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mardi 8 juin 2021

Gravier dans la chaussure

Parfois l'illustration d'un article de presse est en décalage complet avec le contenu de l'article. C'est le cas ci-dessus quand pour illustrer une pratique qui se développe autour d'un "nouveau" type de vélo on utilise de bons vieux vététés.
 
Pour comprendre l'ampleur de la bévue que cela représente aux yeux des amateurs éclairé-e-s et des spécialistes je n'ai rien trouvé de mieux que vous concocter quelques créations de mon cru.
 

Avant de clore ce billet, je tiens à signaler que les noms de ces salons sont disponibles. Le ridicule est toujours libre de droits.

mardi 27 avril 2021

Glandage

 

C'est toujours pour moi un grand plaisir de vous faire part de mes projets de vacances !
 
Alors l'atelier sera fermé du 1er au 10 mai inclus !

samedi 19 septembre 2020

Le Guide Suprême

  

Le titre de cet article dans la PQR m'a fait réaliser à quel point j'ai été un imbécile toutes ces années en croyant que la pratique du vélo seraient facilitée par l'amélioration des conditions de circulation.

Alors qu'il suffisait qu'Angers sorte un guide pour que la ville devienne radieuse à vélo ! Dès que je l'ai en ma possession je le glisserai dans ma poche arrière et, tel un Saint Christophe laïc, Le Guide veillera sur mes destinées et mon intégrité physique. J'ai hâte.

Merci Le Guide.

vendredi 27 septembre 2019

A ? Haha !


Cette semaine, l'inimaginable s'est produit. Une personne qui avait tout les atours de la Raison est entrée et m'a demandé si je vendais des "A". J'ai un peu tiqué, et je lui ai demandé ce qu'elle entendait par "A". En le reformulant, j'ai compris que cette personne venait d'obtenir son permis de conduire.

Je me suis permis d'en rire.

jeudi 11 juillet 2019

Je suis venu vous dire que je m'en vais

...en vacances (et vos sanglots n'y pourront rien changer).

Fermeture de l'atelier à partir du 13 juillet au soir/Réouverture le vendredi 16 août.

mercredi 26 juillet 2017

Esprit de contradiction


L'action se déroule en un lieu qui, il y a quelques mois, m'avait valu de brefs démêlés avec la police. Je n'avais pas respecté un feu au rouge. Par un malheureux concours de circonstances, je m'étais fait pincer et avais écopé d'une amende.

Dernièrement, je remonte cette même artère sur la voie de bus, avec mon vélo de route, celui que je décris d'une livrée "couleur bagnole", c'est à dire gris anthracite (j'ai l'impression qu'une bagnole sur deux est d'une nuance de gris). Deux berlines, paraissant identiques à mes yeux de novice, vrombissent côte à côte au feu rouge. De grands garçons mal sevrés font vroum-vroum et se préparent à un duel par pistons interposés. Le bruit est tel que les buveu-rs/ses à la terrasse du bar sont contraint-e-s d'assister à la scène bouches bées. A l'instant où j'arrive à leur hauteur, le feu passe au vert. Le sprint de trentenaires aux pieds droits lourds est lancé. L'accélération est foudroyante et inquiétante. Je lève les yeux, à peine plus d'une centaine mètres ont été parcourus qu'un nouveau feu tricolore brise net leur lancée.

Malgré ma déconvenue policière, je n'ai pas changé mon habitude à cet endroit et pour gagner la file de gauche j'accélère le tempo. Quelle que soit la couleur du feu, je traverse la chaussée le plus vite possible me frayant ainsi un passage vers le salut. Ce soir, d'humeur taquine, je déguste la manœuvre. Arrivé au niveau du feu je coupe mon effort en même temps que les voies. J'ai le temps de capter l'attention des deux agités. Provocation bénine je leur tire la langue et les invite du menton à poursuivre la course avec moi. J'arbore un grand sourire avec le sentiment d'une souris se dandinant sous le regard concupiscent de matous confinés derrière la grille de leur boite de voyage. Les mains en bas du guidon je me mets en danseuse et poursuis ma route les laissant à leur auto-immobilité.

Je concède avoir eu un comportement presque aussi régressif que le leur mais, réaliser une nouvelle fois que les quelques centaines de watts que je développe peuvent parfois être plus efficaces qu'autant de chevaux est une belle raison de jubiler. Mon comportement ne mettant la vie de personne en jeu (même pas la mienne) et n'étant en aucun cas un exemple j'assume pleinement cette transgression en la partageant. Oui, parfois, j'ai un esprit de contradiction.

mercredi 8 juin 2016

Ironie ou cynisme ?

