lundi 20 janvier 2020

Épi voilà !


Encore une chronique d'un tour à vélo sous le soleil angevin ! Vous vous lassez ? Pas moi. Vous allez constater que je ressasse : la cartographie sous toutes ses formes, l'azur du ciel angevin, le ciment décrépi des chateaux d'eau du siècle passé, les bêtes crevées sur le bas-côté, la nature qui résiste aux assaut de la "civilisation" et ainsi de suite. Rien de neuf à l'ombre de mes névroses. Encore que vous n'aviez peut-être pas encore remarqué ma passion secrète pour les canards qui font craquer mon coeur plus sûrement qu'une portée de chatons ?

Encore un château d'eau qui mériterait d'être renommé château d'ondes tant il s'est diversifié en matière de distribution des flux.

La roue tourne (1).

J'apprends toujours sur le tas.

Le roseau a quitté la fange pour se faire une place au soleil.

 Alimentation de précision.

Précisément régulière.

La roue tourne (2) parfois si sauvagement qu'elle emporte tout sur son passage.

Cœur-cœur.

Épi voilà, faudra vous contenter de ça.

jeudi 16 janvier 2020

Blue Öyster Cult



Mon absence de maîtrise des logiciels de traitement de l'image est regrettable. L'incongruité de ce que je m'apprête à étaler sans vergogne aurait gagné à être résumée par un montage photographique.
Il y a quelques jours je me suis éveillé avec une bribe de rêve. Il ne me restait rien du déroulement et de l'ambiance générale de celui-ci. Tout ce que je pouvais en dire est qu'il se terminait en plan fixe sur une bourriche d'huitres siglée Shimano posée sur le sable d'une plage.

Comme il se doit, la bourriche était de bois clair avec, plus curieux, une grosse étiquette Shimano sanglée sur le couvercle. La charte graphique de l'équipementier était parfaitement respectée : beaucoup de bleu avec des touches de gris. Un peu comme ça :

Le lettrage ainsi que le logo étaient bien ceux de la marque nippone, je n'avais pas affaire à une contrefaçon ! J'avais bien sous mes yeux héberlués une bourriche d'huîtres Shimano !

Je suis parti au travail dans la foulée et j'ai mis ce rêve de côté sans y prêter plus d'attention. Le soir, j'ai eu une conversation où j'ai pu relater cette étrange image. La personne avec qui je marchais a affiché une mou dubitative et s'est lancée dans l'explication suivante :

-Hum, c'est peut-être parce que dernièrement les journaux on beaucoup parlé des huîtres qui avaient véhiculé le virus de la gastro… Et puis Shimano, tu aimes bien ? Ou c'est le symbole de ton travail peut-être ? Il te fait pas littéralement chier ton taf en ce moment ? Genre, tu vois rien qu'en parler ça te file la chiasse…

J'ai trouvé l'explication vaseuse mais la capacité à construire au débotté une thèse qui donne toutes les apparence de la cohérence m'a estomaqué, si je puis filer la comparaison gastro-entérologique.

Cahier décharge tenu

Suite à une erreur de manip' du gros bouffon qui tient ce blog le post susnommé a disparu dans les limbes d'internet... Ceci n'est donc qu'un message en sa mémoire avec la photo d'illustration du billet en question qui trainait encore dans la corbeille de mon ordi... Faites-vous des histoires.


mercredi 8 janvier 2020

Vite doucement


Le traditionnel brevet de 200 km proposé par les Randonneurs Cyclos de l'Anjou se déroulera le samedi 18 avril. C'est une première pour moi qu'il se tienne un samedi. Mes repères en sont tout chamboulés.

Il se profile doucement mais sûrement la proposition de former un groupe pour aider celles et ceux qui voudraient effectuer leur premier 200. L'idée serait d'y aller à l'économie mais sur un tempo régulier en profitant de la petite expérience de certains. Si vous êtes partant-e-s venez m'en toucher un mot !

mardi 7 janvier 2020

Boire et surtout trinquer

Un blog de vélo qui se respecte se doit de fournir régulièrement des gages de detestation de la bagnole. Je jette un "nouveau" pavé dans le pare-brise avec cette vieille video de Black Flag justement intitulée Drinking and Driving. Le parfait cocktail de soli fauchés sur fond de crash test dummies. Je vous laisse déguster.



