lundi 17 février 2020

Simplissime

Le Monde diplomatique du mois contient un article sur Copenhague intitulé "Comment le vélo redessine la ville". J'espère qu'à la mairie et à "l'agglo" de ma ville il y a un numéro qui traîne (peut-être un abonnement "mutualisé" ?) parce que ces quelques minutes de lecture peuvent servir de boussole pour mener une politique cyclable cohérente, en particulier en ce qui concerne les infrastructures.

Au cas où le numéro du mois aurait été malencontreusement égaré, je mets en exergue un extrait fort simple mais pas appliqué par ici :


Voilà, on ne peut pas faire plaisir à tout le monde en matière de transports car l'espace étant compté il faut procéder à des arbitrages. C'est sûr qu'au début ça engendre du mécontentement de la part des certain-e-s automobilistes mais il ne faut pas désespérer car il peuvent se mettre à la marche, au vélo ou aux transports en commun.

dimanche 16 février 2020

50 cent

Les outils les plus onéreux ne sont pas de facto les plus aptes à remplir leur fonction. Je m'engage ici à en faire l'éclatante démonstration avec le démontage d'un bête (mais retors) capot de vis de pédalier :


Raté.

Nouvel outil, nouvelle tentative.

CQFD.

jeudi 13 février 2020

Louvoiements

Louvoiements,
11, 12, 13 juillet 2020,
3 jours de laisser-aller à vélo.



Je galérais à trouver un nom pour le moment vélocipédique que je viens ici vous proposer. Pour voir j'ai tapé « vélo tous chemins » sur un site d'anagrammes prisé des fans de Scrabble. Le résultat proposé utilisant le plus de lettres de mon expression est donc « Louvoiements ». Je trouve que ça convient bien : adopté. Après tout je ne suis pas à une approximation près.

Alors Louvoiements ce sera trois jours de vélo que d'aucun-e-s qualifieront de « gravel ». En clair, nous allons arpenter majoritairement des petites routes cabossées mais aussi les dessertes agricoles roulantes qui hument le fumier ainsi que les chemins de traverse qui sentent la noisette. Rien de bien extraordinaire d'un point de vue physique ou technique.

L'idée c'est aussi d'avoir beaucoup de temps disponible en dehors des sorties programmées ci-dessous, afin de pouvoir retourner faire un tour de vélo seul, lire, dormir, et toutes autres activités humaines essentielles mais non productives.

Le lieu de destination ne vous est pas dévoilé ici pour garder la saveur de la surprise.

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Demandez le programme :

Samedi 11 juillet :
Rdv sera donné tôt le matin pour un parcours d'environ 100 km au départ d'Angers. A effectuer en solo où en groupe en fonction de l'humeur et l'envie. L'arrivée se fera dans notre « base-vie » où tout le confort moderne nous attend : cuisine collective, dortoir, douches et toilettes, à proximité de tous commerces et tout le tralala.

Dimanche 12 juillet :
Boucle de 50 à 70 km à la découverte du coin, pas mal de dénivelé au programme, quelques portages, du cagnard et de la fraîcheur.

Lundi 13 juillet :
Pour celles et ceux que ça branche une « spéciale » individuelle chronométrée ainsi qu'une course de côtes le matin. Départ en toute fin d'après-midi pour un retour vers Angers à la belle étoile.

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Le vélo :

-Dans l'idéal, un « gravel » serait le plus approprié mais en pratique un vélo de route avec des pneus en section de 28 fera le job sans problèmes. A vrai dire n'importe quel vélo de route pourra le faire tant que vous acceptez l'idée de crever. Le gravel c'est plus un état d'esprit qu'un type de vélo, non ?

-Prévoyez un éclairage efficace ainsi qu'un gilet jaune pour le retour nocturne.

-Soyez autonome pour faire face à des pannes basiques, je ne vais pas transporter l'atelier dans mon sac à dos.


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Logistique :

-Au départ, un véhicule sera mis à disposition pour vos bagages pour que vous puissiez rouler léger. Grosso modo vous pouvez vous autoriser un bon sac à dos de voyage.

