon" quelque part en France. C'est désormais (au moins) le troisième dans ce pays*.

Alors, non ce n'est pas une franchise.

Blague à part, ça me fait tellement chier ce manque d'imagination de mes collègues alors que le monde du vélo peut être au moins aussi riche que celui des jeux de mots de salons de coiffure. Des noms en réserve j'en ai au moins dix que je n'ai jamais croisé.

Avoir le même nom, même si on est dans trois villes différentes n'apporte que de la confusion, notamment en ce qui concerne le référencement internet. On y perd tous de la visibilité.

Il y a quelques années, j'avais été incité à déposer l'usage de ce nom à l'INPI (voir le bout de photo ci-dessus). Je ne suis pas procédurier et je n'ai jamais fait valoir mon droit. Je vous promets que ça démange.

Je suis triste de constater le peu de tact de certains et j'ai honte pour eux. Néanmoins dans un élan de générosité, qu'ils n'hésitent pas à m'écrire que je leur fasse parvenir un ou deux badges de l'atelier.



*Sans compter que dans un pays du Bénélux, une personne a eu le tact de ma demander si ça me gênait qu'elle prenne le même nom. Ce à quoi j'ai répondu que "Oui ça me gêne".

mardi 18 septembre 2018

Décollage immédiatement repoussé

Je n'ai pas la capacité à vous produire une infographie chiadée mais mon niveau de calcul, qui n'a rien à envier à un élève de CM2, me permet de vous soumettre la déduction qui suit :

Sachant qu'un plan vélo égale 350 millions d'euros (sur 7 ans) et qu'un avion de chasse Rafale égale 100 millions d'euros (pour info, en 2015, ce pays était équipé de 76 Rafales), je déduis que le plan vélo équivaut à 3 Rafales et demi.

Autrement dit, ce plan équivaut à un demi Rafale par an.

Je vous laisse vous débrouiller avec la conclusion, un indice : un demi Rafale n'est pas en mesure de décoller.

samedi 15 septembre 2018

Je pleure amèrement le départ trop rapide de ce jeune cycliste qui offre une crise de rire à la gamine qu'il bringuebale. Sans conteste plus gonflé que les pneus de son clou, il était d'un naturel pétillant jamais gonflant.

Heureusement, il n'est pas possible de passer dans les flaques sans laisser de traces. Le ciel a beau être gris, je contemple une journée radieuse. Si je n'étais pas présent, c'est égal, tout imprégné que je suis de ce souvenir enchanté.


vendredi 14 septembre 2018

Ruissellement malodorant

Je crois très fort en la théorie du ruissellement, même si j'en ai une vision hétérodoxe. Il me semble incohérent de penser que les revenus des plus riches profitent à ceux et celles moins aisé-e-s. Il suffit d'être placé-e en bas de l'échelle sociale pour constater que la seule chose qui coule d'en haut ressemble furieusement à de la matière fécale.


Installé suffisamment assez bas sur cette échelle, je me targue d'être un observateur bien placé pour éprouver régulièrement les affres du ruissellement. Ces derniers mois, l'exemple le plus probant concerne les livreu-rs/ses de bouffe de la dernière plateforme installée à Angers. De la piètre qualité de leur équipement je déduis la piètre rémunération. Le combo mauvais vélo/absence d'entretien conduit inéluctablement aux pires catastrophes mécaniques. Leur outil de travail immobilisé, les discussions autour du délai et du coût de la réparation sont souvent tendues. C'est souvent "trop cher", c'est souvent "trop long".

Le grand classique des pannes consiste en un dérailleur arrière mal réglé qui va se prendre dans les rayons de la roue. Résultat, le dérailleur explose en faisant un salto. "En même temps" comme dirait l'autre, il voile la roue, tord la patte de dérailleur et vrille la chaîne. C'est tout à fait réparable sauf qu'en général au lieu de changer le dérailleur et de remettre le vélo en état les livreu-rs/ses me demandent de faire "ça" :

Je déteste faire "ça". C'est du pur bricolage et je me fais honte.

Alors, je ne remercie pas Mr. Hubert qui nous met un peu plus les deux pieds dans le ruissellement. A cause de lui les pauvres se bouffent le nez en bas de son échelle. Tout ça pour monter péniblement d'un barreau branlant et pourri. Méfiance Hubert, si l'échelle est pourrie en bas, elle pourrait bien tout simplement s'écrouler.

mercredi 12 septembre 2018

Concordance des taons

Je vais me joindre au choeur des sources concordantes. Hier et aujourd'hui j'ai été contacté, dans l'ordre, par les services de la mairie d'Angers, la préfecture et BFMTV.

