lundi 4 juillet 2022

Nouvelles dégradations fascistes contre le « 21 »


Nouvelles dégradations des fascistes contre le « 21 » (Librairie Les Nuits Bleues et l’atelier de réparation de vélos La Tête dans le Guidon).
 
Dans la nuit du 02 au 03 juillet 2022, des membres de l’extrême droite locale s’en sont pris à notre lieu. Un lieu pour eux symbolique de ce qu’ils n’aiment pas, un lieu qu’ils détestent même.
 

Pourquoi ? Nous sommes un lieu avec une librairie qui diffuse une littérature ouvrière, des ouvrages de classes, de théories et/ou pratiques politiques et syndicales émancipatrices. Nous sommes concerné·es par les luttes du passé, du présent et de l’avenir. Engagé·es, nous pouvons intervenir dans les luttes féministes, écologistes, antiracistes et contre toutes les formes de totalitarisme (religieux, politiques…), à la recherche d’alternatives à la société capitaliste actuelle. Et puis, dans notre lieu, réparer des vélos, souvent à petit prix pour les plus précaires, est quelque chose qu’iels ne peuvent sans doute pas faire, ni même imaginer … Pensez donc, être attentif·ve à l’Autre en essayant de se faire respecter...

Pendant que les militant·es nationalistes, issu·es ou proches de l’Alvarium et de son prête-nom actuel le Rassemblement des Étudiants de Droite, soutiennent le dictateur de Syrie aux côtés de SOS Chrétiens d’Orient (accusé de complicité de crimes de guerre), nous, nous soutenons et informons sur les luttes contre Daech et le clan Assad.  Pendant que nous envoyons de l’argent aux syndicalistes et aux anti-autoritaires ukrainien·nes, eux·elles soutiennent des groupes nazis ukrainiens comme le montrent certaines communications de leur part, tout ça après avoir longtemps soutenu·es les nationalistes séparatistes pro-russes. Si la cohérence n’est pas leur fort ; la mythomanie, la violence, la stupidité sont une « Trinité » récurrente chez eux.

Nous sommes ce qu’ils·elles ne sont pas, comme nous le disions déjà voici pas mal de temps. Nous sommes des militant·es syndicalistes, politiques, sociaux·ales. En face ? Pour beaucoup  des rejetons de la bourgeoisie locale, de « grands » propriétaires fonciers et/ou immobiliers. Nous, nous nous battons pour une société libérée d’un tas de carcans moraux et/ou religieux, pour une société se basant sur la liberté de toutes et tous et dans le respect de tous et toutes ; nous aspirons à une société reposant sur l’égalité économique et sociale ou chacun·e pourrait produire et consommer en fonction de ses capacités et besoins. Eux ? Ils·elles ne rêvent que de liberté, mais pour eux·elles-mêmes. Ils·elles ne sont capable, à l’instar de leur « guide suprême », que de petites magouilles et de minables arnaques… Ils·elles veulent que tous et toutes travaillent mais qu’eux·elles seul·es en profitent. Ce sont des parasites sociaux. Et ces gens, en plus, se croient supérieurs en raison de leur foi, de leur couleur de peau, de leur naissance.

Malgré une justice plutôt complaisante à leur égard (alors qu’ils·elles réclament de la fermeté pour les pauvres, les exploité·es, les marginaux·ales...), il faudrait des pages et des pages pour relater leurs agressions morales et/ou physiques, leurs propos ignominieux et, leurs pourtant très rares condamnations qui en résultent.
Il faut dire qu’à Angers et dans le Maine-et-Loire, il existe une forme de « soft-power » d’extrême droite. Ils·elles ont des appuis affinitaires, familiaux, politiques non négligeables chez certains grands officiers réservistes (par exemple), chez certain·es grand bourgeois·es, chez certain·es politiques proche de Mr Béchu, dans les cercles anti-IVG, homophobes, intégristes et/ou séparatistes (les écoles privées hors contrat, largement financées par l’argent public ; des associations cultuelles comme SOS Calvaires, ...).
Forcément, tout cela aide à se sentir pousser des ailes, à se croire fort voire même espérer une forme d’immunité judiciaire (sauf quand ils·elles volent et dégradent une gendarmerie).

