samedi 18 mai 2019

Mécanique option gynécologie


Mes oreilles et celle d'un ami et témoin de passage viennent à nouveau de se faire malmener par un lapsus que je me garde bien de qualifier de révélateur.

Une dame passe à deux reprises devant l'atelier en marchant à côté de son vélo électriche. Au second passage je sors de l'atelier et vais vers elle. Je constate que son pneu arrière est crevé. Elle me dit chercher mes collègues de Sport-Eco. Hélas, ils ont récemment déménagé le magasin. Quant à moi, je protège mes vertèbres en refusant de manipuler les vélos à assistance électrique qui pèsent un âne mort.

Elle s'écrie néanmoins :
-Mais, pourtant, c'est rien du tout, c'est juste un problème de vulve !

Bien que fort gêné par cette soudaine promiscuité, je me suis empressé de rectifier. Il s'agissait plus probablement d'un problème de valve.

mercredi 15 mai 2019

A peu de choses près

Un trio passe à vélo près de moi et j'ai la chance de saisir une bribe de conversation :

X -C'est quoi en fait un "fixie" ?

Y répond. Je capte le mot "vélodrome" mais une voiture m'empêche d'entendre toute sa réponse. Heureusement X résume :

X -Ok, en gros c'est des vélos de route sur piste ?

Z -Oui, en fait les deux roues sont reliées !


mardi 14 mai 2019

samedi 11 mai 2019

Retour à Reims


Je me permets de partager un court extrait de ma lecture du moment :

En 1940, mon père avait 11 ans et , jusqu'à l'âge de 14 ou 15 ans, pendant tout le temps que dura l'Occapation, il lui fallut aller chercher de quoi nourrir sa famille dans les villages des environs. En toute saison, qu'il vente, qu'il pleuve ou qu'il neige. Dans le froid glacial de l'hiver champenois, il parcourait à vélo parfois jusqu'à 20 kilomètres pour se procurer des pommes de terre ou d'autres denrées. Il devait s'occuper de tout, ou presque, chez lui.

Didier Eribon, Retour à Reims, Champs Essais, 2009.

jeudi 9 mai 2019

Code du cycliste



Ma main toute dégueulasse (certes pas autant que mon clavier) tient un outil attendu qui, malgré son petit format, comble un grand vide. Les éditions Dalloz proposent désormais un Code du cycliste. Cet opuscule est une compilation qui pioche dans un large registre de textes législatifs et réglementaires traitant de la bicyclette. Le code de la route figure évidemment en bonne place mais vous y rencontrerez aussi des extraits du code pénal, du code des assurances, de celui du sport, etc. Même les prescriptions ayant trait au droit du cycliste salarié y sont recensées.

Il est divisé en deux parties : les obligations du cycliste suivies de ses droits. L'ensemble est le fruit du travail de recherche et de compilation d'un vice-président adjoint au tribunal de grande instance de Lille. Donc si la caution scientifique de Dalloz ne vous suffisait pas vous pouvez désormais foncer.

Le tout se clôt par des annexes forts utiles : index des textes cités, index alphabétique et table des matières. Cela rend l'information rapidement accessible. Enfin, la compréhension est facilitée par des encadrés de l'auteur qui résument et contextualisent les textes de manière pédagogique.


Il y a un avant-propos et une conclusion rédigées par l'auteur. Vous pouvez vous douter que le ton est très "citoyenniste", il n'y a pas le moindre appel à la subversion pour faire avancer le droit. Bien que très prudent, vues les libertées que je prends lorsque je circule, je crois bien que l'auteur pourrait faire un malaise s'il roulait à mes côtés.

Le format de l'ouvrage n'est pas pour rien dans son intérêt, il tient dans la poche et si vous vous sentez un âme de juriste, vous pourrez le transporter lors de toutes vos escapades. Mon pragmatisme personnel m'amène à plutôt continuer de garder cette place pour transporter des cacahuètes. Au moment des choix cornéliens chacun-e garde sa boussole. Le prix de l'ouvrage est de 4 euros et à l'heure où j'écris ces lignes il reste deux exemplaires chez mes ami-e-s libraires !

Ludovic Duprey, Code du cycliste, Dalloz, 2019.



dimanche 5 mai 2019

Sous-location

Un bon article sur Libération sur les sous-locations de comptes de livreurs sur les grands plateformes.

lundi 29 avril 2019

Faire sa fête au travail

Comme de coutume l'atelier sera fermé mercredi 1er mai. J'ai bien envie de faire sa fête au travail et pour ce faire une journée ne suffira pas, en conséquence l'atelier sera fermé jusqu'au mercredi 8 mai inclus.

dimanche 28 avril 2019

L'embarras du choix

Voici ci-dessus la couverture du dernier numéro de Vivre à Angers, le magazine édité par la ville.

Une collaboratrice anonyme m'a fait parvenir les accroches qui n'ont pas été retenues pour le bouclage. C'est bien dommage car cette ribambelle de sous-titres auraient apporté une touche de sincérité fort à propos. Je vous laisse vous forger votre opinion.



jeudi 25 avril 2019

Voyager Léger

La présence de la bicyclette paraît récurrente tout le long de l'œuvre picturale de Fernand Léger. Il me semble que ses personnages s'appuient souvent avec assurance sur cet outil familier d'émancipation.



