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mercredi 30 septembre 2020

A Angle droit

Vite fait en passant je vous refile un petit truc concernant le réglage des freins cantilever, juste au cas où vous auriez l'idée de vous y atteler !

Un élément clé concerne le câble de liaison des bras du cantilever. Je vous conseille de le régler de manière à ce qu'il forme un angle à 90° entre les 2 sections, comme sur ce splendide exemple que je vous fournis gracieusement ci-dessous :

Les fabricant-e-s nous prennent d'ailleurs pour de tel-le-s imbéciles que le plus souvent ils impriment un petit repère comme c'est ici le cas dans le rond central. Il suffit donc de veiller à ce que la section gauche du câble s'aligne parfaitement avec le trait et le tour est joué ! Alors bien sûr quand vous serez des mécanos et mécanas averti-e-s vous pourrez varier cet angle afin de jouer sur le toucher et le mordant du freinage mais je vous laisse explorer ça seul-e-s pour le moment.

Enfin, comme vous l'aurez compris ce maigre tutoriel était un vulgaire prétexte pour jouer avec l'outil "pinceau" sur mon logiciel de traitement d'image histoire d'agrémenter ma pause méridienne.


mercredi 4 octobre 2017

Mauvais garçon nature


Les photos de ce billet font office d'archives. Elles documentent le dernier montage de vélo issu de l'atelier sur la base d'un cadre Nature Boy de la marque All-City. Il s'agit d'un montage en cyclo-cross monovitesse. Pour ceux et celles qui n'ont pas le temps de pratiquer cette discipline exigeante mais qui désirent briller lors des soirées mondaines des hipsters vieillissant-e-s employez l'acronyme anglais CXSS, pour Cyclo-Cross SingleSpeed. Mon Commanditaire (ce terme a un petit côté mafieux qui, pour une fois, n'est pas pour me déplaire) voulait un montage classique avec des freins cantilever, suffisamment versatile pour tracer dans les chemins sans pour autant dédaigner de longues sorties sur route en changeant simplement les pneus. Si j'emploie le terme « archives » c'est parce que la séance photo date d'une semaine déjà et qu'entre-temps le vélo a été mis à l'épreuve lors de plusieurs sorties qui me semblent des prétextes à enchaîner le plus de dérapages possibles. Si vous croisez un vélo blanc suivi d'un nuage de poussière il s'agit sûrement de ce Nature Boy propriété d'un garçon soit-disant mature mais toujours joueur.

Les photos ont été réalisées par Albert Photographe. Si vous voulez des photos de mariage ou de communion passez votre chemin, pour le reste, ce qui laisse de la marge, n'hésitez pas à le contacter, je crois que son professionnalisme saute aux yeux, surtout que photographier un vélo blanc n'a rien d'une sinécure. C'est parti !

 
Check list :
-Je défends toujours l'idée qu'un bon vélo c'est un bon cadre/fourche et une bonne paire de roues. En étant cynique, le reste n'est qu'un moyen d'exprimer son statut social en claquant le plus de pognon possible. En l'occurrence les roues sont formées de moyeux Halo Track que j'ai rayonné avec des jantes H plus Son Archetype. Les rayons rétreints sont des DT Swiss. Le café que je me suis abstenu de boire au montage était colombien. Plus sérieusement les Halo sont un excellent compromis poids/prix et pour ne rien gâcher ils sont beaux. Pour leur prix, la qualité des roulement est assez bluffante. Quant aux jantes, leur facilité de montage est le gage de leur bonne facture. Le traitement de surface inspire la confiance. Les pneus sont des Continental Cyclo X King mais cela va sans doute vite varier en fonction des envies.

-Je suis parfois obtus et je ne conçois pas une transmission monovitesse avec une grosse chaîne large à réserver pour les mobylettes. La bonne base c'est une chaîne 8 vitesses. Plus légère, elle est aussi moins bruyante, surtout il est avéré qu'elle est plus solide qu'une chaine mono classiques, ce qui de prime abord peut sembler contre-intuitif. Notre (c'est pas Louis XIV qui te parle, c'est moi et mon commanditaire d'où la première personne du pluriel) dévolu s'est porté sur une chaine KMC X 8.93. La roue-libre Halo à 72 points d'engagements assure une transmission de l'effort sans point mort et son bruit de crécelle rend les gamins hystériques sur son passage. Le pédalier est un Sugino très classique. J'avais le même sur feu mon Benotto, sniff ! Le plateau d'origine a été remplacé par un Stronglight 9/10 vitesses (comme sur mon Benotto, bouhou!). Le boitier de pédalier Shimano est tout ce qu'il y a de plus générique, il est dodu mais robuste et pas cher. Enfin les pédales sont des Crankbrothers.

