Après travaux, la rue Desjardins vient d'être rendue à la circulation. Il est vrai qu'un coût de 750000€ oblige à marquer le coup. Pour ma part le nouvel aménagement me laisse songeur. Toute la rue a été passée en zone 30, c'est à souligner. Cette rue rectiligne est relativement étroite, à double sens et avec un côté dédié au stationnement des automobiles. Compte tenu de cet environnement dense, l'absence partielle de marquage au sol pour les vélos est pour le moins surprenante. Voici quelques photos prises en laissant la place André Leroy derrière moi :
Entre le "30" du début de la rue et le sas au premier feu, pas de bande cyclable rappelant aux automobilistes qu'ils/elles ne sont pas les seul-e-s à jouir de cet impeccable billard d'asphalte et que leur comportement doit être adapté.
La peinture venait-elle à manquer comme c'est toujours le cas au rond point de la gare ? Je me questionne. Un esprit chagrin pourrait trouver que "l'esprit" de ce que doit être une zone 30 n'est pas respecté. Juste mise en garde émanant d'ailleurs d'une fiche technique de la Sécurité Routière :
Il ne faut pas toutefois tomber dans l’excès qui consisterait à déclarer en zone 30 des sections de voiries afin d’éviter de réaliser des aménagements cyclables prévus par l’application de la loi n°96-1236 du 30 décembre 1996 sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (article 20 codifié à l’article L 228-2 du code de l’environnement).
Voilà de quoi nourrir une intense réflexion en même temps qu'un urticaire galopant.
ps : Au cas où tout ceci ne serait qu'une malheureuse boulette voilà un lien qui permettra de rapidement mettre un terme à une inutile polémique : une occasion d'apaisement à peu de frais.
Affichage des articles dont le libellé est zone 30. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est zone 30. Afficher tous les articles
jeudi 8 septembre 2016
vendredi 8 juillet 2016
Zone (30) de contact
Il ya déjà près de deux semaine que cette photo a été publiée dans les pages du Courrier de l'Ouest. J'adore l'ironie de la situation.
Libellés :
Angers Poule,
et bim,
J'aime Angers,
moi non plus,
zone 30,
zone 30 de contact,
zone de contact
jeudi 14 avril 2016
Faux-ami
Le conseil communautaire d'Angers Loire Métropole a délibéré en faveur d'une aide à l'achat d'un vélo à assistance électrique (VAE). Il s'agit d'une aide correspondant à 25% du prix d'achat TTC du vélo, dans la limite de 250€. Cette enveloppe destinée aux habitant-e-s de la communauté urbaine se monte à 50000€. Les conditions générales sont consultables ici.
Je ne vais pas tourner autour du pot. Ce qui me gêne, c'est qu'on est loin de l'équité sociale. Cette aide va principalement bénéficier à des catégories sociales qui bénéficient déjà d'un relativement bon pouvoir d'achat. Acquérir un VAE de qualité implique de débourser 1000€ et plus. Les VAE d'entrée de gamme se situent autour de 750€. Vous pourrez aisément trouver moins cher mais cela sera à vos risques et périls. La qualité et la durabilité ne seront pas au rendez-vous, soyez-en assuré-e-s. Alors, pourquoi avoir limité cette aide au seul VAE ? La proposer pour l'achat de n'importe quel vélo (hors vélos sportifs pour éviter les dérives) n'aurait-il pas eu plus de sens ? Nos élu-e-s sont-ils/elles si technophiles qu'ils/elles ne peuvent concevoir le vélo comme un potentiel moteur de changement urbain que s'il est justement équipé d'un moteur ? En 2013, 2,8 millions de vélos ont été vendus en France. Ce chiffre inclus seulement 56000 VAE*. Les chiffres ont clairement progressé depuis, néanmoins le VAE reste une petite part de marché loin de concerner le plus grand nombre.
Cette mesure se veut une incitation à un report modal vers le vélo. Seulement,la question est de savoir dans quelle mesure ceux qui vont passer au VAE ne sont pas déjà des cyclistes qui vont profitent d'un effet d'aubaine pour renouveller leur équipement. De même, si ce sont des piétons qui se mettent en selle, et non des automobilistes, le gain de cette mesure sera marginal. Comment mesurer les résultats d'une telle mesure ? D'ailleurs, nos élu-e-s veulent-ils/elles vraiment connaître les résultats d'une telle action ?