Ce qu'il faut surtout retenir de mon point de vue :

-Visiblement, à ma grande surprise je suis respectable du point de vue des pouvoirs publics que je conspue si régulièrement sur ce blog. Néanmoins la tapisserie, je préfère la poser chez des ami-e-s que la faire sous les ors de la république. Je resterai donc tapi dans mon atelier un peu comme la peste qui se cache parmi les rats.

-Surtout, je me délecte d'avoir refusé un entretien avec BFMTV au titre d'acteur local de la mobilité. Il s'agit d'un plaisir difficile à décrire. Vous ne verrez donc pas ma trogne, entourée de mille incrustations sur les cours de la bourse, dans votre PMU favori. Mon amour-propre (bien que sentant la transpiration) est à ce prix.

En ce qui concerne le plan vélo, présenté par notre nouveau ministre et son supérieur hiérarchique, je n'ai pour le moment pas d'avis et je ne peux qu'exprimer ma classique grande réserve sur les effets d'annonce sans effets. A suivre donc.

lundi 10 septembre 2018

L'évasion à vélo


Je crois bien avoir dédaigneusement balayé du regard la couverture de L'évasion à vélo une bonne dizaine de fois lors de mes emplettes en librairie. La couverture n'a pas joué son rôle d'hameçon et j'ai (trop) souvent un a priori négatif en matière d'histoire locale ou régionale. Cela m'évoque de vieux messieurs rabougris et ronchons qui compilent la liste des lieux-dits où un quelconque roi de France dégénéré aurait, par le plus grand des hasards, passé la nuit entre deux chasses au sanglier. N'ayant rien contre les sangliers, vous comprendrez que je ne partage pas cette vision de l'histoire.

C'est donc un peu de guerre lasse que j'ai acheté cet ouvrage. Grand bien m'en a pris. Lucien Laurendeau est un angevin qui à la fin de le "drôle de guerre" est fait prisonnier au début de l'été 1940 dans l'est de la France. Plutôt que d'être balloté par les évènements cet homme choisit de s'évader et de regagner son foyer. Le livre n'est ni plus ni moins que le récit de ces 700 km principalement parcourus à vélo, avec toutes les péripéties imaginables en pleine Débâcle. Une histoire racontée en toute simplicité dont le manuscrit a été retrouvé par ses enfants dans les affaires familiales.

Le livre est fort agréablement muni de cartes qui permettent de visualiser le parcours de notre obstiné narrateur. A la fin, il y a aussi une mise en perspective de la petite histoire  avec des repères de l'historien Jacques-Guy Petit. Enfin quelques illustrations, des photos et des reproductions du manuscrit complètent ce petit opuscule de 55 pages. Le tout est disponible pour la modique somme de 7€.

Les actes de Lucien Laurendeau correspondent à merveille à l'idée de "common decency" forgée par l'écrivain socialiste Georges Orwell à propos des classes populaires. C'est cette "décence ordinaire" qui a poussé ce soldat qui n'a rien du héros belliqueux à choisir l'évasion contre l'avis de ses camarades de chambrée. Simplement parce que celui lui paraissait être le comportement moral juste et approprié. C'est aussi de décence ordinaire dont il s'agit quand il se voit offrir mille petits services voire un vieux vélo : Ils ne veulent pas que je les paie ! Ah ! les brave gens. J'ai essayé de les retrouver bien des années après, mais ils étaient partis.


L'évasion à vélo, Un soldat en 1939-1940, Lucien Laurendeau, Ginko éditeur, 2018.


Post-scriptum : Mon exemplaire est bien titré L'évasion à vélo et non La fuite à vélo comme le suggère l'illustration. Le livre a sans doute été renommé.




mardi 4 septembre 2018

Récolte de tiques

L'automne météorologique étant entamé, il est temps de chausser les crampons sur vos vélos. Pour ceux et celles qui supportent les tunnels végétaux potentiellement emplis de tiques à l'affût, un rendez-vous est fixé ce jeudi à 19h à l'atelier. Au programme, 30 km de chemins roulants avec des transitions sur route soit une virée de moins de 2 heures.

