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vendredi 5 juillet 2024

Ampoules aux fesses


Un vélo d'occasion, un coup de tête, une nuit blanche, la crainte des ampoules aux fesses, c'est Saint-Malo à vélo, Tofépi, L'Association.

mardi 14 novembre 2023

L'outil du jour

C'est une période intense à l'atelier avec pas mal de changements en terme d'outillage. J'en aurai plein à vous présenter (mais là j'ai un peu la flemme) alors je vous montre celui qui est central dans mon dispositif actuel et que je compte utiliser brièvement. Il va m'aider à résoudre les problèmes d'épicondilyte. Vous l'aurez compris ça a directement à voir avec vos vélos. Je compte faire un de ces quatre un inventaire des douleurs associées au métier de mécano/a-vélo (mais là j'ai un peu la flemme).

mercredi 25 mai 2022

Aïe Aya Aïe

Voilà une confusion tellement évidente que je l'attendais depuis un moment
 
Une cliente vient récupérer son vélo. Pour le retrouver plus vite je lui demande si elle peut m'en donner la marque. Elle marque un temps d'hésitation et se lance :
 
-"Aya quelque-chose", je me souviens plus très bien.
 
Je me suis empressé de lui rendre son VTC siglé de la marque de cycles de la chaîne Intersport : Nakamura.
 
Bon, ça c'est fait j'attends avec impatience la prochaine bévue !
 
J'en profite pour vous dire que l'atelier sera fermé à partir de ce soir et jusqu'au lundi 30 inclus parce que si, comme le dit Aya Nakamura, "j'ai cœur de pirate, toujours sur le chantier" j'ai quand même besoin d'une petite pause.

jeudi 25 mars 2021

Rien n'est jamais acquis

Ce monde n'est pas toujours vert rose, il ne faudra donc pas m'en vouloir si je vous demande un surcroît de délai avant la restitution de votre vélo. En effet, il me semble que votre future paire de pneus si désirée soit coincée dans le canal de Suez. A peu près ici :

Déjà que les pièces détachées manquent en partie à cause de l'engouement autour du vélo et que le nombre de containers disponibles dans le monde est insuffisant pour refaire les stocks en Europe, voilà que le livreur loupe son créneau à la pause-déjeuner. C'est ballot mais cela a le mérite de coller au vieil adage : un vélo c'est un truc chinois. Encore une occasion de travailler la patience pour vous et une bonne excuse pour que je procrastine un peu.

samedi 2 janvier 2021

Bleu connard et Métomol

Mes rencontres avec les automobilistes sont toujours littéralement hautes en couleurs, riches de conséquences marquantes et me font voir le vélo sous des angles aussi inattendus qu'improbables. La preuve en images.


 

J'ai été rassuré de constater que ma souplesse du tuyau d'arrosage laissé trop longtemps au soleil suffit encore à improviser de belles cascades. J'ai aussi pu assister au spectacle affligeant d'un automobiliste en mode "retenez-moi ou je fais un malheur" avec dans le rôle de l'ami-e qui ceinture le colérique...sa ceinture de sécurité. Croyez-moi, gros problème de street cred, surtout quand on s'apprête ensuite à fuir le pot d'échappement entre les jantes.

dimanche 30 août 2020

Il suffira d'un cygne

Tous les ans, lorsque l'été montre des signes de déclin, je révise et améliore mon, désormais vieux, Surly avec le secret espoir de trouver la parade technique à mon manque d'aisance dans les chemins.

Cela ne marche jamais, mais la dernière version s'avère moins imparfaite que moi. Histoire de retrouver des sensations, j'ai cramé un peu de graisse aux abords d'Angers. Errant d'un cours d'eau à l'autre, j'ai pédalé de concert avec la petite Maine, la Loire majestueuse, pour finir au chevet de l'Authion à l'agonie. Sentiment d'agonie partagé par mon corps mais avec des conséquences bien moins néfastes.

Je partage ici quelques clichés accompagnés de commentaires tout aussi vaseux que ma dernière compagne.

Il suffira d'un cygne,
Un matin,
Un matin tout tranquille,
Et serein
 
Vitre, rivet, revit
 
 
...
 
 
Juste ce qu'il faut pour se sentir vivant
 
 
Le nouveau monde agonise déjà
 
 
Vert de gris
 
 
Verre sous gris

Effacement de la culture ouvrière


Effacement de tout souvenir

S'éclaircir les idées

jeudi 1 août 2019

Sacoche de selles


Un ami revient d'une grande virée à vélo où il a rendu visite à des ami-e-s un peu partout en Fance. Il nous a raconté que lors d'une étape, une amie avise sa machine et demande :

-C'est quoi ce truc là ?
-Ben, c'est une sacoche de selle.
-Ha bon ! Tu descends même pas de ton vélo ?!

dimanche 23 décembre 2018

Dispensé d'assiduité

C'est avec l'esprit embrumé par l'effort et un léger déficit de sommeil que je vous propose un rapide compte-rendu de la virée nocturne de la nuit passée. Avant toute chose je tiens à dire que mon Grand 8 tient plutôt du tour de chenille pour les enfants car j'ai renoncé au bout de 120 km. J'ai néanmoins pris un grand plaisir sur le parcours concocté par T. plus connu dans le milieu sous le sobriquet de "La Machine".