Je vous laisse chercher les titres de ces deux peintures, quant à moi je continue mes recherches sur le bonhomme et sa production.

mardi 23 avril 2019

Tro Bro Léon


Durant beaucoup de mes péripéties à vélo arrive un moment où s'impose à moi la réflexion suivante : "Mais qu'est-ce que je fous ici ?". Il y a de nombreuses variations avec l'ajout d'adjectifs scatos et orduriers que je vous épargne.

Dimanche, je me suis levé j'ai rampé hors du lit à 5h00 du matin et cette ritournelle métaphysique s'est aussitôt installée en arrière-plan de toutes mes pensées. Elle était présente quand en chemin, armé de mon épave motorisée, j'ai abrégé l'existence d'une bestiole qui n'avait pas demandé à participer à mon entreprise de mortification vélocipédique. La rengaine tournait quand je me suis égaré au laid milieu d'une zone industrielle brestoise. Elle me titillait encore quand au moment de retirer mon dossard j'ai eu l'impression d'être au Leclerc du coin un jour de promo sur le Nutella ou à la porte d'un Apple Store le jour de sortie d'un nouvel I phone*.

C'est donc assez vacillant quant à la pertinence de mon engagement que je me faufile, avec quelques amis retrouvés, sur place dans le sas de départ du Tro Bro Léon. Traduisez : Tour du Pays de Léon. J'ai donc honoré de ma présence toute roturière la randonnée "cyclo" de cette épreuve qu'on qualifie parfois un poil abusivement de "petite soeur" de Paris-Roubaix. Au départ de Lanillis dans le Finistère, il s'agit d'une course qui parcoure le pays des Abers en alternant routes goudronnées et ribinoù ces sentiers de desserte agricole caillouteux. Au programme nous nous contenterons de 112 km sans classement, dont 30 km de sentiers répartis en 16 ribins. Le lundi les pros vont enchaîner 200 km dans le sillage poussiéreux des véhicules d'encadrement.

L'organisateur qui nous expose les formalités d'usage, réussit l'exploit de me détendre. Tout cela avec une simple consigne pleine de bon sens. Une remarque brillante comme le tracteur John Deere en exposition sur le talus d'à côté. Afin d'éviter de dangereux regroupements sur la route, le départ est donné par groupe de 20 toutes les deux minutes. Il nous explique doctement que "si un groupe en rattrape un autre, il faut le laisser passer parce que ça veut dire que c'est un groupe qui va plus vite." J'aurais aimé disposer d'un schema car il y a sans doute une finesse qui m'a échappée.

Autre raison de se décontracter, notre peloton comptait un invité de marque qui avait brillé au firmament du cyclisme "augmenté" des années 90. Nous avions donc la certitude qu'aucun contrôle anti-dopage ne serait tenu. Ouf de soulagement général dans un peloton parfaitement au fait de la piètre qualité de l'eau dans cette région et qui par prophylaxie avait amené la pharmacopée adéquate*.

Notre groupe s'élance dans une lumière encore pâle, la journée s'annonce radieuse bien que venteuse. Le premier ribinoù passe comme une lettre à la poste (celle d'avant la privatisation). Le paysage est d'une rusticité aussi vivifiante que le lisier fraîchement épandu dans les champs alentours. J'adore, ça me rappelle mon enfance. Il règne une sorte d'allégresse. Le rythme est  optimiste, les pancartes des communes avec pour préfixe "Plou", "Ker" et pour suffixe "nec", "ben" et "ven" sont aprement disputées.

Le parcours parfaitement fléché est relativement cassant. Les courtes montées du massif armoricain sont aussi rugueuses que son granit. Les ribins s'enchaînent et il n'est par rare d'y dépasser deux ou trois cyclistes affairés à réparer une crevaison. Moi qui ne suis pas un grand technicien, je prends un grand plaisir à chercher la trace la plus rapide dans ces chemins roulants et bien entretenus. La traversée pulvérulente d'un champ d'éoliennes entre bruit des pales et circulation des ombres restera un moment de griserie.

Evidemment j'ai eu des passages à vide. En milieu de parcours une pancarte invitant à une chasse aux œufs à failli avoir raison de ma motivation. Je me serais volontiers damné pour quelques oeufs au kirsch arrachés avidement des mains tremblantes des enfants. Une épiphanie alcoolisé à Pâques, ça aurait de la gueule ! Mais je me ressaisis, j'ai beau être un mécréant je sais que, même si nous sommes en Bretagne, l'alcool n'est plus distribué avec autant de largesse aux bambins. Tout du moins en public. Qui plus est, le kirsch est plutôt une spécialité alsacienne si je ne me trompe, et cela réduit encore mes chances de connaître l'extase. Il ne me restait plus qu'à pédaler assez fort pour sécréter ma propre drogue.

Le parcours devient franchement grandiose durant quelques kilomètres quand nous roulons auprès d'une mer d'une couleur que seul-e-s les non-daltoniens peuvent caractériser. Le vent est puissant mais je ne baisse pas la tête, je reste le regard vissé sur la ligne des vagues.

