mercredi 21 août 2019

Courrier des lecteurs.

Je suis lent mais j'ai un peu de suite dans les idées. Début mai, j'ai eu le plaisir de recevoir, de la part d'un lecteur du blog, un courrier plein de stickers et autres patchs à coudre sérigraphiés-maison. Je me suis dit qu'il faudra que je vous montre tout ça.

Un trimestre plus tard c'est donc chose faite. Tant qu'à faire allez visiter le site des micro-éditions Gasoline auxquelles contribue mon généreux donateur. Et puis, si un autocollant vous intéresse venez vite me rendre visite tant qu'il est encore temps.

samedi 17 août 2019

Guerrier silencieux

Alors que je reviens de vacances frais et dispo, j'entame des soins d'urgence pour un habitant de l'atelier qui, une nouvelle fois, ressort vainqueur d'un combat d'un mois contre l'obscurité des vacances. Bravo à lui !

mercredi 14 août 2019

mardi 13 août 2019

Confrérie du (Re)portage Vélocipédique



Beaucoup de cyclistes se sont récemment tourné-e-s vers des épreuves "ultras" (sous-entendu "longues") et/où "gravel" (une pratique vague au spectre large qui va du vélo tous chemins mais avec un vélo onéreux, au vétété avec un guidon de course) et je ne suis pas loin de penser que c'est en particulier la généralisation des GPS qui a induit ce fort développement. Par sa capacité à stocker des trajets longs et biscornus, il abolit le "fardeau" de la navigation. Qui plus est, il supprime la nécessité de capacité fine en lecture de carte in situ. Ce sujet de discussion autour de l'approche et de l'emploi de nos diverses "béquilles technologiques" est récurrent parmi mon groupe d'ami-e-s.

Je viens de lire The Rough-Stuff Fellowship Archive. Ce livre de photos documente ce qui se présente comme le plus vieux club de cyclisme "hors des sentiers battus". Créée en 1955 en Angleterre, et toujours active, cette confrérie ressemble sous bien des aspects à une conjuration des fous/folles, si on se place du point de vue techno-augmenté contemporain que je viens d'esquisser.

Depuis plusieurs décennies ses membres témoignent qui si la technique peut répondre à des besoins, le besoin et l'envie peuvent aisément se passer de technique.

Vous allez en effet contempler des gens "normaux" qui font des choses bizarres sur avec des vélos rustiques, dans des accoutrements plus adaptés à un repas de famille qu'à la traversée de l'Islande ou au franchissement d'un col alpin.

Ne comptez pas disséquer de belles trajectoires, vous seriez décu-e-s. Au mieux, la plupart du temps ces "cyclistes" poussent leur vélo. Plus souvent, ils/elles les jettent par dessus des barrières ou des haies, les hissent à flancs de parois rocheuses, les noient dans des torrents en furie. Vous ne les verrez que rarement pédaler

Pour faire simple, à la question "Comment ?", la confrérie répond "Bah, on avisera !", et les clichés attestent de leur esprit de solidarité et d'une solide capacité d'improvisation. Par contre, les photos ne vous aideront pas à résoudre la seule question qui vaille : Pourquoi ? Nous revoilà face au mystère insondable de la volonté humaine et de son désir de liberté à arracher quel qu'en soit le prix (j'extrapole sans doute un peu mais ce livre invite au lyrisme).

Plutôt que mes divagations réthoriques, je vous propose de contempler quelques clichés du livre. N'ayant qu'un téléphone modérement intelligent sous la main, vous comprendrez que je ne me suis pas embêté à faire de bon cadrages. C'est d'ailleurs justice puisqu'il s'agit d'un recueil photographique et que le mieux est de chercher à vous le procurer où prêter. Vous pourrez ainsi contempler d'autres vues absurdes de gens poussant des vélos.

Les propos prêtés aux protagonistes des photos n'engagent évidemment que moi. Ils ne se veulent pas moqueurs, ils laissent entrevoir une forme de jalousie de la part de quelqu'un de peu aventureux.


- Tiens, et si on traversait cette rivière pour s'assurer qu'on ne pourra pas faire de vélo sur l'autre rive ?


Des ami-e-s, une montagne, des demi-courses et des buvards de LSD : elle est pas belle la vie ?


-C'est pas terrible ma moyenne là... Chuis un peu déçu.
- Hihi, ton vélociste t'a bien niqué ! Ce machin est tellement lourd, c'est une charrue qu'il t'a fourgué pauv' truffe !