Je pourrais exposer en long et en large mes petites souffrances et le vide physique ressenti au bout d'à peine 50 km. Je pourrais aussi vous parler de l'étrange sensation d'atterrir au beau milieu de La Guerre des mondes de H.G. Wells lors de la traversée d'un chant d'éoliennes embrumées. Je pourrais aussi vous décrire mon ravissement à la vue subreptice d'une salamandre qui attendait paisiblement la mort au milieu de la chaussée. Je pourrais parler avec affection de la bande de jeunes désoeuvré-e-s qui traînaient leur ennui dans un bourg désert des Mauges.

Certains événements se décrivent mieux par leurs creux que par leurs pleins. En conséquence, il me semble plus judicieux de vous exposer dans toutes sa sécheresse médicale les causes de désistements et abandons.

Causes de désistements préalables :
-1 problème de ménisque, cause inconnue.
-1 tendinite due à la pratique du cyclisme.
-1 rupture de grand pectoral due à la pratique de l'escalade.
-1 douleur lombaire due à un accident de trampoline.

Causes de désistement préalable avec rémission et participation à la première boucle de 120 km :
-1 gastro-entérite (par le haut et le bas) due à la promiscuité avec un bambin infecté.

Causes des abandons à la fin de la première boucle de 120 km :
-1 état de fatigue avancé avec céphalées imputable à un sous-entraînement chronique auquel s'ajoute un moral en gaufrette.
-1 problème de genoux qui "coince" doublé d'un problème de route ascendante qui "colle".

Si je mets de côté des troubles d'ordre psychomoteurs qui ont conduit un concurrent à prendre une boucle dans le mauvais sens, et à se taper 110 bornes seul le résultat est effarant, non ? J'hésite à ouvrir un dispensaire.

Résultat des courses : 11 volontaires, 7 partant-e-s, 4 à l'arrivée.

Un grand merci à tou-te-s les participant-e-s ainsi qu'à B. et P. qui ont assuré la logistique avec maestria !


lundi 19 novembre 2018

Pédaler vers l'enfer


C'est ainsi qu'un beau dimanche, à Saint-Moritz, le pasteur Hahn tonna bien que le ciel fût du plus beau bleu du haut de sa chaire : "Ils se défonceront le crâne, ils se râperont le cul Hahn avait devant les yeux une tablette qui témoignait que Martin Luther avait prêché en personne, à plusieurs reprises, du haut de cette chaire , ils se retrouveront avec la mœlle épinière en compote et, s'ils ne viennent pas à l'église, ils fileront tout droit en enfer sur leur grand-bi." Bien entendu, conformément à la tradition protestante, les pasteurs étaient bien loin d'être tous d'accord pour conspuer le grand-bi et ses adeptes.

L'homme au grand-bi, Uwe Timm, traduit de l'allemand par Bernard Kreiss, éd. 10/18, 2016.

mercredi 27 juin 2018

Le tour infernal


"L'enfer a été fait pour les curieux."
Saint Augustin, Les confessions.

Grâce à ma curiosité maladive j'ai ramené un sacré paquet de souvenirs du brevet de 600 kilomètres que j'ai effectué le week-end dernier. Pas de photos, j'étais trop occupé à visser à l'infini mes manivelles. Par contre, j'ai ramené un bronzage qui trace d'étranges frontières sur mon corps. J'ai ramené un mal de tête retors. J'ai ramené des pieds en feu d'être enserrés trop longtemps. J'ai ramené (ou plutôt perdu) deux doigts de ma main gauche insensibles, si ce n'est un léger et continuel picotement qui ne va pas s'effacer de si tôt.

C'est toujours au cœur de l'hiver, loin de toute idée de souffrance, lové sous ma couette, que naissent en moi des désirs éperdus de grandes équipées vélocipédiques. Ce 600 ne fait pas exception. Qui plus est, je m'étais proprement dégonflé il y a quatre ans, au lendemain de mon premier brevet de 400 kilomètres. Depuis, mon amour-propre criait vengeance. J'ai souvent ressassé ce recul. D'autant plus que j'étais, cette année-là, en bonne forme. Le brevet que je m'apprête à résumer était vendu par le petit monde des randonneurs comme « facile ». Sur le papier le dénivelé était mesuré. Et puis le château de Chambord que je n'avais jamais contemplé comptait parmi les points de contrôle. Tout semblait si merveilleux que je me suis convaincu que j'allais tenter le coup avec ma belle randonneuse-monovitesse. Oui, l'expression est du même acabit que « soleil noir ». Considérez cette légèreté comme une forme de poésie surréaliste avec un potentiel tragi-comique assumé et assuré.