Je garde aussi la tête droite parce que nous sommes gratifiés d'applaudissements distillés par quelques groupes d'habitant-e-s. C'est assez notable et déstabilisant pour qu'à chaque fois je me fende d'un merci. J'ai un peu honte, j'envisage de m'arrêter pour expliquer qu'ils/elles se trompent, aujourd'hui ce sont les clampins, les pros ne passeront que le lendemain.

Comme de coutume nous dégotons un rade pour faire le plein de caféine, embaumer les client-e-s de notre merveilleux fumet de gibier de potence (1 pouce 1 1/8*) et glaner une barre chocolatée contrevenant aux règles basiques de la diététique sportive. Plus loin un ravitaillement est proposé par l'organisation et lorsque non l'atteignons j'ai l'impression que le plus dur est fait et que je peux me laisser aller à une débauche (d'énergie) dont je suis peu coutumier. De fait, je parcoure les dernières bornes à l'amour-propre. Comme chacun sait il n'est pas assez conséquent pour m'emmener haut mais suffisant pour tracer nerveusement 20 bornes dans la poussière sans la mordre. Mon rythme est inconstant et je fais du yoyo avec d'autres cyclistes mais je mets un point d'honneur à finir fort et vidé. Cela fait longtemps que je ne me suis senti en si grande forme sur un biclou ! Le dernier ribins bardé de ganivelles à l'approche de l'arrivée est un pur plaisir : défoncé, sinueux et paradoxalement très roulant. Je le savoure en l'engloutissant et franchi la ligne d'arrivée quelques minutes plus tard.

En bref, le Tro Bro Léon consiste à se mettre dans la fourrure de ce chat qu'on caresse, qui ronronne abandonné à des mains expertes et qui soudainement griffe avant de se relâcher comme si de rien n'était. Mon cyclisme revient décidément toujours à cet inséparable mélange de douleur et de plaisir.

Toutes blagues à part j'ai passé un excellent moment et je remercie vivement l'organisation et les gens avec qui j'ai pu pédaler et papoter en route ! J'ai une petite pensée pour la cycliste qui me disait en début de parcours n'avoir jamais dépassé 80 km sur la route jusqu'à ce jour et qui avait perdu son binôme. J'espère que tout s'est bien passé. Bravo à tou-te-s !


Notes :

* En fonction de votre classe sociale voyez ce qui vous parle le plus. sachez néanmoins que je suis plus enclin à la commisération envers les dépendant-e-s à l'huile de palme.

*Bon, ok, là je débloque un peu, j'ai pas pu m'empêcher, toutes mes excuses.

*Voilà, ça c'est une blague cycliste pourrie que je n'ai pas la force d'expliquer aux novices, encore toutes mes excuses.







mercredi 17 avril 2019

Nid honte, nid remords


Un client m'a amené son vélo crevé. Il m'a expliqué s'être pris un "cul-de-poule".

Faites gaffe où vous mettez vos roues, c'est un coup à avoir le croupion et bréchet.

jeudi 11 avril 2019

Trieur de vélos

Je suis perdu. Alors qu'il y a une semaine mon ordinateur m'annonçait que j'étais comme lui fait de silice et de plastique, voilà que, lors d'une autre altercation interaction avec le site d'un fournisseur, est apparu le captcha ci-dessous.
Si la logique habituelle est respectée, réussir cette épreuve atteste que je ne suis pas un robot. Et bien, j'ai réussi haut la main ! Suis-je de retour parmi le êtres de chair et de sang ? Si oui, permettez-moi en bon nouveau-né de commencer par exprimer un cri de plainte. Je passe mes journées à retaper des vélos alors ça me déglingue de filer un coup de main à Google le soir pour faire le tri dans ses banques de photos. Surtout que le but inavoué est probablement de gaver d'images une Inintelligence Artificielle à peine capable de faire la différence entre une épave roulante et une machine de rêve. Je réclame une juste rétribution pour ce travail non seulement dissimulé mais aussi dégradant ! Ok Google ?

lundi 8 avril 2019

Corporatisme


Pour votre gouverne, et pour que vous sachiez où passe une infime partie de votre argent, sachez que je suis désormais adhérent à l'Association des Artisans du Cycle. Sous ce nom énigmatique qui évoque une mafia déguisée en syndicat de routiers du temps de la Prohibition se cache l'association qui, entre autres choses, organise le "Concours de Machines". Cette année il se déroulera lors du Paris-Brest-Paris.

Pour le moment, j'avoue adhérer "pour voir" et par pur corporatisme.



Note : Pour illustrer mon activité sur le site, j'avais proposé la photo ci-dessus du défunt Shaminoo/Shaminou (orthographe jamais vraiment tranchée de son vivant). A mon grand dam, d'autres photos ont été mises en exergue sur le site, pourtant elle était bien plus représentative de l'état d'esprit qui m'anime au jour le jour.

vendredi 5 avril 2019

Transpub


Des nouvelles de "Fée du vélo" qui est à l'origine de la proposition rallier Nevers à Angers à vélo pour fêter les 5 ans de son atelier :

Il nous reste 1 mois pour préparer la Transpub #1!
Rien à vendre, rien à acheter, mais 333km à partager!
5 années dans ma petite boutique de cycles! 5 années d'aventure pure que je célébrerai avec vous tous-tes! 27 inscrits-tes sur FB et quelques uns-es qui m'ont contacté. Pas d'engagement ni de carton d'invitation, j'aime penser qu'on puisse se rassembler autour d'une même passion sans que j'ai à dérouler le tapis rouge! Une trentaine pas plus! A votre guise désormais si vous voulez gonfler le peloton, mais inutile de me prévenir de votre venue.
ATTENTION, l'organisation dépend de vous tous alors souhaitons nous que tout se passe BIEN !