À plusieurs reprises au cours des dernières années, nous avons été victimes de "petites" tentatives d’incendies (sacs poubelles en feu contre ou devant notre devanture), au mépris de l’intégrité physique de nos voisin·es, d’inscriptions ou tags racistes et nazis (croix gammées et celtiques) ; de pose d’autocollants fascisant, de menace nominatives sur des murs d’Angers, etc. ; mais jamais nous n’avons plié (et jamais nous ne plierons !!). Parfois à certaines époques, comme ni la « justice », ni les forces de police ne s’attachaient à s’intéresser à notre sort, il fallut être clair sur les mesures de rétorsions qui arriveraient pour imposer un moment « d’accalmie » à notre égard. Oui, car si nous sommes pacifistes par nature, par tempérament ou par choix ; nous ne sommes pas de celles et ceux « qui tendent la joue gauche » après s’être pris un pain dans la joue droite. Nous prônons l’auto-défense en cas d’agression fasciste comme cela s’est produit à de nombreuses fois ces dernière semaines ou ces des derniers mois.

Mais pourquoi donc, ciblons nous, clairement des membres ou proche de l’extrême droite issus de l’Alvarium / R.E.D ?
Durant la semaine du 27 juin au 3 juillet, du vandalisme a été fait sur notre lieu. Mais comme tout un·e chacun·, nous savons que parfois les actes de personnes alcoolisées ne sont pas très cohérents. Mais quand même, deux fois dans la même semaine... Puis, ce samedi matin 02 juillet, nous pensons avoir vu un militant de cette mouvance venir faire un « repérage ». Et puis, tout simplement dans la nuit de samedi à dimanche, 3 olibrius se sont fait prendre, comme des bas-du-plafond qu’ils sont, par la police, tellement ils étaient occupés, par leur haine, à détruire notre devanture.

Qui nous fera croire que des militants actifs de l’Alvarium et du RED ont été arrêtés par hasard à proximité de notre local alors qu’ils ont été reconnus ? Certains, furent déjà  arrêtés pour violence dans le pseudo-squat de l’Alvarium rue Thiers ; déjà mêlés à de nombreuses violences sur fond de racisme, de haine, de nationalisme, de sexisme. Et c’est bien cette motivation politique de haine des gens prônant l’égalité, la liberté, la justice qui les ont conduit à s’en prendre à notre local.

Si nous n’attend(i)ons pas grand-chose d’une éventuelle dissolution de l’Alvarium ou d’un procès futur pour reconstitution de ligue dissoute par les gouvernements successifs, nous n’avons d’espoir que dans des luttes antifascistes et anti-capitalistes (ce système est générateur de misère) unitaires à l’image du Premier mai dernier et nous ne pouvons qu’espérer à la fin de l’apathie angevine emprunte de « douceur » mais uniquement pour les exploiteurs et les extrêmes-droites dans leurs variétés.

Haut les cœurs, les poings serrés pour la Justice, la Liberté et l’Égalité sociale ! 
 

 

jeudi 30 juin 2022

Le voyage au bout du jardin

Grâce au réseau serré de la "punk post" (nettement moins en déshérence que La Poste), des ami-e-s m'ont fait passer le récit en mots et en images de leur périple à vélo au fond de leur jardin. Car oui, il y a de la vie au delà du poulailler et du petit verger et trois jours suffiront à peine à entamer cette exploration qui fera date.

Le voyage au bout du jardin, sous titré polenta, framboisiers et confettis, c'est un bel objet, sérigraphié au dos de demis vieilles cartes routières (j'ai un exemplaire très local imprimé sur une carte de la région). Le tout est accompagné d'un carnet de voyage photocopié qui relate cette excursion avec des photos de bivouac, de la faune sauvage et autres découvertes, les illustrations accompagnent un texte sensible et philosophique.

Je vous laisse sur quelques photos de mon exemplaire. Peut-être en reste-t-il quelques exemplaires de disponibles à l'adresse suivante : xbikepunxx(nosp@m)gmx.fr





mardi 28 juin 2022

Au poil

J'avoue être parfois touché par la lassitude quand je dois convaincre des client-e-s de certaines évidences mécaniques. Comme par exemple ce pneu qui demande très clairement (depuis longtemps) à rejoindre la benne.
 