Pour ce qui est de ma préparation, elle a été plutôt légère. Mon emploi de temps ne permet qu'une sortie par semaine, ce qui est peu pour aborder une épreuve de 30 à 40h de vélo. Je me suis donc fait un peu violence sur le traditionnel brevet de 200 kilomètres et surtout j'ai ravalé mon amour-propre lors d'une récente sortie de 300 kilomètres dans les Alpes Mancelles où les orages s'enchaînaient avec autant de vigueur et de brutalité que les côtes. J'arrive donc prêt pour le jour J mais je sais que mon style tiendra plus du roman bien voûté et massif que du gothique flamboyant.

Pour filer la métaphore mystique, je peux au moins porter à mon crédit une hygiène de vie monacale la semaine précédent le brevet. A savoir pas (ou très peu) d'alcool, des repas (presque) équilibrés et surtout ma partie préférée de la préparation dans laquelle sans forfanterie j'excelle : de longues nuits de sommeil.

Nous sommes un peu moins de 70 ce samedi matin là. Après les formalités d'usages nous nous élançons vers l'est sur la levée sur La Loire. D'habitude, j'opte pour l'autre rive plus adaptée au vélo car moins fréquentée par les automobilistes. Il faut reconnaître que pour une fois nous avons pu profiter du paysage sans pour autant craindre de finir sous les roues d'un chauffard. Il était amusant de constater que certaines des voitures qui nous dépassaient était munies de porte-vélos chargés de vieux clous. L'Anjou Vélo Vintage se déroulait lui aussi ce week-end. Des hordes des jeunes gens juchés sur de vieux machins allaient souffrir le martyr sur le circuit de 30 kilomètres, tandis qu'une horde de cyclistes vieillissant-e-s chevaucherait des machines dernier cri pour 20 fois plus loin. J'ai choisi mon camp, le déclin est en pente douce, c'est tellement plus agréable, on ne le perçoit qu'à peine.

Notre petite équipe de trois s'est vite retrouvée seule par choix. Nous avions promis de parcourir la boucle ensemble du début à la fin. A force de pédaler de concert, nous avons notre propre rythme. Et puis, de toutes façons quand dans votre équipe il y a un vélo en « mono », la vitesse de pointe est limitée par la fréquence de pédalage du cycliste. Ainsi, après Vernantes, nous voilà plus ou moins laissés à nous-mêmes. Nous sommes concentrés, il faut s'organiser pour lutter contre un méchant vent de face qui va s'opposer à nous sur plus de 300 km. A. organise les relais et la balade champêtre se mue en atelier d'usine taylorisé. Tour à tour, chacun prend sa part du fardeau. Nous passons à deux pas du château d'Azay-le-Rideau que j'aperçois au travers d'un rideau (pardon mais je n'ai pas d'autre image) d'arbres ce qui ranime en moi un vieux souvenir  de vacances jusque là enseveli. Par la suite tout s'emballe. A mon goût les dernières dizaines de kilomètres avant Loches ont tout du contre-la-montre et je peine à suivre mes camarades. Je regarde fixement la roue qui me précède, attentif à la coller au plus près tout en étant vigilant pour m'extraire en cas d'à-coup, de nid-de-poule ou de freinage. Je n'ai jamais beaucoup aimé cet exercice qui fait économiser beaucoup d'énergie mais qui a le don de me vider nerveusement. A la limite je préfère mener le train face au vent car au moins je peux éteindre le cerveau. A Loches je file à la pharmacie attenante au bar où le serveur nous snobe depuis de longues minutes (j'appelle ça le service « à la française »). J'enfouis depuis longtemps le fantasme de me doper pour une sortie vélo mais j'avais rêvé de quelque-chose à l'ancienne comme de bonnes vieilles amphétamines, de la Ritaline par exemple. Je vais me doper mais ce ne sera qu'à coups d'aspirine. C'est peu glorieux, mais cela comporte néanmoins quelques risques, notamment celui éprouvé de faire une fausse route avec un comprimé et d'avoir à subir des aigreurs d'œsophage. Néanmoins, je suis pour lancer une souscription en vue d'édifier un monument à la gloire de l'acide acétylsalicylique sans lequel j'aurai probablement du être trépané avant d'atteindre la Sologne.

Parlons-en. J'affirme que, s'il y a bien un endroit où l'idée de limitation de vitesse n'a pas encore germé dans les esprits, c'est bien en Sologne. La rectitude des routes et le relatif isolement contribuent à la transformer en réplique permanente de la ligne droite des Hunaudières. Sauf que durant les 24h du Mans, il n'y a pas de cyclistes sur le circuits en guise de chicanes. Je souhaite donc bien du courage aux autorités qui ont la charge du passage de la limitation à 80 km/h.

