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jeudi 12 août 2021

Signe des temps

 

Cette affiche placardée sur les parties communes d'un immeuble de l'agglo angevine a aimanté mon regard.
 
 
ll y a 10 ans ce pignon fixe aurait servi d'illustration à une pub au sommet du hipsterisme, par exemple au hasard : une crème de nuit nutritive pour la barbe ou un resto dont la décoration ne contient pas de gluten. A vrai dire ce fixie aurait pu servir à accompagner n'importe quoi tant il était un signe extérieur de coolitude et d'avant-gardisme.
 
Et voilà que le même est devenu un "encombrant" que tout destine à la benne à ferraille.
 
Puisque tout lasse, j'imagine que dans 10 ans un demi-course gravel l'aura remplacé sur cette affiche.


mardi 20 février 2018

Collection sadique


Cela fait un moment que j'aimerai proposer une typologie des différentes groupes de cyclistes. Tel un entomologiste vieille école légèrement sadique cet exercice me permettrait d'épingler mes congénères sous prétexte de faire avancer la science. Hélas, la tache est ardue et ma liste de types de cyclistes donne le tournis tant les pratiques sont nombreuses et les sous-groupes foisonnants. L'ampleur du labeur à fournir est décourageante. J'aimerai tant offrir à l'humanité une œuvre majeure qui fasse une fois pour toute le tour de la question ! Mais mon naturel indolent reprend vite le dessus et mon projet de grande fresque prend la poussière. Aujourd'hui j'essaie de ranimer la flemme flamme en me disant que certaines des plus grandes œuvres littéraires sont nées sous forme de feuilletons. C'est pourquoi je soumets à la justesse de votre jugement la maigre entame de cette typologie en espérant la compléter avec le temps.

J'attire enfin votre attention sur le fait que mon travail, bien que drapé des oripeaux de la science, n'est pas totalement dénué de mauvaise foi et de cynisme.

Gilles est jaune :
C'est le plus facile à débusquer dans son environnement urbain naturel. Il ne se dépare jamais de son gilet jaune. Il le porte tant et plus que souvent il ne se rend même plus compte de l'incongruité de sa mise en certaines occasions. Pour une sépulture, il sera vêtu de son costume le plus strict mais il ne lui viendra pas à l'esprit de se défaire de son attribut coloré. Le gilet jaune c'est l'emblème de son militantisme, car il faut bien reconnaître qu'il est souvent investi dans une association d'usagers de la bicyclette. Il est tellement militant qu'il saoûle parfois les autres cyclistes avec son côté père-la-morale surtout quand il est question de sécurité. Certain-e-s mauvaises langues disent que c'est un flippé de la vie qui camoufle son anxiété en se rendant le plus visible possible. Une sorte de faisan des villes. Cette théorie ne manque pas de justesse lorsque sous sa forme pathologique, Gilles n'envisage pas de déplacement sans accompagner son gilet jaune, d'un casque, d'un écarteur de danger et une d'une trompe à air comprimé. Histoire de garder une forme d'individualité Gilles se démarquera de ses congénères par le flocage de son uniforme: association d'usagers du vélo, soutien à Notre-Dame-des-Landes, invitation à le dépasser en respectant une distance de sécurité (attention sans jeu de mots tenez-vous à distance de ce type de personnage), dessin issu du travail des CP de l'école du petit dernier.

Expression type : Commence en général ces phrases par On ne vous voit pas bien …

Le cousin-germain :
Pour lui, le coeur du monde cycliste bat outre-Rhin. Il ne jure que par la robustesse et la praticité. En conséquence son vélo est allemand, son éclairage est allemand, sa bagagerie est allemande, ses pneus sont allemands, ses vêtements sont allemands. Il est clairement fort bien équipé, même si pour cela il a hypothéqué sa maison. Ainsi, sa descendance jouira (ou subira tout est question de point de vue) ses achats jusqu'à la fin des temps. Ses détracteurs (qui comptent une bonne partie de sa descendance) lui renvoient souvent à la face son côté un poil rigoriste et le peu de place laissé à l'improvisation dans sa pratique. Effectivement, s'il consentira volontiers à passer ses vacances à l'Eurobike de Frederischafen il sera plus réticent à l'idée d'une bonne teuf techno sous acide dans un vieil hangar humide du Templehof.

