J'ai parfois du mal à distinguer le visage des personnes qui passent le pas de l'atelier. La faute à un contre-jour tout à fait adéquat pour réaliser les photos de familles les mieux ratées. Ce matin j'ai donc mis quelques secondes à réaliser que la personne qui vient à moi est le mécanicien, désormais à la retraite, que j'ai dérangé si souvent lorsque je commençais à tripoter des tas de ferraille trouvés dans les poubelles. Il était alors rare à l'époque que je ne passe pas une à deux fois par semaine (voire plus) demander un conseil, m'enquérir de la possibilité de me procurer une pièce, emprunter un outil*, voire le plus souvent profiter d'une atmosphère que j'aimais tant. C'est un peu grâce à (ou à cause de) lui que l'idée d'essayer d'en vivre s'est faite une place grandissante dans mon esprit.
Le voilà donc venu me demander d'extraire un pédalier Stronglight sur un vélo de route qu'un ami lui a confié pour restauration. Par chance, il ne dispose plus dans sa caisse à outils de l'extracteur adéquat ce qui me vaut cette visite de courtoisie.
Je prends le cadre et poursuit la discussion tout en effectuant cette manoeuvre de routine. De mon point de vue la situation est étrange. Les places "habituelles" autour du pied d'atelier sont inversés. Je ne suis plus l'élève. Il n'est pas le maître. Je prends conscience du chemin parcouru lors de cette dernière décennie. Un peu chaotique mais je crois ne pas m'être trompé de destination. Souvent perdant, jamais perdu.
* L'option emprunt d'outil n'étant devenu envisageable qu'après un long et bien compréhensible temps d'observation.
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jeudi 7 septembre 2017
dimanche 8 mars 2015
Avoir les crocs
Je vous propose un rapide aperçu évidemment partial de cette cinquième édition de Meet me halfway. J'ai assez peu de photos à partager, je mentirai en qualifiant la journée de "balade", le tempo ne me laissait pas beaucoup le temps de dégainer mon appareil. Je pense que vous trouverez facilement dans les méandres d'internet des compte-rendus plus documentés. Merci aux organisateurs/rices et participant-e-s !
Comme le chante l'autre feignasse qui sort un mauvais album tous les dix ans, "le soleil donne". La bassesse de mon commentaire ne vous permet pas de constater à quel point il a réchauffé mon corps et mon coeur.
La mort dans l'âme d'autres constatent que l'hiver touche à sa fin.
Voici le vrai Saint-Germain-des-Prés ! Celui où philosopher au comptoir du coin n'est pas une pure "pose" et représente un authentique acte de courage.
"L'architecte" maîtrise parfaitement les raccourcis sur son logiciel : ctrl+C, ctrl+V, et ainsi de suite. Le copier-coller, quel gain de temps ! Quelle économie d'intelligence ! N'usons pas trop du beau de peur qu'il ne s'abîme !
Un gros nid-de-poule nous a barré la route. Le genre de poule qui ne finira pas dans le "bucket" d'un KFC.
Il faut alors improviser un nouvel itinéraire et faire avec les informations dont on dispose à proximité, aussi succinctes soient-elles.
Je ne voudrais pas invoquer la mythologie du cyclisme à tort et à travers mais moi, quand je vois ça, je pense immédiatement à ça :
Une nouvelle preuve, si besoin en est, que je vis entouré d'excellents compagnons. Tout le monde n'a pas la chance de revivre de l'arrière et au débotté, la lutte acharnée d'Anquetil et Poulidor dans l'ascension du Puy-de-Dôme en 1964 ! J'ai droit à l'héroïsme et la bravoure presque chaque dimanche matin. Cela vaut toutes les richesses du monde.
Pour une Flèche wallone, six flèches angevines. Bim !
Je ne sais pas comment les autres participant-e-s ont vécu cette journée mais il y a des symboles à ne pas négliger. J'affirme qu'à Nantes, certain-e-s perdent peu à peu la flamme et que le besoin de confort prend doucement le dessus sur la rage de pédaler. Pour faire court, j'ose avancer qu'à Nantes on n'a plus trop les crocs et que, si on les a encore, c'est fourrées.
Comme le chante l'autre feignasse qui sort un mauvais album tous les dix ans, "le soleil donne". La bassesse de mon commentaire ne vous permet pas de constater à quel point il a réchauffé mon corps et mon coeur.
La mort dans l'âme d'autres constatent que l'hiver touche à sa fin.
Voici le vrai Saint-Germain-des-Prés ! Celui où philosopher au comptoir du coin n'est pas une pure "pose" et représente un authentique acte de courage.
"L'architecte" maîtrise parfaitement les raccourcis sur son logiciel : ctrl+C, ctrl+V, et ainsi de suite. Le copier-coller, quel gain de temps ! Quelle économie d'intelligence ! N'usons pas trop du beau de peur qu'il ne s'abîme !
Un gros nid-de-poule nous a barré la route. Le genre de poule qui ne finira pas dans le "bucket" d'un KFC.
Il faut alors improviser un nouvel itinéraire et faire avec les informations dont on dispose à proximité, aussi succinctes soient-elles.
Je ne voudrais pas invoquer la mythologie du cyclisme à tort et à travers mais moi, quand je vois ça, je pense immédiatement à ça :
Une nouvelle preuve, si besoin en est, que je vis entouré d'excellents compagnons. Tout le monde n'a pas la chance de revivre de l'arrière et au débotté, la lutte acharnée d'Anquetil et Poulidor dans l'ascension du Puy-de-Dôme en 1964 ! J'ai droit à l'héroïsme et la bravoure presque chaque dimanche matin. Cela vaut toutes les richesses du monde.
Pour une Flèche wallone, six flèches angevines. Bim !
Je ne sais pas comment les autres participant-e-s ont vécu cette journée mais il y a des symboles à ne pas négliger. J'affirme qu'à Nantes, certain-e-s perdent peu à peu la flamme et que le besoin de confort prend doucement le dessus sur la rage de pédaler. Pour faire court, j'ose avancer qu'à Nantes on n'a plus trop les crocs et que, si on les a encore, c'est fourrées.
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