Programme du 3 mai 2019 :
La boutique FDV sera ouverte donc possibilité d'arriver sur place dès 14h.
17h projection films et collations
FrenchDivide + Concours de Machines 2018
18h repos
19h repas à organiser ensemble sur place ou pas.
21h repos
23h direction le PUB
00h01 dépar

La trace vous sera fournie autour du 15 avril, elle sera dispo sur le site Fée du vélo. Elle passera par les gares de Bourges, Vierzon et Tours pour ceux qui ne souhaitent pas faire la totalité du parcours.
Penser à un hébergement à Angers et à votre retour.



Fée du Vélo Magasin de Vélos
200 - le vélo de route autrement
@atelierlatetedansleguidon Angers

mardi 2 avril 2019

Machine et machin

Aujourd'hui j'ai voulu poser une question à un de mes fournisseurs. Pour ce faire il m'a fallu passer par un des ces inévitables formulaires avec un choix de catégories qui ne colle jamais à la demande. J'ai rédigé ma question et j'ai cliqué pour envoyer ma bribe de pensée dans les tréfonds d'internet.

La page web a buggé quelques secondes.

Et soudain est apparu ça :

Une machine venait de m'annoncer que j'étais, par exemple, un clébard particulièrement habile en informatique, ou bien un arbre télépathe ou, plus probablement, une autre machine. En tous cas, vu le laconisme de l'annonce, certainement pas un être humain.

Mon petit cœur ou mon disque dur, je ne sais plus trop bien, est brisé. Le résultat est le même, je n'ai même pas posé ma question.


lundi 1 avril 2019

Allez ouste, Bamboost !

Après dix années d'activité vient le temps de me lancer dans de nouveaux projets. Je n'abandonne pas l'atelier mais cela fait un moment que je caresse l'espoir de lancer ma propre marque de vélos.

N'étant qu'un piètre soudeur et ne disposant que d'un espace pour le moins restreint, une production de cadres classiques était vouée à l'échec. Qui plus est, l'urgence climatique est telle que mon projet devait s'appuyer sur des ressources facilement disponibles et renouvelables.

C'est pourquoi aujourd'hui je lance ma marque de cycles en bambous à monter soi-même : Bamboost !

Bamboost c'est un kit comprenant un sachet de graines de bambous, juste ce qu'il faut de colle époxy et surtout un plan de montage simple et précis validé par plusieurs cadreurs professionnels.

Avec Bamboost, vous semez votre vélo en avril, vous le récoltez l'année qui suit ! De votre jardinière qui moisit sur votre balcon vous pouvez produire un magnifique vélo qui vous emmenera aussi bien au coin de la rue qu'au bout du monde !

Ce magnifique kit arrivera dans votre boîte à lettres pour la modique somme de 99€ ce qui en fait sans conteste le vélo au meilleur rapport qualité/prix du marché. Ceci est une offre de lancement car nos semences sont en conversion vers le bio et le packaging est encore à l'étude. Une fois la certification obtenue il est probable que nous augmentions légèrement le prix en le doublant. Qui plus est cette proposition est premium car encore confidentielle : le site de la marque est lui aussi en gestation.

Pour le moment les commandes se font donc directement auprès de l'atelier et le premier lot est limité à 300 exemplaires, alors faites vite et n'oubliez pas de préciser la taille de cadre désirée !

Allez ouste, Bamboost !


samedi 30 mars 2019

Pédali-Pédala-Pédalo

Merci à Yann d'avoir exhumé ce titre qui brille au firmament du patrimoine de la chanson française.


jeudi 28 mars 2019

Paysage immobile


Chacun son métier. Je répare les vélos, d'autres les corps (et l'esprit en même temps parce que c'est difficilement dissociable). Merci pour cet autocollant de l'atelier bien en vu sur un "vélo" au sein de ce cabinet de kiné, je le considère comme une forme de publicité subliminale.

jeudi 21 mars 2019

Crotte de mouche contre tas de fumier

J'ai récemment été démarché par une grande entreprise (marque serait plus juste) qui, entre-autres, fait de la livraison de bouffe à vélo. Pour ne pas la citer, son nom fait penser à une marque de margarine pour chasseurs. La proposition était de servir de petite plateforme logistique à leurs employé-e-s prestataires de service.

Je ne vais pas vous surprendre, j'ai refusé. Mon explication sera brève. J'ai pas envie d'être du côté du bourreau alors que je pâtis déjà indirectement des conditions de travail que Bébert* impose à ses coursiers-e-s. Accepter aurait aussi inévitablement fait sourdre en moi un sentiment de dédoublement de personnalité assez inconfortable.

Et puis, en tant que crotte de mouche (à l'échelle économique), ça fait drôlement du bien de dire non à un des plus gros tas de fumier en compétition. Le pouvoir de dire "non" est incroyablement plus rémunérateur que de se laisser passer la laisse au cou pour quelques centaines d'euros par mois. Je m'en délecte encore.





