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lundi 2 août 2021

La maison ne fait pas crédit (foncier)

Un ami caresse depuis longtemps le rêve de faire à vélo l'ascension du Mont Ventoux. Lors d'une récente promenade avec un groupe d'ami-e-s, le voilà qui remet le projet sur le tapis.
 
Juste avant de se séparer. Il lance à la cantonade : Quand est-ce qu'on commence l'entraînement ? Je lui propose comme première étape dans la préparation de viser une sortie longue. Il répond du tac au tac : Je veux pas faire de la distance, je veux des côtes, des côtes, des côtes ! Un camarade le reprend : C'est important le foncier quand même. Et voilà notre apprenti grimpeur décontenancé : Hein, du "foncier" ?! C'est quoi ça ? Vous allez pas me demander de l'argent quand même !
 
On va lui expliquer à tête reposée que c'est dangereux de monter le Ventoux  à crédit.

jeudi 21 mai 2020

Coup de pouce royal


Alléluia, j'ai enfin eu ce que j'attendais tant, la langue de l'un d'entre-vous a fourché lorsqu'il s'est agit de me demander si j'avais l'agrément pour l'opération "Coup de pouce vélo" ! Et de quelle manière !

Une nouvelle fois le téléphone sonne, une goutte de sueur dévale mon épine dorsale, à force d'être ressassée l'expression "coup de pouce" commence à ressembler à une grosse paluche de maçon dans la tronche. Mais je dois faire face, c'est mon sacerdoce. La main moite et tremblante je décroche le combiné :

-La Tête dans le Guidon bonjour.

-Bonjour, je voulais savoir si vous participez à l'opération "Couscous-vélo" ?

Inutile de dire que ce lapsus génial (que n'a pas relevé l'auteur) a fait monter en moi une grande liesse, je lui ai confirmé que je suis effectivement à même de lui faire profiter de ce coup de pouce "royal".

mardi 19 novembre 2019

Drais-Ultra


Je ne résiste pas à partager avec vous un lapsus entendu récemment sur une fréquence du sévice public radiophonique. Interrogé à propos d'une mesure depuis longtemps discutée mais jamais entérinée, un invité s'exclame :

" Cette décision c'est la draisienne !".

Je trouve que c'est inspirant, nous pourrions imaginer une course en draisienne qui relierait Karlsruhe, ville de naissance de l'inventeur de la dite machine, à Arles ?

Je vais m'y pencher !

Enfin peut-être.

Disons qu'on en reparle demain.

Si j'ai le temps.

Et l'envie.

samedi 29 août 2015

Ouille !

A force de rapporter toutes les conneries entendues à l'atelier, il semblerait que certain-e-s lecteurs/rices et client-e-s développent une forme d'angoisse assez originale. J'en  connais deux ou trois qui en préambule à toute discussion au sujet de la maintenance de leur biclou me demandent : On est d'accord, si je dis une connerie tu ne la mettras pas sur le blog, hein ?". Ma puissance médiatique me fait parfois froid dans le dos.

Par atténuer cette paranoïa je propose d'aller moi-même m'exposer sur la sellette. En effet, aujourd'hui, c'est ma langue qui a fourché de la plus belle manière. J'en suis encore tout piteux.

J'expliquais à des clients que je ne voulais pas assumer la réparation d'un vélo d'enfant. Son état de délabrement avancé me faisait craindre le pire : Surtout si c'est un casse-cou !, voulais-je ajouter à propos de l'enfant qui en avait l'usage.

Malheureusement, la phrase qui a franchi mes lèvres ne fut pas exactement celle que mon esprit avait formulé. L'altération fâcheuse d'un quelconque signal électrique a donné la sortie suivante : Surtout si c'est un casse-couille !

En même temps que je me confondais en plates excuses, je ne rêvais que d'une tombe fraîchement creusée afin de m'y terrer éternellement.

vendredi 26 avril 2013

Oups !


En début de semaine, une jeune fille entre dans l'atelier :

Elle -Bonjour, mon vélo a un problème.
Moi -Bonjour, quel genre de souci ?
Elle -C'est derrière, ça marche pas.
Moi -Où ?
Elle -En fait, c'est mon ami qui m'a trop serré le sein droit, dit-elle en montrant le frein arrière.

Stupéfiée, mon interlocutrice devient pivoine et la honte fige sa bouche. Quant à moi, je n'ai pu réprimer un fou rire qui m'a torturé pour la demi-heure suivante. G. qui tenait la permanence de la librairie n'a pas fait preuve de plus de retenue et s'est précipité dans la rue la larme à l'oeil. Je l'entendais pouffer de l'autre côté de la rue.

Je vous fais grâce de l'excuse bégayée par la malheureuse, elle n'avait ni queue ni tête. Je vous passe aussi mes v(il)aines tentatives pour dédramatiser la situation je crois qu'elle ne m'entendait pas et ne pensait qu'à s'enfuir seule. Loin, très loin.


samedi 6 avril 2013

Ma langue a fourchu



Il est souvent surprenant de constater à quel point le langage technique de la bagnole vient polluer (le terme qui  vient le plus vite à l'esprit quant il s'agit de bagnole) celui du vélo. Combien de fois, sur un vieux biclou au freinage défaillant, ne m'a-t-on affirmé que cela provenait des "plaquettes". Je vous promet que sur un vieux machin des années 60 il n'y a pas de place pour le freinage hydraulique et que des patins sont amplements suffisants.

Il y a peu, je discuttait avec un client fort sympathique qui avait divers soucis sur son vélo. Et celui-ci de s'interroger :

Lui : Est-ce que ça ne vaudrait pas le coup de changer les pistons ?
Moi : Les quoi ? !

J'ai mis quelques secondes à comprendre qu'il pensait aux pignons de son vélo. Le trouble de la proximité sonore l'avait poussé à la faute.

En tous cas, la dernière fois que j'ai touché un piston c'était au siècle dernier quand j'avais "serré" le moteur de ma mobylette. J'avais entrepris de la réparer moi-même avec une clé à molette de tracteur et une pince multiprise comme outils les plus précis... Le résultat n'avait pas été à la hauteur de mes espérances.



ps > Pour ceux et celles que ça branche. Rdv ce dimanche à 11h30 à l'atelier pour une virée d'environ 60 kms sur l'asphalte. Les tas de boue seront impitoyablement abattus. On veut rouler tranquille, pas faire de la mécanique ! Peut-être qu'en fin d'après-midi on ira chatouiller les courageux/ses qui ont eu la force de faire le 200 km cette année... Promis, l'année prochaine je le refais !