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dimanche 27 avril 2014
Les deux font la paire
Même si ça a été totalement à l'arrache et que je me suis arraché les cheveux parce que je déteste bosser dans la précipitation, contribuer au périple de P. et C. et les voir partir me rappelle à quel point je peux aimer mon métier. Je reste à l'atelier, mais grâce à la préparation des vélos il y a un peu de moi qui voyage. J'attends les cartes postales !
mercredi 26 janvier 2011
Faire le métier

Ce matin, je vous fais part de mes lectures. Je parcours actuellement des livres sur l'industrialisation des sociétés européennes au 19ème et 20ème siècles et sur toutes les résistances que cela a soulevé : luddisme, naissance de la grève et des syndicats, solidarités ouvrières, etc. Bien sûr, cette industrialisation s'est beaucoup opposée à la culture du "métier".
Tout ça pour dire que je suis tombé sur une citation du sociologue Richard Sennett que je trouve assez plaisante.
Une définition englobante du métier serait : "faire bien quelque chose pour le plaisir de bien faire"
Pas mal, non ?
PS > En jargon cycliste, "faire le métier" est une expression ambigüe qui veut dire que le coureur est totalement investi dans sa discipline. Cela recouvre donc des moyens dits "normaux" comme s'entraîner dur, mais cela peut aussi sous-entendre le recours à la chimie...
PS2 > Pourquoi une image de métier à tisser ? Parce que c'est par cette machine que la mécanisation de l'artisanat a commencé.
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mardi 14 décembre 2010
Entracte

Je viens à peine de terminer de la lecture de La convivialité de Ivan Illitch et, certaines phrases ont fait tilt dans mon petit cerveau, parce que sa réflexion sur l'outil de manière générale a renvoyé à la perception que j'ai du vélo en tant qu'outil particulier. Outil dont on peut comprendre seul le fonctionnement mécanique, au moins dans sa théorie. Presque rien n'y est caché, tout est relativement simple et on peut aborder son entretien et une partie de sa réparation seul sans être qualifié. Le vélo est un outil facile d'approppriation. Illitch l'exprime dans les termes suivants : " on peut avoir la compréhension de ce que fait un forgeron sans en être un soi-même, on a pas besoin d'être cuisinier pour savoir comment on fait la cuisine." Mais il enchaîne aussi un peu plus loin en ajoutant que "Si la technique de l'artisan peut-être comprise en observant son travail, les ressources complexes qu'il met en oeuvre ne peuvent être acquises qu'à l'issue d'une longue opération disciplinée : l'apprentissage. Le savoir global d'une société s'épanouit quand, à la fois, se développent le savoir acquis spontanément et le savoir reçu d'un maître ; alors rigueur et liberté se conjuguent harmonieusement."
Décidément, je trouve que le vélo est typiquement l'outil qui permet d'unir "rigueur et liberté".
Et puis, cette petite réflexion sur l'univers de l'artisan est un entracte parfait dans votre recherche de ce qu'est mon petit objet-mystère qui fait partie de mes "ressources complexes" : qu'est-ce que c'est, à quoi ça sert, comment on se le procure, comment prendre connaissance de son existence ? La boucle est bouclée et j'ai réussi à vous pourrir la tête, quelle belle journée !
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