Alors que vu l'usage habituel, une cabane de chasse avec une belle cheminée aurait amplement suffit, Chambord est une entreprise de propagande royale dans toute sa splendeur. Rien à voir avec la (relative) bonhomie de Chenonceaux qui garde ma préférence. Néanmoins, j'étais fort heureux de le contempler même si, à cause de la fatigue des 250 « premiers » kilomètres, mon cerveau lui a octroyé une allure psychédélique sûrement assez éloignée de la réalité. La visite fut brève, la lumière commençait à décroître et nous a rappelé que, si nous voulions un repas chaud avant d'aborder la nuit, il allait falloir redoubler d'ardeur. J'avais repéré quelques adresses sur la route et une pizzeria était ouverte 15 kilomètres plus loin. C'était un peu notre seule et unique espoir vue l'heure avancée. Envoyé en éclaireur dans le restaurant avec la mission de commander trois pizzas je me suis vu opposer une fin de non-recevoir. Débordé, le couple qui gérait l'établissement avait tout du duo bien connu bon flic, mauvais flic. Fort heureusement j'avais face à moi la partie tendre du binôme. Grâce à force courbettes et à une nette révision à la baisse de notre commande, aussi sûrement que des chatons abandonnés devant une école primaire trouvent un toit nous obtenons trois belles barquettes de frites. J'apprends que les cyclistes attablé-e-s ne font pas partie de notre groupe. Nous croisons là des participant-e-s du 600 au départ de Vichy ! Voilà de quoi méditer sur l'étroitesse de ce pays, avachis dans la rue, avalant avec gloutonnerie notre grasse pitance. Si on leur en laissait la possibilité, il me semble que les porcs montreraient plus de classe.

D'ailleurs, avant d'aller plus loin, il y a une chose de notable lors des brevets. Au delà de 100 kilomètres, les bonnes manières et les usages les plus évidents de la vie en société sont brutalement abolis. Vos compagnons de route se transforment en naufragés qui rotent, qui pètent, qui prennent leur cul pour une trompette. Je sais que nous avons arpenté une région chère à Rabelais mais je crois que nous n'avons retenu que les aspects les plus tonitruants de ses mots.

Nous voilà à nouveau sur la route. Quelques bornes plus loin, l'équipe des Randonneurs Cyclos de l'Anjou nous attend pour un contrôle surprise. C'est l'occasion de discuter un peu et de prendre des nouvelles de la cycliste qui a subi un accident peu après le départ. J'apprends qu'elle et son compagnon ont repris la route après trois heures d'hôpital et quelques points de suture. De vrais forces de la nature.

Notre objectif est de profiter de la nuit pour passer au sud d'Orléans, contourner la ville par l'est et ensuite de traverser la Beauce vers l'ouest pour atteindre Cloyes-sur-le-Loir avant le petit matin afin d'y dormir un peu. Mais A. tombe de sommeil et nous ferons une pause à 3h du matin, dans un bourg à 25 kilomètres de Cloyes, profitant d'un abri pour les transports scolaires. Une heure et demi de répit avec pour ma part pour seule couverture ma casquette de cyclisme posée sur le visage. J'entends à côté de moi A. qui ne cesse de remuer dans son sac-à-viande. Le bruit est assez surprenant car étrangement sonore. Je ne l'envie pas, j'ai l'impression qu'il s'est étendu dans un paquet de chips géant. L'idée me déplaît. Lorsque mon réveil sonne, j'ai l'impression de ne pas avoir dormi alors que T. m'assure que ma respiration de cétacé indiquait le contraire. L'humidité tombe et nous voilà transis, il faut vite repartir. Déjà le ciel change de couleur alors que nous passons sous la ligne abandonnée de l'aérotrain. Grand moment de joie pour moi qui rêvait depuis longtemps de contempler ce monument du futur-antérieur. Cela me requinque pour quelques minutes.

A partir de Cloyes, nous en avons terminé avec les paysages de plaine. Bientôt le Perche nous offre un paysage de bocage synonyme de petits raidards usants. Aux environs de 8h, nous dévalisons la première boulangerie venue. Pendant la nuit, mon estomac refusait toute nourriture mais là, ce ne sont pas moins de quatre croissants qui finissent dans mon gosier. D'un commun accord une petite sieste s'impose. Je propose deux heures, T. s'étrangle il pensait à 10 minutes ! Je négocie 45 minutes et me fais réveiller au bout de 30... Un café les yeux embués sous le discours bovin de BFM TV et nous voilà en partance pour La Flèche. Difficile de crier victoire, il reste 165 km à parcourir en tout et pas moins de 110 avant La Flèche alors que mes forces commencent à s'amenuiser. J'ai du mal à me projeter très en avant et je constate que je suis clairement un cran en dessous de mes deux camarades. Les kilomètres défilent très doucement et je passe le plus clair de mon temps à faire des fractions, afin de me convaincre qu'à tel point du parcours j'aurai fait les 5/6 ème où encore que les six prochains kilomètres représentent un centième de la distance totale. En clair, je cherche des raisons d'espérer, je m'occupe l'esprit pour m'extraire du bourbier dans lequel je patauge depuis la veille. Le soleil commence à taper sévèrement et chaque cimetière est bon un prétexte pour s'asperger et gratter une minute de pause. Notre groupe roule de manière moins compacte. Je fais souvent l'élastique derrière A. Frais comme un gardon T. s'offre même de petits sprints pour prendre de l'avance quand il a besoin de faire une pause. Aux alentours de midi nous trouvons un supermarché et nous improvisons un pique-nique dans le fossé qui borde la rocade. En repartant je découvre une aire de repos ombragée à quelques centaines de mètres de là.