-Le guidon est composé d'un cintre FSA et de la potence idoine. Rien de foufou, de l'éprouvé bien abordable. Le jeu de direction est de la marque First. Il est un peu comme les moyeux Halo, d'une qualité sous-estimée pour un tarif contenu. Les leviers sont des SRAM Rival 1. Leur ergonomie est parfaite les mains en bas du cintre. La guidoline est un truc générique mais j'ai changé récemment ma technique de pose ce qui m'a réconcilié avec ce point qui avant ne me passionnait guère.

-Les étriers cantilever sont des TRP dévolus à la pratique du cyclo-cross cette étrange coutume où, au début de l'épreuve, des cyclistes pédalent dans la boue sous les yeux de spectateurs/rices qui mangent des frites et qui, une heure plus tard, pédalent toujours dans la boue sous les yeux de congénères qui mangent des frites à la boue. Un plaisir inexpliquable et de toutes façons incompréhensible. Je dois remercier J. pour ses conseils avisés quant à la délicate question de l'éradication des nuisances sonores inhérentes aux cantis. Les TRP brillent par leur impressionnante puissance de freinage mais aussi parfois « vocale ». Atteindre la nécessaire extinction de voix réclame patience et subtilité et il m'a bien aidé là-dessus.

-Question séant, si le proprio du vélo m'a laissé choisir une tige de selle 3T sans déport, il aura été inflexible sur la selle : une Turbo. Mettre cette selle sur un cyclo-cross c'est un peu imaginer Elvis se roulant dans la boue de Woodstock avec ses Blue Suede Shoes. Je me suis résigné à l'impensable.

J'espère que ce montage est destiné à un usage aussi intense que la pression que m'a mise mon Commanditaire à chaque étape du montage !

mardi 29 mars 2016

Tire-au-flanc

Les flancs d'une jante en aluminium s'usent-ils au contact des patins de frein ? La réponse est : oui !
Il est d'ailleurs plus que temps de changer cette roue. La rupture est imminente et les conséquences pourraient être fâcheuses.

De manière générale, il serait sans doute plus rapide de poser la question suivante : Qu'est-ce qui ne s'use pas sur un vélo ? Mis à part le plaisir : rien. C'est peut-être la principale révélation philosophique de la mécanique.

samedi 18 février 2012

Surly Cross Check









Voilà le dernier montage qui vient juste de sortir de l'atelier pour effectuer ses premiers tours de roues. Un montage entre le vélotaf et le vélo de randonnée. Une petite horloge !

Le cadre est un Surly Cross-Check. Comme tout cadre acier qui se respecte, il est très confortable. La fourche a ce qu'il faut de souplesse et absorbe bien les imperfections de la route. Le cadre peut accepter une monte de pneus très larges : jusqu'à du 700*45 avec suffisamment de place pour monter des garde-boues ! Les pattes semi-horizontales permettent même d'envisager un montage en mono-vitesse (en mode cyclo-cross ça me fait rêver !). Le cadre a des oeillets pour accueillir un porte-bagage aussi bien à l'arrière qu'à l'avant.

Au niveau de la transmission, rien de spécial, un panachage de Shimano et de Stronglight avec des braquets pour aborder n'importe quel col en sifflotant.

Pour ce qui est du freinage, les étriers sont des cantilever Shimano. Leur puissance de freinage est impressionnante. J'ai même dû "calmer les chevaux" en mettant en changeant les patins... Donc, passé le sommet du col, la descente se déroulera en toute sérénité.

Les roues sont montées-maison. Un moyeu arrière Deore de VTT choisi pour sa robustesse, l'excellent moyeu-dynamo DH-3N72 de Shimano à l'avant, des jantes Rigida Ariès, des rayons DT Swiss, un peu de patience et beaucoup de plaisir pendant le montage. Le pneus sont évidemment des Schwalbe Marathon en 700*32.

