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vendredi 19 novembre 2021

Corrosion de la culpabilité

C'est un billet en forme de mea culpa que je viens faire ici. Jusqu'à il y a trois ou quatre ans il m'arrivait de monter des roues en utilisant des têtes de rayons en aluminium plutôt que le traditionnel laiton. La faute à cette éternelle (et onéreuse) recherche de gain de poids.
 

C'est une hypothèse, mais par empirisme j'ai l'impression que les montage tubeless sont encore plus sensibles à ce phénomène. Déjà parce si de l'eau pénètre dans la jante elle y stagne souvent plus longtemps (j'en ai fait les frais après une ou deux traversée de routes en crue en hiver), je me dit aussi que les préventifs tubeless de mauvaise qualité contienne souvent des dérivés d'ammoniaque. Bon, je vous soumets ces pistes, je reste titulaire d'un bac littéraire à vous de creuser...
 
Le symptôme classique de la corrosion galvanique ce sont des têtes de rayons qui sont soudées et empêchent de dévoiler les roues ou de revoir la tension des roues.
 
Soyez donc désormais rassuré-e-s, je n'emploie plus désormais que des têtes de rayon en bon vieux laiton. Vos roues prennent quelques grammes mais vieillissent bien mieux (et moi aussi puisque je me fais moins de cheveux blancs). Je reconnais donc que j'ai vécu dans l'erreur de nombreuses années et c'est à genoux devant mon clavier que j'implore votre miséricorde.

lundi 30 janvier 2017

Vie d'ordure

Pimpant malgré une courte nuit, j'en suis à mon second café. J'ai de l'avance au rendez-vous et mon anxiété est au plus bas puisqu'à travers la vitrine je peux surveiller du coin de l'œil ce qui en est ma prunelle. Mon téléphone vibre d'un nouveau message :
-T'as tes crampons ?
Je me sens pris en traître, moi qui avait prévu de vagabonder bon train sur mon territoire de prédilction : la Route.
-Heu, on avait dit "routes et communales", non ?
-Non, "chemins et communales"...
Après vérification, j'avais compris ce que j'avais envie de lire. Branle-bas de combat mais pas de panique j'ai ce qu'il faut dans l'écurie.
A l'heure dite me revoilà, un peu plus échevelé.

J'ai rendez-vous avec un homme aux identités multiples : mon poulain, celui qui fracasse des sangliers et autres surnoms. Vu l'autocollant sur son cadre, ce sera Maître Coq pour aujourd'hui.

Le tour et la tour n'auront rien d'infernal : bon tempo, jambes légères, le soleil darde ses rayons, comme dans un rêve.

Néanmoins certaines négociations sont tendues et à plusieurs reprises nous avons failli rester au fond de l'ornière. Il nous aura fallu un certain talent pour en sortir par le haut.

Le talent est souvent accompagné d'une certaine forme de classe même si les chaussettes jacquard sont peut-être (à vélo) la marque d'une classe informe.

Et puis j'assume totalement mon côté bou(s)eux. Plutôt que d'attendre dans la crainte d'être publiquement traîné dans la boue, je m'y prélasse régulièrement comme un pourceau quitte à être bien bourrée (ma bicyclette). Et tant qu'à finir six pieds sous terre autant savoir quel goût elle a.

J'espère tenir encore un peu éloignée cette dernière perspective. Mon moteur n'est pas explosé.

Vie d'ordure ?

Je ne me laisse pas aller à un tel pessimisme. Si la boucle est bouclée, le grand cycle de lavis recommence.

dimanche 4 décembre 2016

Persistance (c)rétinienne

Mon Surly réclamait de nouvelles roues depuis la fin de l'été. Je lui ai refait la chaussure arrière cet après-midi. Le moyeu Shimano 105 tourne comme au premier jour. Nettoyé et regraissé je l'ai marié à une nouvelle jante DT Swiss RR511. C'est aussi l'occasion de passer en tubeless avec des pneus de cyclo-cross Hutchinson et c'est surtout le prétexte idéal pour fabriquer un gif animé aussi épileptique qu'inutile :

via GIPHY
Il reste beaucoup de boulot avant de pouvoir remettre en route ma mule des sentiers. J'ai honte. J'ai hâte.