Expression type : Il n'y a pas de mauvais temps, il n'y a que du mauvais équipement.

Idéfix :
C'est le chevalier de l'asphalte, sur son pignon fixe il parcourt la ville (il ne sait pas qu'au delà du périphérique il y a tout un monde) le plus vite possible en laissant une trace fluo derrière lui. Sa passion du skid (dérapage stylé) lui coûte tellement cher qu'il doit travailler le soir à livrer des pizzas et des sushis tard dans la nuit avec le maigre espoir de gagner assez afin de s'acheter un nouveau pneu qui tiendra jusqu'au shift (service stylé) suivant. Néanmoins, au grand soulagement de ses parents sa passion pour le pignon fixe a fait décoller son niveau en anglais qui était jusque-là médiocre. Désormais son fixed-gear brakeless, lui permet d'enchaîner les shifts afin de se procurer un paquet de pièces New-Old-Stock, New-In-Box pour son futur daily full Campa. Vous n'avez rien compris ? Lui non plus.

Expression type : Trop stylé !

mardi 17 janvier 2017

Langue vivante


Un client vient glaner quelques conseils techniques. Je vous passe la teneur générale de notre conversation pour vous rapporter uniquement son entame :

-Bonjour, je viens de faire un "selfie" et je voudrais changer quelques petites choses.

Rompu au massacre orthographique incessant du champ lexical cycliste, je fais immédiatement la conversion (j'emploie ce terme en connaissance de cause) qui s'impose : selfie = abus d'anglicisme = mode du fixed gear = pignon fixe = fixie ! Mais c'est bien sûr, par selfie il faut entendre fixie !

La langue française, souvent plus généreuse que nombre des habitant-e-s qui la pratique lorsqu'il s'agit d'accueillir des éléments étrangers, m'invite à proposer une définition adéquat ce nouveau terme.

Un selfie est donc à compter de ce jour : vélo à pignon fixe monté par les soins de son propriétaire et qui sera accessoirement pris en photo par ce dernier. Exemple : "Dans la vie on ne fait pas ce qu'on veut mais on est responsable de son selfie." Jean-Paul-Sartre.

vendredi 4 octobre 2013

Même les nerds !

Le fixe a réussi à se nicher jusque dans les tréfonds de GTA 5... Même les nerds s'y mettent !



ps > Merci à B. !

samedi 24 novembre 2012

Bertin Piste

Décidément, il est toujours aussi agréable de contribuer à remettre en piste un beau vélo comme ce Bertin. Vite fait, bien fait !




jeudi 8 novembre 2012

Electra


Il y a un bail que je n'avais pas mis de photos de conversion en pignon fixe sur le blog... Voilà donc à quoi j'ai occupé une partie de mon après-midi. La couleur est bien plus classe que ne le laisse entendre mon habituelle mauvaise photo (ce coup ci, je vais mettre ça sur le dos du manque de lumière automnal). Et puis, le vélo est bien plus vif que le mécanicien.

mardi 30 octobre 2012

Plusieurs choses

Je commence par le plus important. L'atelier sera fermé ce jeudi 1er novembre (je ferai le mort dans mon lit) ainsi que ce samedi 3 novembre. Donc, par un raisonnement implacable vous en déduirez que je serai à votre entière disposition vendredi. Quelle force de déduction !

J'en profite pour vous "publi-informer" (le mot le plus laid de la langue française ainsi que le plus faux-cul) que j'ai reçu des moyeux monovitesse à rétropédalage. Le moyeu avec le pignon vaut 34€. Il s'agit d'un moyeu Shimano en 36 trous. N'hésitez pas à venir discuter d'un montage. Pour info, avec une jante "course" petit profil à double paroi et oeillets (c'est à dire solide et durable) RJ Project comptez 80€ la roue finie. Après tout est possible en fonction de vos envies.



