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lundi 2 mars 2015

La cycliste solitaire

J'adore lire une petite aventure de Sherlock Holmes de temps en temps. Il faut quand même reconnaître que parfois Conan Doyle force le trait quant à la puissance déductive de son héros :
Avec un air résigné et un sourire quelque peu las, Holmes pria la jolie intruse de prendre un siège et de nous informer de ce qui la préoccupait.
-Ce n'est toujours pas votre santé, dit-il en l'étudiant du regard, car une cycliste aussi fervente doit déborder de dynamisme.
Elle considéra d'un air surpris ses chaussures et j'y remarquai, sur le côté de la semelle, les légères rugosités causées par le frottement de la pédale.
-Il est vrai que je fais pas mal de bicyclette, reconnut-elle, et le fait n'est pas étranger à ma visite d'aujourd'hui.

Sherlock, c'est dans la tête qu'il a un petit vélo, ça carbure tellement vite et fort qu'on comprend mieux son goût immodéré pour les puissants narcotiques.

Sherlock Holmes, La Cycliste solitaire, Conan Doyle, Librio.

ps : Le Sherlock en photo a un petit air de Fausto Coppi, non ?

dimanche 16 février 2014

dimanche 26 mai 2013

Ivres de la jungle

La nuit dernière certains cyclistes ont tenté tant bien que mal de se muer en hommes des bois. Cette virée dans la Jungle a rassemblé une poignée d'inconscients. Le départ étant donné dans l'après-midi, votre dévoué serviteur était attaché à vous servir à l'atelier. Ce n'est qu'à la fin d'une rude journée de labeur que T. et moi sommes partis à leur recherche. Nous avions tous les deux dans l'idée de pique-niquer là-bas puis de rentrer dans le nuit, laissant donc nos naufragés volontaires profiter de l'humidité et de la froideur forestière. Cette petite boucle de 80 km fut fort agréable. Rouler la nuit procure des sensations particulièrement grisantes : les reliefs sont lissés, l'impression de vitesse est multipliée, les bruits, les odeurs et les sensations prennent plus de place qu'à l'accoutumée. J'adore. Voici un aperçu de notre safari photographique.

Ceux et celles qui parcourent avec un peu d'attention ce blog savent bien que je compte un jour où l'autre être la personne qui aura le plus photographié la Loire depuis son vélo. Le modèle est parfait quand on est nul en photo. Un sujet suffisamment grand et majestueux pour se passer d'une quelconque tentative de cadrage.

Le vin va-t-il lui aussi couler à flot cet automne ? Voilà une question d'un suspense haletant.

La nature, c'est dangereux et il faut s'en protéger. Alors,quelle idée d'aller se fourrer en forêt la nuit ?

Encore un message de quelqu'un qui me veut du bien et m'intime l'ordre de m'abîmer dans le fossé plutôt qu'au fond des bois

En toute honnêteté, le bivouac ressemblait plus à un bidonville qu'à un camp de trappeurs canadiens : des hamacs, de la bâche de camion, une ou deux tentes-même-pas deux-secondes. La seule chose qui pouvait évoquer des hommes des bois c'était les quelques bouteilles d'alcool frelaté qui traînaient/trônaient ça et là pour, en cas d'urgence, faire oublier le froid et la solitude.

Plus positivement, le plancher de la "cabane" me plaisait beaucoup : chaud et lumineux. Vraiment sympathique. Pendant trente secondes j'aurais même pu me prendre pour Thoreau.