Ce qui cloche avec cette aide c'est qu'elle se présente seule. Elle n'est adossée à aucune autre mesure. Elle ne fait partie d'aucune politique cyclable avec une vision et des objectifs. Elle n'est le signe d'aucune volonté politique particulière. D'ailleurs bien malin-e celui ou celle qui aujourd'hui serait capable à Angers et sur la communauté urbaine de dresser les contours d'une politique cyclable cohérente. Les seuls signes clairs en matière de transports urbains ont été, à mon avis, émis en direction des automobilistes avec en particulier la gratuité de la première heure de parking. Cette mesure d'aide à l'achat a tout de la propagande. Relativement peu onéreuse, ne concernant directement qu'environ 200 personnes (50000€/250€=200), elle permet surtout aux élu-e-s d'occuper le terrain médiatique. Elle est "la meilleure façon de ne rien faire tout en donnant l'impression de faire quelque-chose" (Wendy Brown).
A quand des décisions qui impliquent de vrais changements pour les cyclistes et plus généralement les usager-e-s de modes doux ? A quand la généralisation du "tourner-à-droite" ? A quand le passage d'Angers en zone 30 ? Ces décisions n'auront évidemment pas le même coût et les mêmes implications mais elles relèvent d'un choix politique qui se fait cruellement sentir en matière de transports.
PS : Pour info, le cabinet de recherche 6-T a produit une étude sur les usages du VAE. Le résumé est ici.
Je ne vais pas tourner autour du pot. Ce qui me gêne, c'est qu'on est loin de l'équité sociale. Cette aide va principalement bénéficier à des catégories sociales qui bénéficient déjà d'un relativement bon pouvoir d'achat. Acquérir un VAE de qualité implique de débourser 1000€ et plus. Les VAE d'entrée de gamme se situent autour de 750€. Vous pourrez aisément trouver moins cher mais cela sera à vos risques et périls. La qualité et la durabilité ne seront pas au rendez-vous, soyez-en assuré-e-s. Alors, pourquoi avoir limité cette aide au seul VAE ? La proposer pour l'achat de n'importe quel vélo (hors vélos sportifs pour éviter les dérives) n'aurait-il pas eu plus de sens ? Nos élu-e-s sont-ils/elles si technophiles qu'ils/elles ne peuvent concevoir le vélo comme un potentiel moteur de changement urbain que s'il est justement équipé d'un moteur ? En 2013, 2,8 millions de vélos ont été vendus en France. Ce chiffre inclus seulement 56000 VAE*. Les chiffres ont clairement progressé depuis, néanmoins le VAE reste une petite part de marché loin de concerner le plus grand nombre.
Cette mesure se veut une incitation à un report modal vers le vélo. Seulement,la question est de savoir dans quelle mesure ceux qui vont passer au VAE ne sont pas déjà des cyclistes qui vont profitent d'un effet d'aubaine pour renouveller leur équipement. De même, si ce sont des piétons qui se mettent en selle, et non des automobilistes, le gain de cette mesure sera marginal. Comment mesurer les résultats d'une telle mesure ? D'ailleurs, nos élu-e-s veulent-ils/elles vraiment connaître les résultats d'une telle action ?
Ce qui cloche avec cette aide c'est qu'elle se présente seule. Elle n'est adossée à aucune autre mesure. Elle ne fait partie d'aucune politique cyclable avec une vision et des objectifs. Elle n'est le signe d'aucune volonté politique particulière. D'ailleurs bien malin-e celui ou celle qui aujourd'hui serait capable à Angers et sur la communauté urbaine de dresser les contours d'une politique cyclable cohérente. Les seuls signes clairs en matière de transports urbains ont été, à mon avis, émis en direction des automobilistes avec en particulier la gratuité de la première heure de parking. Cette mesure d'aide à l'achat a tout de la propagande. Relativement peu onéreuse, ne concernant directement qu'environ 200 personnes (50000€/250€=200), elle permet surtout aux élu-e-s d'occuper le terrain médiatique. Elle est "la meilleure façon de ne rien faire tout en donnant l'impression de faire quelque-chose" (Wendy Brown).