Pour les fans de pignon fixe, je propose une nouvelle référence, à savoir des roues fixe/roue libre Ambrosio en "kit fixie" pour 160 €, c'est à dire la roue + le pignon + le contre-écrou et j'offre le fond de jante et la chaîne.

samedi 13 octobre 2012

Agenda

La dernière réunion de La Tête dans le Guidon a été courte mais fructueuse. Sortez vos cahiers de texte et prenez note :


Ce soir à 20h00, petite projection et apéro du reportage de Sonia.


Dimanche 21 octobre, 10h30, Atelier d'échange des savoirs
Ce dimanche on s'attaque à un grand classique, les freins V-Brake (comme ci-dessus). On verra comment les monter, détecter les disfonctionnements, les régler. Tous les petits trucs qui font la différence entre un freinage spongieux et un freinage efficace. L'atelier est ouvert à tou-te-s sans pré-requis particulier. La formation sera à prix libre et durera une paire d'heures. Comme le nombre de places est assez limité, il est préférable de nous envoyer une petite confirmation de présence : contact(arobase)latetedansleguidon.net


Dimanche 11 novembre, rdv à 10h30 à l'atelier, Course de côte
Tu crois que tu montes les cols comme un cador . A chaque petit "coup de cul" tu commentes intérieurement tes exploits sportifs ? Tu as un maillot à pois caché sous ton oreiller et le dimanche matin tu te déguises en Richard Virenque époque Festina pour t'admirer devant le miroir ? Alors viens te mesurer à la réalité ! Tes mollets sauront-ils te soutenir dans la côte infernale qui t'attend ? Deux épreuves à effectuer : d'abord des duels contre les adversaires de ton choix, puis une course contre la montre. Amènes ton pique-nique et évidemment ton spad et ta bonne humeur. Allez, tout le monde en selle !

samedi 6 octobre 2012

Grand Rush


Un mot pour vous inviter samedi 13 octobre, à 20h à l'atelier pour une projection de Premier Rush du boulot vidéo de Sonia :

"Eternelle adepte du vélo, de la TDG, (et des Paris-Brest), j'ai réalisé un magazine-télé qui s'intitule "La tête dans le guidon" au cours de ma formation de camera-woman. Cette vidéo raconte la création de l'association, sa vie, son oeuvre et les atomes qui transitent autour d'elle.

Il s'agit d'une vidéo au format télé de 8 mn. Le tournage a eu lieu la première semaine de mars 2012.

Je tenais à remercier Xavier, pour sa patience, (qui a des limites), Pauline pour ses talents d'actrice, nos cyclistes voyageurs et leurs explications détaillées de leurs bolides, l'association Angers-Bike-Polo pour les scènes d'action, Poï pour une entrée en scène remarquée, tous ceux du 21, et pour les disponibilités de chacun.

Un grand merci à JeanJean pour l'assistance technique, morale et physique durant le tournage.

Sonia Gemayel"
 
Et puis on boira un coup évidemment !

mardi 2 octobre 2012

MKS et Dia Compe

Miam, encore un petit arrivage de pièces japonaises.


Pour les adeptes du polo, il y a d'abord le levier de freins double Dia Compe Tech 77 :  46 € et je fournis câbles et gaine. Par contre, je ne fournis ni la qualité de conduite de balle, ni la vision du jeu. A défaut d'être bon, ton freinage le sera.

Quelques paires de pédales MKS aussi, des Sylvan Track, des Sylvan Road et des Sylvan Stream. Les Track et les Road sont de belles copies des pédales type Campagnolo ou Maillard qui ont fait les beaux jours du cyclisme des années 70. Les roulements sont de qualité plus que correcte. L'esthétique classique me fait toujours autant d'effet : 35 € la paire. Les pédales idéales pour parfaire un pignon fixe ou un beau vélo de route. A mon avis, les Stream, de par la forme de leurs cages, conviendront mieux aux vélotafs et autres vélos mis à rude épreuve.