-L'Organisation avec un grand O se charge de l'essentiel (les pâtes et la sauce tomate) et du superflu (la bière et les cacahuètes). Il sera simplement demandé de participer à la cuisine et au ménage.

-La participation financière sera laissée à votre libre appréciation. On verra ça sur place.

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Inscription :

-Le nombre de place est limité à 15 personnes par jour. Possibilité de ne venir que pour une partie du week-end, dans ce cas me stipuler les dates.

-Si vous voulez vous inscrire envoyez-moi un mail à l'adresse de l'atelier : contact(nosp@m)latetedansleguidon.net avec vos
nom/prénom/adresse mail/n° de téléphone, mettez Louvoiements dans l'intitulé du mail.


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Les parcours :

-Vous pourrez télécharger les traces GPS des parcours quelques jours avant le départ. Des liens Openrunner seront également mis à disposition. Possibilité aussi de se laisser porter dans le sillage de ceux/celles qui savent !

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D'autres infos viendront en temps voulu !

Tant que j'y suis, je remercie tout de suite les quelques personnes qui
me filent un coup de main sur Louvoiements. Vous êtes mes loulous.

mardi 11 février 2020

La tête contre les murs

Voici un extrait d'article paru ce jour dans Le Courrier de l'Ouest à propos de la circulation à Angers et intitulé La circulation automobile se tend :

La multiplication des modes de déplacements alternatifs – vélos, trottinettes électriques et autres gyropodes – prisés des étudiants et encouragés par les pouvoirs publics contribue au sentiment d’insécurité, estime Noël Vigneron, président du groupement Allô Angers Taxi : « Ça déboule dans tous les sens. Faut être vachement vigilant, surtout en soirée sur le boulevard Foch où ça manque d’éclairage. C’est étonnant qu’il n’y ait pas plus de cartons » [...].

En tant que cycliste qui contribue au sentiment d'insécurité je n'ai pas de mots. Heureusement ce que cela m'évoque a déjà été couché sur un tableau :

jeudi 6 février 2020

Vaincre sans péril

Le palmarès des villes cyclables a été publié. Angers remporte la deuxième place dans la catégorie des villes de 100 à 200000 habitant.e.s :


À première vue cela semble satisfaisant mais le compte est loin d'être bon si on regarde l'estimation du "climat vélo" :


Il est qualifié de "moyennement favorable".

La première heure de stationnement gratuite pour les automobilistes a été une des premières mesures de la nouvelle équipe municipale en 2014. La mise en service d'une passerelle sur les voies de chemins de fer impraticable pour les cyclistes un des derniers actes de la même mandature. Un grand pas n'a pas été franchi ces six dernières années. Mais on s'en fout, on peut clamer sans rire qu'on est sur le podium (tout taisant qu'on pointe derrière le bon élève d'une classe composée de cancres).

À vaincre sans péril on triomphe sans gloire.

Le mieux est sans doute d'examiner par vous-mêmes tous les indicateurs de l'étude.





ps : Quant à Trélazé, on n'est pas loin du purgatoire cycliste.

Exquisse

Cette exquise esquisse a été piochée ici !

mardi 4 février 2020

La Purge

De retour sur les bancs de l'école. Je n'ai pas coincé la bulle.

Je chasse ce mauvais air. Sous perfusion je vois la vie en rose.

Il n'est pas de meilleur antiDOTe pour faire face à la gravité.

Surtout ne pas péter une durite :
l'insert argent dans la durite or, l'insert or dans la durite argent. Logique.
 
