dimanche 14 juillet 2019

Le shift

Une belle leçon de disruption musicalo-commerciale appuyée par une vidéo haletante. Je sais que l'accent et le patois du sud de la Loire sont obscurs mais la mondialisation et la modernité font des ravages par là-bas aussi, il faut le savoir.




jeudi 11 juillet 2019

Je suis venu vous dire que je m'en vais

...en vacances (et vos sanglots n'y pourront rien changer).

Fermeture de l'atelier à partir du 13 juillet au soir/Réouverture le vendredi 16 août.

lundi 8 juillet 2019

Destroyer über alles

Là où commence Le Dôme du Tonnerre tout finit.




Le monde des cyclistes se divise en deux groupes bien distincts. En ce dimanche d'été ces deux familles que tout sépare vivaient chacune leur grand rassemblement annuel. Celles et ceux qui regardent par dessus leur épaule ont mornement pédalé parmi les vignes, en groupes rachitiques et épars, créatures livides nostalgiques d'une madeleine qui sentait le prout. Une recherche qui n'était que temps perdu.

Celles et ceux qui sont le carburant d'un futur qui n'en aura pas se sont affronté-e-s sans répit jusqu'à ce que l'Elu s'extirpe des cris et du sang : Destroyer.

Destroyer est une légende vivante du Dôme du Tonnerre. Guerrier de la première heure, il a longtemps patienté avant de pouvoir monter sur la plus haute marche du podium. En demi-finale, face à un Jean-Marc Brutus au sommet de son art, il était largement mené et un nouvel échec se profilait. Mais une brusque attaque de face a destabilisé son adversaire et a renversé le cours de l'histoire.

La finale face à Grraou, panthère nomade rugissante, dont la prise favorite reste le "Grand Ecart Facial Forcé" s'annonçait rude pour notre héros local (enfin après La Toupie trop tôt éliminée du concours mais qui aura soulevé des salves d'applaudissements qui résonnent encore) peu connu pour sa souplesse.

Après un affrontement plein de vice et de sévices, Destroyer dénouait les gorges de l'Assemblée. Sa maestria a réduit Grraou à l'état de chaton ronronnant. (Mode chauvin dégueu on) Le trophée restait à Angers. Ni les catalan-e-s, venu-e-s en nombre, ni les néo-croates, encore moins les poitevino-mayennais-es n'allaient ternir le lustre d'un trophée qui n'a jamais quitté les terres qui l'ont vu naître (Mode chauvin dégueu off).

Parmi les autres évènement marquants du Tournoi Intergalactique 2019, l'absence incompréhensible du tenant du titre. Ce dernier s'est contenté d'un furtif passage dans les bureaux de La Fédération afin de remettre son trophée acquis en 2011. Il a expliqué son forfait par la "volonté de laisser la place aux nouvelles générations". Les cadres présent-e-s lui ont rappelé la devise du Dôme du Tonnerre : Deux entrent (dans l'arène), un seul sort. Être champion-ne du Dôme n'est pas une question d'âge. Destroyer l'a prouvé et les plus jeunes concurrent-e-s reposent désormais pour la plupart en paix. Espérons que pour la prochaine remise en jeu du titre personne ne fuira ses responsabilités.

La Fédération tient à remercier l'ensemble des concurrent-e-s. Tou-te-s n'ont pas brillé au firmament mais si certain-e-s s'entraînent plus dur (quelques stages en altitude seraient bienvenus, le cardio laissait à désirer) et s'appuient mieux sur les fondamentaux de la discipline (La Fédération invite tout le monde à s'inspirer librement du style de La Toupie) un avenir radieux s'ouvre à eux/elles.

Enfin, La Fédération me fait parvenir un communiqué qui expose une durcissement d'un aspect du réglement trop peu respecté hier. Le voici.

"Réunie en Congrès ce matin, la Fédération Intergalactique du Dôme du Tonnerre a statué comme suit :  Il a toujours été entendu que, pour des raisons de praticité, les participant-e-s peuvent arriver au point de rendez-vous sans leur costume. Néanmoins, des sanctions pourront à l'avenir s'appliquer si aucune des joutes n'est effectuée sans le costume requis".