Sylvan Road

Sylvan Track

Sylvan Stream

jeudi 19 juillet 2012

Fix Push

Une video, qui ne date pas d'hier, qui prend le biais du skate pour railler la déferlante pignon fixe. Un peu d'auto-dérision fait toujours le plus grand bien.

mercredi 11 juillet 2012

Halo Aerowarrior

Aujourd'hui, vous allez profiter de mes erreurs de commande... J'ai deux roues de pignon fixe que je vends à prix réduit. Je les avais commandées pour des clients et ce n'était pas ce qu'ils désiraient. Tant pis pour moi, tant mieux pour vous.

Ils s'agit donc de roues Halo Aerowarrior. Leur prix public habituel est de 149€ (la roue seule). Je les vends 130 € avec un pignon, un contre-écrou et un fond de jante. Elles sont toutes deux entièrement de couleur chrome. Ce sont de belles roues à mon goût.

Les jantes sont plutôt orientées pour un usage urbain, la monte de pneu est de 700*28 minimum et jusqu'à 700*35 facile.

J'en ai que deux, je fais pas de vpc et je les mets pas de côté. Les 2 premier-e-s arrivé-e-s seront les 2 servi-e-s... Magnez-vous le train.


jeudi 28 juin 2012

Grips Genetic


Je viens de recevoir une palanquée de grips de la Marque Genetic. Ils sont aussi bien adaptés pour les cintres de piste que les cintres plus plats de typés vtt. Il y a tellement de couleurs que le pauvre daltonien que je suis en a la migraine. Et puis, quand je tourne la tête je tombe sur les grips Oury qui sont tout aussi chatoyants. Libérez-moi ! 9 roros la paire de Genetic.

J'en profite aussi pour vous informer que l'atelier sera fermé ce samedi 29 juin. J'ai "exceptionellement" (les commerces sont toujours fermés pour des raisons "exceptionelles") besoin de repos.

vendredi 25 mai 2012

A vendre et à donner

Je commence par l'aspect mercantile. J'ai reçu quelques pédaliers de piste. Une esthétique sobre et classique. Le plateau compte 46 dents, les manivelles font 165 mm, il enjolivera ton vélo pour 75 euros.

A part ça, dans ma quête éternelle d'espace libre dans les recoins de l'atelier j'ai deux très vieux vélos à donner. Oui, les photos, sont très floues. On va dire que je cherche à exciter votre imagination. Tous deux datent d'avant la seconde guerre mondiale. Probablement les années 20/30. Tous les deux ont en forme en "col de cygne". L'Olympic est "complet" mais il y a beaucoup de travail de restauration à effectuer... L'autre est d'une peinture superbe mais il n'y a que le cadre. Ce sont vraiment de beaux vélos, très classe. Voilà, dans l'idée, ce serait bien de les restaurer plutôt que leur faire manger de la poussière. Ils n'attendent que vous. Ah oui, ils sont à prendre sur place évidemment.