Si vous rechigner à changer des pneus en cet état, dites-vous bien que je ne peux alors pas m'empêcher d'imaginer l'état de vos chaussettes. Oui, c'est une sorte de jugement de valeur.

lundi 27 juin 2022

Bullshit (job)

Ouest-France publie aujourd'hui dans son édition angevine plusieurs articles autour de la sécurité routière, du point de vue de ceux qui ne se baladent pas dans une armure : cyclistes et piéton-ne-s notamment. Il y a un article qui est tout à fait lamentable mais ce n'est pas le fait du journaliste. Intitulé : "Comment rendre moins vulnérables et mieux le (sic) protéger les piétons", il se présente sous la forme d'un entretien avec le "coordinateur sécurité routière et adjoint au chef de service sécurité routière et gestion de crise de la préfecture de Maine-et-Loire".

 Et bien, avec un titre ronflant comme ça, moi le pauvre mécano spécialiste amateur en sécurité formé à l'ECPMU (Ecole du Comptoir de PMU) je m'attendais au moins à quelques mesures de bon sens : ralentir et diminuer la circulation automobile, renforcer la piétonisation, créer des zones de rencontre, etc. La base du discours convenu qui n'engage que celles et ceux qui croient aux promesses des technocrates et politiques. Et bien admirez la réponse du monsieur à la question :  "Comment mieux assurer leur protection ?" :


Oui, vous pouvez relire 1000 fois son laïus, pas un mot sur le superprédateur du piétons : l'automobile. Le premier responsable de la mort du piétons ? Bah, sa propre bêtise dirait-on ! Grosso mierdo : piéton.ne.s = lemmings.
 
J'imagine qu'avec une telle assurance, ce monsieur doit passer des journées bien peinard dans son bureau climatisé de la préfecture. Par contre, à blâmer les victimes la résolution des violences routières attendra encore un peu.
 
Pour finir sur une touche d'optimisme, j'invite le "coordinateur sécurité routière et adjoint au chef de service sécurité routière et gestion de crise de la préfecture de Maine-et-Loire" à faire un test en ligne pour savoir si son travail (parce que là on ne peut pas parler de "métier") ne serait pas un peu inutile pour faire fonctionner notre société humaine. Il me semble que les fonctions et le discours de monsieur cochent pas mal de cases.
 


jeudi 23 juin 2022

Et m...

 Le concert de Layland est annulé !

lundi 20 juin 2022

Alex Ratcharge n'aime pas tout le monde

J'avais parlé il y a peu du livre Raccourci vers nulle part d'Alex Ratcharge. Les zinzins de la librairie avec qui je partage notre local ont eu la bonne idée de l'inviter à Angers. Il présentera donc son travail et vous pourrez le harceler de question le jeudi 7 juillet, à 19h sous la forme d'un apéro-discussion.

jeudi 16 juin 2022

La routine

Il est pas 14h que j'ai déjà eu droit à ces deux réparations de fortune :



 Les deux sont des classiques qui ont fait preuve de leur inanité. La routine.


samedi 11 juin 2022

Layland, le groupe

On va avoir un début d'été agréablement chargé au "21" avec plusieurs soirées. Pour le moment cochez sur votre agenda la soirée du 2 juillet avec un concert de Leyland. Il ne s'agit pas de la marque de (mauvais) tracteurs, on parle bien d'un trio contrebasse, violon, guitare de (bonne) folk. Les seuls points communs du groupe avec les tracteurs c'est cette chouette sensation de gambader dans la verte campagne anglaise (la fatigue des tressautements d'un diesel poussif en moins).
 

 

Samedi 2 juillet, 20h30, 21 rue Maillé, prix libre !

mercredi 8 juin 2022

SON28, RR421db, blahblahblah

 Alors, entre autres petites choses, j'ai monté cette roue aujourd'hui, la présenter me permet un peu de réviser mon sabir de mécanicien :


-moyeu dynamo SON28 noir, axe de 12 mm, 32 trous, centerlock
-jante asymétrique 700C DT Swiss RR421db
-rayons DT Swiss Competition (2.0/1.8 mm) argent), croisés par 3.
-disque Shimano SM-RT64, 160 mm
-pneu Hutchinson Sector 32

Je vous passe les détails qui n'en sont pas : tête de rayons, fond de jante, chambre.

Ce fût un plaisir de monter ça dans la pénombre de l'atelier. J'espère qu'elle sera aussi agréable à rouler pour son propriétaire. Reste à rayonner la roue arrière.

vendredi 3 juin 2022

Hop là !