L'épreuve de philosophie du bac approche. Rien de tel pour se mettre dans le bain qu'une petite épreuve surprise. Voici le sujet que je vous propose :

Vous observerez attentivement la capture d'écran ci-dessous qui évoque l'inauguration récente de la Place du Lycée (Courrier de l'Ouest). Vous l'analyserez en gardant à l'esprit que, pour le moment, cette place ne dispose pas du moindre emplacement pour garer les vélos (ici et là). Aidé-e par plus de 2500 ans de philosophie occidentale, vous tenterez d'en déduire s'il s'agit là de la part de nos élu-e-s d'ironie ou de cynisme. N'excluez pas pour autant de votre grille d'analyse le concept contemporain de "foutage de gueule" qui pourrait se révéler riche pour la conclusion de votre raisonnement.
Vous avez quatre heures !

lundi 30 juin 2014

Malheurs actuels

Peut-être avez-vous eu l'occasion de lire le billet d'humeur de Camille Pascal, l'ancienne plume de Nicolas Sarkozy, publié par Valeurs Actuelles, qui dénonce la totalitarisme cycliste ? Si ce n'est pas le cas, voici le texte en question :

Il s’en est fallu d’un cheveu qu’il ne me renverse. C’est normal, il roulait à contresens, des écouteurs sur les oreilles alors que, ultime privilège du promeneur parisien, je flânais tranquillement, étourdiment peut-être, sur les quais de Seine. Si je n’avais pas tourné la tête au même instant et reculé d’un bond, il me serait certainement difficile d’écrire aujourd’hui cette petite chronique.
Le cycliste m’a effleuré sans s’arrêter, j’ai hurlé de surprise, de peur et de colère, et j’ai reçu en réponse un geste sans équivoque dont je ne retranscrirai pas le sens ici, par respect pour le lecteur.
Hegel confessa un jour avoir vu en Napoléon l’Histoire à cheval, moi ce jour-là j’ai croisé la dictature à vélo. Spectacle glaçant.

En effet, si la bicyclette fut surnommée “la petite reine” il y a un siècle, aujourd’hui le cycliste est roi. Son regard ne ment pas, il vous domine, il vous toise et surtout il vous méprise.
Le cycliste peut être de tous les milieux. Il y a la grande bourgeoise inénarrable juchée sur un magnifique vélo noir hollandais hors de prix, son sac matelassé et griffé jeté négligemment dans le panier placé sur le guidon, elle n’a pas le temps de vous éviter car elle est en grande conversation avec son téléphone. On croise aussi l’étudiant nonchalant et mal assuré qui godille dangereusement entre des voitures dont il raye la carrosserie non sans insulter abondamment leurs conducteurs stupéfaits et impuissants. Il y a le sportif, enfin, sûr de lui et de sa force, moulé dans d’extravagantes combinaisons qui ne laissent absolument rien ignorer de son anatomie et coiffé de casques tout droit sortis de la Guerre des étoiles. Ils ne sont pas du même monde, mais ils appartiennent à la même internationale puissante et redoutable, celle des gens responsables qui sauvent la planète en pédalant et qui ont donc, à ce titre, droit de vie et de mort.

Vous avez beau protester, pauvre piéton, car vous utilisez vous aussi une énergie “propre”, que vous ne polluez pas plus que lui et que vous n’achetez pas, contrairement à lui, à des pays émergents des vélos que l’on ne fabrique presque plus en France.

Peine perdue, le piéton n’est que de la piétaille aux yeux de ces nouveaux chevaliers du bitume, pire peut-être, car celui-ci voit derrière chaque piéton un automobiliste honteux qui rase certainement les murs pour aller récupérer sa voiture. Le cycliste a désormais la préséance et partout il faut lui céder le pas sous peine d’être traité comme un ennemi déclaré de la couche d’ozone.

Le vélo n’est plus un moyen de locomotion, il est désormais un signe identitaire, un choix politique. Hier il était un sport, aujourd’hui il incarne une idéologie totalitaire et en cela il est devenu très dangereux.

Malheureusement, le texte a été victime de nombreux remaniements par la rédaction de Valeurs Actuelles à tel point qu'il ne reflète pas du tout la pensée de Camille. La version publiée est même l'antithèse du texte originel ! Camille ce grand humaniste qui, comme vous l'imaginez bien, est un de mes proches amis s'en est ému sur mon épaule. A tel point qu'il m'a demandé de publier le texte tel qu'il aurait dû paraître afin de remettre un peu de vérité en ce bas monde. Voici donc la seule version qui vaille :

Il s’en est fallu d’un cheveu qu’il ne me renverse. C’est normal, il roulait à contresens, des écouteurs sur les oreilles alors que, ultime privilège du cycliste parisien, je flânais tranquillement, étourdiment peut-être, sur les quais de Seine. Si je n’avais pas tourné la tête au même instant et jeté ma monture à terre, il me serait certainement difficile d’écrire aujourd’hui cette petite chronique.
L'automobiliste m’a effleuré sans s’arrêter, j’ai hurlé de surprise, de peur et de colère, et j’ai reçu en réponse un geste sans équivoque dont je ne retranscrirai pas le sens ici, par respect pour le lecteur.
Hegel confessa un jour avoir vu en Napoléon l’Histoire à cheval, moi ce jour-là j’ai croisé la dictature automobile. Spectacle glaçant.