mercredi 25 avril 2012

On a roulé sur de la merde

Dernièrement, j'ai du changer le moyeu de plusieurs roues en pignon fixe. Le problème récurrent concerne des filetages de mauvaise qualité et donc foirés. Je pourrais m'en frotter les mains parce que jusqu'à présent, ces roues, elles n'ont pas été achetées à l'atelier. Mais, ça me gratte parce que c'est révélateur d'une dérive. Il y a quelques années les pièces de pignon fixe était rares. La plupart des vélocistes n'en avaient pas en stock. A vrai dire, à Angers, il y a avait un vélociste qui proposait un modèle. Le modèle était bien correct et le vélociste sympa et compétent nous a bien aidé à faire nos premières conversions. C'était un temps où les pignons fixes se comptaient sur les doigts d'une main à Angers. Et pourtant, c'était il y a seulement 7 ans. Ces souvenirs d'anciens combattants sont révélateurs du fait qu'à l'époque, le pignon-fixe était synonyme de vélodrome où, à la rigueur, d'entrainement hivernal pour les routiers. On était dans le domaine de l'activité sportive pure. Et le cyclisme n'est pas réputé pour être un sport des plus abordables... Les pièces étaient donc onéreuses. Onéreuses mais de bonne qualité. Ma première paire de roues est toujours en circulation et toujours pimpante. Avec la vogue "fixie" l'offre s'est très largement étendue. La concurrence fait également rage et la bataille des prix s'est engagée. Le souci, c'est qu'en même temps que la baisse des prix, on a assisté à une baisse de la qualité. Je vois des "chinoiseries" à la durée de vie prévisible et risible. Aujourd'hui, il y a une qualité plancher en dessous de laquelle je me refuse à aller. J'ai toujours vue une paire ou une roue fixe comme un investissement. Un objet de sûr et de qualité, pas un objet jetable. On a pas les moyens d'acheter de la merde ! Il vaut mieux repousser l'achat et économiser que se ruer sur une roue pas chère, la foirer en 2 mois et devoir effectuer un nouvel achat. Il y suffisament de fois où nous marchons dans la merde, pas la peine d'en rajouter et de se mettre à rouler avec des merdes. Voilà, c'est tout !

dimanche 15 avril 2012

Scratch-boum-crac


Une photo de la chute lors de la course scratch de la "Pan-Am" prise par le photographe de l'UCI. Pas de grosses blessures mais une chute des plus impressionnantes !

vendredi 30 mars 2012

Mouton noir génétique fort léger





Je viens de recevoir quelques petits trucs pas dégueulasses orientés pignon fixe/piste...

Du côté des pédaliers, en plus du classique pédalier de piste Stronglight Track (134€) j'ai reçu des pédaliers Black Sheep "144". Du matériel, simple, rustique et abordable (89€).

J'en ai profité pour commander quelques guidons de piste Black Sheep : 29€. J'aime bien sa forme très début du 20ème siècle, c'est à dire assez large et ramassée.

De chez Genetic, j'ai reçu quelques paires de pédales typées piste (39€la paire). Les roulements sont aux petits oignons ! Et puis des cale-pieds tout chrome qui feront le bonheur des amateurs.rices des choses qui brillent (19€ la paire). Si vous achetez les pédales plus les cale-pieds je vous offre les sangles qui vont bien !

A plus sous le bus !

mercredi 1 février 2012

Fignon Pixe




Vite fait un petit état des lieux des moyeux et roues de pignon fixe que je propose en ce moment. De gauche à droite :

-Moyeu Black Sheep flip/flop, 32 trous, noir uniquement : 45 €.
Un basique solide et efficace qui ne s'embarrasse pas des apparences.
-Moyeu Miche Pistard petites flasques, 32 trous, argent : 69 € avec son contre-écrou.
Le classique des classiques, sur tous les vélodromes du monde ! Mon premier amour...
-Moyeu Halo Track flip/flop, 32 trous, argent : 64 € (110€ la paire)
Une belle ligne, de bons roulements et une finition brillante pour faire le mariole en public.
-Moyeu All-City flip/flop, 32 trous, plein de couleurs : 54 €.
Une forme classique pour un moyeu robuste idéal pour un usage urbain. (Bientôt à nouveau en stock)

Tout ça est dispo en montage à la carte (30€ pour le montage d'une roue + pièces) ! Il faut juste en discuter.

Le "kit fixie" pour faire sa conversion est évidemment toujours dispo pour 130 € soit une roue arrière montée par mes soins avec un pignon de denture au choix, un contre-écrous, un fond de jante haute-pression et une chaine monovitesse en cadeau.

Pour ce qui est des roues toutes faites j'ai en ce moment comme le montre la photo :
-Roue arrière moyeu Miche Pistard flip/flop grande flasque noir sur jante Mach Omega noire avec des rayons noirs. Le contre-écrou est fourni. Avec le pignon et la chaine il vous en coûtera également 130 €.
-Roue arrière moyeu générique flip/flop sur DP18 Weinmann et rayons noirs. Toujours 130 € en kit fixie ou 95 € la roue seule avec son contre-écrou.