C'est un premier soulagement d'atteindre La Flèche. Un petit choc des mondes va pourtant s'y jouer. Nous décidons de faire tamponner notre carte de route dans un des bars du centre. Les élèves du Prytanée militaire ont pris d'assaut les terrasses (peut-être le seul assaut victorieux de leur carrière ?) et jouent aux coqs de basse-cour devant un parterre peu enthousiastes de quelques filles. A mon goût cela sent trop la testostérone et le (-a vieille F-) rance. De toutes manières l'envie de rentrer à la maison se fait pressante, les routes sont désormais connues. Le tempo est très peu élevé et le bruit de nos roues-libres presque constant quand le relief le permet. A. ne cesse de se dandiner sur sa selle. De mon côté ce sont les pieds que j'ai en feu.

Il me semble que c'est seulement lors de l'entrée dans Angers que je me suis dit que c'était gagné. C'est dire à quel point je suis reste concentré de bout en bout. Sur un des boulevards extérieurs A. succombe à une de ses fréquentes bouffées d'orgueil et ne peut résister à un sprint contre un cycliste qui vient de nous doubler. Je me sens subitement libéré et très léger lorsque nous atteignons le vélodrome après 34h20 de vélo. En mon for intérieur je me dit que c'était trop bien mais aussi que plus jamais ça !

Quelques jours ont passé mais la nuit dernière encore j'ai rêvé que j'effectuais un brevet. Il s'agissait de dormir en respectant les horaires impartis sous peine d'élimination. Cette épreuve exigeait une discipline en tous points similaires à mes 600 kilomètres de vélo. Je me suis réveillé en sursaut et baigné de sueur. J'étais ravi de constater que j'étais tiré d'affaire.

Un grand merci à A. et T., sans vous je ne me serai certainement pas lancé dans un tel guêpier !
Merci aussi à toute l'équipe du RCA pour leur constance et leur engagement.
Enfin mes plus vifs sentiments vont vers l'industrie pharmaceutique sans laquelle le cyclisme ne serait que pleurs et souffrances sans rémission.

mardi 17 avril 2018

Mon premier 200

Je publie une contribution d'un cycliste qui vient dimanche de passer de néophyte à impétrant. Que sa carrière soit longue comme ma souffrance sur ce dernier 200.
Dimanche 15 avril 2018 j’ai bouclé mon premier 200.

Je fais partie de ceux qui se sont réveillés « unmatin avec un âge qui commence par un 3 ». Combien de fois adolescent j’ai vu mon père se lever aux aurores le dimanche pour aller faire du sport en me disant dans mon for intérieur de rebelle « JAMAIS ! ». Combien de fois adulescent je me suis moqué de mes glorieux aînés qui quittaient notre estaminet favori avant même le coucher du soleil pour aller trouver le repos avant une sortie matinale, alors que je m’apprêtais à être emporté par une de ces récurrentes fièvres du samedi soir.

Mais voilà, un jour j’ai eu 30 ans. J’ai commencé naturellement à me lever tôt le dimanche. Je voyais jalousement les copains et copines prendre du plaisir à faire du sport durant le jour du seigneur. Et je me suis dit pourquoi pas moi ?

J’ai profité d’arriver à un compte rond pour trouver une idée de cadeau collectif pour papa-maman-compagne-ami·e·s : un beau vélo pour faire du cyclisme, du vrai. J’ai jeté mon dévolu sur un Charge Plug 4, trouvé d’occasion sur les internets. UNE AFFAIRE qu’on m’a dit.

Je me mets à rouler un peu le dimanche avec le fameux « Club des petits vieux ». Et puis de but en blanc on me dit « De toute façon tu fais le 200 cette année. ». Je n’avais visiblement pas le choix. Ça doit faire partie d’un rite initiatique. J’ai dit, oui, sans trop réfléchir.
Je m’équipe comme un petit pro chez mon vélociste favori : des bons pneus pour rouler sur la route et se permettre des escapades en dehors des sentiers battus (yes man roots again!) des pédales et chaussures automatiques pour bien se péter la gueule au cédez-le-passage, une sacoche pour transporter un fructueux pique-nique, des bidons pour s’hydrater, une trousse à outil, etc. Bref, le vélo est prêt. Pour le bonhomme c’est une autre paire de manche. La date approchant je commence sérieusement à me demander si j’arriverai au bout de cette aventure. On me rassure, on me conseille, on m’encourage. Je vais finir par m’en convaincre : j’irai au bout et pis’ c’est tout.