- Suivez-moi, je connais un raccourci vers les urgences du CHU !


- Pfff et béh j'étais à deux doights de casser ma pipe, ça m'aurait bien embêté moi !



lundi 5 août 2019

Burgas-Brest


En ce moment se déroule la TransContinental Race ou TCR pour les intimes. La 7ème édition de cette course sans assistance à travers l'Europe relie Burgas en Bulgarie à Brest via quelques points de contrôles obligatoires. Si cette année l'ouest n'a pas eu la joie d'accueillir le Tour, on peut se satisfaire d'être sur le chemin des 4000 et quelques kilomètres qui mènent à Brest. Bon, on ira pas sur le bord de la route parce que c'est trop hasardeux et pas très impressionant mais on peut rêver en suivant les participant-e-s via le "liver tracker".

C'est Fiona Kolbinger avec le dossard 66, qui est en bonne voie pour gagner et elle vient de passer Angers ! Go Fiona !

vendredi 2 août 2019

Et Angers ?

Voici le communiqué des livr-eurs/euses nantais-es pour un appel à la grève en opposition à la baisse de rémunération imposée par Deliveroo :

Aux dernières nouvelles, l'appel sera suivi à Toulouse, Nice, Besançon, Tours, Limoges, Paris, Grenoble, Bordeaux.

Et Angers ? Quelqu'un-e en sait plus ?

jeudi 1 août 2019

Sacoche de selles


Un ami revient d'une grande virée à vélo où il a rendu visite à des ami-e-s un peu partout en Fance. Il nous a raconté que lors d'une étape, une amie avise sa machine et demande :

-C'est quoi ce truc là ?
-Ben, c'est une sacoche de selle.
-Ha bon ! Tu descends même pas de ton vélo ?!

dimanche 28 juillet 2019

Tôles froissées et moteurs PSA XU

Les vacances sont l'occasion de sortir du train-train et de se frotter à des univers étranges ou étrangers, bien sûr elles sont aussi synonymes de détente, c'est pourquoi je vous propose un jeu. Un moyen de transport qu'on peut considérer comme un "intrus" s'est glissé dans la succession de photos qui suit. Saurez-vous le débusquer ?

Pour vous mettre dans l'ambiance, allumez vos enceintes, poussez le volume et lancez le morceau ci-dessous.



Vous êtes prêt-e-s ? Vroum ! Boum :




Nothing saved for next time
Cause there ain't no next time


Electric Frankenstein, Demolition Joyride

jeudi 25 juillet 2019

mardi 23 juillet 2019

La tête dans le gaz

Tôt, très tôt, beaucoup trop tôt. Me voilà en dé-route à une heure où les pochtrons croisés en ville s'éteignent et n'ont même plus la force de vomir une réflexion sur "Le Tour". Je me contente de beaux jets de bile assaisonnés de mauvaise bière.

Cette heure indue a néanmoins le grand avantage de me permettre de rouler sur un parcours habituellement trop dangereux à vélo, j'ai nommé la levée sur La Loire en direction de Saumur. Une joie rare, renforcée par un vent taquin qui colporte les bruits des riverains à plumes du fleuve déjà affairés à préparer la journée qui s'annonce.

Comme il se doit, je suis en avance au rendez-vous qui m'a été donné. En guise de mise en conditions, je m'installe à côté des bouteilles de gaz. Voulant attacher mon précieux vélo, je réalise que j'ai oublié la clé de l'antivol, et sans doute une partie de mon cerveau, à la maison. Le temps presse. J'avise des fourrés généreusement garnis de ronces. Je m'y enfonce aussi profondément que les épines dans mon cuir (pas besoin de vous reservir le couplet sur le cyclisme et la souffrance, vous connaissez). Je planque du mieux possible ma machine rutilante. Aurais-je du porter mon dévolu sur une livrée camouflage ? Le futur le dira. Mais quand, comme moi, on est un poil pétochard et qu'on s'apprête à efectuer son premier vol en montgolfière, le concept de "futur", aussi proche soit-il, relève-t-il encore d'une réalité tangible?

Tant qu'à trinquer autant lâcher prise. C'eut pu être (je sais plus vraiment ce je j'écris là) les côteaux de l'Aubance mais le sort en a décidé autrement.

Non sans être mis physiquement à contribution pour son déploiement, c'est à bord d'un ballon de Champigny que j'embarque ma carcasse chérie.