Drink. Drink. Drink. Drink. Don't Think. Drive. Kill. Get drunk a lot. And work 40 hours a week. Spend half your time. Hung over, sick and weak. Make sure to tell yourself that this is cool. And make sure to tell yourself that you have no choice. And make sure to tell your friends that they drive you to it. And that you can quit anytime that you want, anytime. You can quit anytime that you want. You can quit anytime. You can quit anytime, anytime. Drink. Drink. Drink. Drink. Don't Think. Drive. Kill. Party down, party down. Drinkin' til you can't even see. ...In your car with your buddies. And wrap it around a tree. Make sure to tell yourself that this is cool. And make sure to tell yourself that you have no choice. And make sure to tell


vendredi 3 janvier 2020

mardi 31 décembre 2019

Amour et partage

En ces temps d'amour et de partage, il me semble que la vidéo de circonstances est celle-ci.

A l'année prochaine !

mercredi 25 décembre 2019

Faire sauter le lardon

Comme nombre d'ouvriers du Nottingham de l'après-guerre, Arthur Seaton travaille dans l'usine de bicyclettes Raleigh. Son travail plutôt bien payé n'a rien de cauchemardesque mais tient plutôt du purgatoire. Il y subi de mornes semaines dans la seule attente de la paie du vendredi, condition matérielle à l'explosion du samedi soir. En clair la Débauche règne après la débauche. Ce mélange explosif de beuverie et des coucherie n'est pas sans générer des problèmes épineux. En l'occurrence, il lui faut trouver une "recette" efficace pour aider sa maîtresse (mariée et mère de deux enfants) à se débarrasser en toute discrétion d'un "lardon" en devenir.


Mais Arthur était surtout absorbé par sa grosse préoccupation, qu'il n'arrivait plus à chasser et, comme il passaient devant l'auge-abreuvoir pour chevaux qui se trouve à côté de la Bourse du Travail, il éprouva une envie d'ivrogne de se coucher dedans pour s'y noyer. Mais il se mit à rire. Pas assez profond. Et puis, l'eau était trop froide. Et aussi, est-ce qu'Ada ne lui avait pas donné un bon tuyau ? Il espérait bien que ça marcherait et que ça le ferait sauter le lardon. Des bicyclettes de course du dernier modèle brillaient faiblement derrière la vitre d'un marchand de vélos, avec la silhouette confuse de sir Walter Raleigh faisant une majestueuse révérence au milieu de l'étalage.

L'exemplaire en ma possession est un prêt mais vous pouvez éventuellement passer commande aux libraires de Les Nuits Bleues qui font régulièrement des réassorts auprès de l'éditeur.


Samedi soir, dimanche matin, Alan Sillitoe, traduit de l'anglais par Henri Delgove, L'échappée, 2019.

lundi 23 décembre 2019

Bobo

Crise de rire matinale à la vue de cette photo d'un certain Boris J. à vélo.


samedi 21 décembre 2019

Greg a raison

Un ep de 1999 qui a toute sa place sur ce blog puisqu'il est intitulé Greg hates car culture.


dimanche 15 décembre 2019

Comparaison n'est pas raison


Comment dire ? J'apprends par voie de presse la création d'un nouvel événement angevin autour de la pratique du gravel. Comme on est à Angers, le nom est forcément en anglais de cuisine. Ici, nous ne sommes pas pouvu-e-s d'une patinoire, mais d'un Ice Parc, la "marque" de la ville c'est Angers Loire Valley, on a aussi une Connected Week, une Austin Week (c'est pas une semaine autour de "petite" bagnole, ça concerne la ville du Texas), il y a encore l'étiquette (pardon label) Angers French Tech. C'est donc la fête de l'anglais ronflant mais approximatif.

Il faut désormais compter avec Nature is Bike, un événement (ou un "event" si vous préférez) autour du gravel.

Sans polémiquer sur l'avantageux effet de com' pour une ville qui fait souvent le grand écart entre les discours et les pratiques, dès qu'on touche à la question du vélo en ville, la titraille de l'article ci-dessus atteint une sorte de point Godwin des modes de transport.

Il faut concéder que le gravel est une espèce de vélo de route qui aurait bien mangé à la cantine de l'atelier. Ses pneus sont joufflus et son allure plus massive que le cousin routier. Mais n'oublions pas que l'ensemble dépasse à peine la dizaine de kilos. A titre de comparaison, les SUVs Mercedes surpassent allègrement les 2 tonnes. Et puis, à ce jour je n'ai jamais aperçu le moindre gravel doté du bouclier idéaltypique, haut comme un enfant, des SUVs. Quant à la consommation d'un-e pilote gravel, la quantité de sucreries et autres sandouiches au Brie reste sensiblement identique aux autres pratiques. Le bilan carbone est stable (à moins de coller son gravel au cul d'un SUV pour se rendre à la sortie "nature").