*Le nom a été changé pour préserver son "anonymat".

mercredi 20 mars 2019

Bim !

Attention, l'atelier sera fermé ce samedi 23 mars !

mercredi 13 mars 2019

LBD

Vue l'urgence climatique et la nécessité à réduire l'impact de nos déplacements ;
Vue le nombre intolérable de violences policières qui, à mon humble avis, relèvent plus du système que du "dérapage" ou de la "bavure ;

Je propose d'équiper massivement les forces de l'ordre de ce pays avec La Bicyclette de Défense plus souvent abrégée en LBD.


Parfois, pour prendre un peu de hauteur il faut savoir se faire petit. Avec ses roulettes c'est l'équilibre parfait entre préservation des libertés publiques et modération des coûts. Un outil indispensable pour une vraie police de proximité.

dimanche 10 mars 2019

Je n'aurai jamais cru

Voilà, l'atelier a officiellement dix ans ! En guise de discours sur le bilan et les perspectives je vous propose une nature morte dont l'analyse de la charge symbolique, soigneusement pesée par votre obligé (mais pas serviteur, nuance), vous revient entièrement.






Merci à certain-e-s du fond du cœur, merci à d'autres du fond de leurs poches (parfois percées), merci à celles et ceux qui me laissent régulièrement profiter de leur aspiration et de leur inspiration.

mercredi 6 mars 2019

La meilleure attaque c'est la défense


Celui qui possède un métier est comme celui qui possède un château-fort.
Proverbe berbère.

Je suis bien d'accord mais c'est pas parce que je découvre que je suis propriétaire d'un petit château que pour autant Stéphane Bern ou Stéphanie de Monaco sont bienvenus à l'atelier, ok ?

lundi 4 mars 2019

Tête de Maure

La psychologie automobiliste ne cesse de me surprendre par son côté enfantin. Cet article du Courrier de l'Ouest semble confirmer une rumeur quant à la prolifération des voitures immatriculées en Corse : elle évite aux propriétaires "d'être importunés au volant".

Avec un raisonnement réducteur de cet acabit, j'imagine qu'une voiture immatriculée en Gironde fait passer pour un-e expert-e en pinard, que la plaque des Côtes d'Armor exprime la défiance envers les forces de l'ordre et que celle du Rhône suggère une forte libido.

J'en déduis surtout que beaucoup de conducteurs/rices du Maine-et-Loire sont paranoïaques et mythomanes. Cette hypothèse ne rassure pas beaucoup le cycliste que je suis.

samedi 2 mars 2019

Encore une réception chez l'ambassadeur


Vous êtes convié-e-s au "21", samedi 9 mars à partir de 19h pour boire un coup ! Si vous savez pourquoi vous saurez quoi dire, sinon je vous émanciperai et je vous paierai un verre. Voilà un deal win-win ! A samedi.

mercredi 27 février 2019

Sens des valeurs

À la lecture du titre de cet article de presse, j'ai immédiatement compris que notre civilisation avait frôlé la catastrophe. Ce gamin a fait preuve d'un sang froid à toute épreuve. Imaginez la honte et le choc si son dévolu s'était porté sur un autre rayon. Auriez-vous pu soutenir la lecture des titres suivants ? :

-Enfermé dans un Decathlon après la fermeture, un ado de quinze ans s'amuse avec des bâtons de marche nordique.

-Enfermé dans un Decathlon après la fermeture, un ado de quinze ans improvise un défilé de mode des tenues de chasse Solognac.

-Enfermé dans un Decathlon après la fermeture, un ado de quinze ans monte une tente 2 secondes pour se coucher de bonne heure. 

Je vous passe le détour régressif par le rayon trotinette. La réaction de cet adolescent est l'éclatante démonstration qu'il y a encore une jeunesse insouciante et heureuse dans ce pays croulant. Qu'il en soit remercié.

vendredi 22 février 2019

Genoux écorchés


Quand j'étais petit, je chargeais mes frondes de loppi, des scories noires, des restes d'activité sidérurgique de l'âge étrusque qui ressemblaient à des morceaux de charbon consumés et vitrifiés, probablement travaillés dans les simples fours à fusion découverts par les archéologues dans les champs entourant l'agglomération. J'ai aussi participé, juste derrière chez moi, à des courses de cross à bicyclette sur des collines noires de loppi, les seules qui avaient survécu à une nouvelle refonte durant la Seconde Guerre mondiale, quand on avait besoin d'acier, même de mauvaise qualité, pour la guerre et les bombes. Sur ces loppi, vitrifiés et donc coupants, et sur cette terre brune, de provenance industrielle extrêmement nocive bien qu'elle soit classée inerte , les pneus de ma bicyclette blanche, puis ceux du nouveau vélo, engin de cross orange, furent lacérés plus d'une fois. Et mes genoux aussi s'y blessèrent.