Il va sans dire que Destroyer (et beaucoup d'autres) est dans la ligne de mire de la Commission Costume, lui qui est venu en "civil". Cela n'enlève rien à la victoire mais les plus traditionnalistes ont assez mal vécu d'être mis devant le fait accompli.

Je ne m'étendrai pas plus (je l'ai fait hier de tout mon long) et je laisse quelques animations et photos vous donner un arrière-goût des âpres combats qui ont mené Destroyer au firmament de sa carrière.

 Les plus grands spectacles ont toujours besoin d'un peu de figuration, La Douleur Angevine et Bill Tcherneau en sont la preuve vivante.

The Rainbow of Carnage et Grraou, le style et l'efficacité.

Ne vous fiez pas à cette image, Pedator, aura fait pschiit face à Grraou, à force de faire des ronds dans l'eau il sera vite rebaptisé Pédalo.

La Toupie s'occupe des poubelles pour le plus grand confort de la communauté.

Et même s'il n'est pas nappé de son costume il fait table rase et envoit la jeunesse se faire pendre ailleurs.
 

 via GIPHY
Grraou "pète en deux" (pardonnez la violence de son propos que je ne fais que rapporter) Carbone, sous les yeux effarés du néo-pro Le Postier de la 8.6.


Avec l'échancrure sexy de son armure Rainbow a fait tourner toutes les têtes.


Garder le contact avec sa monture mais se garder de toucher le sol, voilà tout l'art du Dôme.

Destroyer au nirvana. Grraou ne rentre pas tout à fait bredouille des courses. Jean-Marc Brutus malgré sa troisième place devient la coqueluche de Rihanna.



ps : Je m'excuse de ne pas pouvoir ici mettre des photos de tou-te-s les concurrent-e-s, alors permettez-moi de les lister brièvement et de les remercier : Le Postier de la 8.6, Poussin Coup, Destroyer, La Crève, El Condor, Jean-Marc Brutus, Breda Far-West, Dédé Railleur, Grraou, La Toupie, La Douleur Angevine, Carbone, Pedator, Le Gitan, Bill Tcherneau, Rainbow of Carnage.

Gloire à leurs courbatures.



jeudi 4 juillet 2019

Vu dans le camping-car

Si le documentaire est à la hauteur de sa bande-annonce, il va falloir ajouter "La Grand-messe" à la liste des monuments du cyclisme !

mercredi 3 juillet 2019

mardi 2 juillet 2019

SUrVivre en milieu urbain

Le site d'information Les Jours se lance dans une série d'articles autour de la prolifération dans nos villes des SUV (Sport Utility Vehicules), vous savez, ces berlines qui ont pris des amphétamines pour se déguiser en 4*4.

Le deuxième épisode intitulé SUV, un danger ambulant est tout à fait éclairant. Il revient sur une intuition que les piéton-nne-s et les cyclistes ont forcément à l'esprit lorsqu'ils/elles se trouve à proximité de ces gros tas de ferraille. Avec leurs calandres hautes et très verticales, on se dit qu'en cas d'impact, ce sera un peu comme se faire ramasser par une lame de bulldozer... Il semble que cette intuition soit juste :

Cet engouement pour des véhicules très protecteurs pour ses passagers, mais anxiogènes et dangereux pour les usager-e-s les plus faibles de l'espace-public, semble symptomatique d'un mode de pensée fort égoïste. On ne va pas faire comme si on découvrait que l'automobiliste qui sommeille en nous était un grand philanthrope mais il y a une sorte d'exacerbation des conflits d'usages de la rue qui questionne.


dimanche 30 juin 2019

Demi fin du monde


Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par le glaive, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre.
 
En conformité avec La Révélation de Jeanjean le Zinzin, deux des (normalement quatre) montures des Cavalier-e-s sont prêtes à ravager nos contrées. Il s'agit de "Blême" porteuse de Mort et de "Rouge" porteuse de Guerre.

Après des années passées à ruminer au fond d'une cave, ils reviennent sous nos cieux plombés, parés pour le Dôme du Tonnerre.