L'article finit sur la citation suivante : « l’aventure commence au moment où l’on franchit le parapet de l’habitude », qui d'après mes rapides recherches revient à Sylvain Tesson, l'écrivain qui pour moi voyage tranquillement vers la droite extrême du paysage. Je souligne que je ne souhaite à personne de franchir à vélo "le parapet de l'habitude". Cela arrive parfois lors de descentes de col sur les grands tours et c'est dramatique pour le coureur. On va laisser ce genre de sport extrême à l'incapacité de franchissement des SUVs qui sont au vélo ce que la buse est au campagnol.

J'en profite pour annoncer que je proposerai moi aussi un event de biking avec un mix road/gravel pour le summertime 2020. Cela se passera sur 3 jours en juillet. Ce sera à prix libre avec un hébergement et des repas collectifs. Tout ça est en cours de calage et je reviendrai vite vers vous pour vous expliquer les modalités.

jeudi 12 décembre 2019

Débrayage un temps festif


Je vous préviens que l'ensemble du personnel de l'atelier, c'est à dire moi, a unanimement décidé de débrayer une grosse heure cet après-midi afin d'aller faire nombre à la manifestation pour les retraites.

Alors vous trouverez porte close grosso modo de 14h15 à 15h45.

Il faut vous attendre à d'autres pauses de ce genre dans les jours à venir.

Profitez-en aussi, c'est pas tous les jours que ce blog propose des éclatés du véhicule que le mécano aimerait éclater.

mardi 10 décembre 2019

Massacre sur le Tour de France


Mon correspondant de presse parisien me fait parvenir une photo d'un dévédé d'occasion aperçu en magasin. Malheureusement pour moi, il n'a pas eu la présence d'esprit de l'acheter. La jaquette est très évocatrice, on imagine tout de suite des têtes éclatées à coups de pédalier Campagnolo 52 dents ! Et puis l'accroche est magistrale : "Le maillot ne restera pas jaune très longtemps". Je ne trouve pas trace de ce monument dans les tréfonds d'internet, ma déception est immense. Aidez-moi.

dimanche 8 décembre 2019

Donc on y va.

Quand ils arrivèrent à l'entrée du Coliseum, Orvil se retourne vers Loother et lui demande s'il a le cadenas.
« C'est toujours toi qui le prends, dit Loother.
Je t'ai demandé de le prendre avant de partir. Je t'ai dit : "Loother, est-ce que tu peux prendre le cadenas, je ne veux pas qu'il abîme mon costume." Tu l'as vraiment pas pris ? Merde. Qu'est-ce qu'on va faire ? Je te l'ai demandé juste avant de sortir et tu m'as dit oui, je l'ai. Loother, tu m'as dit oui je l'ai.
— Je devais parler d'autre chose. »
Orvil dit « Bon » en soupirant et leur fait signe de le suivre. Ils planquent les vélos dans des buissons de l'autre côté du Coliseum.
« Grand-Mère va nous tuer si on se fait piquer nos vélos, dit Loney.
— Mais il est hors question qu'on y aille pas réplique Orvil. Donc on y va. »

C'est extrait d'un premier roman qui met les tripes à l'envers. Des pages pleines de la colère, du courage, de la tristesse et de la tension des destins croisés d'Indien-ne-s d'Oakland et d'ailleurs qui se rendent au pow-wow évoqué plus haut. L'écriture est parfois tellement sur le fil du rasoir que je me surprends les mains crispées sur les pages. Je ne l'ai pas encore terminé car il faut parfois du répit avant d'aller plus avant. Néanmoins, je ne peux que vous conseiller de vous le procurer.

Tommy Orange, Ici n'est plus ici, traduit de l'américain par Stéphane Roques, Albin Michel, 2019.

lundi 2 décembre 2019

Ne plus battre retraite


Inutile de me rendre visite jeudi 5 décembre, l'atelier sera fermé !

Comme beaucoup j'ai décidé de ne plus battre en retraite et de battre le pavé.





dimanche 1 décembre 2019

Entre deux eaux

Voici un bref résumé en images de notre escapade rituelle au Salon des Anges Vins.