Ceci est extrait d'un ouvrage d'Alberto Prunetti. Il retrace la vie de son père, Renato, soudeur itinérant au sein de l'industrie pétro-chimique de l'Italie d'après-guerre. C'est la (trop) banale histoire d'un père qui travaille dans des conditions de travail périlleuses et toxiques et qui sera victime de l'amiante. Sachant qu'un ouvrier dispose d'une espérance de vie moindre de 13 ans par rapport à un cadre, personne ne sera surpris d'apprendre que Renato n'a guère pu jouir de sa retraite. En contrechamp, l'auteur évoque bien sûr la culture d'une classe ouvrière qui passe elle aussi rapidement du sommet de sa force à la découverte de la précarité. Ce livre est un témoignage touchant d'une époque révolue très proche mais qui par bien des aspects pourra nous sembler déjà lointaine. Je doute ainsi que beaucoup d'enfants, en France ou en Italie, disposent aujourd'hui d'une liberté totale d'aller et venir hors de tout contrôle parental.

Ce livre est poignant et a la classe (ouvrière) d'un Putain d'usine de Jean-Pierre Levaray ou d'Ouvrière d'usine de Sylviane Rosière.

Il reste un exemplaire sur les étagères de mes collègues libraires !

Amianto, une histoire ouvrière, Alberto Prunetti, trad. Serge Quadruppani, éditions Agone, 2019.

vendredi 15 février 2019

Montplaisir d'apprendre

Il y a une vélo-école pour les adultes à Montplaisir. Elle est destinée à celles et ceux qui dédirent apprendre ou se perfectionner. Cet atelier est gratuit et hebdomadaire. Il se tient tous les mardis (hors vacances scolaires) au gymnase de l'école Voltaire, rue Morvan.

Si cette initiative vous intéresse adressez vous à la Maison Pour Tous, rue de l'Ecriture !

dimanche 10 février 2019

Yeah, yeah, yeah !


Hey ! Le fantôme des Pixies plane encore sur la pop. Yeah, yeah yeah ! Ladidadida !

Nemo, Bicycle called love

?? in the sky now, pretty soon
My baby's on a cloud now, pretty soon
Hear the news is taking off now pretty soonJoin us on a bicycle ladididada
Yeah yeah yeah
Yeah yeah yeah

Nothing grows under a dark and yellow moon
And nothing grows in the twilight of your room
I've seen you looking in the wrong place again again
But join us on a bicycle called ladidadida
Bicycle called love yeah yeah yeah
On a bicycle called love yeah yeah yeah

There's something wrong with your pale and yellow skin
There's something wrong with the trouble you're in
I've seen you looking in the wrong place again again
But join us on a bicycle called ladidadida
Bicycle called love yeah yeah yeah
On a bicycle called love yeah yeah yeah
On a bicycle called love yeah yeah yeah
On a bicycle called love yeah yeah yeah
On a bicycle called love yeah yeah yeah
On a bicycle called love yeah yeah yeah

Hey!

mardi 5 février 2019

Uber's meat

De ma petite place de mécanicien-vélo, ça me déglingue de plus en plus de voir "Delivrez-Nous", "Uber's Meat" et autres géants sous perfusion boursière contribuer à l'émergence d'un nouveau prolétariat urbain. Il fut un temps où on parlait de "bras-nus" pour évoquer les manoeuvres employés à la tâche, ajoutons-y désormais les "mollets-nus"



Il va de soi que, si des coursier-e-s cherchait un local pour tenir une information syndicale, je mettrai à disposition (avec l'accord préalable des autres membres du "21") notre local.

Toutes mes pensées vont à la famille, aux ami-e-s et aux collègues de Franck Page.

lundi 4 février 2019

dimanche 3 février 2019

(Presque) Jamais-Colères

Dans les années 90, des zinzin-e-s ont rallié en radeau, par La Loire, les Donald's Pub de Nevers et d'Angers (via celui de Tours). C'était une idée généreuse et foutraque (et un poil dangereuse quand on voit le radeau en photo).

Pour fêter les 5 ans de son atelier Fée du Vélo situé à Nevers, Swanee remet le couvert. Cette fois-ci la Transpub sera fera à vélo avec une spécificité monovitesse/pignon fixe. Le tout est avec un coup de patte du magazine 200 dont elle est une des chroniqueuses. Comme le Donald's est à deux pintes pas de mon propre atelier je suis aussi dans le coup.
 
Enfin, j'assume pleinement la mauvaise qualité du jeu de mot qui sert de titre à ce billet.

vendredi 1 février 2019

jeudi 24 janvier 2019

Vivre en danger

J'ai faillé m'étrangler à la lecture de l'article ci-dessous du dernier numéro de Vivre à Angers.


C'est en particulier un extrait sorti de la gorge d'un élu qui a failli boucher la mienne :

Notre objectif est d'augmenter la part modale du vélo de 5%, voire davantage, d'ici à 2027. Cela n'a l'air de rien, mais à l'échelle d'un territoire aussi vaste que le nôtre, c'est beaucoup, et nous pouvons nous satisfaire de ne pas partir de rien.

Mazette, une augmentation "de 5%" ! Mais c'est complètement maboul ! Dans un petit encart sur la même page il est annoncé que la part modale du vélo sur la métropole était de 3,1% en 2012. Le cave que je suis en mathématiques sait malgré tout se servir des fonctions les plus simples de sa caltoche et j'ai effectué quelques opérations. En plus d'un mal de crâne, mes recherches m'ont amené les résultats suivants : 5% de 3,1% est égal à 0,155%.