Me voici donc dimanche 15 avril au matin arrivant au vélodrome d’Angers. Là notre petite équipe se forme. Je suis bien entouré puisque notre équipage compte dans ses rangs : le meilleur vélociste de la ville d’Angers, un multiple champion du Poitou (catégorie enfant pré-pubère, pubère, jeune mâle), un kiné, un coach sportif et un informaticien qui a intégré le parcours dans ses moindres détails directement sur sa carte mémoire interne. Un autre comparse, jeune trentenaire comme moi est également de l’aventure. Étrangement nous arborons la même veste, question de génération sans doute. Un p’tit jeune (sans aucun doute le benjamin de l’épreuve) en pignon fixe vient compléter l’équipe. Pendant le brevet un camarade inconnu venu de Naoned se trouvera bien à son aise au sein de notre meute inoffensive et pédalera une grande partie de la journée avec nous.

8h pile nous voilà donc partie avec les quelque 140 personnes inscrites à ce brevet organisé par le RCA. Malgré notre grande discrétion, nous ne passons pas inaperçu dans le peloton. Nous n’étions pas encore sorties d’Angers qu’un monsieur se porte à ma hauteur et me dit « Vous êtes l’équipe de la rue Maillé, je vous ai reconnu tout de suite ! ». C’est sûr entre nos dégaines (comme dans les manifs on aime bien pédaler tout en noir!) et nos vélos (2 en monovitesse, un autre en fixe, aucun vélo en carbone) on était un peu les « vilains petits canards » de la troupe.

Je découvre petit à petit le plaisir de rouler en peloton, même si cela demande une grande concentration. On roule, on roule, on se laisse emmener. On fait des relais derrière un tandem mixte qui nous protège drôlement bien. On les double en montée et ils nous dépassent dans la descente et sur le plat. Tout va pour le mieux.
Pointage  surprise  à 50 kms d’Angers, un collègue m’annonce « On est à 27 de moyenne ». Moi j’avais jamais fait ça, même sur des sorties plus courtes. Je suis étonné de réussir à tenir ce rythme. Mes convictions politiques n’en sont que renforcées : c’est collectivement que nous sommes les plus fort·e·s !

Une crevaison divise notre groupe. Ayant déjà fait plusieurs allers-retours depuis l’arrière je décide de suivre deux compères pour continuer à avancer tranquillement. Je me retrouve en compagnie de mon camarade trentenaire et de notre informaticien maison. Ce dernier est bien décidé à nous mener la vie dure aujourd’hui et malgré des averses qui ralentissent un peu notre progression ceux qui se sont arrêtés pour accompagner la crevaison ne nous reverrons pas avant le premier pointage officiel à La Guerche-de-Bretagne.
Ici nous prenons une première courte pause. Un sandwich avalé vite fait devant l’As des Lots du bled, le partage de sublimes gâteaux énergétiques réalisés par notre sponsor Les Casse-Croûte de Suzy (qu’elle soit ici remerciée une nouvelle fois !), et nous revoilà sur les routes.

Je dois bien avouer que certaine partie de la journée manque à mémoire, alors même que j’écris ces lignes seulement quelques heures après notre retour. Je retiendrais peut-être la présence sur les bas-côtés de chiens qui tenaient plus des poneys shetlands que des caniches à mamies. J’ai peur de beaucoup de choses, mais pas des chiens, ce qui n’est pas le cas de tous mes compères. Certains démarrent des accélérations fulgurantes à la vue des gros toutous, pourtant bien à l’abri derrière leur clôture.

Ce trou de mémoire est sans doute dû à la certaine monotonie d’une partie du parcours. Mais monotonie ne rime pas ici avec ennui. Non, bien au contraire. C’est que ça n’arrête pas de monter, et logiquement de descendre. Comme des petites montagnes russes.
À chaque virage je me demande à quelle distance se trouve la prochaine montée et tente d’analyser au pifomètre les pourcentages qui nous attendent.
Quelques kilomètres après Soudan une côte plus importante que les autres nous coupe le sifflet. Notre groupe qui avait pourtant le verbe haut depuis le départ, est muet comme une carpe. En haut ça rouspète sec, mais ça tient bon. On continue de rouler.

Et on arrive rapidement au deuxième pointage. Il était temps, mes fesses commencent à me renvoyer des sensations très étranges, entre fourmillement et douleurs. Le pointage se fait dans un bar. Le taulier à l’air un peu dépassé, d’autant que nous arrivons tous avec nos bidons à faire remplir. Une affiche 44=BZH me rappelle que la politique est partout. Même dans le bar de Grand-Auverné. Point le temps de disserter avec le tenancier et de présenter mon pedigree de basque qui lui aussi est issu d’un peuple qui souffre de l’oppression d’un État centralisateur. Non, on avale encore un bout de casse-dalle, on boit son Coca, on grignote un petit bout de gâteau énergétique et on repart. Allez il ne reste plus que 70 kms. « C’est comme si on repartait pour une de nos sorties du dimanche » me glisse mon comparse néo-trentenaire.