 Je viens de décider que ce samedi 04 juin, je ferme à 17h !

mardi 31 mai 2022

Le voyage au bout du jardin

Et hop, petite promo sauvage pour des soirées qui ont l'air sympatoches, excitantes et qui se passent dans le coin (en bas à droite sur la carte de France) !



lundi 30 mai 2022

Tête d'ampoule

Je ne sais plus d'où je tiens cette image mais, quoi qu'il en soit, je doute un peu de l'efficacité du propos publicitaire.
 

mercredi 25 mai 2022

Aïe Aya Aïe

Voilà une confusion tellement évidente que je l'attendais depuis un moment
 
Une cliente vient récupérer son vélo. Pour le retrouver plus vite je lui demande si elle peut m'en donner la marque. Elle marque un temps d'hésitation et se lance :
 
-"Aya quelque-chose", je me souviens plus très bien.
 
Je me suis empressé de lui rendre son VTC siglé de la marque de cycles de la chaîne Intersport : Nakamura.
 
Bon, ça c'est fait j'attends avec impatience la prochaine bévue !
 
J'en profite pour vous dire que l'atelier sera fermé à partir de ce soir et jusqu'au lundi 30 inclus parce que si, comme le dit Aya Nakamura, "j'ai cœur de pirate, toujours sur le chantier" j'ai quand même besoin d'une petite pause.

lundi 23 mai 2022

Avant que j'oublie

Je vous glisse un autre extrait de livre, dans un registre bien différent de ma proposition de lecture d'hier. Quoique. Là encore il s'agit d'un premier roman, là encore la mort y tient une place centrale (bon je reconnais que, depuis au moins L'Illiade, c'est une ficelle récurrente que la mort dans un roman) et là encore je me suis pris une claque. Je ne peux que remercier la personne chère qui me l'a offert et vous intimer l'ordre de vous le procurer.

"On est restés encore un peu comme ça tous ensemble en silence à regarder nos pieds, en mémoire de lui, puis j'ai été chercher une grande boîte à chaussures que j'ai garnie avec une écharpe douce. J'ai rangé tout le monde dedans, promis que je reconvoquerais le conseil ultérieurement, replié l'écharpe dessus, fermé la boîte, rangé la boîte dans le coffre. Ensuite, j'ai mis son chapeau, je suis montée sur un vélo et je suis partie faire un tour au bord de la Seine. Assise sur la berge en face de la tour Peugeot, en regardant passer, entre deux feuillages, l'eau lourde et mordorée du fleuve, j'ai dit un des haïkus qu'il n'avait pas désigné dans son herbier de fortune mais que j'avais retenu :
 
Je pense seulement
à mes parents
crépuscule d'automne
"
 
Anne Pauly, Avant que j'oublie, Verdier, 2019.

dimanche 22 mai 2022

D-Beat Generation

Au fond du trou à Berlin, Pierrot échoue dans un magasin gratuit en quête d'un vélo afin de pouvoir retrouver un semblant de vie sociale. À la sortie, une autre épave (à laquelle il manque une roue) l'accompagne désormais mais c'est lui qui la transporte. Je passe sur le fait que le narrateur s'exprime à la troisième personne, vous n'avez qu'à vous procurer ce très bon premier roman déglingo auprès de mes camarades de Les Nuits Bleues.


 

Il pesait une tonne. Son métal attaquait sans relâche les tibias du Squelette. Ce détritus à une roue, c'était notre pire idée depuis notre atterrissage à Berlin.


On l'a d'abord fait rouler guidon en l'air sur la roue arrière. On a ensuite tenté de le porter par dessus notre épaule, mais ça bousillait les vertèbres. On a donc essayé de le traîner dans la neige, avant de recommencer à le faire rouler sur une roue. On n'avait pas tant galéré depuis Montpellier, quand on effectuait des allers-retours en train pour ramener nos affaires de chez nos parents, avant de les disséminer au hasard des squats et de les perdre à jamais.


Les cinq premières minutes, on a tenté de positiver : trouver ce demi-vélo était notre première victoire berlinoise, et allait forcément déboucher sur plein d'autres. Dès le lendemain, on allait avoir une nouvelle mission : chercher une roue avant. Et ensuite, l'installer sur la bécane. On allait pouvoir se rendre n'importe où en ville, redevenir autonome, s'en servir pour dégoter un job.

Raccourci vers nulle part, Alex Ratcharge, Editions Tusitala, 2022.


ps : Mon jeu de mot en titre est cryptique pour une partie d'entre-vous, j'en conviens, mais me semble en adéquation avec le contenu du bouquin et la vie de son auteur. Je n'ai pas pu résister.

samedi 7 mai 2022

Solidarité sans frontières

La caisse de solidarité avec nos camarades d'Ukraine trône toujours sur le bar du "21", n'hésitez pas à venir y déposer votre obole.
 
