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samedi 22 janvier 2011

Presse spécialisée, suite et fin (malheureuse)



On finit notre semaine sur la presse spécialisée en fanfare avec un petit jeu. De quel revue est tirée cet extrait qui fait mal aux yeux et à la tête ? Celui ou celle qui trouve gagne une chambre à air.

mercredi 19 janvier 2011

Vous avez dit "stéréotypées" ?


Hier, nous avons appris selon quel schémas stricts étaient fabriquées les couvertures des magazines s'adressant aux routiers. Aujourd'hui, c'est la presse VTT que nous allons analyser.

Comme vous le constater, à l'instar du routier, le vététiste déboule toujours de la gauche. Evidemment, certains affirment que c'est pour montrer au public ébahi le "beau côté" du vélo, celui où se trouve placée la transmission. Moi, en toute mauvaise foi, j'affirme que, comme son cousin le routier, il fuit le passé... Mais, quand le routier peine en montée, piochant de toutes les forces de son corps, le vététiste est saisi en pleine descente. A la puissance pure du routier, le vététiste oppose la prise de risque et une maîtrise technique hors pair sur des pentes foulées jusqu'à présent seulement par les bouquetins. Si le vététiste porte lui aussi des lunettes, elle sont souvent moins teintées... D'abord, parce qu'il a besoin de saisir son environnement (toujours sauvage et hostile) d'un seul regard. Et puis, cela permet au lecteur de saisir la dramaturgie de l'instant : ses yeux exhorbités prouvent qu'il défie la mort ! Rien de moins ! Heureusement, sur les couvertures de magazines il triomphe toujours. Parfois, il arrive même à s'extraire de la gravité. Sa roue avant ne touche plus le sol, il est sur le point de s'envoler vers des cieux radieux un sourire angélique aux lèvres.

La conclusion de mes études de cas est des plus évidentes. Si c'est dans la douleur et l'abnégation (digne de Sisyphe) que le routier agit, le vététiste force le respect par sa témérité et son audace. Néanmoins si la méthode diffère, par leurs efforts tous les deux se retrouvent aux portes du Nirvana vélocipédique.

De manière plus pragmatique, quelle que soit la discipline, les couvertures sont interchangeables et toujours aussi stéréotypées.

CQFD

mardi 18 janvier 2011

Cliché


Si vous êtes coutumier de la presse spécialisée du cycle vous aurez presque à coup sûr remarqué que les couvertures de ces magazines répondent à un cahier des charges strict, pour ne pas dire rigide. Les gens qui font la photo et la mise en page sont peut-être des "créatifs" mais ils sont obligés de bien le cacher.

Aujourd'hui, grâce à la photo d'un bout de ma collection personnelle (professionnelle plutôt, parce que cette littérature me met rarement en transe et que je l'achète plus pour m'informer que me faire plaisir) nous allons donc décrypter comment on fabrique la couverture d'un magazine qui s'adresse aux "routiers".

La recette en est plutôt simpliste. Dans 95% des cas, le cycliste déboule de la gauche. Evidemment nous comprenons que le routier tourne le dos au passé et que juché sur du carbone et autres matières composites issues de l'aérospatiale, il ne peut que se diriger à vive allure vers un futur plein de promesses. D'ailleurs, systématiquement le cycliste porte des lunettes noires. Le futur qui l'attend est particulièrement lumineux... Quasiment systématiquement aussi, le coureur est saisi en "danseuse". Toujours la même allusion à ce passé duquel il faut s'arracher. Le coureur est ce surhomme en combat perpétuel contre son environnement qu'il traverse sans vraiment le voir tout absorbé qu'il est par son combat. Cette impression de lutte est souvent renforcée par une très légère contre-plongée ou bien par une petite rotation de la photo qui suggère que le coursier est dans un col, qu'il en chie même si pas une goutte de sueur ne vient polluer son visage.

Je sais, tout ça est un peu tiré par les cheveux mais toutes ces couvertures sont d'une uniformité affligeante.

Au prochain épisode, je vous expliquerai comment on fabrique le couverture d'un magazine de VTT. Même si c'est plus "fun", vous verrez que l'imagination et la créativité ne sont guère plus à la fête.