A quand des décisions qui impliquent de vrais changements pour les cyclistes et plus généralement les usager-e-s de modes doux ? A quand la généralisation du "tourner-à-droite" ? A quand le passage d'Angers en zone 30 ? Ces décisions n'auront évidemment pas le même coût et les mêmes implications mais elles relèvent d'un choix politique qui se fait cruellement sentir en matière de transports.
PS : Pour info, le cabinet de recherche 6-T a produit une étude sur les usages du VAE. Le résumé est ici.
samedi 3 octobre 2015
Marcher sur la tête
La conférence de presse du Conseil Interministériel de la Sécurité Routière qui s'est tenu hier a été l'occasion pour le gouvernement d'annoncer les mesures qui seront prises pour faire baisser la mortalité routière.
Manuel Valls, en présence d'autres ministres, a listé les mesures à prendre pour que la France passe sous la barre des 2000 tué-e-s/an, objectif censé être atteint en 2020. En 2014, 3384 personnes ont perdu la vie sur les routes.
Il y a une mesure qui, à mon avis, va dans le bon sens. Désormais les maires vont pouvoir décider de passer toute leur agglomération en zone 30. C'est une simplification de bon aloi. Désormais, la limitation à 50 km/h deviendrait l'exception sur les grands axes et la limitation à 30 km/h deviendrait la norme. Pour rappel, un piéton heurté par un véhicule roulant à 60 km/h n'a que 20% de chances de survie, à 50 km/h la probabilité de survie passe à 53% et monte à 95% à 30km/h (source : Sécurité Routière). Reste à savoir si beaucoup de maires vont avoir le courage politique de prendre cette décision de bon sens à l'efficacité avérée.
Malheureusement, une décision qui sera (j'insiste sur le futur !) prise gâche la fête : l'obligation du port du casque pour les jeunes cyclistes jusqu'à leur 12 ans. Dans le genre contre-productif on tape dans le mille ! Il est toujours aussi énervant de constater que pour protéger les cyclistes des accidents, en lieu et place d'empêcher ces accidents on s'acharne à tenter de les rendre hypothétiquement moins graves. Plutôt que de faire de la prévention on essaie vainement d'en amoindrir les conséquences. Etrange manière de protéger les usagers vulnérables. Je trouve que la situation est particulièrement bien résumée par Erik Marchandise (propos lus sur le blog Isabelleetlevelo) : "Aucun des pays ayant une vraie politique cyclable n'impose le casque. Mais la France qui ne fait rien de sérieux pour le vélo, le fait." Notre gouvernement marche sur la tête et il croit qu'en portant un casque tout ira pour le mieux. Grotesque.
PS : Je ne vous surprendrais pas en affirmant que ce n'est pas BFMTV qui va éclaircir le débat en relevant que "16 enfants de moins de 15 ans ont été tués au guidon de leur deux-roues". Mais sur quel type de "deux-roues" ? Avec ou sans moteur ? Et dans quelles circonstances ? Quels autres véhicules étaient impliqués ? Comme d'habitude c'est le flou le plus total et la nébuleuse et bien française catégorie des "deux-roues" reste toujours aussi confuse et inutile.
PS2 : Rappel.
Manuel Valls, en présence d'autres ministres, a listé les mesures à prendre pour que la France passe sous la barre des 2000 tué-e-s/an, objectif censé être atteint en 2020. En 2014, 3384 personnes ont perdu la vie sur les routes.
Il y a une mesure qui, à mon avis, va dans le bon sens. Désormais les maires vont pouvoir décider de passer toute leur agglomération en zone 30. C'est une simplification de bon aloi. Désormais, la limitation à 50 km/h deviendrait l'exception sur les grands axes et la limitation à 30 km/h deviendrait la norme. Pour rappel, un piéton heurté par un véhicule roulant à 60 km/h n'a que 20% de chances de survie, à 50 km/h la probabilité de survie passe à 53% et monte à 95% à 30km/h (source : Sécurité Routière). Reste à savoir si beaucoup de maires vont avoir le courage politique de prendre cette décision de bon sens à l'efficacité avérée.