Pour le moment, ce sont deux versements qui ont été faits, un de 340€ et il y a peu un second 320€. Au moment où j'écris ces mots elle contient un peu plus de 140€ en attente.
 
Tout l'argent est reversé à Operation Solidarity. Faites passer le mot !

mercredi 4 mai 2022

La roue n'entre pas dans une urne

 
De François Bégaudeau je ne connaissais que les paroles qu'il chantait au siècle dernier lorsqu'il jouait au sein des provocateurs punks de Zabriskie Point. L'ironie souvent hilarante (parfois gonflante) était sa spécialité et je ne suis pas donc pas surpris de la retrouver intacte dans ce petit opuscule qui traite du vote et dont je partage un extrait qui cause vite fait vélo. Plus loin il fait une analogie entre le RN et ce pauvre Pantani qui ne mérite pas d'être sali ainsi, alors vous comprendrez donc que mon choix se porte sur cet extrait.
 
Hélas, c'est souvent que je croise des gens étranges quoique majoritaires, qui tiennent le vote pour plus important que le barbecue. Et fustigent ceux qui ne souscriraient pas à ce prêche.

Si un non-votant passe non loin de la chaire, il ferait mieux de ne pas la ramener, sauf à s'exposer à l'anathème. Voter est un devoir, sermonne l'électeur prosélyte. Voter, des gens sont morts pour ça. Le vote est à la démocratie ce que la roue est au vélo. Le vote est un don du ciel. Le vote multiplie les pains. Le vote guérit l'arthrose.

François Bégaudeau, Comment s'occuper un dimanche d'élections, Editions Divergences, 2022.

 

dimanche 1 mai 2022

Joie de recevoir

 

Mon voisinage et mes ami-e-s me connaissent bien et savent à quel point j'aime avoir des bouquets à l'atelier. Si en plus c'est une fleur de circonstances je suis pas loin d'être le plus heureux des mécanos !

vendredi 29 avril 2022

Cacahuètes au soleil

Je viens à l'instant de décider que l'atelier sera fermé ce samedi 30 avril. Le 1er mai étant un dimanche je prends un peu d'avance. Et puis, quitte à être payé des cacahuètes, autant que je les déguste au soleil avec une boisson fraîche.

mardi 26 avril 2022

Rouler dans la boue, pas dans la fange

 

J'ai reçu un bref coup de fil aujourd'hui de En Route Vers Angers (vous me connaissez, par décence j'ai "anonymisé" le nom de cette agence en charge du rayonnement de notre ville).

-Bonjour, dans le cadre du festival gravel Nature Est Vélo (vous me connaissez, par décence j'ai "anonymisé" le nom de ce festival en charge du rayonnement de notre ville) nous recherchons des ateliers intéressés pour animer des stands de réparations sur une des courses... Gratuitement.

-Non.

-Comment ?

-Non, point. Au revoir.

J'ai pas argumenté mon refus tellement cette demande est indécente. C'est très sale de vouloir faire "rayonner" le vélo et cette ville est s'appuyant sur du travail gratuit. Si j'adore me rouler dans la boue je me respecte assez pour ne pas m'étaler dans la fange comme on me le demande.

Entretien express

C'est la veille du week-end, encore une demi-heure et je ferme l'atelier. Après un coup de ménage mon esprit n'est plus focalisé sur le travail et je regarde avec envie le soleil qui brille encore haut.

Un cycliste arrive:

-Bonjour, je pars bientôt en voyage et je voudrais faire réviser mon vélo.

Histoire d'avoir le plus d'éléments en main, je demande quand est prévu le départ.

-Demain matin.

Je lui ai donc montré la pompe à pieds et la burette d'huile en libre-service et je lui ai souhaité bon voyage et bonne chance.

lundi 25 avril 2022

Timbrés

En rangeant de vieux papiers à l'atelier je suis tombé sur cette planche de timbres à l'effigie de grands coureurs cyclistes. Elle a été émise en 2003 pour le centenaire du Tour.
 