En termes de météo ce dernier tronçon est beaucoup, beaucoup plus agréable. Il fait même chaud et ça, ça fait plaisir ! Nous continuons à rouler à rythme soutenu et la topographie est toujours la même : ça monte un peu, ça descend un peu, ça monte, ça descend. Je tiens tant bien que mal. Çava passer, ça va passer, résonne dans ma tête. Les noms de bleds commencent à me parler un peu plus. C’est rassurant ! Je passe les dernières kilomètres en chasse-patate derrière notre informaticien qui a survolé l’épreuve et le champion poitevin. Je jette mes dernières forces dans la bataille.

Et me voilà arrivé au Vélodrome. Ça y est j’ai bouclé mon premier 200 ! Reste plus qu’à faire tamponner mon carton. Je rentre dans le préfabriqué qui jouxte la piste. Entre les sandwichs au fromage et les « odeurs d’efforts » des cyclistes déjà là, je suis à deux doigts de tomber dans les pommes. Mais non, je parviens à me faire tamponner et à attraper d’une main ferme un sandwich aux rillettes et une salutaire canette de Coca pour sortir prendre l’air. Déjà notre petit groupe est réuni.

Nous voilà assis au soleil, à manger nos sandwichs et à refaire la journée. Certains se préparent pour des distances plus longues. Pour moi la saison officielle s’arrêtera sur cette distance.
Je dois dire que même si j’étais persuadé de pouvoir terminer cette distance je ne pensais pas finir « aussi bien ». J’étais dans un bon jour comme on dit. Bon quand même les douleurs dans la partie inférieure de mon corps à l’heure où j’écris cette quelques lignes me rappellent quand même que je ne suis sans doute pas encore tout à fait prêt pour m’inscrire sur la Grande Boucle. Même pas sur le circuit Cholet-Pays de la Loire.

Tout ça pour dire que ça a été pour moi vraiment une belle expérience, une belle journée et la partager avec des copains a été la cerise sur le gâteau énergétique !

G.

P.S : Pour les staticien·ne·s on a parcouru les 200 kms en 8h environ (pauses comprises) à une vitesse moyenne de 25 km/h. (note de l’éditeur : 8h35 et 23 km/h est plus juste)

jeudi 4 janvier 2018

Tic sans tact



J'ai volontairement modifié et/ou tus certains éléments dans l'histoire suivante afin de préserver l'anonymat de certains protagonistes. Néanmoins pour ce qui concerne les faits et propos rapportés tout est rigoureusement exact.

Il y a quelques jours, la nuit tombe alors que je pédale aux abords du centre-ville. Au loin, sur la piste cyclable séparée de la circulation, je distingue deux silhouettes qui paraissent à genoux. Je ralentis. En m'approchant je vois une femme assise à terre l'air hagard. Une autre personne lui porte assistance. A la vue d'un vélo qui traîne dans les parages, je comprends qu'une chute vient de se produire. La cycliste est consciente mais groggy. Celui qui l'assiste m'explique avoir assisté à la chute : la tête a heurté un des potelets qui bordent la piste. J'entame alors la discussion histoire d'avoir une idée de la conduite à tenir. Très vite certains propos et le flottement dans les réponses me font envisager un traumatisme. Par exemple, l'accidentée ne se souvient pas de son âge. J'appelle donc les pompiers qui dépêchent un véhicule.

En les attendant nous essayons de rassurer la cycliste qui patiente sur la chaussée humide. Je glisse quelques blagues et lui explique qu'il y a longtemps j'ai moi aussi fait une lourde chute à vélo. J'étais presque tombé dans les pommes et personne ne m'avait secouru. Ma théorie étant que les passant-e-s me prenaient pour un pochtron cuvant paisiblement son mauvais vin affalé sur le trottoir. Quelques minutes passent, mon stock d'humour s'épuise et un fourgon rouge arrive précédé ou suivi, je ne sais plus trop, par une voiture de la police. Les pompiers prennent les opérations en mains. L'un d'eux questionne la victime, un autre récolte des informations auprès du témoin et de moi-même. Une civière et une minerve sont approchés. La victime nécessite clairement une prise en charge médicale.

Je commence à me sentir de trop et que de la position d'aidant je vais passer à celle de boulet. Je glisse un dernier encouragement à la malheureuse et salue les pompiers. Alors que j'enfourche mon vélo, un des policier-e-s qui se tenaient jusqu'à présent en retrait s'approche, se glisse entre deux pompiers et d'un ton franc et direct interroge :
-Madame, avez-vous pris des stupéfiants ?

Mi-amusé, mi-agacé un-e de ses collègues qui attend les bras croisés ne peut réprimer :
-Rhaaa, il est lourd avec ça !