Si j'ai donc bien lu l'énoncé de M. Dupré, vice-président aux mobilités, l'objectif de part modale est donc fixé à 3,225% pour 2027. Grotesque ou minable ? Les deux.

Je n'ai pas exactement la même analyse que ce monsieur, et je me permets de reformuler sa litanie comme suit :

Notre objectif est d'augmenter la part minable du vélo de 5%, voire davantage, d'ici à 2027. C'est rien, et à l'échelle d'un territoire aussi vaste que le nôtre, ça represente que dalle, et nous allons donc nous satisfaire de partir de rien et d'y rester.

C'est plus adéquat et relativement factuel. J'en profite aussi pour abonder dans le sens de notre élu qui rappelle qu'Angers Loire Métropole est tellement "vaste" qu'évidemment la comparaison ne peut être tenue en terme d'objectifs qu'avec des villes comme mettons Strasbourg, Amsterdam, Berlin, Portland ou Copenhague. En somme de villes qui ont, elles aussi, des efforts à produire en terme de développement du vélo.

Enfin si cette annonce relevait par hasard d'une erreur de transcription et que l'objectif  était d'atteindre une part modale du vélo de 5% (et non une augmentation de 5%), sachez que cela ne me satisfait guère plus et je propose la mise à jour suivante :

Notre objectif est d'augmenter la part minable du vélo à 5%, voire davantage, d'ici à 2027. Ce n'est rien, surtout à l'échelle d'un enjeu vaste que le dérèglement climatique, c'est ridicule mais d'ici là vous aurez oublié mon discours, non ?.

C'est vrai qu'une augmentation de 1,9% étalée sur 8 ans relève d'une telle audace ! C'est à peu près aussi aventureux que de profiter de la fermeture d'une station-service en centre-ville pour la transformer en parking. Le tout en un temps record de 12 ans.

Si une place se libère au sein d'Angers Loire Métropole pour faire des multiplications et des divisions, je postule de suite. Mon niveau en mathématiques était médiocre mais au dessus de la moyenne jusqu'en 4ème. Ce n'est qu'après que j'ai décroché. Je me sens donc parfaitement apte. J'ajoute que je dispose d'une calculatrice Texas Instruments en parfait état (j'ai changé les piles il y a deux ans) avec pleins de fonctions que je ne maîtrise pas encore mais qui ouvrent des horizons tout à fait inconnus si elles sont mises au service de la communauté urbaine.

En septembre dernier était lancé un Plan vélo national depuis Angers. J'avais déjà évoqué ce qui ressemble plus à un plan com' qu'à une réelle volonté politique. Toujours est-il qu'à Angers nous héritons d'un planplan-vélo voire un planplan-cucul-vélo.


Sources : Vivre à Angers, février-mars 2019, n°421, p. 17.

dimanche 20 janvier 2019

Encore et toujours l’extrême droite !

Une nouvelle tentative d'incendie au « 21 » contre La Tête dans le Guidon et la librairie sociale et associative Les Nuits Bleues

Certain-e-s politicien-ne-s au pouvoir, complaisamment relayé-e-s par des éditorialistes médiatiques, crient à la convergence de certaines luttes entre l’extrême-droite et l’extrême-gauche ; entre fascistes et antifascistes ; et ainsi, essayent de cacher leur duplicité, leur incompétence et ainsi de faire dévier des luttes en cours.

Nous ne pouvons que les rassurer.

Il n’en est rien.

À Angers les camps sont toujours bien tranchés. Nous ne savons pas ailleurs (même si nous nous en doutons !), mais ici, les « fascistes » sont toujours des « fascistes » et les militant-e-s progressistes, radicales et radicaux, révolutionnaires sont toujours des militant-e-s qui brandissent fièrement les idées internationalistes, de justice sociale, de féminisme, d’écologie...

Le « 21 » n'est qu'un lieu parmi d'autres à Angers qui sont autant porteurs de ces idées.

L'extrême-droite après avoir tourné sa haine plus spécifiquement vers L'Étincelle pendant quelques temps semble de nouveau vouloir plus régulièrement se retourner contre nous, contre « le 21 ».

Au vu de qui est attaqué à Angers (personnes, locaux) par les militants nationalistes, nous ne pouvons que supputer sur ce qui doit énerver « notre » extrême-droite locale :

-c'est que nous oeuvrons de notre mieux à promouvoir l'égalité hommes-femmes et plus largement à en finir avec la domination masculine et les inégalités de genres.

-c’est que des personnes possédant par le hasard de la naissance la nationalité française (ou pas d’ailleurs !) se sentent solidaires des gens européens ou extra-européens et tentent de s’attaquer aux injustices que les migrant-e-s subissent ;

-c’est que des gens ne possédant pas la même pigmentation de peau s’entendent et s’apprécient ;

-c’est que des athées, des agnostiques puissent critiquer les religions, toutes les religions, et toutes les sectes sans en cibler une en particulier ; mais qu’au nom de la laïcité nous puissions militer avec des gens qui sont croyants mais pas sectaires ;

-c’est que les militant-e-s angevin-e-s du « 21 » soutiennent parfois par différents moyens les luttes diverses et variées menées dans d’autres pays, y compris financièrement. Dans les différents lieux cités, vous ne trouverez pas chez nous de militant-e-s proches de dictateurs. Nous pensons à l'affiche de soutien à Saddam Hussein ; aux nationalistes français qui s’en vont soutenir Bachar en Syrie ou font des tags de soutien à ce tueur de masse sur les murs municipaux d'une maison de quartier ; à ceux qui vont régulièrement « travailler » avec des militants nationalistes français expatriés -colonialistes ?- au Maroc ; aux adorateurs de groupes nazis ukrainiens, etc. Au contraire même, nous, nous revendiquons fièrement d'avoir collecté de l'argent pour les kurdes qui luttaient contre daesh et son fanatisme religieux tout en mettant en place une société basée sur la justice...