 
Voilà, j'imagine que la plupart d'entre-vous n'a rien compris à mes photos et commentaires. Voilà donc à quoi ressemble le langage des mécanos-vélos lorsqu'il veulent communiquer de manière cryptique. A défaut de me réformer là-dessus, c'est au moins la preuve que je me suis un peu re-formé. J'y reviendrai.

samedi 1 février 2020

Banc d'écolier

L'atelier sera fermé mardi 4 février, je participe à une formation d'hydraulique !

mercredi 29 janvier 2020

Libres d'obéir


Je partage avec vous quelques lignes bien senties sur un thème qui m'est cher : l'aliénation au travail. C'est extrait de Libres d'obéir un ouvrage d'histoire récemment publié qui revient notamment sur le parcours de Reinhard Höhn intellectuel et fonctionnaire nazi qui a réussi à retomber sur ses pattes sans encombres dans l'après-guerre en fondant un institut de formation florissant. Il a pu continuer à y développer et diffuser ses méthodes et sa théorie du management. Je recommande très chaudement cet ouvrage d'une grande densité de contenu mais très simple d'accès.

L'idéal, comme chez Rousseau déjà, se révélait être le travailleur indépendant — l'horloger ou le lapidaire jurassien, le producteur libre ou l'artiste, chantés par Proudhon, et chers à son compatriote Courbet, qui partageait ses idées. Ces auteurs et ces idées n'ont cessé d'inspirer des pratiques alternatives, des coopératives égalitaires aux reconversions rurales, en passant par les retrouvailles de cadres lassés par leur aliénation avec une activité artisanale enfin indépendante. Une Arcadie an-archique, délivrée de la subordination et du management, qui n'est pas un paradis pour autant. La réalité du travail, de l'effort à fournir, d'une certaine anxiété face au résultat, demeure, mais sans l'aliénation. [...] On se situe ici aux antipodes des structures, des idéaux et du monde de Reinhard Höhn, auquel on peut préférer Hegel : le travail humain, c'est le travail non aliéné, qui permet à l'esprit de se aliser et de se connaître par la production d'une chose (res) qui l'exprime et qui lui ressemble — pâtisserie ou bouture, livre ou objet manufacturé — et non cette activité qui réifie l'individu, le transforme en objet « ressource humaine », « facteur travail », « masse salariale » — voué au benchmarking, à l'entretien d'évaluation et à l'inévitable réunion Powerpoint.

Johann Chapoutot, Libres d'obéir, le management du nazisme à aujourd'hui, Nrf essais, 2020.

vendredi 24 janvier 2020

Course d'enclumes

Choisissez un kilomètre de route plate, un jour de grand vent avec au moins 100 km/h, mettez des cyclistes qui ne craignent pas le ridicule à égalité sur des bicyclettes néerlandaises et vous obtenez les ingrédients de la NK Tegenwindfietsen, à savoir le "Championnat néerlandais de cyclimse cyclisme en vent de face".




jeudi 23 janvier 2020

Retraite aux flambeaux

Ce jeudi, l'atelier ferme ses portes à 18h. Le personnel dans son ensemble et à l'unanimité a décidé de se joindre à la manifestation nocturne pour la défense des retraites.

Mais ce mot est probablement inutile puisque vous serez vous-même à la manif', non ?

lundi 20 janvier 2020

Épi voilà !


Encore une chronique d'un tour à vélo sous le soleil angevin ! Vous vous lassez ? Pas moi. Vous allez constater que je ressasse : la cartographie sous toutes ses formes, l'azur du ciel angevin, le ciment décrépi des chateaux d'eau du siècle passé, les bêtes crevées sur le bas-côté, la nature qui résiste aux assaut de la "civilisation" et ainsi de suite. Rien de neuf à l'ombre de mes névroses. Encore que vous n'aviez peut-être pas encore remarqué ma passion secrète pour les canards qui font craquer mon coeur plus sûrement qu'une portée de chatons ?

Encore un château d'eau qui mériterait d'être renommé château d'ondes tant il s'est diversifié en matière de distribution des flux.

La roue tourne (1).

J'apprends toujours sur le tas.

Le roseau a quitté la fange pour se faire une place au soleil.

 Alimentation de précision.

Précisément régulière.

La roue tourne (2) parfois si sauvagement qu'elle emporte tout sur son passage.

Cœur-cœur.