Si elle intéresse un-e philathéliste je la cède volontiers parce que ma fainéantise pourrait vite me pousser à les employer pour envoyer du courrier...

mercredi 20 avril 2022

Défoncer les portes de la perception

Et merde ! Cela fait un bail que je me dit in peto que je ne dois pas oublier de faire un billet le 19 avril pour commémorer le "bicycle day". Et voilà que je loupe mon affaire comme si j'étais dans un état second. Cela ne tombe pas si mal parce que c'est de cela dont il s'agit après tout.

En effet, il ne faut pas confondre "bicycle day" et "world bicycle day". Le second célèbre la bicyclette et ses bienfaits chaque 3 juin, le premier est en hommage aux changements de perspectives offerts par le LSD. N'empêche que le vélo joue son petit rôle.

En 1938, le chercheur suisse Albert Hofmann réussi, avec d'autres scientifiques, à synthétiser le LSD. Evidemment, son but n'était pas de fabriquer un nouveau "moyen de transport" si vous me permettez l'analogie. Néanmoins, les effets d'une exposition involontaire à des composés volatils du diéthyllysergamide lui font soupçonner les effets psychotropes de sa découverte. Il franchit le pas le 19 avril 1943 et s'administre une petite quantité de LSD (250 microgrammes) peu avant d'enfourcher sa bécane et de rentrer chez lui à quatre kilomètres de là, accompagné d'un assistant car Hofmann a senti des inflexions de son état perceptif. Le trajet sera coloré, kaléidoscopique selon ses dires. Avec aussi pas mal de moment d'anxiété et l'impression parfois de devenir fou ou d'être empoisonné. Par exemple, il est persuadé que sa voisine est une sorcière qui lui veut du mal. A l'arrivée heureusement un docteur le rassurera sur son état et les effets se dissiperont rapidement.

Quoi qu'il en soit Albert Hofman devient le premier "psychonaute" officiel de l'histoire, même si cette allégation semble pour le moins fragile vue l'appétence de l'espèce humaine à se défoncer les portes de la perception.

Depuis, chaque 19 avril est célébré comme le "bicycle day". Et une illustration revient très souvent pour symboliser cet évènement. La voici déclinée sur une planche de "buvards" :

L'année dernière les gouttières angevines accueillaient d'ailleurs quelques autocollants de ce genre. Cela m'avait intrigué et poussé à effectuer ces quelques recherches superficielles et toutes théoriques.

jeudi 14 avril 2022

La maison ne fait pas crédibilité


Quelques petites infos éparpillées :
 
-L'atelier sera fermé ce samedi 16 avril pour faire le pont vers le lundi de Pâques !
 
-N'oubliez pas de venir ce lundi à 19h pour le concert de Seb and the Rhâââ Dicks

-La caisse de soutien à nos camarades ukrainien-ne-s est toujours présente sur le bar du "21". Un premier envoi de 340€ a été effectué il y a environ deux semaines. Un autre d'à peu près le même montant est imminent. On vous tiendra informé-e-s. 

-Ah oui, une dernière chose, je confirme que l'être humain est bien un animal. Après avoir longuement hiberné, le/la cycliste s'est réveillé en même temps que ses congénères. Alors que je me tournais les pouces je suis soudain submergé. Je vous distille un conseil pour ne pas passer pour des abruti-e-s. Ne me dites surtout pas que vous avez un "besoin urgent de votre vélo", que c'est votre "outil de travail", ou que sais-je encore d'apocalyptique si votre vélo est couvert de poussière, les pneus à plat et la selle couverte de chiures de pigeons. La crédibilité ça se travaille sinon vous passez pour une débilité à pattes.

mercredi 6 avril 2022

Pousse-bouton-et-mamie-dans-les-orties

Avant que tout ça ne tombe dans les limbes, je pose ici quelques clichés disparates pris lors de ma participation à une toute récente formation sur les nouveautés techniques du plus grand équipementier en pièces de vélos.
 
Je dois avouer que j'en suis revenu l'esprit tout chagriné. Il y a quelques années, les formations étaient l'occasion de mettre les mains dans le cambouis comme on dit. Même si le cambouis n'était pas de la partie, la mécanique était au rendez-vous. Cette fois, j'ai passé une journée à faire des diagnostics depuis un PC ou un smartphone, écrasant des firmwares et affinant des réglages à coup d'impulsions électriques. C'est impressionnant de technique mais dans une période où notre humanité se rapproche du mur à grande vitesse je suis (même pas) surpris que l'industrie du vélo n'a pas l'idée de lever le pied et de mettre en place des formes d'innovations à bas coût écologique.
 