Pour information la Fédération Intergalactique du Dôme du Tonnerre est à la recherche d'offrandes sous forme de vélos pour enfants identiques à ceux en photos, c'est à dire avec des roues aux dimensions 600A. Tout autre taille de roues sera refusée, n'essayez même pas. La fédération n'accepte que les vélos roulants où avec de très menues réparations à effectuer parce que "ça va bien de passer sa semaine à réparer des tas de boue si en plus il faut y passer ses congés !".

A bientôt dans l'arène.

mercredi 26 juin 2019

AlterTour2019


Cette année, le tour à vélo participatif à la rencontre des alternatives, autrement dit l'AlterTour prend son départ depuis Angers !

lundi 24 juin 2019

Le chêne et les deux glands

Ce premier dimanche d'été était propice à la réalisation d'une visite de courtoisie préparée de longue date mais toujours repoussée. Levé aux aurores, je suis parti en bonne compagnie mais avec la boule au ventre de ceux qui attendent trop d'une rencontre fantasmée. Petit retour chaotique en images.

Comme il se doit notre équipage et notre accoutrement de cyclistes attirent toujours un public interloqué et un peu vache.

 Lire hier, aujourd'hui lierre.

Estafête de la musique

Celui-là, plus on l'invoque; plus on le bétonne. Terreur de (F)rance.

Vue la chaleur, nous avons entamé une recension exhaustive des bars. Si certains nous ont littéralement demandé de débarrasser le plancher, d'autres comme celui-ci nous ont accueilli à bras ouverts.

Après un passage à gué déniché par mon compagnon de route et l'ascension d'un sentier caillouteux, celui que ne venions voir s'exhibe de tout son toupet.

Le chêne de Pouzay, sur la commune de Béceleuf en Deux-Sèvres a réussi à se frayer un chemin vers la lumière en poussant au centre d'un pigeonnier du XVIIème siècle. On peut penser que, suite à l'abolition des privilèges seigneuriaux, le pigeonnier est tombé en ruine. Une fois sa toiture effondrée, l'arbre a pu croître et filer vers la lumière pour transformer un milieu plutôt hostile en armure protectrice.

De l'intérieur la vue est magnifique. Le plus fascinant est le bruissement des feuilles très légèrement amplifié par l'édifice qui filtre les sons extérieurs. L'arbre a autour de 150 ans et semble en pleine forme. Son fût est droit, ses proportions équilibrées. Je suis amoureux.

Pour ce qui est de l'absence de bruit cela reste relatif car mes congénères peuvent être plus volubiles que les 3000 et quelques volatiles qui étaient accueillis dans le bâtiment.

J'ai d'ailleurs été fort surpris de constater que les pigeons jouissaient d'un habitat personnel nominatif. Un bel exemple d'organisation.


Ravis, nous avons repris la route et le retour a été un subtil mélange de rugosité, de sauvagerie, de culture, et des grands espaces. Les cyclistes sont des poètes.

Ce sont aussi parfois des lampistes qui prétextent la moindre futilité pour glander (hum) quelques minutes.

Mais avec la promesse de partager une frite au bercail, rien ni personne ne peut les arrêter sur le chemin du retour.


jeudi 20 juin 2019

Aspirateur à vélos

La revue de presse en ligne Actuvélo met en avant un bref mais efficace article de Frédéric Héran sur le trafic automobile "induit" et son phénomène opposé d'"évaporation". La conclusion montre de manière éclairante qu'il est possible de réduire énormément le trafic à long terme avec le levier d'objectifs à court terme très mesurés.

Mais bon, pour que les rues de nos villes deviennent des aspirateurs à vélos et piéton-ne-s, il faut un truc qui s'appelle la volonté politique.

lundi 17 juin 2019

Carbone 14


Je ne sais pas pourquoi mais en ce moment, je ne lis que des bouquins désuets et au discours obsolète. Ces derniers jours, je me suis laissé allé à la lecture du "Que sais-je" sobrement intitulé Le Cyclisme. Paru en 1980, vous comprendrez que depuis pas mal d'EPO d'eau a coulé dans les veines sous les ponts. Par exemple, vous ne lirez pas une ligne sur le vétété. Il y a donc quelques passages forts croustillants en matière de prospective et je voulais partager celui-ci au sujet d'un matériau aujourd'hui laconiquement nommé "carbone" :

Aux Etats-Unis, des cadres en fibres de graphite fin agglomérées sont commercialisées depuis 1973. Des constructeurs suisses ont utilisé un matériau analogue pour des vélos de poursuite "revolutionnaires" testés lors des Championnats du Monde à Munich, en 1978. Cette expérience peu concluante connaîtra vraisemblablement des améliorations techniques que l'avenir permettra de juger objectivement.

