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vendredi 5 octobre 2018

Grav(i)e(r) !

Un petit rendez-vous au débotté ! Si la perspective de parcourir 50 km de chemins roulants t'enchante, on se retrouve devant l'atelier ce dimanche 7 octobre à 9h pétantes !

lundi 16 octobre 2017

Marathon

Le parcours évoqué ci-dessous faisait 42 km. Distance parcourue à trois sans déplorer de décès à l'arrivée à la différence de la légende de la naissance du marathon.

Conduire tout en prenant son petit-déjeuner, certain-e-s appellent ça une conduite à risques de gamin-e-s, alors qu'il s'agit de l'expression de la fureur de vivre d'une génération déjà déclinante.

En tous cas, pour les vieilles branches du cyclisme, l'équation est simple :
café + camion + feuilles mortes + chemins creux = ?

= cyclo-cross bien sûr !

Evidemment les péripéties se sont succédées, sinon ce blog serait silencieux. Par exemple, nous avons rendu à son champ un veau qui s'était évadé. Situation éthiquement tendue pour notre groupe qui comptait au moins deux végétariens. Etrange distortion de la morale que de rendre un veau à sa mère en même temps qu'à l'abattoir.

Fatigue morale aggravée par un fort dénivellé qui a émoussé mes sens. La faim commençait à troubler ma vue.

Diététique dystopique mais néanmoins réparatrice.

 Suivie d'un assoupissement-minute dans les crottes de lapins.

Le retour au point de départ s'est fait via la traditionnelle pause désaltérante dans le cimetière du coin. Le monument aux morts étalait un esprit revanchard assez déplacé au sortir de la première grande boucherie. Une symbolique chargée que le temps va diluer. Gageons que dans 1000 ans les générations futures l'interpréteront comme suit :
-Hého Dédé ! J'apportes les croissants, ils sortent tout juste du four ! Par contre tu veux bien rappeller ton coq, il veut tout becqueter et je le trouve agressif pour du gibier de basse-cour !

Terminons par une petite morale cucul que j'ai tirée de cette équipée :

Que ce soit par ici,

Où par là !

Le vélo c'est la joie.

vendredi 13 octobre 2017

mardi 12 septembre 2017

Périphérique intérieur

Les feuilles commencent à tapisser les chemins. Avant que la boue ne viennent à bout de nos vélléités de nature c'est le moment de musarder à travers chemins et sous-bois. Celui qui avait préparé notre parcours avait réussi la gageure de concocter un parcours de presque 50 km sans jamais sortir de l'emprise de l'agglomération angevine. Nous avons donc erré dans les chemins à l'arrière des lotissements, aux abords des zones industrielles, à travers des confettis arborés. Une bande de gamins désoeuvrés qui traîne dans le quartier en somme.

Autant en emporte l'élan.

Les automobilistes n'aiment pas qu'on fouine sur la route. Prenons la tangente.

Pyramide des âges ?

Landes and freedom.

Vallée d'amour.

 
La question qui m'a taraudé toute la matinée : Faut-il de gros mollets pour avoir de gros pneus ou est-ce le contraire ?

"Mais si, promis, il y a un chemin !"

Les meilleures choses ont un muffin.


Je profite de l'espace ici ouvert pour interpeller Mr. Béchu, maire d'Angers, sur le fait qu'actuellement Angers semble plongée dans un mauvais remake de "Massacre à La tronçonneuse".

lundi 30 janvier 2017

Vie d'ordure

Pimpant malgré une courte nuit, j'en suis à mon second café. J'ai de l'avance au rendez-vous et mon anxiété est au plus bas puisqu'à travers la vitrine je peux surveiller du coin de l'œil ce qui en est ma prunelle. Mon téléphone vibre d'un nouveau message :
-T'as tes crampons ?
Je me sens pris en traître, moi qui avait prévu de vagabonder bon train sur mon territoire de prédilction : la Route.
-Heu, on avait dit "routes et communales", non ?
-Non, "chemins et communales"...
Après vérification, j'avais compris ce que j'avais envie de lire. Branle-bas de combat mais pas de panique j'ai ce qu'il faut dans l'écurie.
A l'heure dite me revoilà, un peu plus échevelé.

J'ai rendez-vous avec un homme aux identités multiples : mon poulain, celui qui fracasse des sangliers et autres surnoms. Vu l'autocollant sur son cadre, ce sera Maître Coq pour aujourd'hui.

Le tour et la tour n'auront rien d'infernal : bon tempo, jambes légères, le soleil darde ses rayons, comme dans un rêve.

Néanmoins certaines négociations sont tendues et à plusieurs reprises nous avons failli rester au fond de l'ornière. Il nous aura fallu un certain talent pour en sortir par le haut.

Le talent est souvent accompagné d'une certaine forme de classe même si les chaussettes jacquard sont peut-être (à vélo) la marque d'une classe informe.

Et puis j'assume totalement mon côté bou(s)eux. Plutôt que d'attendre dans la crainte d'être publiquement traîné dans la boue, je m'y prélasse régulièrement comme un pourceau quitte à être bien bourrée (ma bicyclette). Et tant qu'à finir six pieds sous terre autant savoir quel goût elle a.

J'espère tenir encore un peu éloignée cette dernière perspective. Mon moteur n'est pas explosé.

Vie d'ordure ?

Je ne me laisse pas aller à un tel pessimisme. Si la boucle est bouclée, le grand cycle de lavis recommence.

dimanche 31 juillet 2016

Méconnu Méjean

Qu'elle semble loin l'agitation du travail lorsqu'on prend un peu de recul. Recul accompagné d'un peu de hauteur, puisque la semaine qui s'achève a été consacrée, avec quelques amis, à la méticuleuse exploration des routes et chemins du Causse Méjean en Lozère. Je partage donc les quelques photos qui suivent. Néanmoins, ne voyez pas dans l'échantillon quoi que ce soit de représentatif de ce bout de (relatif) désert. Dès le troisième jour j'ai renoncé à prendre mon appareil photo lors de mes sorties. La grandeur du paysage me dépassait. Je ramène donc avec moi plus de sensations que d'images. Le son des cloches de brebis au crépuscule. Le sel sur la peau et le coeur au bord des lèvres après une montée en lacets depuis la vallée de la Jonte. Le bordel des cigales à vous rendre dingue au fond de cette même vallée. Le vertige à pédaler sur un sentier à ne pas mettre une mule dehors. L'écho des cailloux qui chassés par mes pneus ne résistent pas à l'appel du vide. Les dérapages incontrôlés qui font chanter les pneus. Le vent caressant sans brusquerie les blés nains. Mes bras mordus le jour par un soleil de plomb et la nuit par de mystérieux visiteurs tout aussi voraces. La fraicheur d'une bière bien méritée quel que soit l'effort fourni. Et puis des moments que moi seul peut comprendre, comme l'accent lozérien d'un Jules Vernes de pacotille rencontré au fond d'un gouffre.

Une distance diabolique,

mais plus proche du paradis que des enfers.

Tout tourne ici autour du confort des brebis.

Les sages.

Les galeuses.

1,4 habitant/km2. Toute rencontre est à prendre au sérieux.

Loin de tout, à commencer par l'orthographe.

De toutes façons, les mots sont inutiles.

Indescriptible.

A moins de donner dans la poésie de carte postale ?

Ce serait tout aussi naïf que ce calvaire.

Et aussi pourri que cette blague : J'ai roulé Surly cailloux.

C'est le chaos.

Le repos du pierrier.

Enceinte proto-historique

Monument hystérique.

Un ami garde-du-corps en pause.

L'embarras du choix.