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vendredi 28 février 2014

Principe de réalité


Qu'est-ce qu'un travail de qualité ? Bien faire une chose, ou faire en sorte qu'elle marche bien. C'est toute la différence entre ce qui est correct et ce qui fonctionnel. Dans l'idéal, il ne devrait pas y avoir de conflit ; dans la réalité du monde, il y en a. Nous souscrivons souvent à une norme de correction qui est rarement, voire jamais atteinte. Nous pourrions inversement nous donner pour norme  ce qui est possible, juste assez bon... mais ce peut-être aussi une source de frustration. Le simple fait de se débrouiller comble rarement le désir de faire du bon travail.

Voilà tout à fait le genre de tension à laquelle je fais face chaque jour. Ce que sait la main est un bouquin de philosophie pragmatique dont la lecture m'a ouvert un sacré paquet de question. Pour le moment, je n'ai guère de réponse à y apporter mais l'introspection qui en découle est très riche. Une lecture vivement conseillée à toute personne qui pense que la césure travail manuel/intellectuel relève de la pure foutaise.

Ce que sait la main, La culture de l'artisanat, Richard Sennett, Albin Michel

mercredi 26 janvier 2011

Faire le métier


Ce matin, je vous fais part de mes lectures. Je parcours actuellement des livres sur l'industrialisation des sociétés européennes au 19ème et 20ème siècles et sur toutes les résistances que cela a soulevé : luddisme, naissance de la grève et des syndicats, solidarités ouvrières, etc. Bien sûr, cette industrialisation s'est beaucoup opposée à la culture du "métier".

Tout ça pour dire que je suis tombé sur une citation du sociologue Richard Sennett que je trouve assez plaisante.

Une définition englobante du métier serait : "faire bien quelque chose pour le plaisir de bien faire"

Pas mal, non ?

PS > En jargon cycliste, "faire le métier" est une expression ambigüe qui veut dire que le coureur est totalement investi dans sa discipline. Cela recouvre donc des moyens dits "normaux" comme s'entraîner dur, mais cela peut aussi sous-entendre le recours à la chimie...

PS2 > Pourquoi une image de métier à tisser ? Parce que c'est par cette machine que la mécanisation de l'artisanat a commencé.