Je vous laisse car j'attaque les pages consacrées aux "futures" gloires du cyclisme et il semblerait que les auteurs fondent quelques grands espoirs en Bernard Hinault...

Le Cyclisme, A. Noret et R. Thomas, Que-sais-je ?, 1980.




ps : Oui, l'ouvrage est présenté dans un moule à tarte. Vous en déduirez ce que vous voulez quant à la pratique du cyclisme.

dimanche 9 juin 2019

Pan-pan, vroum-vroum

L'après-midi s'écoule paisiblement, je me suis attelé à la lecture de l'opuscule consacré à "La Bande à Bonnot", dans une collection destinée à l'édification des masses intitulée "Le Crime ne paie pas". Cette série du début des années 1970 se présente comme une concurrente directe de la "Télévision" (bon courage, mais au moins toutes ces majuscules prouvent que la maison d'édition prend sa mission et son adversaire au sérieux). L'idée est de présenter une "reconstitution visuelle" animée par "un constant souci d'exactitude historique". Traduction : un truc accrocheur et facile à lire, une sorte de roman-bédé pour affrayer (un peu) les bambins sous la couette ou pour égayer l'attente en gare de Vierzon des permissionaires regagnant leur lointaine caserne. Quoi de plus adéquat pour appâter le chaland en ouverture de collection que l'épopée des bandits tragiques de l'anarchie ? A parcourir la liste des titres parus où à paraître je ne décèle une sérieuse concurrence que dans "Le Vampire de Dusseldorf" qui m'intrigue par le mystère qui l'entoure de ce côté du Rhin.

Si la bande à Bonnot est connue pour son usage criminel et précurseur de l'automobile, la bicyclette n'est heureusement pas absente ce qui me permet de partager le fruit de mon oisiveté.

Près d'Asnières, sur la route de Saint-Denis, deux agents et un inspecteur voient passer cette voiture [...]. Mais comment la poursuivraient-ils ? Ils n'ont que des bicyclettes.
L'homme, très jeune, imberbe, une figure de bébé rose, porte sur l'épaule une bicyclette.


Voilà, vous m'excuserez volontiers de désormais vous laisser à vos cauchemards peuplés d'anarchistes pétaradants et sanguinaires. Quant à moi, par pur esprit d'exactitude historique, je vais essayer d'acquérir "Le Vampire de Dusseldorf" afin de combler un vide béant dans ma connaissance de l'histoire européenne.


La Bande à Bonnot, Paul Gordeaux, images de Chancel, éditions J'ai lu, Paris, 1970.

vendredi 7 juin 2019

Petit pont

Petit rappel, la braderie de l'atelier c'est demain de 10h à 12h !

J'en profite que dans la foulée je profiterai de toute la fraîche que m'aurez donné pour prendre ma journée et aller me faire pendre ailleurs ! Le lundi étant férié je m'offre moi aussi un peu de repos supplémentaire. L'atelier ouvrira à l'heure habituelle mardi.

mardi 4 juin 2019

Résidus du futur

Voici une photo prise ce jour juste devant l'atelier. Dites-moi comment je fais pour attacher mon vélo entre le résidu de ville du XXème siècle qui pollue sur une valse à deux temps et la horde de machins "flottants" mais qui semblent échoués ?
Très honnêtement elle semble bien reloue la ville "sympa" qui s'approche.

lundi 3 juin 2019

G(rêve)

Une première grève des livr-eurs/euses d'Uber Eats à Angers ! Respect et soutien.

samedi 1 juin 2019

Compensation décarbonée

Ce matin, coincé entre deux spams, apparaît un message intriguant. Je l'ouvre et j'ai la joie de découvrir cette photo :
Elle m'était adressée depuis Istanbul où, après deux mois d'errance, un client pour lequel j'avais monté ce Surly venait d'arriver à bon port sans accroc. Désormais, il planifie un retour via la Grèce, les Balkans et l'Italie.