Malheureusement, une décision qui sera (j'insiste sur le futur !) prise gâche la fête : l'obligation du port du casque pour les jeunes cyclistes jusqu'à leur 12 ans. Dans le genre contre-productif on tape dans le mille ! Il est toujours aussi énervant de constater que pour protéger les cyclistes des accidents, en lieu et place d'empêcher ces accidents on s'acharne à tenter de les rendre hypothétiquement moins graves. Plutôt que de faire de la prévention on essaie vainement d'en amoindrir les conséquences. Etrange manière de protéger les usagers vulnérables. Je trouve que la situation est particulièrement bien résumée par Erik Marchandise (propos lus sur le blog Isabelleetlevelo) : "Aucun des pays ayant une vraie politique cyclable n'impose le casque. Mais la France qui ne fait rien de sérieux pour le vélo, le fait." Notre gouvernement marche sur la tête et il croit qu'en portant un casque tout ira pour le mieux. Grotesque.
PS : Je ne vous surprendrais pas en affirmant que ce n'est pas BFMTV qui va éclaircir le débat en relevant que "16 enfants de moins de 15 ans ont été tués au guidon de leur deux-roues". Mais sur quel type de "deux-roues" ? Avec ou sans moteur ? Et dans quelles circonstances ? Quels autres véhicules étaient impliqués ? Comme d'habitude c'est le flou le plus total et la nébuleuse et bien française catégorie des "deux-roues" reste toujours aussi confuse et inutile.
PS2 : Rappel.
mardi 28 juin 2011
Avant / Après



Contrairement à ce que vous pourriez penser à la lecture du titre, je ne vais pas vous proposer un produit qui vous rendra plus beau/belle.... Mais au moins, à compter de ce jour, en venant à l'atelier, vous ne risquez plus d'offenser les forces de l'ordre si vous prenez la rue Maillé à contre-sens... Puisque de contre-sens il n'y a plus pour le vélo ! Un peu de peinture blanche au sol qui nous fait passer de renégats à usagers de la rue : notre statut de cycliste tient à si peu de choses.
Libellés :
double-sens cyclable,
zone 30
mercredi 15 septembre 2010
Le sens interdit ne l'est plus...

Ces derniers jours sont porteurs de petits progrès à Angers, en matière de circulation à vélo tout du moins. Désormais, dans toutes les rues "zone 30", c'est à dire ou la vitesse est limitée à 30 km/h pour les autos, les cyclistes pourront rouler à contresens même s'il y a un sens interdit. Cette nouveauté concerne 30 rues du centre-ville. Deux rues en sont exclues : la rue Plantagenêt et la rue Baudrière pour des questions de cohabitation avec les bus, des déclivité trop importante et de manque de visibilité.
Je dois reconnaître (ça me fait vraiment mal) que pour une fois, les politiques locaux ont fait preuve de pragmatisme en entérinant un état de fait. Enfin, nous n'allons plus voler l'espace aux piétons en roulant sur les trottoirs ! Et l'expérience à depuis longtemps prouvée que ce face à face n'était pas dangereux. Il contribue juste à améliorer les la capacité de déplacement du vélo, ce qui ne peut que jouer en faveur de son développement.
C'est aussi un pas de plus vers la généralisation des "zones de rencontres" ou automobilistes, cyclistes et piétons vont devoir cohabiter au delà des règles édictées par le code de la route. Dans ces zones, c'est le "code de la rue" qui prime. Ce dernier se base sur une notion de bon-sens : celui qui a la priorité est le plus fragile. Le piéton est prioritaire sur le cycliste, lui-même prioritaire sur l'automobiliste. Pour le moment à Angers, les zones de rencontre se situent soi-disant dans l'hypercentre. Cependant, il manque une signalisation propre à l'entrée de cette zone, de manière à ce que tout usager de la rue comprenne que d'autres règles que celles du code de la route s'appliquent dans cet espace. Un poil de formalisation que diantre !
Libellés :
angers,
code de la route,
code de la rue,
contresens cyclable,
zone 30,
zone de rencontre
Inscription à :
Articles (Atom)