De premier abord un poil râpeux, il se révéle souple et vif. Entre des mains expertes le décollage se produit sans vraiment qu'on s'en apercoive. Notre gros panier du marché chatouille la cime des arbres. Puis, le propane nous propulse à 1000 mètres d'altitude.

Elle souffre de la canicule et son lit est réduit à peau de chagrin mais La Loire magnétise les regards. La vue de tous les systèmes d'arrosage en action sur la rive nord avait tout de la saignée scélérate et m'a un peu filé le bourdon.

Rive sud, le paysage est moins marqué par l'agriculture intensive et j'ai été surpris de constater la présence de nombreux espaces boisés. Nous avons filé vers l'ouest, dans l'axe de La Loire, et rapidement Angers est apparue. Son emprise m'a elle aussi semblé moins massive que dans mon imaginaire. Après une heure de vol, l'atterissage s'est profilé dans une petite plaine du côté de Blaison-Gohier. Le vent au sol était manifestement plus rapide que ce que l'aérostier avait anticipé et la nacelle a labouré le sol avant de verser. Nous voilà faisant du traineau dans les chaumes, la tête vers le ciel et le dos au sol. Paradoxalement, pas de panique à bord et un bon fou rire général éclate quand l'ensemble s'immobilise. Un atterrisage sport dans la forme mais maîtrisé sur le fond. Nous sommes remis à contribution pour ranger tout le bazar. S'en suit une petite collation et me voilà à tiser du rosé pétillant à 8h30 du matin... La réalité de ce bas-monde se rappelle néanmoins à moi : vais-je retrouver mon vélo ?


C'est Noël, mon jouet est au pied du sapin !

Sur le chemin du retour, j'essaie de coller au plus près du trajet effectué dans les airs. C'est moins grandiose mais je ne me lasse pas de la variété de paysages de ce bout de planète.

Midi est encore loin pourtant la chaleur est accablante. Je me laisse aller à de multiples pauses à l'ombre. Les quelques bars et épiceries à disposition sont mises à contribution afin de stabiliser ma chaleur corporelle.

Car, ce ne sont pas les panneaux d'affi-chat-sauvage surréalistes qui vont m'aider à garder la tête froide.

samedi 20 juillet 2019

Le champion du soleil

Voilà ce que ça donne quand on tente d'écrire une chanson avec pour toute inspiration un dictionnaire de rimes :

Au Tour de France
Chaque coureur a sa chance
Au Tour de France
La France est en vacances
Toi qui t'élances
Tu n'as pas ton pareil
Tu es d'avance
Le champion du soleil
Le champion du soleil au Tour de France

dimanche 14 juillet 2019

Le shift

Une belle leçon de disruption musicalo-commerciale appuyée par une vidéo haletante. Je sais que l'accent et le patois du sud de la Loire sont obscurs mais la mondialisation et la modernité font des ravages par là-bas aussi, il faut le savoir.




jeudi 11 juillet 2019

Je suis venu vous dire que je m'en vais

...en vacances (et vos sanglots n'y pourront rien changer).

Fermeture de l'atelier à partir du 13 juillet au soir/Réouverture le vendredi 16 août.

lundi 8 juillet 2019

Destroyer über alles

Là où commence Le Dôme du Tonnerre tout finit.




Le monde des cyclistes se divise en deux groupes bien distincts. En ce dimanche d'été ces deux familles que tout sépare vivaient chacune leur grand rassemblement annuel. Celles et ceux qui regardent par dessus leur épaule ont mornement pédalé parmi les vignes, en groupes rachitiques et épars, créatures livides nostalgiques d'une madeleine qui sentait le prout. Une recherche qui n'était que temps perdu.

Celles et ceux qui sont le carburant d'un futur qui n'en aura pas se sont affronté-e-s sans répit jusqu'à ce que l'Elu s'extirpe des cris et du sang : Destroyer.

Destroyer est une légende vivante du Dôme du Tonnerre. Guerrier de la première heure, il a longtemps patienté avant de pouvoir monter sur la plus haute marche du podium. En demi-finale, face à un Jean-Marc Brutus au sommet de son art, il était largement mené et un nouvel échec se profilait. Mais une brusque attaque de face a destabilisé son adversaire et a renversé le cours de l'histoire.

La finale face à Grraou, panthère nomade rugissante, dont la prise favorite reste le "Grand Ecart Facial Forcé" s'annonçait rude pour notre héros local (enfin après La Toupie trop tôt éliminée du concours mais qui aura soulevé des salves d'applaudissements qui résonnent encore) peu connu pour sa souplesse.

