C'est une vaste blague, dommage qu'elle soit si mauvaise. Certaines des mesures prises à Angers en vue du déconfinement sont tout bonnement pathétiques si j'en crois la presse locale.
En matière de transports il y a deux décisions qui retiennent l'attention.
La première est que le stationnement automobile va rester gratuit sur la voirie jusqu'à 2 juin. Ne tergiversons pas, alors que la plupart des villes vont dans l'urgence privilégier le vélo afin de favoriser la distanciation sociale et éviter l'engorgement, le maire Christophe Béchu choisit de rendre cette ville encore plus bagnolable. Difficile de faire plus rétrograde.
Quant à la proposition de piétonniser la très courte rue Montault et à "moitié" la rue Voltaire autant ne rien faire tellement cette annonce est ridicule dans sa pingrerie.
Quant à l'absence du vélo dans l'article qui me sert de source il est très évocateur.
Il arrive que certaines décisions reviennent à se tirer une balle dans le pied. Angers va plus loin et se tire une balle en pleine tempe.
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lundi 4 mai 2020
vendredi 15 novembre 2019
Il Grupetto
C'est un peu la honte pour un angevin d'avoir mis tant de temps à me rappeler l'existence de cette chanson de Les Thugs.
Two more miles and it's gonna stop
Now I have to follow the pace
Water! Water!
Two more miles and I'll reach the top
(Oh! I'm in the Giro
Oh! I give the tempo)
One more mile and I'm slowing down
The smallest gear is killing my legs
Water! Water!
One more…
Now I have to follow the pace
Water! Water!
Two more miles and I'll reach the top
(Oh! I'm in the Giro
Oh! I give the tempo)
One more mile and I'm slowing down
The smallest gear is killing my legs
Water! Water!
One more…
Les Thugs, Il Grupetto, Nineteen Something, 1997.
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One more mile
samedi 12 mai 2018
Affront au fond
Pour les hooligans, le sommet de la honte est figuré par le vol de sa banderole par des adversaires. La fierté est parfois mal placée mais certains codes sociaux sont volontairement hermétiques.
Moi aussi je connais la honte. Cette semaine, à la veille d'une sortie avec un pote, alors que je prépare mes affaires je m'aperçois qu'il me manque une partie de mon équipement.
Impossible de mettre la main sur mon cuissard et mes chaussures.
Chez moi, j'ai fouillé des recoins jusque là ignorés où seule règne la poussière. J'ai remis ça à l'atelier sans plus de succès.
Je me suis retrouvé à monter des pédales plates sur mon vélo de route. J'ai brisé un tabou. J'ai été doublement puni j'ai eu mal aux fesses et j'ai bien senti que mon collègue était gêné aux entournures.
A l'heure où j'écris, le problème n'est toujours pas résolu et je me prépare à subir demain de nombreux quolibets de la part de mes compagnons de route.
Il ne manquerait plus que je crève et que je n'arrive pas à réparer. J'en cauchemarde la nuit, je me vois rentrer à la maison en taxi avec le vélo qui dépasse du coffre, obligé de débattre avec le conducteur du passage à 80 km/h de la limite de vitesse. L'horreur absolue. J'ai peur de bientôt toucher le fond. J'ai tellement honte que j'ai presque envie d'abandonner le cyclisme.
Désormais, tout comme le fond de mon cuissard, cet affront ne sera jamais lavé.
Moi aussi je connais la honte. Cette semaine, à la veille d'une sortie avec un pote, alors que je prépare mes affaires je m'aperçois qu'il me manque une partie de mon équipement.
Impossible de mettre la main sur mon cuissard et mes chaussures.
Chez moi, j'ai fouillé des recoins jusque là ignorés où seule règne la poussière. J'ai remis ça à l'atelier sans plus de succès.
Je me suis retrouvé à monter des pédales plates sur mon vélo de route. J'ai brisé un tabou. J'ai été doublement puni j'ai eu mal aux fesses et j'ai bien senti que mon collègue était gêné aux entournures.
A l'heure où j'écris, le problème n'est toujours pas résolu et je me prépare à subir demain de nombreux quolibets de la part de mes compagnons de route.
Il ne manquerait plus que je crève et que je n'arrive pas à réparer. J'en cauchemarde la nuit, je me vois rentrer à la maison en taxi avec le vélo qui dépasse du coffre, obligé de débattre avec le conducteur du passage à 80 km/h de la limite de vitesse. L'horreur absolue. J'ai peur de bientôt toucher le fond. J'ai tellement honte que j'ai presque envie d'abandonner le cyclisme.