-c’est qu’au « 21 » par exemple, financièrement, nous ne dépendons de personne mais de toutes et tous ! Notre Solidarité, notre Entr’aide sont des forces que les nervis ne peuvent abattre. Chez nous pas de fils à papa pour filer un bout de terrain pour créer un pseudo-jardin communautaire (entendre dans le contexte local : blanc et catholique) ; pas de petites combines pour créer un local en louant, via un prête-nom, à un propriétaire complaisant …

Nous pourrions lister beaucoup d'autres raisons qui font que nos camps, sont irrémédiablement en lutte contre ses « Torquemada » en herbe.

Vous l'avez compris, vous le saviez déjà, rien ne peut nous rapprocher, tout nous oppose. Nous sommes ce qu'ils ne sont pas ! Ils sont intolérants, racistes, pour beaucoup proches des réseaux catholiques intégristes ou traditionalistes, bourgeois, sexistes. Ils soutiennent ou sont nostalgiques des pires ordures que sont les dictateurs.

Cela faisait bien un mois ou deux que l’on avait rien subi. Dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 janvier 2019, l’extrême-droite a tenté de s’attaquer à notre local. « Le 21 » a déjà subi une tentative d'incendie voilà peu, que nous avions mis sur le dos des ivresses de rues. Nous avions eu par le passé des tags racistes, des sigles d'extrême-droite, des plaques arrachées, etc. Dans la nuit de jeudi, c'est la plaque de nos horaires qui a été volée - ça doit faire un joli dessous de table pour leurs beuveries - et la plaque de notre local qui en a fait les frais.

Mais c'est bien minime par rapport à la tentative d'incendie. Le pire, le comble de la stupidité et de la débilité, c'est que si le feu avait pris, au-dessus il y a des habitant-e-s. Certain-e-s d'entre-nous au « 21 » sont des professionnel-le-s du secours mais le sens commun voudrait que tout le monde le sache : les incendies la nuit sont toujours bien plus meurtriers. Visiblement le « sens commun » n'est pas leur fort.

Dans leur imaginaire obscurantiste, notre local qui regroupe un atelier de réparation de vélo, une tisanerie et une librairie sociale (syndicalisme, luttes sociales, migration, internationalisme, gestion ouvrière, histoire, etc. et des livres d'information sur les groupes d'extrême-droite) ne peut sans doute mériter mieux que le bûcher.

Si cela a fonctionné avec la mairie, en brûlant à plusieurs reprises le symbolique « arbre de la laïcité », cela ne fonctionnera pas avec nous. Pour nous les mots Liberté, Égalité, Fraternité ; ne sont pas là juste pour faire joli sur les frontons des mairies ; nous y croyons. Il existe mille et une façon de lutter pour.

Chacun-e individuellement ; chaque groupe et organisation politique, associative, syndicale, affinitaire, etc. peut bien sûr reprendre notre communiqué, le diffuser tel quel de façon large ou limitée, à ses adhérent-e-s ou membres ; simplement mentionner le fait de ce qui s'est passé. Les camarades, les compagnon-e-s, les « citoyen-ne-s » qui ne supportent pas les idées d'extrême-droite doivent garder en tête que si l'extrême droite radicale sous son apparence la plus débile n'est qu'un épiphénomène, elle existe. Elle n'est que la partie la plus tapageuse de toutes les idées « nationalistes » de repli qui se faufilent insidieusement et toujours plus dans notre société.

On en profite pour vous rappeler, que « le 21 » est ouvert tous les jours du mardi au samedi ; que vous pouvez y venir boire un café, un thé ou une tisane produite par la coopérative ouvrière Scop-ti « 1336 » ; venir acheter ou commander un livre ; participer à la cagnotte en ligne pour la librairie


https://www.helloasso.com/associations/les-nuits-bleues/formulaires/1/widget


À bientôt au « 21 », dans les rues, dans les luttes
pour résister et se battre pour la Justice, l'Égalité, les Libertés de toutes et tous !

Les Nuits Bleues, La Tête dans le Guidon, La Tisanerie du « 21 ».

samedi 19 janvier 2019

C'est fermé !

Pour diverses raisons sur lesquelles nous reviendrons très vite ici le "21" sera fermé ce samedi 19 janvier.

A mardi !

mercredi 16 janvier 2019

BàV aux lèvres

Le premier congrès des "Boites à vélo" se tiendra à Angers les 18 et 19 janvier prochains dans les locaux de la CCI, le but est d'échanger sur la réalité de terrain de ces entreprises en vue de constituer une association nationale. Ce sont près de 150 entreprises qui seront representées.

Plus d'infos ici :