Mais le plafond laissait sérieusement à désirer. Je me suis donc très vite ravisé. La vie dans les bois me fout les pétoches. A chaque (rare) nuit en forêt, j'ai l'impression que le pire va m'arriver. Dans ma tête d'urbain, le pire est totalement irrationnel et absolument dantesque. Et hier, ce ne sont pas les hurlements sauvages d'un clébard que j'imaginais molossoïde qui m'aidaient à me décoincer le prout. C'est simple, j'étais entouré d'amis mais j'avais toujours l'impression d'être épié. Un peu comme ça :

Pour la qualité de mon sommeil, il était donc plus sage de se remettre en selle et de regagner le confort de ma couche. Cependant, avant de nous en retourner à la civilisation, T. et moi avons fait notre possible pour les persuader d'abandonner leur folle entreprise de passer la nuit dans un lieu si hostile. Tout en leur parlant, je voyais bien que leur regard était vide. Sous l'emprise malsaine de la forêt ces esprits simples avaient abdiqué toute humanité. La mort dans l'âme nous les avons abandonné à leur triste sort.


Epilogue :
Aujourd'hui, j'ai croisé l'un d'eux. Je n'ai pas eu besoin de lui adresser la parole pour comprendre ; aux cernes sous ses yeux ; qu'il était probablement le seul survivant. Un survivant dans un tel état de choc qu'il lui était impossible de témoigner. Paix à leurs âmes.

samedi 4 mai 2013

Repos


J'ai la joie de vous informer que je vais me reposer. Je vais donc faire le pont. L'atelier fermera ses portes ce samedi soir et rouvrira vendredi 10 mai !

jeudi 29 juillet 2010

Mise en liens


Je viens de rajouter quelques liens (colonne de droite) ! Quelle joie !

jeudi 17 juin 2010

Le bien nommé


On demande souvent à l'atelier un "pneu qui ne crève pas". Et c'est vrai que des pneus avec des mentions comme "flatfighter", "anticrev", et autres tentatives marketing pour appâter le chaland sont légions. mais, comme toute chimère, le pneu qui ne crève pas n'existe pas. Ne pleurez pas déjà, il existe quand même un pneu largement plébiscité pour sa résistance par tous les cyclistes au long cours, aussi bien les cyclotafeurs, gros mangeurs d'asphalte que les randonneurs au long cours qui parcourent les pistes de cette petite planète. Il s'agit "ratatatatatata" (roulement de tambour pour les embrumé-e-s du bulbe) du pneu Schwalbe Marathon. Disponible dans toutes les tailles courantes en 26" et 700 C, ce pneu tient son exceptionnelle résistance à son renfort en kevlar (on croirait que je parle de fusée et d'espace). Le dessin du pneu est quant à lui relativement passe-partout tant que vous ne comptez pas traverser des torrents de boue... Enfin, il reste également relativement "roulant". De toutes manières ce qu'on lui demande avant tout, c'est de repousser la fameuse crevaison à la nuit tombée en rase campagne, par un hiver froid et pluvieux, non ? Le prix est certes plus élevé que le pneu de base mais comme je le dis plus haut avec le kevlar on touche à l'aéronautique et puis l'économie de crise de nerfs est à ce prix... Enfin, pour ceux/celles qui en veulent toujours plus il y a "re-ratatatatata", le Marathon Plus... Voilà, c'est bon, vous pouvez perdre les démonte-pneus et rustines au fond des sacoches !

samedi 15 mai 2010

Classe...


La sortie au Parc Oriental. Et puis, le parcours nous a bien mis dans l'ambiance champêtre comme vous pouvez le voir.

jeudi 11 mars 2010

Le vélo, ça donne la frite !


Voici le maillot de leader du classement général du Driedaagse van West-Vlaanderen , c'est dire les Trois jours des Flandres occidentales.

Je crois que ça se passe de commentaires superflus...

mercredi 10 février 2010

Vivre à Angers n°340


Whaouh ! Le mécano à l'air de manier de gros complexes philosophiques tout en tendant une chaîne. Hahaha !

mardi 13 octobre 2009

Le vélo de Ghislain Lambert


Une petite projection en perspective ! Ce sera le Jeudi 05 novembre à 20h30 et ce sera prix libre et même gratuit pour les adhérent-e-s !

Un petit lien pour vous exciter :
http://www.youtube.com/watch?v=8oH5CJpX3vI

Ciao !