J'ai beaucoup appris mais ce savoir tout neuf me semble paradoxalement déjà obsolète. Le vélo doit rester un objet technique ouvert et appropriable. Tout ce qui ne va pas dans ce sens ne fait qu'ajouter à la catastrophe écologique.
 
Pour être honnête je n'ai pas choisi ce métier pour rappeler à mes client-e-s de bien penser à faire la mise à jour de leur groupe tous les six mois. Je vais donc persister un peu à tracer mon chemin de mécano-vélo "à l'ancienne" parce que je sais que c'est le futur.
 
Cela ne va pas m'empêcher de continuer à me former sur les techniques actuelles, ma curiosité intellectuelle et mon envie d'apprendre ne sont pas émoussées. Et puis ça me rappelle l'arrivée des magnétoscospes VHS tous ces boutons et ces leds qui clignotent, hihihi.
 
C'est parti pour quelques images légendées.
 
 Tout ce qui est vert ne l'est pas où encore bike is the new golf.

Les hommes d'un côté, les femmes de l'autre,
les formations aussi sont genrées.

Je peux pas m'empêcher de penser que,
quand on mate des vidéos en cours, ça sent la fin de l'année.

J'ai quand même veillé à être un élément moteur de mon groupe.

C'est loin d'être aussi grave
mais j'accuse l'industrie du cycle de vouloir me transformer en électronicien.

lundi 4 avril 2022

Seb and the Rhâââ Dicks

 

Nous avons le plaisir de vous proposer un petit concert ! En éternelle galère de tournée nous venons à la rescousse de Seb and the Rhâââ Dicks ! Ce bonhomme à tout défaire proposera son bazar musical entre punk-pop ou pop-punk, c'est selon. 
 
On va essayer de faire vite fait une affiche mais réservez votre lundi 18 avril, rendez-vous au 21 rue Maillé à 19h !

vendredi 1 avril 2022

Rouler tue

Vous le savez sans doute déjà mais c'est un tel plaisir de ressasser l'obligation européenne, démarrant ce jour, qui consiste à sérigraphier tous les SUVs neufs de l'avertissement "Rouler tue".
 
Comme vous le constatez méthode est un simple copier-coller de l'habillage des paquets de cigarettes.
 

Si j'ai bien compris le texte de loi, cet habillage va aussi se durcir et comme pour les clopes, les SUVs vendus en 2025 seront "décorés" de photos d'accidents graves.
 
Espérons que cela contribue à décourager l'achat de ces véhicules.

jeudi 31 mars 2022

Fermeture à demi nistrative

 Attention, l'atelier sera fermé ce samedi 2 avril !

mardi 29 mars 2022

Pour chuter, suivez la flèche

Je pose ici deux photos prises au retour d'une balade il y a quelques semaines.


Je dois admettre qu'en premier lieu j'ai eu une réaction de mauvaise foi. J'ai encore mis ce genre de parcours du combattant-e sur le dos de la mairie d'Angers. J'ai même pesté quelque-chose entre mes dents contre l'équipe municipale. Mais rassurez-vous, je me suis repris car c'était bien trop gros pour être vrai.

Le parcours étant fléché, je me suis aussitôt rasséréné. Mais c'est bien sûr ! De toute évidence j'avais face à moi un petit tronçon du prochain festival gravel "Nature is bike" qui se tient fin juin ! Une belle organisation qui s'y prend tôt, un fléchage au poil, un parcours très technique : cette seconde édition promet ! Mes ami-e-s, quel régal de vivre dans une ville où le vélo est une passion partagée de manière aussi unanime et où toutes les pratiques cohabitent en bonne intelligence avec l'aide des pouvoirs publics !

mercredi 23 mars 2022

La réalité dépasse la fiction

Ce que les bouclards montrent sur les réseaux sociaux d'un démontage/entretien d'un vélo :

 

La réalité de l'atelier :



samedi 19 mars 2022

200

Je tiens à disposition à l'atelier quelques bulletins d'engagement pour les brevets de 200 et 300 km des Randonneurs Cyclos de l'Anjou. Pour ce que est du 200 vous avez jusqu'à la fin de la semaine prochaine pour passer en remplir un. Un envoi collectif sera fait dans la foulée.

lundi 14 mars 2022

Demi mondain

 

...


Réputation usurpée
 
Coussinets
 
Petite boucle

Manu not Human

Suisse, Monaco, je suis un demi mondain

Clair de Lune