 

Cette sortie m'a laissé songeur. Quand la route est sous 40 cm d'eau, peut-on encore parler de "cyclisme sur route" ? Je vous laisse réfléchir de votre côté, j'ai un vélo à vidanger.

mercredi 27 novembre 2019

Ivre de la Jungle

Pour la blague, j'ai pustulé postulé à un service ubérisé de réparation de vélos où le réparat-eur/rice se déplace. J'avais envie de connaître les arguments avancés par la plateforme pour déclencher l'adhésion. Je voulais aussi connaître les pré-requis de connaissance du "métier", si ce mot à encore un sens.

 
Pour ce qui est de la propagande, le bavardage est dans l'air du mauvais temps. "Serein, récompensé, libre, autonome et protégé", jusqu'ici tout est habituel, je me sens dans la peau de Mowgli et je laisse Kaa dérouler son laïus et enrouler ses anneaux.


Concernant la partie métier, les critères sont faibles pour ne pas dire inexistants. Il y aurait beaucoup à redire mais fonçons à l'essentiel, à savoir la question suivante :


Afin de vous aider à résoudre un problème d'une acuité rare (pour ne pas le qualifier d'injonction paradoxale), je propose les solutions suivantes qui me paraissent les seules vraiment décemment envisageables :

a) Je file au magasin de farces et attrapes acheter un costume de magicien-ne.

b) Eh bien, à moi de jouer Kaa l'hypnotiseur au client. En chemin je fronce déjà les sourcils et je roule des yeux exhorbités.

c) J'offre ma tige de selle et ma selle au client, ainsi que mon slip et ma carte bancaire (avec le code) pour le dédommager de ma piètre prestation.

d) Si c'est comme ça, je rentre chez moi ! Ras le cul je suis pas un larbin !


Bienvenue dans Le Livre 2.0 de la jungle.

mardi 26 novembre 2019

Thomas, vs. baignoire

Rien de tel que l'application pratique pour maîtriser les maths. J'ai glané cet exercice destiné à de jeunes collégien-ne-s, ce cher Thomas Voeckler y remplace avec brio la traditionnelle baignoire...


Je vous laisse résoudre ce problème et je ne cache pas que je me désintéresse totalement du résultat étant donné que les performances de Thomas m'ont toujours laissé indifférent.

jeudi 21 novembre 2019

Vieux débris

Cela m'a fait un choc de découvrir que la bicyclette où sa représentation peut être considérée comme une "trace archéologique". Tout ça à cause de la découverte d'une gravure de vélo datée de la première guerre mondiale sur une porte de grange en Angleterre :


De là à dire que les amat-eurs/rices de vélo vintage sont des momies où des débris (instructifs) du passé, il y a un pas que je ne franchirai évidemment pas (avant l'Anjou Vélo Vintage 2020) !

mardi 19 novembre 2019

Drais-Ultra


Je ne résiste pas à partager avec vous un lapsus entendu récemment sur une fréquence du sévice public radiophonique. Interrogé à propos d'une mesure depuis longtemps discutée mais jamais entérinée, un invité s'exclame :

" Cette décision c'est la draisienne !".

Je trouve que c'est inspirant, nous pourrions imaginer une course en draisienne qui relierait Karlsruhe, ville de naissance de l'inventeur de la dite machine, à Arles ?

Je vais m'y pencher !

Enfin peut-être.

Disons qu'on en reparle demain.

Si j'ai le temps.

Et l'envie.

vendredi 15 novembre 2019

Il Grupetto

C'est un peu la honte pour un angevin d'avoir mis tant de temps à me rappeler l'existence de cette chanson de Les Thugs.



Two more miles and it's gonna stop
Now I have to follow the pace
Water! Water!
Two more miles and I'll reach the top
(Oh! I'm in the Giro
Oh! I give the tempo)
One more mile and I'm slowing down
The smallest gear is killing my legs
Water! Water!
One more… 
 
Les Thugs, Il Grupetto, Nineteen Something, 1997.

mercredi 13 novembre 2019

Raymond Poulidor



Raymond Poulidor
1936-2019




-Garanti sans retouches.

dimanche 10 novembre 2019

Ma vie dans les orties

Le cyclisme c'est du gâteau (au beurre).

En attendant Godot.

Plutôt crever.

Apprivoiser l'inévitable

Buggy-Woogie.

Rendez-vous êtres cernés.