Ce sont de petites attentions comme ça qui rendent mon métier si attachant.

Merci à lui et bon vent !

jeudi 30 mai 2019

L'idéologie sociale de la bagnole

Je suis tombé (je soupçonne de l'avoir déjà lu par le passé tellement certaines lignes me paraissent coutumières) sur ce texte d'André Gorz intitulé L'idéologie sociale de la bagnole. Paru en 1973, sa lecture reste tout à fait d'actualité et surtout les arguments sont d'une efficacité incroyable sans pour autant prendre de détours alambiqués. Bluffant.

mercredi 22 mai 2019

Bon débarras

Edit : J'ai modifié la date ! On m'a fait remarqué que j'avais choisi le samedi en plein milieu d'un pont... En conséquence la braderie sera le samedi 8 juin !

Je refais une braderie pour me débarrasser d'une partie de mon stock et avancer sur mon projet d'achat d'une île déserte. Parmi les bonnes affaires il y aura pas mal d'équipement de bikepacking, des jeux de direction, des moyeux, des pompes, des chaines, des pédaliers, des cintres, des jantes et même un peu d'outillage. Le tout a petit prix bien sûr.





 Alors, rendez-vous samedi 8 juin à partir de 10h et jusqu'à midi !

lundi 20 mai 2019

Mythe et légendes

Après un silence qui en disait long sur ses activités souterraines, La Fédération Intergalactique du Dôme du Tonnerre vous convie au seul évènement vélocipédique qui vaille la peine d'être vécu :

Les dernières batailles remontent à des temps immémoriaux et avaient laissé nombre de combattant-e-s sur leur fin et quelques-un-e-s plus retors sur leur faim. Notre armée des bras cassés a besoin de s'aguerrir afin d'affronter les temps sombres qui s'annoncent. La bataille sera rude. La pitié ne fera pas partie de notre vocabulaire.

Pas de meilleur résumé que le cri de la foule amassée autour de l'arène avant le choc des combattant-e-s : "Deux cyclistes entrent, un seul sort."

Il ne tient qu'à vous de côtoyer des légendes vivantes et de rejoindre le mythe.

Rendez-vous à vélo à 15h, dimanche 7 juillet 2019 à l'entrée du cimetière Saint-Léonard à Angers. Tenue de combat de rigueur.

Les vélos pour les joutes seront fournis par La Fédération.

Plus d'infos moins grandoliquentes suivront via le canal historique de ce blog.



samedi 18 mai 2019

Mécanique option gynécologie


Mes oreilles et celle d'un ami et témoin de passage viennent à nouveau de se faire malmener par un lapsus que je me garde bien de qualifier de révélateur.

Une dame passe à deux reprises devant l'atelier en marchant à côté de son vélo électriche. Au second passage je sors de l'atelier et vais vers elle. Je constate que son pneu arrière est crevé. Elle me dit chercher mes collègues de Sport-Eco. Hélas, ils ont récemment déménagé le magasin. Quant à moi, je protège mes vertèbres en refusant de manipuler les vélos à assistance électrique qui pèsent un âne mort.

Elle s'écrie néanmoins :
-Mais, pourtant, c'est rien du tout, c'est juste un problème de vulve !

Bien que fort gêné par cette soudaine promiscuité, je me suis empressé de rectifier. Il s'agissait plus probablement d'un problème de valve.

mercredi 15 mai 2019

A peu de choses près

Un trio passe à vélo près de moi et j'ai la chance de saisir une bribe de conversation :

X -C'est quoi en fait un "fixie" ?

Y répond. Je capte le mot "vélodrome" mais une voiture m'empêche d'entendre toute sa réponse. Heureusement X résume :

X -Ok, en gros c'est des vélos de route sur piste ?