Épi voilà, faudra vous contenter de ça.

jeudi 16 janvier 2020

Blue Öyster Cult



Mon absence de maîtrise des logiciels de traitement de l'image est regrettable. L'incongruité de ce que je m'apprête à étaler sans vergogne aurait gagné à être résumée par un montage photographique.
Il y a quelques jours je me suis éveillé avec une bribe de rêve. Il ne me restait rien du déroulement et de l'ambiance générale de celui-ci. Tout ce que je pouvais en dire est qu'il se terminait en plan fixe sur une bourriche d'huitres siglée Shimano posée sur le sable d'une plage.

Comme il se doit, la bourriche était de bois clair avec, plus curieux, une grosse étiquette Shimano sanglée sur le couvercle. La charte graphique de l'équipementier était parfaitement respectée : beaucoup de bleu avec des touches de gris. Un peu comme ça :

Le lettrage ainsi que le logo étaient bien ceux de la marque nippone, je n'avais pas affaire à une contrefaçon ! J'avais bien sous mes yeux héberlués une bourriche d'huîtres Shimano !

Je suis parti au travail dans la foulée et j'ai mis ce rêve de côté sans y prêter plus d'attention. Le soir, j'ai eu une conversation où j'ai pu relater cette étrange image. La personne avec qui je marchais a affiché une mou dubitative et s'est lancée dans l'explication suivante :

-Hum, c'est peut-être parce que dernièrement les journaux on beaucoup parlé des huîtres qui avaient véhiculé le virus de la gastro… Et puis Shimano, tu aimes bien ? Ou c'est le symbole de ton travail peut-être ? Il te fait pas littéralement chier ton taf en ce moment ? Genre, tu vois rien qu'en parler ça te file la chiasse…

J'ai trouvé l'explication vaseuse mais la capacité à construire au débotté une thèse qui donne toutes les apparence de la cohérence m'a estomaqué, si je puis filer la comparaison gastro-entérologique.

Cahier décharge tenu

Suite à une erreur de manip' du gros bouffon qui tient ce blog le post susnommé a disparu dans les limbes d'internet... Ceci n'est donc qu'un message en sa mémoire avec la photo d'illustration du billet en question qui trainait encore dans la corbeille de mon ordi... Faites-vous des histoires.


mercredi 8 janvier 2020

Vite doucement


Le traditionnel brevet de 200 km proposé par les Randonneurs Cyclos de l'Anjou se déroulera le samedi 18 avril. C'est une première pour moi qu'il se tienne un samedi. Mes repères en sont tout chamboulés.

Il se profile doucement mais sûrement la proposition de former un groupe pour aider celles et ceux qui voudraient effectuer leur premier 200. L'idée serait d'y aller à l'économie mais sur un tempo régulier en profitant de la petite expérience de certains. Si vous êtes partant-e-s venez m'en toucher un mot !

mardi 7 janvier 2020

Boire et surtout trinquer

Un blog de vélo qui se respecte se doit de fournir régulièrement des gages de detestation de la bagnole. Je jette un "nouveau" pavé dans le pare-brise avec cette vieille video de Black Flag justement intitulée Drinking and Driving. Le parfait cocktail de soli fauchés sur fond de crash test dummies. Je vous laisse déguster.



Drink. Drink. Drink. Drink. Don't Think. Drive. Kill. Get drunk a lot. And work 40 hours a week. Spend half your time. Hung over, sick and weak. Make sure to tell yourself that this is cool. And make sure to tell yourself that you have no choice. And make sure to tell your friends that they drive you to it. And that you can quit anytime that you want, anytime. You can quit anytime that you want. You can quit anytime. You can quit anytime, anytime. Drink. Drink. Drink. Drink. Don't Think. Drive. Kill. Party down, party down. Drinkin' til you can't even see. ...In your car with your buddies. And wrap it around a tree. Make sure to tell yourself that this is cool. And make sure to tell yourself that you have no choice. And make sure to tell


vendredi 3 janvier 2020

mardi 31 décembre 2019

Amour et partage

En ces temps d'amour et de partage, il me semble que la vidéo de circonstances est celle-ci.