Désormais, tout comme le fond de mon cuissard, cet affront ne sera jamais lavé.
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mercredi 10 mai 2017
Mdr
Je m'apprête à transgresser un interdit : expliquer une blague. J'ai déjà le rouge aux joues. Si cette blague doit être explicitée c'est parce qu'elle repose sur un jeu de mot technique que tout le monde n'est pas en mesure de maîtriser. Et puis, coucher par écrit ce jeu de mot lui enlève beaucoup de (tout ?) son charme. Malgré tout, vous allez découvrir une blague de mécanicien-ne ce qui est un privilège indiscutable. C'est parti pour une blague très brève qui fait pschit :
Tu chambres, tu chambres, mais à la fin tu blesses !
Voilà, je sens bien que vous allez avoir besoin de plusieurs minutes pour vous remettre du fou rire qui vous gagne. Néanmoins, voici la traduction suivie de l'explication pour les néophytes :
Tu chambres (à air), tu chambres (à air), mais à la fin tu (passes au) tubeless.
Les pneus tubeless étant comme leur nom l'indique en anglais des pneus sans chambre à air. Cette blague marquant la lassitude des pratiquant-e-s quant à la récurrence des crevaisons et qui pour en finir passent à des pneus tubeless. Ces derniers contiennent un liquide préventif qui pare à la plupart des crevaisons par percement. De plus, ils ne sont pas sujet aux crevaisons par pincement.
Voilà, tout est dit, je vous quitte de suite pour ravaler ma honte dans la solitude.
Tu chambres, tu chambres, mais à la fin tu blesses !
Voilà, je sens bien que vous allez avoir besoin de plusieurs minutes pour vous remettre du fou rire qui vous gagne. Néanmoins, voici la traduction suivie de l'explication pour les néophytes :
Tu chambres (à air), tu chambres (à air), mais à la fin tu (passes au) tubeless.
Les pneus tubeless étant comme leur nom l'indique en anglais des pneus sans chambre à air. Cette blague marquant la lassitude des pratiquant-e-s quant à la récurrence des crevaisons et qui pour en finir passent à des pneus tubeless. Ces derniers contiennent un liquide préventif qui pare à la plupart des crevaisons par percement. De plus, ils ne sont pas sujet aux crevaisons par pincement.
Voilà, tout est dit, je vous quitte de suite pour ravaler ma honte dans la solitude.
samedi 29 août 2015
Ouille !
A force de rapporter toutes les conneries entendues à l'atelier, il semblerait que certain-e-s lecteurs/rices et client-e-s développent une forme d'angoisse assez originale. J'en connais deux ou trois qui en préambule à toute discussion au sujet de la maintenance de leur biclou me demandent : On est d'accord, si je dis une connerie tu ne la mettras pas sur le blog, hein ?". Ma puissance médiatique me fait parfois froid dans le dos.
Par atténuer cette paranoïa je propose d'aller moi-même m'exposer sur la sellette. En effet, aujourd'hui, c'est ma langue qui a fourché de la plus belle manière. J'en suis encore tout piteux.
J'expliquais à des clients que je ne voulais pas assumer la réparation d'un vélo d'enfant. Son état de délabrement avancé me faisait craindre le pire : Surtout si c'est un casse-cou !, voulais-je ajouter à propos de l'enfant qui en avait l'usage.
Malheureusement, la phrase qui a franchi mes lèvres ne fut pas exactement celle que mon esprit avait formulé. L'altération fâcheuse d'un quelconque signal électrique a donné la sortie suivante : Surtout si c'est un casse-couille !
En même temps que je me confondais en plates excuses, je ne rêvais que d'une tombe fraîchement creusée afin de m'y terrer éternellement.
Par atténuer cette paranoïa je propose d'aller moi-même m'exposer sur la sellette. En effet, aujourd'hui, c'est ma langue qui a fourché de la plus belle manière. J'en suis encore tout piteux.
J'expliquais à des clients que je ne voulais pas assumer la réparation d'un vélo d'enfant. Son état de délabrement avancé me faisait craindre le pire : Surtout si c'est un casse-cou !, voulais-je ajouter à propos de l'enfant qui en avait l'usage.
Malheureusement, la phrase qui a franchi mes lèvres ne fut pas exactement celle que mon esprit avait formulé. L'altération fâcheuse d'un quelconque signal électrique a donné la sortie suivante : Surtout si c'est un casse-couille !
En même temps que je me confondais en plates excuses, je ne rêvais que d'une tombe fraîchement creusée afin de m'y terrer éternellement.
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