Il semble en effet "stupéfiant" de demander à une personne blessée qui peine à se souvenir de son nom et qui n'a aucune idée de ce qu'elle a bien pu faire ces 24 dernières heures, si elle "en" a pris. Une intervention policière peu à propos mais, je ne me permettrais en aucune circonstance de dire à un agent de police qu'il est lourd. Je constate que d'autres ne partagent pas mes scrupules.

Je souhaite à la victime de se remettre promptement de sa chute. Si elle me lit un jour où l'autre, je serai heureux de lui offrir une petite révision de son vélo pour fêter son retour en selle !

mercredi 6 décembre 2017

Prendre la porte

Comme tout cycliste urbain, j'ai régulièrement maille à partir avec les automobilistes. Angers est actuellement une ville largement entravée en travaux ce qui ne facilite pas la cohabitation. Alors j'évite autant que possible les grands axes. Le hic c'est que les automobilistes font de même...

Si j'écris aujourd'hui c'est pour me retenir devant l'écran de l'ordinateur de l'atelier plutôt que de prendre ma clé à molette et d'aller péter le pare-brise d'une voiture garée non loin de là. Il y a quelques minutes, en plein descente, un porte de bagnole s'ouvrait brusquement devant moi. J'ai effectué une belle embardée suivi d'un dérapage et d'un demi-tour pour aller bavarder avec l'homme qui sortait nonchalement de l'habitacle. Il s'agissait suimplement de rappeler qu'un petit coup d'oeil dans le rétro m'aurait évité une manoeuvre périlleuse.

Pour toute explication j'ai recueilli :
-Bah, je vous avais vu et puis vous m'avez évité.

Inutile de vous dire que mon sang n'a fait qu'un tour. Rien de ce que je pouvais exprimer ne semblait atteindre mon interlocuteur qui impassible daignait à peine me regarder. Devant si peu d'écoute ce qui était de la peur s'est rapidement mué en colère voire en haine quand je me suis dit qu'il ne me reste qu'une alternative : l'insulter ou lui mettre ma main dans la gueule (le cumul des deux me semble toujours compliqué au niveau respiratoire). C'est heureusement la première option que j'ai mise en application.

Me voilà devant mon écran à vider ce qui me reste de venin et de bile. Comprenez que je puisse m'étrangler quand, à propos d'Angers, je lis cet "article" tout récent : En ville, le développement des modes de déplacement doux semble être aujourd’hui un enjeu majeur des collectivités. Avec une sensibilisation accrue auprès du public et des infrastructures attractives, comme c’est déjà le cas à Angers, les rapports entre l’humain et l’urbain ne peuvent que continuer à garantir un usage agréable et accueillant de nos villes.

C'est une blague ce verbiage ? Une vraie publicité mal dégrossie. C'est une chose de ne pas utiliser la même langue mais parle-t-on bien de la même ville ?

mardi 22 août 2017

Sophisme

Excellent article de la presse locale où j'apprends que la voiture n'est pas responsable des bouchons. Il semblerait selon ce-tt-e spécialiste anonyme du sujet, qu'une entité, pour le moment dénommée "automobiliste", serait présente au sein du véhicule et qu'elle influerait grandement sur le comportement de l'automobile.

Il faut d'ailleurs en conclure que l'arrivée des véhicules autonomes va nous libérer des bouchons. Quel soulagement d'apprendre que la voiture est une technologie neutre qui n'est pas en soit le problème.


Des idées de prochains articles de fond :

-Les accidents nucléaires civils ne sont pas dus qu'aux centrales.
-Les mort-e-s et blessé-e-s par dans les conflits armés ne sont pas dûs qu'à la guerre.

Je me tiens à disposition de Ouest-France pour mettre en place d'éventuels dossiers humoristiques. J'ai plein d'idées sophistes tiquées !

vendredi 1 juillet 2016

Plus lourd que l'air

X utilise régulièrement la pompe-à-pied en libre-service qui traîne à l'entrée de l'atelier. On se connait un peu, il n'a pas besoin d'aide, je continue donc mon pique-nique et ma conversation avec le libraire de permanence. Après avoir regonflé ses pneus X me demande :

-J'ai mis 2 bars à l'avant, t'en penses quoi ?
-C'est peu je trouve pour ton vélo, je mettrais au moins trois bars.
-Oui, mais je me disais que "2" ça serait plus léger et que ça monterait mieux en côtes !

Raisonnement implacable à défaut d'être impeccable !

mardi 20 mai 2014

A chier

Excusez-moi pour la grossièreté du titre mais il est parfaitement de circonstances.

Beaucoup de produits sont couverts de logos divers et variés censés nous aider à rapidement appréhender leurs qualités et usages. Le logo ci-dessous, à gauche sur l'étiquette est pour moi une erreur retentissante qui illumine chacun de mes jours. Censé vanter le confort de grips pour guidons dits "papillon", il aurait été parfait pour indiquer les toilettes, non ?

mercredi 2 octobre 2013

mercredi 5 septembre 2012