A l'année prochaine !

mercredi 25 décembre 2019

Faire sauter le lardon

Comme nombre d'ouvriers du Nottingham de l'après-guerre, Arthur Seaton travaille dans l'usine de bicyclettes Raleigh. Son travail plutôt bien payé n'a rien de cauchemardesque mais tient plutôt du purgatoire. Il y subi de mornes semaines dans la seule attente de la paie du vendredi, condition matérielle à l'explosion du samedi soir. En clair la Débauche règne après la débauche. Ce mélange explosif de beuverie et des coucherie n'est pas sans générer des problèmes épineux. En l'occurrence, il lui faut trouver une "recette" efficace pour aider sa maîtresse (mariée et mère de deux enfants) à se débarrasser en toute discrétion d'un "lardon" en devenir.


Mais Arthur était surtout absorbé par sa grosse préoccupation, qu'il n'arrivait plus à chasser et, comme il passaient devant l'auge-abreuvoir pour chevaux qui se trouve à côté de la Bourse du Travail, il éprouva une envie d'ivrogne de se coucher dedans pour s'y noyer. Mais il se mit à rire. Pas assez profond. Et puis, l'eau était trop froide. Et aussi, est-ce qu'Ada ne lui avait pas donné un bon tuyau ? Il espérait bien que ça marcherait et que ça le ferait sauter le lardon. Des bicyclettes de course du dernier modèle brillaient faiblement derrière la vitre d'un marchand de vélos, avec la silhouette confuse de sir Walter Raleigh faisant une majestueuse révérence au milieu de l'étalage.

L'exemplaire en ma possession est un prêt mais vous pouvez éventuellement passer commande aux libraires de Les Nuits Bleues qui font régulièrement des réassorts auprès de l'éditeur.


Samedi soir, dimanche matin, Alan Sillitoe, traduit de l'anglais par Henri Delgove, L'échappée, 2019.

lundi 23 décembre 2019

Bobo

Crise de rire matinale à la vue de cette photo d'un certain Boris J. à vélo.


samedi 21 décembre 2019

Greg a raison

Un ep de 1999 qui a toute sa place sur ce blog puisqu'il est intitulé Greg hates car culture.


dimanche 15 décembre 2019

Comparaison n'est pas raison


Comment dire ? J'apprends par voie de presse la création d'un nouvel événement angevin autour de la pratique du gravel. Comme on est à Angers, le nom est forcément en anglais de cuisine. Ici, nous ne sommes pas pouvu-e-s d'une patinoire, mais d'un Ice Parc, la "marque" de la ville c'est Angers Loire Valley, on a aussi une Connected Week, une Austin Week (c'est pas une semaine autour de "petite" bagnole, ça concerne la ville du Texas), il y a encore l'étiquette (pardon label) Angers French Tech. C'est donc la fête de l'anglais ronflant mais approximatif.

Il faut désormais compter avec Nature is Bike, un événement (ou un "event" si vous préférez) autour du gravel.

Sans polémiquer sur l'avantageux effet de com' pour une ville qui fait souvent le grand écart entre les discours et les pratiques, dès qu'on touche à la question du vélo en ville, la titraille de l'article ci-dessus atteint une sorte de point Godwin des modes de transport.

Il faut concéder que le gravel est une espèce de vélo de route qui aurait bien mangé à la cantine de l'atelier. Ses pneus sont joufflus et son allure plus massive que le cousin routier. Mais n'oublions pas que l'ensemble dépasse à peine la dizaine de kilos. A titre de comparaison, les SUVs Mercedes surpassent allègrement les 2 tonnes. Et puis, à ce jour je n'ai jamais aperçu le moindre gravel doté du bouclier idéaltypique, haut comme un enfant, des SUVs. Quant à la consommation d'un-e pilote gravel, la quantité de sucreries et autres sandouiches au Brie reste sensiblement identique aux autres pratiques. Le bilan carbone est stable (à moins de coller son gravel au cul d'un SUV pour se rendre à la sortie "nature").