L'éclairage vient de chez Busch und Muller. Les feux intègrent un accu qui stocke un poil d'électroc et la restitue à l'arrêt histoire de ne pas être dans le noir total.

Le porte-bagage est un Tubus. Pour faire vite, il est au porte-bagage ce que le Marathon est au pneu. Un pur objet de fétichisme pour les randonneurs... Les bagages sont des Ortlieb qui sont à la bagagerie ce que sont les Tubus pour les porte-bagages. Histoire de garder les fesses au sec, des garde-boue Zefal Paragon qui sont aux garde-boues ce que sont les Ortlieb à la bagagerie. La petite touche finale c'est bien sûr la Brooks B17 qui est à la selle, blahblahblah...

Vous croiserez peut-être le proprio sur les petites routes venteuses entre Paris et l'océan. Ouvrez l'oeil !

dimanche 6 novembre 2011

Sortie d'atelier, sortie de route


J'espère ne pas me crêper comme le malheureux coureur sur la photo, pas si près de mon propre but, c'est à dire des vacances... L'atelier sera fermé à partir de mercredi 9 novembre à 17h45 et rouvrira avec un mécano tout pimpant (oui, il s'agira bien de la même personne n'en déplaise aux mauvaises langues) le mardi 15 novembre au matin.

J'en profite pour fixer le rendez-vous pour le championnat départ(e)mental de cyclo-cross. Rencard ce dimanche 13 novembre à l'atelier à (j'ai bien écrit "à" et non pas "vers") 11h30. Petit thé/café offert (amat-eur/rice de chocolat chaud passe ton chemin, l'odeur me révulse le matin...) et départ sans faute sur les coups de 12h pour une virée d'une trentaine de bornes jusqu'au Lion-d'Angers. L'épreuve démarrera à 15h15 selon les organisateurs, ce qui nous laisse largement le temps de nous gaver de frites. Evidemment, un vélo qui file un tant soit peu est de rigueur, ainsi qu'une chambre à air de rechange ou des rustines. Et puis, j'insiste sur un éclairage efficace, à l'avant ET à l'arrière, en état de marche. Par pitié, ne me faites pas le coup des piles qui éclairent quelques minutes puis qui faiblissent tant qu'elle ne suffisent plus à faire une veilleuse pour bébé. On va probablement rentrer à la nuit tombée et je n'ai pas envie que moi, où d'autres jouent au chaperon, en se mettant devant ou derrière celui ou celle venu-e sans lumière ! Je l'ai vécu trop souvent et ce n'est pas parce que je dis rien que ça me gonfle pas. Grrrr !
Quoi qu'il en soit, je sais que nous allons vivre un grand moment où tout ne sera que luxe (c'est à dire profusion de freins cantilever), calme (une sono deux fois 10 watts émettant un larsen quasi permanent) et volupté (par l'étude des nombreuses chutes dans la boue).

dimanche 18 septembre 2011

J'aime l'odeur de la boue au petit matin



En ce moment, je ne pose pas mes pneus bien loin de la ville, il n'empêche que j'arrive parfaitement à me perdre dans les petits chemins qui sentent la noisette et le fumier. Les vététistes sur leur "tout-mou" semblent toujours un peu interloqué-e-s lorsqu'ils/elles croisent une "grande-roue" qui défonce la caillasse et les poignets. N'empêche que nous partageons le même plaisir à nous perdre à moins de 10 bornes d'Angers. Mon pauvre monovitesse y souffre beaucoup avec pas moins de 3 crevaisons aujourd'hui (méfiez vous des bogues de châtaignes) mais pas autant que moi. Le besoin d'un vrai cyclo-cross s'est imposé et je compte bien qu'avant la fin de l'hiver ce rêve sera réalité...

Tout ça pour dire que vous allez dès maintenant réserver votre dimanche 13 novembre pour assister au championnat départemental de cyclo-cross. Ce sera au Lion d'Angers. On fixera un rendez-vous pour s'y rendre à vélo un peu plus tard. J'espère déjà une semaine bien pluvieuse avant l'épreuve. Que serait un cyclo-cross sans pluie, sans boue, sans frites trop grasses, et surtout sans pluie et sans boue dans les frites ? Et puis, on pourra parler des freins cantilever et ça c'est le sujet de mécanique qui m'obsède le plus en ce moment ! J'y reviendrai !