Z -Oui, en fait les deux roues sont reliées !


mardi 14 mai 2019

samedi 11 mai 2019

Retour à Reims


Je me permets de partager un court extrait de ma lecture du moment :

En 1940, mon père avait 11 ans et , jusqu'à l'âge de 14 ou 15 ans, pendant tout le temps que dura l'Occapation, il lui fallut aller chercher de quoi nourrir sa famille dans les villages des environs. En toute saison, qu'il vente, qu'il pleuve ou qu'il neige. Dans le froid glacial de l'hiver champenois, il parcourait à vélo parfois jusqu'à 20 kilomètres pour se procurer des pommes de terre ou d'autres denrées. Il devait s'occuper de tout, ou presque, chez lui.

Didier Eribon, Retour à Reims, Champs Essais, 2009.

jeudi 9 mai 2019

Code du cycliste



Ma main toute dégueulasse (certes pas autant que mon clavier) tient un outil attendu qui, malgré son petit format, comble un grand vide. Les éditions Dalloz proposent désormais un Code du cycliste. Cet opuscule est une compilation qui pioche dans un large registre de textes législatifs et réglementaires traitant de la bicyclette. Le code de la route figure évidemment en bonne place mais vous y rencontrerez aussi des extraits du code pénal, du code des assurances, de celui du sport, etc. Même les prescriptions ayant trait au droit du cycliste salarié y sont recensées.

Il est divisé en deux parties : les obligations du cycliste suivies de ses droits. L'ensemble est le fruit du travail de recherche et de compilation d'un vice-président adjoint au tribunal de grande instance de Lille. Donc si la caution scientifique de Dalloz ne vous suffisait pas vous pouvez désormais foncer.

Le tout se clôt par des annexes forts utiles : index des textes cités, index alphabétique et table des matières. Cela rend l'information rapidement accessible. Enfin, la compréhension est facilitée par des encadrés de l'auteur qui résument et contextualisent les textes de manière pédagogique.


Il y a un avant-propos et une conclusion rédigées par l'auteur. Vous pouvez vous douter que le ton est très "citoyenniste", il n'y a pas le moindre appel à la subversion pour faire avancer le droit. Bien que très prudent, vues les libertées que je prends lorsque je circule, je crois bien que l'auteur pourrait faire un malaise s'il roulait à mes côtés.

Le format de l'ouvrage n'est pas pour rien dans son intérêt, il tient dans la poche et si vous vous sentez un âme de juriste, vous pourrez le transporter lors de toutes vos escapades. Mon pragmatisme personnel m'amène à plutôt continuer de garder cette place pour transporter des cacahuètes. Au moment des choix cornéliens chacun-e garde sa boussole. Le prix de l'ouvrage est de 4 euros et à l'heure où j'écris ces lignes il reste deux exemplaires chez mes ami-e-s libraires !

Ludovic Duprey, Code du cycliste, Dalloz, 2019.



dimanche 5 mai 2019

Sous-location

Un bon article sur Libération sur les sous-locations de comptes de livreurs sur les grands plateformes.

lundi 29 avril 2019

Faire sa fête au travail

Comme de coutume l'atelier sera fermé mercredi 1er mai. J'ai bien envie de faire sa fête au travail et pour ce faire une journée ne suffira pas, en conséquence l'atelier sera fermé jusqu'au mercredi 8 mai inclus.

dimanche 28 avril 2019

L'embarras du choix

Voici ci-dessus la couverture du dernier numéro de Vivre à Angers, le magazine édité par la ville.

Une collaboratrice anonyme m'a fait parvenir les accroches qui n'ont pas été retenues pour le bouclage. C'est bien dommage car cette ribambelle de sous-titres auraient apporté une touche de sincérité fort à propos. Je vous laisse vous forger votre opinion.



jeudi 25 avril 2019

Voyager Léger

La présence de la bicyclette paraît récurrente tout le long de l'œuvre picturale de Fernand Léger. Il me semble que ses personnages s'appuient souvent avec assurance sur cet outil familier d'émancipation.



Je vous laisse chercher les titres de ces deux peintures, quant à moi je continue mes recherches sur le bonhomme et sa production.