lundi 3 septembre 2018

Sérendipité


Je relaie une expérience fortuite qui s'est déroulée à Calais il y a quelques mois. On peut en tirer de nombreux enseignements en matière d'aménagement urbain et elle permet de questionner l'utilité de certains carrefours équipés de feux tricolores. Par ici la visite ! En ces temps de travaux généralisés à Angers où piéton-ne-s et cyclistes sont souvent oublié-e-s cela pourrait être une bonne source d'inspiration. On peut rêver...

jeudi 30 août 2018

Méprise de tête


Le téléphone sonne. Un client vient aux nouvelles. Où en sont les réparations du vélo confié la veille ? Je demande si j'ai envoyé un message stipulant que le vélo est prêt. Il semble que non. Je demande une description rapide du vélo et, par acquis de conscience, je vérifie s'il est stocké avec les autres, auquel cas j'aurai oublié de prévenir le propriétaire. Je suis sceptique, la description du vélo ne me dit rien. Le daltonien que je suis demande un coup d'oeil à deux amis qui vivent dans un monde exempt du "vert moutarde". Ils confirment : aucun vélo ne colle à la description.

Nombre de cyclistes n'ont qu'une vague représentation de leur vélo. Certain-e-s n'en connaissent pas la marque, d'autres décrivent un vtc comme étant un vélo de route. Souvent la couleur est aussi fantaisiste que la perception que j'en ai. Alors, je reprends le numéro de la personne et m'engage à la rappeler après avoir passé au peigne fin toutes les fiches de réparations des vélos pour les comparer avec le contact en question.

Nouvel échec.

Je reprends le combiné. L'anxiété monte. Aurais-je pour la première fois de ma carrière "perdu" le vélo d'un client ? Je perdrais en même temps la face. Je demande si mon interlocuteur ne confond pas mon atelier avec le magasin de mes confrères situé une centaine de mètres plus loin dans la même rue. Cette méprise est courante : après tout si certain-e-s cyclistes sont incapables de reconnaître leur destrier, il n'y a pas de raisons qu'ils/elles soient plus doué-e-s devant une devanture, ce même si les apparences n'ont rien de commun. Mon client s'énerve et s'exclame qu'il l'a bien laissé sa bicyclette chez moi : "là où il y a aussi des livres". Penaud, je raccroche et entame une nouvelle fouille exhaustive.

Malgré le stress qui frappe mes tempes, je me rémémore deux principes de base. Voici le premier mouvement de mon "bilogue" : "Le/la client-e a toujours tort". Le second découle en toute simplicité du premier : "Le mécanicien a toujours raison". Ces deux petites phrases bien senties et jamais démenties sont ma bouée pour résister à l'assaut des vagues de client-e-s en même temps qu'une boussole pour m'extraire de ce naufrage permanent que sont les relations humaines.

A l'aune de mes table-tte-s de la loi, je me rends d'un pas alerte vers la boutique de mon confrère. En deux temps, trois mouvements, avec le mécano, nous mettons la main sur un vélo qui correspond précisement à ma recherche.

Soulagé tout autant qu'exaspéré d'avoir gâché vingt belles minutes de ma courte existence, je passe un dernier coup de fil. J'ai l'impression que mon atelier s'est mué en scène de théâtre et bien que situé dans une petite rue, je ne vois que le terme de "boulevard". Heureusement cette scène à la recherche d'un vélo volage, avec beaucoup d'entrées et de sorties côté rue et côté atelier, touche à sa fin. Je l'ai tant joué que je ne m'y investi guère. Je cherche à bâcler. Je décris brièvement l'objet du quiproquo et le voile se lève enfin. Mon interlocuteur reconnait enfin sa bévue et, au lieu de marmonner une vague excuse, il me demande :

-Et vous savez s'il est prêt ?

Je me suis empressé de raccrocher, j'avais envie de passer du burlesque au registre grossier.

lundi 27 août 2018

Cycliste Nue

J'ai bien conscience que le titre de ce billet va m'attirer quelques clics supplémentaires mais il s'agit du titre d'une gouache de Dubuffet, réalisée en 1944, que je ne connaissais pas jusqu'à présent. J'ai un peu galéré à trouver une image correcte de cette peinture de taille modeste et me suis résigné à piller le site de la National Gallery of Art.