En effet, si la bicyclette fut surnommée “la petite reine” il y a un siècle, aujourd’hui c'est l'automobiliste qui est roi. Son regard ne ment pas, il vous domine, il vous toise et surtout il vous méprise.
L'automobiliste peut être de tous les milieux. Il y a la grande bourgeoise inénarrable affalée dans un magnifique coupé allemand hors de prix, son sac matelassé et griffé jeté négligemment sur le siège  en cuir du passager, elle n’a pas le temps de vous éviter car elle est en grande conversation avec son téléphone. On croise aussi l’étudiant nonchalant et mal assuré qui godille dangereusement non sans insulter abondamment les cyclistes stupéfaits et impuissants. Il y a le sportif, enfin, sûr de lui et de sa force, les mains gantés, affublé de lunettes tout droit sorties de la Guerre des étoiles. Ils ne sont pas du même monde, mais ils appartiennent à la même internationale puissante et redoutable, celle des gens responsables qui possèdent une automobile et qui ont donc, à ce titre, droit de vie et de mort.

Vous avez beau protester, pauvre cycliste, car vous au moins utilisez, une énergie “propre”, que vous ne polluez pas,  peine perdue, le cycliste et le piéton ne sont que de la chair à bagnole aux yeux de ces décatis chevaliers du bitume.

L'automobiliste a la préséance et partout il faut lui céder le pas sous peine d’être traité comme un ennemi déclaré de la civilisation.
 
Depuis longtemps, l'automobile n’est plus un moyen de locomotion, elle est un signe identitaire, un choix politique. Hier elle était un progrès, aujourd’hui elle incarne une idéologie totalitaire et en cela elle est devenue très dangereuse.

Cette lecture vous permet de comprendre à quel point Camille a été victime d'un complot probablement ourdi par des puissances occultes tapies dans l'ombre de leur base secrète. La Vérité dans sa toute puissance est enfin rétablie et c'est non sans fierté que je me targue d'avoir été son outil.

mardi 20 mai 2014

A chier

Excusez-moi pour la grossièreté du titre mais il est parfaitement de circonstances.

Beaucoup de produits sont couverts de logos divers et variés censés nous aider à rapidement appréhender leurs qualités et usages. Le logo ci-dessous, à gauche sur l'étiquette est pour moi une erreur retentissante qui illumine chacun de mes jours. Censé vanter le confort de grips pour guidons dits "papillon", il aurait été parfait pour indiquer les toilettes, non ?

mardi 1 avril 2014

Poisson d'avril

Hier encore, je fomentais quelque blague afin d'honorer dignement le premier avril. J'étais assez peu inspiré. En prenant chez un commerçant le dépliant de présentation de l'édition 2014 de l'Anjou Vélo Vintage, tout frais sorti de l'imprimeur,  j'ai compris que c'est le Conseil Général 49 qui cherchait à nous jouer un tour pendable.
La plaquette de présentation m'a inspiré le dialogue suivant :

-Dis chéri, elle me plaît beaucoup cette promenade, mais sans vouloir être vulgaire, je commence à drôlement avoir mal au cul.
-Rien de plus normal ma chérie, tu es directement assise sur le pneu de mon béclard.
-Ha, je me disais bien... Zut alors, ça doit faire tâche !
-Permets-moi de te reprendre ma chérie, on ne dit pas "tâche", on dit "vintage". Et puis, tout cela est sans importance, le public n'y verra que du feu. Tout le monde croit qu'autrefois il était d'usage de se déplacer sur les pavés assise à l'arrière d'un spad sans porte-bagage. Bel exercice de voltige, n'est-ce pas ? Je te passe d'autres détails que tu t'attacheras à découvrir par toi-même...
-Tu me rassures ! Je peux donc garder le sourire ?
-Tu fais ce que tu veux ma chérie, le graphiste est un cador, il arrangera tout ça.

Pardonnez mes facéties mais, en jour de blagues on m'a poussé à la faute !

vendredi 1 février 2013

Cynique


La citation du jour :
 Amsterdam et le Tour de France, c'est du pareil au même : une bande de drogués qui font du vélo !
Anonyme


crédit image : Diogene, John William Waterford

vendredi 9 décembre 2011