Même sur de vieux vélos bien entretenus, les feux arrière d'époque sont souvent cassés. Leur emplacement en fait de parfaites victimes d'une maladresse quelconque. Certains modèles de par leur rareté commencent à sérieusement exciter la convoitise des collectionneurs. C'est le cas de la plupart des feux de la marque Soubitez (photo ci-dessus) qui sont désormais littéralement auréolés de grâce. En effet, il y a peu, à la fin d'une conversation, un client me lance :
-Il faudra que je revienne vous voir, je retape une vieille bécane et je cherche un Soubirou... Euh, je veux dire un Soubitez.
Je sais que l'atelier fait parfois songer à une grotte mais les apparitions et les voix célestes y sont rares. Quant aux miracles, ils ne peuvent être que vélocipédiques alors inutile de venir en pèlerinage, d'accord ?
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samedi 13 septembre 2014
vendredi 26 avril 2013
Oups !
En début de semaine, une jeune fille entre dans l'atelier :
Elle -Bonjour, mon vélo a un problème.
Moi -Bonjour, quel genre de souci ?
Elle -C'est derrière, ça marche pas.
Moi -Où ?
Elle -En fait, c'est mon ami qui m'a trop serré le sein droit, dit-elle en montrant le frein arrière.
Stupéfiée, mon interlocutrice devient pivoine et la honte fige sa bouche. Quant à moi, je n'ai pu réprimer un fou rire qui m'a torturé pour la demi-heure suivante. G. qui tenait la permanence de la librairie n'a pas fait preuve de plus de retenue et s'est précipité dans la rue la larme à l'oeil. Je l'entendais pouffer de l'autre côté de la rue.
Je vous fais grâce de l'excuse bégayée par la malheureuse, elle n'avait ni queue ni tête. Je vous passe aussi mes v(il)aines tentatives pour dédramatiser la situation je crois qu'elle ne m'entendait pas et ne pensait qu'à s'enfuir seule. Loin, très loin.
mercredi 23 janvier 2013
Ceci n'est pas un lapsus
Je sors d'une petite discussion où les questions de théorie technique s'enchaînaient à un bon rythme. Submergé, mon cerveau avait un léger retard à l'allumage. Suite à une question particulièrement vicieuse me voilà m'écriant :
-Ah merde j'ai oublié ! J'en perd mon chinois ! Heu, mon latin...
D'aucuns diront que c'est un lapsus particulièrement révélateur du contexte économique de mon métier. J'aurai du mal à prouver le contraire. Il y eu le "latin de cuisine", il y a désormais le "chinois d'atelier". "Autres temps, autres moeurs", comme disait l'autre.
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