Après un affrontement plein de vice et de sévices, Destroyer dénouait les gorges de l'Assemblée. Sa maestria a réduit Grraou à l'état de chaton ronronnant. (Mode chauvin dégueu on) Le trophée restait à Angers. Ni les catalan-e-s, venu-e-s en nombre, ni les néo-croates, encore moins les poitevino-mayennais-es n'allaient ternir le lustre d'un trophée qui n'a jamais quitté les terres qui l'ont vu naître (Mode chauvin dégueu off).

Parmi les autres évènement marquants du Tournoi Intergalactique 2019, l'absence incompréhensible du tenant du titre. Ce dernier s'est contenté d'un furtif passage dans les bureaux de La Fédération afin de remettre son trophée acquis en 2011. Il a expliqué son forfait par la "volonté de laisser la place aux nouvelles générations". Les cadres présent-e-s lui ont rappelé la devise du Dôme du Tonnerre : Deux entrent (dans l'arène), un seul sort. Être champion-ne du Dôme n'est pas une question d'âge. Destroyer l'a prouvé et les plus jeunes concurrent-e-s reposent désormais pour la plupart en paix. Espérons que pour la prochaine remise en jeu du titre personne ne fuira ses responsabilités.

La Fédération tient à remercier l'ensemble des concurrent-e-s. Tou-te-s n'ont pas brillé au firmament mais si certain-e-s s'entraînent plus dur (quelques stages en altitude seraient bienvenus, le cardio laissait à désirer) et s'appuient mieux sur les fondamentaux de la discipline (La Fédération invite tout le monde à s'inspirer librement du style de La Toupie) un avenir radieux s'ouvre à eux/elles.

Enfin, La Fédération me fait parvenir un communiqué qui expose une durcissement d'un aspect du réglement trop peu respecté hier. Le voici.

"Réunie en Congrès ce matin, la Fédération Intergalactique du Dôme du Tonnerre a statué comme suit :  Il a toujours été entendu que, pour des raisons de praticité, les participant-e-s peuvent arriver au point de rendez-vous sans leur costume. Néanmoins, des sanctions pourront à l'avenir s'appliquer si aucune des joutes n'est effectuée sans le costume requis".

Il va sans dire que Destroyer (et beaucoup d'autres) est dans la ligne de mire de la Commission Costume, lui qui est venu en "civil". Cela n'enlève rien à la victoire mais les plus traditionnalistes ont assez mal vécu d'être mis devant le fait accompli.

Je ne m'étendrai pas plus (je l'ai fait hier de tout mon long) et je laisse quelques animations et photos vous donner un arrière-goût des âpres combats qui ont mené Destroyer au firmament de sa carrière.

 Les plus grands spectacles ont toujours besoin d'un peu de figuration, La Douleur Angevine et Bill Tcherneau en sont la preuve vivante.

The Rainbow of Carnage et Grraou, le style et l'efficacité.

Ne vous fiez pas à cette image, Pedator, aura fait pschiit face à Grraou, à force de faire des ronds dans l'eau il sera vite rebaptisé Pédalo.

La Toupie s'occupe des poubelles pour le plus grand confort de la communauté.

Et même s'il n'est pas nappé de son costume il fait table rase et envoit la jeunesse se faire pendre ailleurs.
 

 via GIPHY
Grraou "pète en deux" (pardonnez la violence de son propos que je ne fais que rapporter) Carbone, sous les yeux effarés du néo-pro Le Postier de la 8.6.


Avec l'échancrure sexy de son armure Rainbow a fait tourner toutes les têtes.


Garder le contact avec sa monture mais se garder de toucher le sol, voilà tout l'art du Dôme.

Destroyer au nirvana. Grraou ne rentre pas tout à fait bredouille des courses. Jean-Marc Brutus malgré sa troisième place devient la coqueluche de Rihanna.



ps : Je m'excuse de ne pas pouvoir ici mettre des photos de tou-te-s les concurrent-e-s, alors permettez-moi de les lister brièvement et de les remercier : Le Postier de la 8.6, Poussin Coup, Destroyer, La Crève, El Condor, Jean-Marc Brutus, Breda Far-West, Dédé Railleur, Grraou, La Toupie, La Douleur Angevine, Carbone, Pedator, Le Gitan, Bill Tcherneau, Rainbow of Carnage.

Gloire à leurs courbatures.