Je viens de finir le montage d'un kit cadre de la petite marque Sobre dont les bureaux de conception sont nichés dans le Beaujolais et les cadres assemblés à Taïwan. Il porte bien son nom le Versatile. Un chouette vélo en acier avec un fort côté couteau suisse. Même si son domaine de prédilection est évidemment tout ce qui ressemble à de l'asphalte très mal entretenu ainsi qu'aux chemins de traverse, il fera un excellent vélo de voyage où un honorable mulet pour s'entraîner sur la route l'hiver.
Ce montage comporte beaucoup de pièces classiques (transmission Shimano 11 vitesses, périphériques FSA) pour leur tarif abordable et leur fiabilité, mais par-ci par-là, il y a des petites friandises. En particulier les étriers de freins à disque Juin Tech. Ces derniers sont hydrauliques mais actionnés par câbles. Ils sont légers et sans compromis de puissance pour une pratique gravel (traduction : VTC). Qui plus est, ils réclament très peu de maintenance car moins sensibles à la pollution du peu d'huile minérale qu'ils contiennent.
Les quelques essais effectués m'ont agréablement surpris pour ce qui est de la précision de la direction. le poste relativement large (44 cm), et les pneus Grand Bois (une autre friandise ) n'y sont sans doute pas étrangers. J'espère que ce spad ouvrira des perspectives de balades improvisées à son propriétaire. Il donne envie d'un automne précoce pour parcourir les chemins en falun en faisant voler les feuilles mortes.
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vendredi 6 juillet 2018
lundi 30 janvier 2017
Vie d'ordure
Pimpant malgré une courte nuit, j'en suis à mon second café. J'ai de l'avance au rendez-vous et mon anxiété est au plus bas puisqu'à travers la vitrine je peux surveiller du coin de l'œil ce qui en est ma prunelle. Mon téléphone vibre d'un nouveau message :
-T'as tes crampons ?
Je me sens pris en traître, moi qui avait prévu de vagabonder bon train sur mon territoire de prédilction : la Route.
-Heu, on avait dit "routes et communales", non ?
-Non, "chemins et communales"...
Après vérification, j'avais compris ce que j'avais envie de lire. Branle-bas de combat mais pas de panique j'ai ce qu'il faut dans l'écurie.
A l'heure dite me revoilà, un peu plus échevelé.
J'ai rendez-vous avec un homme aux identités multiples : mon poulain, celui qui fracasse des sangliers et autres surnoms. Vu l'autocollant sur son cadre, ce sera Maître Coq pour aujourd'hui.
Le tour et la tour n'auront rien d'infernal : bon tempo, jambes légères, le soleil darde ses rayons, comme dans un rêve.
Néanmoins certaines négociations sont tendues et à plusieurs reprises nous avons failli rester au fond de l'ornière. Il nous aura fallu un certain talent pour en sortir par le haut.
Le talent est souvent accompagné d'une certaine forme de classe même si les chaussettes jacquard sont peut-être (à vélo) la marque d'une classe informe.
Et puis j'assume totalement mon côté bou(s)eux. Plutôt que d'attendre dans la crainte d'être publiquement traîné dans la boue, je m'y prélasse régulièrement comme un pourceau quitte à être bien bourrée (ma bicyclette). Et tant qu'à finir six pieds sous terre autant savoir quel goût elle a.
J'espère tenir encore un peu éloignée cette dernière perspective. Mon moteur n'est pas explosé.
Vie d'ordure ?
Je ne me laisse pas aller à un tel pessimisme. Si la boucle est bouclée, le grand cycle de lavis recommence.
-T'as tes crampons ?
Je me sens pris en traître, moi qui avait prévu de vagabonder bon train sur mon territoire de prédilction : la Route.
-Heu, on avait dit "routes et communales", non ?
-Non, "chemins et communales"...
Après vérification, j'avais compris ce que j'avais envie de lire. Branle-bas de combat mais pas de panique j'ai ce qu'il faut dans l'écurie.
A l'heure dite me revoilà, un peu plus échevelé.
J'ai rendez-vous avec un homme aux identités multiples : mon poulain, celui qui fracasse des sangliers et autres surnoms. Vu l'autocollant sur son cadre, ce sera Maître Coq pour aujourd'hui.
Le tour et la tour n'auront rien d'infernal : bon tempo, jambes légères, le soleil darde ses rayons, comme dans un rêve.
Néanmoins certaines négociations sont tendues et à plusieurs reprises nous avons failli rester au fond de l'ornière. Il nous aura fallu un certain talent pour en sortir par le haut.
Le talent est souvent accompagné d'une certaine forme de classe même si les chaussettes jacquard sont peut-être (à vélo) la marque d'une classe informe.
Et puis j'assume totalement mon côté bou(s)eux. Plutôt que d'attendre dans la crainte d'être publiquement traîné dans la boue, je m'y prélasse régulièrement comme un pourceau quitte à être bien bourrée (ma bicyclette). Et tant qu'à finir six pieds sous terre autant savoir quel goût elle a.
J'espère tenir encore un peu éloignée cette dernière perspective. Mon moteur n'est pas explosé.
Vie d'ordure ?
Je ne me laisse pas aller à un tel pessimisme. Si la boucle est bouclée, le grand cycle de lavis recommence.
dimanche 4 décembre 2016
Persistance (c)rétinienne
Mon Surly réclamait de nouvelles roues depuis la fin de l'été. Je lui ai refait la chaussure arrière cet après-midi. Le moyeu Shimano 105 tourne comme au premier jour. Nettoyé et regraissé je l'ai marié à une nouvelle jante DT Swiss RR511. C'est aussi l'occasion de passer en tubeless avec des pneus de cyclo-cross Hutchinson et c'est surtout le prétexte idéal pour fabriquer un gif animé aussi épileptique qu'inutile :
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Il reste beaucoup de boulot avant de pouvoir remettre en route ma mule des sentiers. J'ai honte. J'ai hâte.
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Il reste beaucoup de boulot avant de pouvoir remettre en route ma mule des sentiers. J'ai honte. J'ai hâte.
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