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vendredi 6 juillet 2012
Port du casque
Le Fietsersbond (en gros l'Union Cycliste Néerlandaise) vient récemment de publier un dossier concernant l'usage du casque. Il en ressort certains faits qui vont à l'encontre des idées reçues. Ainsi, il est "frappant" de constater que les cyclistes portant un casque sont plus souvent impliqué-e-s dans des des accidents que les cyclistes sans casque. Ceci s'explique en partie par un faux sentiment de sécurité engendré par le casque. Il en résulterait une baisse d'attention pour certain-e-s cyclistes (et aussi pour les automobilistes qui nous sentant "protégé-e-s" nous rasent de plus prêts). D'autres se sentiraient même déshinibé-e-s" (je ne trouve pas de terme plus adéquat) et s'autoriseraient un comportement plus dangereux en milieu urbain. Malheureusement, selon la norme CEE, un casque est conçu pour casser lors d'un choc à 20 km/h. Ce mirage de la sécurité est tel que dans les pays où le casque est obligatoire le risque de traumatisme crânien n'a pas diminué malgré une baisse de la pratique du vélo ! Si le casque contribue à dédouaner de certaines conduites à risque, c'est en partie parce qu'il renvoie à une pratique sportive éloignée de la réalité du vélo urbain. Cet amalgame a un fort impact psychologique et contribue à véhiculer une image fantasmée de "sport extrême" au vélo qui en éloigne les pratiquant-e-s les moins confiant-e-s et les plus fragiles. Parmi d'autres, l'exemple suédois est révélateur. Une campagne appuyée en faveur du casque a fait progresser son port en même temps qu'elle a fait baisser d'un tiers le nombre d'enfants à vélo
Voilà des faits qui me renforce dans l'idée que le port du casque en ville relève d'un choix personnel. Plutôt que par le vote d'une énième loi nous infantilisant, la sécurité à vélo passe l'effet de masse critique : plus nous sommes nombreux/ses et visibles à arpenter les rues des villes plus nous sommes pris-es en compte et respecté-e-s par les automobilistes.
mercredi 9 novembre 2011
Querelle grammaticale

Ce n''est pas parce que c'est les vacances que votre cerveau doit être laissé en jachère.
Nous allons aujourd'hui aborder un sujet crucial quant à l'avenir de l'humanité : doit-on dire "à" où "en" vélo ? Vaste querelle grammaticale, j'en conviens !
Personnellement, je me sens nauséeux lorsque j'entends : "en vélo". Et, mes tympans explosent si quelqu'un-e prononce l'expression : "en bicyclette"... Je me suis donc un peu penché sur la question en parcourant divers forums où certain-e-s dissertent sur des problèmes de grammaire, de syntaxe, de conjugaison, avec autant de sérieux que vous et moi lorsque nous discutons pression des pneus où réglage de la hauteur de selle. Je suis persuadé que, pour un-e novice, nous ressemblons tous à une bande d'illuminé-e-s avec des sérieux troubles obsessionnels. Evidemment, en creusant un peu, il est clair que nous vivons simplement notre passion à fond alors qu'eux/elles sont justes taré-é-s, n'est-ce pas ?
Ainsi, j'ai cherché et trouvé. Je ne vous cache pas que ma déception fut grande.
En digne rejeton d'un modèle d'école où les instituteurs et institutrices étaient vraiment des maîtres et des maitresses au sens quasi sado-masochiste du terme, je me souviens clairement de la règle suivante (je dis quasi sado-masochiste parce que je me souviens aussi des coups d'une règle beaucoup plus dure sur le bout de mes doigts) : on utilise "à" lorsqu'on enfourche le "véhicule", qu'il s'agisse d'aller à cheval, à moto et surtout à vélo... Le pendant de cette règle, est l'utilisation de "en", lorsqu'on monte dans le véhicule : en avion, en train, en voiture, etc.
Qu'elle était belle et simple la vie lorsque cette loi régnait sans partage avec sa froide rigueur rassurante ! Mais voilà, en parcourant divers forums, j'ai cru mourir poignardé en apprenant que : "essentiellement littéraire, à bicyclette/vélo apparaît plus fréquemment que en bicyclette/vélo, appartenant à un usage parlé très répandu. Les ouvrages récents (Grevisse, Dauzat, Hanse, Robert) s'accordent pour défendre les 2 usages (cf. Dupré 1972, pp. 6-7). Aller à bicyclette est parfois exigé par des grammairiens postulant que en signifiait toujours « dans » quand il précède un mot désignant un lieu, ce qui n'est pas toujours le cas, comme le montrent les expressions : en scène « sur la scène », en mer « sur la haute mer », en tête « à la tête ». Quand il s'agit de manières de se déplacer, il semble que l'usage tende à opposer les inanimés (aller en train, en métro, en voiture, en avion, en vélo, en bicyclette) et les animés ou parties d'animés (aller à cheval, à pied, à quatre pattes). En raison de l'insistance des grammairiens puristes, à bicyclette appartient aujourd'hui à un niveau de langage plus relevé que en bicyclette."
Merde, dire "en vélo" sonne vraiment aussi faux qu'une chanson d'amour entonnée par un commando du GIGN ! Je prends acte que la "loi" ne va pas dans mon sens mais, en franchissant la porte de l'atelier, sachez que nous sommes quelques-un-e-s à ne dire que "à vélo". Pour nous pauvres desperados, dire "en vélo", c'est rabaisser une des plus belles inventions de l'humanité au rang d'une vulgaire bagnole dans laquelle on s'assoit pour se faire trimballer passivement.
Donc, si tu ne tiens pas à casser l'ambiance et à t'attirer des regards froids comme l'acier, tu sais ce qu'il faut dire chez nous amigo ! Ici, depuis une certaine réforme, les grammairiens on les habille de goudron et de plumes. Tu ne serais quand même pas grammairien, amigo ?
D'ailleurs, l'écrivain Paul Claudel (que je n'apprécie pas du tout, soi dit en passant) aurait dit que "Les grands écrivains n'ont jamais été faits pour subir la loi des grammairiens, mais pour imposer la leur." Tout cela ne sonne pas mal mais, ça marche mieux en remplaçant "grands écrivains" par "cyclistes".
Photo : Pancho Villa "à" cheval, 1916.
mercredi 24 novembre 2010
Airbag
Je vous laisse vous faire votre opinion seul-e-s. Moi, ça me laisse songeur...
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jeudi 5 août 2010
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