Voilà. A plus sous le bus !

mercredi 18 janvier 2012

mardi 23 août 2011

Ô coursier, suspends ta course !



Le monde du vélo colporte un nombre impressionnant de poncifs éculés qui connaissent plus ou moins de succès en fonction de la mode du moment. Avec la re-naissance du pignon fixe, il est un cliché auquel il va définitivement falloir tordre le cou : le coursier new-yorkais aurait ré-inventé le pignon fixe.

Combien de fois n'a-t-on pas entendu des explications telles que :
-"Ben, tu vois, dans les années 80 (ndr : autant dire au paléolithique.), les coursiers new-yorkais ont viré leur dérailleurs pour alléger leur vélo".
-"A New-York, l'hiver, ça meule grave ! Les "bike messengers" (ndt : coursiers new-yorkais (ndr : il faut bien faire comprendre à l'auditeur que la scène se passe à New-York) en avait marre de se battre contre les dérailleurs gelés alors ils ont tout viré pour passer au fixe".
-"A New-York, tellement ils en avaient marre de se faire t'chourer de pièces, les coursiers new-yorkais de New-York qu'ils sont passés au pignon fixe".

Même s'il y a un fond de vérité, je ne le nie pas, je pense que tout cela relève plus de la mythologie que de la réalité sociologique. Cette petite histoire permet d'affirmer son appartenance à un groupe restreint. La connaissance des mythes fondateurs, la maîtrise des codes permet de se reconnaître, il y a partage d'un bagage culturel. Cette anecdote du coursier permet d'établir une filiation, de construire une généalogie mythique. Ce fameux coursier, c'est quasiment un héros ou un demi-dieu : conditions météorologiques hostiles, jungle urbaine, prise de danger quotidienne, dépassement de soi. C'est aussi quelqu'un qui a fait de nécessité vertu, un ascète qui se contente de choses simples et épurées. En se plaçant en descendance directe il est possible de s'approprier (de manière quasi chamanique) une partie de ses pouvoirs. Un peu de son charisme rejaillit sur nous tous.

J'ajouterai que la pratique du pignon fixe a besoin de se construire une légende. Les routiers ou les pistards peuvent se targuer de plus d'un siècle de grandes et petites histoires. Le pignon fixe est une pratique urbaine très jeune. Il faut construire une légende qui permette donc à la fois de se démarquer des autres cyclistes, tout en marquant son appartenance à un groupe émergent. Et puis, il faut reconnaître que le fait de situer la naissance de ce mouvement à New-York apporte une petite touche d'exotisme pas dégueulasse pour un européen.

Avant de conclure, je tiens à battre ma coulpe, car j'ai péché. Moi-même, j'ai eu la faiblesse de colporter ce cliché. Tout cliché doit une partie de sa persistance à son efficacité de persuasion envers un public non-averti. Loin de l'user, son utilisation répétée l'a affiné et son efficacité renforcée. Cela m'a souvent amené, par facilité, à me servir de ce pauvre "coursier new-yorkais" qui ne m'a pourtant jamais fait le moindre mal. Je lui présente donc aujourd'hui officiellement mes excuses : "Ô, héros du nouveau-monde, ayez la grâce d'accepter les viles excuses d'un rustaud tout juste bon à embrasser le cambouis de la Très Sainte Chaine de votre noble monture de piste italienne et autorisez-moi à continuer de pédaler ma misérable conversion de vélo de route !".

Néanmoins, je persiste à affirmer que faire marcher correctement un dérailleur sur l'hiver à New-York n'a rien d'une folle entreprise. Laissons enfin en paix le messager new-yorkais ! J'aurais aimé pouvoir retrouver cette petite vidéo où l'on voit des coursiers des années 80. Cela aurait été un contre-pied parfait : des blacks chevauchant des vtt... Si quelqu'un remet la main dessus qu'il/elle me fasse signe !