L'article finit sur la citation suivante : « l’aventure commence au moment où l’on franchit le parapet de l’habitude », qui d'après mes rapides recherches revient à Sylvain Tesson, l'écrivain qui pour moi voyage tranquillement vers la droite extrême du paysage. Je souligne que je ne souhaite à personne de franchir à vélo "le parapet de l'habitude". Cela arrive parfois lors de descentes de col sur les grands tours et c'est dramatique pour le coureur. On va laisser ce genre de sport extrême à l'incapacité de franchissement des SUVs qui sont au vélo ce que la buse est au campagnol.

J'en profite pour annoncer que je proposerai moi aussi un event de biking avec un mix road/gravel pour le summertime 2020. Cela se passera sur 3 jours en juillet. Ce sera à prix libre avec un hébergement et des repas collectifs. Tout ça est en cours de calage et je reviendrai vite vers vous pour vous expliquer les modalités.

jeudi 12 décembre 2019

Débrayage un temps festif


Je vous préviens que l'ensemble du personnel de l'atelier, c'est à dire moi, a unanimement décidé de débrayer une grosse heure cet après-midi afin d'aller faire nombre à la manifestation pour les retraites.

Alors vous trouverez porte close grosso modo de 14h15 à 15h45.

Il faut vous attendre à d'autres pauses de ce genre dans les jours à venir.

Profitez-en aussi, c'est pas tous les jours que ce blog propose des éclatés du véhicule que le mécano aimerait éclater.

mardi 10 décembre 2019

Massacre sur le Tour de France


Mon correspondant de presse parisien me fait parvenir une photo d'un dévédé d'occasion aperçu en magasin. Malheureusement pour moi, il n'a pas eu la présence d'esprit de l'acheter. La jaquette est très évocatrice, on imagine tout de suite des têtes éclatées à coups de pédalier Campagnolo 52 dents ! Et puis l'accroche est magistrale : "Le maillot ne restera pas jaune très longtemps". Je ne trouve pas trace de ce monument dans les tréfonds d'internet, ma déception est immense. Aidez-moi.

dimanche 8 décembre 2019

Donc on y va.

Quand ils arrivèrent à l'entrée du Coliseum, Orvil se retourne vers Loother et lui demande s'il a le cadenas.
« C'est toujours toi qui le prends, dit Loother.
Je t'ai demandé de le prendre avant de partir. Je t'ai dit : "Loother, est-ce que tu peux prendre le cadenas, je ne veux pas qu'il abîme mon costume." Tu l'as vraiment pas pris ? Merde. Qu'est-ce qu'on va faire ? Je te l'ai demandé juste avant de sortir et tu m'as dit oui, je l'ai. Loother, tu m'as dit oui je l'ai.
— Je devais parler d'autre chose. »
Orvil dit « Bon » en soupirant et leur fait signe de le suivre. Ils planquent les vélos dans des buissons de l'autre côté du Coliseum.
« Grand-Mère va nous tuer si on se fait piquer nos vélos, dit Loney.
— Mais il est hors question qu'on y aille pas réplique Orvil. Donc on y va. »

C'est extrait d'un premier roman qui met les tripes à l'envers. Des pages pleines de la colère, du courage, de la tristesse et de la tension des destins croisés d'Indien-ne-s d'Oakland et d'ailleurs qui se rendent au pow-wow évoqué plus haut. L'écriture est parfois tellement sur le fil du rasoir que je me surprends les mains crispées sur les pages. Je ne l'ai pas encore terminé car il faut parfois du répit avant d'aller plus avant. Néanmoins, je ne peux que vous conseiller de vous le procurer.

Tommy Orange, Ici n'est plus ici, traduit de l'américain par Stéphane Roques, Albin Michel, 2019.

lundi 2 décembre 2019

Ne plus battre retraite


Inutile de me rendre visite jeudi 5 décembre, l'atelier sera fermé !

Comme beaucoup j'ai décidé de ne plus battre en retraite et de battre le pavé.





dimanche 1 décembre 2019

Entre deux eaux

Voici un bref résumé en images de notre escapade rituelle au Salon des Anges Vins.

 

Cette sortie m'a laissé songeur. Quand la route est sous 40 cm d'eau, peut-on encore parler de "cyclisme sur route" ? Je vous laisse réfléchir de votre côté, j'ai un vélo à vidanger.