mercredi 22 août 2018

Fixie goons

Il fut un temps pas si lointain où le gangsta rap ne pouvait s'afficher sans une grosse berline italienne ou allemande. Si d'autres clichés ont la vie dure, les grosses cylindrées laissent parfois la place à des vélos. Ce clip posté au sommet de la vague "fixie" en 2014 le prouve. Notez que le chien a l'air épuisé. Il a probablement du se rendre sur les lieux du tournage en courant derrière le vélo. C'est le désavantage par rapport à une bonne vieille merco.


lundi 20 août 2018

Nul n'est censé ignorer la boire


L'hiver, lorsqu'elle est grosse, la Loire charrie un paquet de sédiments. L'été, son visage plus amène attire des badauds qui charrient parfois des monceaux de bêtise. J'en ai pêché une belle ce week-end. Elle présente l'apparence d'une construction logique mais je n'ai pas compris le lien de cause à effet.

Deux personnes devisent en terrasse d'une guinguette. Le repas semble avoir été copieux et arrosés. Le rouge est aux joues parce qu'en quantité dans le gosier. Un groupe de cyclistes passe en contrebas. C'est alors que j'entends :

-Ben oui, c'est l'itinéraire de "La Loire à vélo", alors c'est pour ça qu'il y a plein de camping-cars !

J'en suis resté bouche bée. La personne à qui s'adressait cette affirmation elle aussi mais pour s'enfiler un autre ballon de rouge.

mercredi 15 août 2018

La bicyclette vibre

C'est pas parce qu'il est tombé au bac il y a quelques années qu'il faut dédaigner le poème qui suit. Par contre, débrouillez-vous pour trouver les corrigés et les analyses de texte, moi, en feignasse qui savoure ses derniers instants de vacances, je me laisse porter.

La bicyclette

Passant dans la rue un dimanche à six heures, soudain,
Au bout d'un corridor fermé de vitres en losange,
On voit un torrent de soleil qui roule entre des branches
Et se pulvérise à travers les feuilles d'un jardin,
Avec des éclats palpitants au milieu du pavage
Et des gouttes d'or — en suspens aux rayons d'un vélo.
C'est un grand vélo noir, de proportions parfaites,
Qui touche à peine au mur. Il a la grâce d'une bête
En éveil dans sa fixité calme : c'est un oiseau.
La rue est vide. Le jardin continue en silence
De déverser à flots ce feu vert et doré qui danse
Pieds nus, à petits pas légers sur le froid du carreau.
Parfois un chien aboie ainsi qu'aux abords d'un village.
On pense à des murs écroulés, à des bois, des étangs.
La bicyclette vibre alors, on dirait qu'elle entend.
Et voudrait-on s'en emparer, puisque rien ne l'entrave,
On devine qu'avant d'avoir effleuré le guidon
Éblouissant, on la verrait s'enlever d'un seul bond
À travers le vitrage à demi noyé qui chancelle,
Et lancer dans le feu du soir les grappes d'étincelles
Qui font à présent de ses roues deux astres en fusion.


Jacques Réda, Retour au calme , éditions Gallimard, 1989.

jeudi 9 août 2018

Miette (de F)rance


Tous les ans, le région Pays de la Loire attribue une subvention à l'association nantaise Place au Vélo pour l'organisation de la Fête du Vélo. De 2016 à 2018, son montant est passé de 12500 à 6000€*.

Un usage très chiche de l'argent public qui interpelle quand on met en regard les sommes dépensées par les villes, les départements et la région lorsqu'il s'agit d'accueillir le Tour de France. En général, une ville qui souhaite accueillir une étape doit débourser autour de 65000€ auprès d'Amaury Sport Organisation, la société propriétaire et organisatrice de la grande boucle. Quant à être ville d'arrivée d'une étape, la facture tourne autour de 110000€. A cela s'ajoute évidemment les divers aménagements de la chaussée et autres frais. Cette année les Pays de la Loire ont accueilli pas moins de quatre étapes et le conseil régional a donc lui aussi largement mis la main à la poche.

J'aime beaucoup le sport cycliste mais une telle inégalité de traitement donne le vertige. Une grosse part de gâteau pour les uns, des miettes pour les autres. Tout ça donne envie de dévaliser la boulangerie, une pratique fort répandue chez tous les cyclistes.



*Source : Courrier de l'Ouest du lundi 06 août 2018.

mardi 7 août 2018

Trêve de bavardages

Voici une livraison de photos d'une virée déjà évoquée. C'est exempt de commentaires parce que déjà bien indigeste. Un seul fil conducteur : l'ordre chronologique.