En publiant mon dernier billet je m'attendais bien à ce que quelqu'un réponde à mes attentes en dégottant le lieu de ce magasin de "jouets-cycles", mais de fil en aiguille, c'est allé bien au-delà parce qu'après enquête de voisinage (la quincaillerie d'à côté en place depuis 100 ans je crois), J. m'appris que le monsieur sur le perron s'appelait Mr. Depeigne et que le gamin du dessus le surnommait "Peigne".
Qui plus est, P., une autre personne qui suit le blog m'a fait suivre une photo un peu dans la même veine qui me concerne géographiquement d'encore plus près :
Tout ça va bien au delà des mes espérances !
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mardi 10 décembre 2013
mercredi 17 octobre 2012
Mécano-intello
Il y a peu, j'ai récupéré quelques pièces des années 80. Entre autres choses, il y avait les câbles de frein ci-dessous. Quelle surprise de découvrir au dos de l'emballage une citation d'Eugène Ionesco ! Les mécanos de l'époque devaient se prendre la tête dans tous les sens du terme. Aujourd'hui, j'ai même pas le droit à une citation de philosophe en carton comme BHL, un truc qui ne ferait pas trop mal à la tête mais qui me divertirait l'esprit en travaillant. Dommage.
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vendredi 29 juin 2012
Comme l'éclair
Il est des réflexions qui font moyennement rire les cyclistes. Qui, lors d'une virée en groupe, n'a pas soupé du classique pour ne pas dire usé : "Vous êtes en avance pour le prochain Tour de France !" ? Pfff... Par contre, certaines remarques par leur décalage mériteraient la postérité. En voici une entendue cette semaine et qui vaut son pesant de cacahuètes. X est affairé devant l'atelier. Il met la dernière main à une nouvelle monture. Y s'approche et demande de la manière la plus ingénue du monde : "Il monte à combien à l'heure ton vélo ?".
Plus surréaliste sera difficile. Peut-être qu'il ne manquait plus qu'une touche, du genre : "Essence ou diesel ?".
ps > Je rappelle que l'atelier est fermé ce samedi 30 juin...
jeudi 7 juin 2012
jeudi 30 décembre 2010
Mots interdits

Il est des mots que je n'aime guère entendre au travail. Ils m'énervent. Certes, je ne grognerai pas avant de vous sauter à la gorge, parce que je suis plutôt de ceux qui ravalent leur mauvaise humeur. Pour autant, je risque d'être grognon une paire d'heures...
D'avance, je tiens à vous rassurez : la liste des mots qui fâchent n'est pas bien longue. Alors, lors de votre prochaine visite à l'atelier il n'est pas nécessaire de se comporter comme un ambassadeur s'adressant au "Tsar de toutes les Russies", même si je dois avouer que cette perspective n'est pas sans m'exciter soudainement...
Dans cette liste, celui qui m'intéresse aujourd'hui est : "juste".
Parmi les multiples acceptations du terme, celle qui me met dans le même état qu'un hérisson qu'on dérange du bout du pied, est celle qui signifie : "simple, facile, aisé, rapide, etc.". Dans un but pédagogique, je vais réveiller l'instituteur qui sommeille en moi et vous soumettre une petite mise en situation qui sera bien plus parlante.
Quelqu'un entre dans l'atelier :
-Bonjour, je peux vous aider ?
-Oui, ben, il y a du jeu dans le pédalier, il faudrait "juste" le supprimer et puis, il y a les freins à resserrer "vite-fait".
"Vite-fait" est parfois synonyme de "juste"... Toujours est-il que le vélo en question a souvent plus de points en commun avec le contenu d'une benne de déchèterie qu'avec la monture d'Alberto Contador. Et, rien qu'à le regarder, je sais que je vais "juste" m'arracher les cheveux en essayant de démonter un boitier de pédalier probablement collé au cadre depuis la nuit des temps. Avant d'espérer en être là, la Loi de Murphy aura pour probable conséquence que le filetage pour extraire les manivelles s'arrachera en soufflant dessus. Quant à faire fonctionner les freins sur des roues en forme de chips et aux moyeux brinquebalants, je me prépare déjà à pleurer toutes les larmes de mon corps. Et c'est là que l'improbable se produit. Soudainement, alors que quiconque sain d'esprit s'enfuirait en courant, les mots sortent de ma bouche "à l'insu de mon plein gré". L'atavisme qui veut qu'un mécano-vélo répare des vélos prend le contrôle de mon corps et lâche une pure connerie dans le style :
-Je veux bien essayer, ça risque d'être un peu compliqué mais bon...
-Cool ! Et puis, si en passant, vous pouviez juste remettre la lumière ce serait parfait...
Par lumière entendez un phare à l'optique tout défoncé qui pendouille lamentablement au bout de son câble. A mon humble avis, un élan d'humanité voudrait que, tel le corps d'un pendu, on l'en décroche pour simplement l'enterrer. Je commence donc à me crisper mais le chien de Pavlov que je suis aboie un simple :
-D'accord. Quand voudriez-vous le récupérer ?
-Cet aprèm, si possible.
Je préfère arrêter là mon exemple édifiant avant qu'on ne me traite de menteur. Pourtant, la vérité est parfois toute aussi brutale, croyez-moi.
Moralité : l'emploi inconsidéré de "juste" me crispe parce que c'est mon petit amour propre qu'on piétine. Comme tout un chacun qui aime son travail, je n'aime pas trop qu'on le dévalorise, on peut même dire que je le tiens fort en estime. Et me répéter dix fois "juste" en trois minutes de conversation me déprime fortement. J'ai l'impression que mon interlocuteur pense que mon travail est d'une simplicité enfantine, que je passe mes journées à jouer au Lego et même pas les Technics, plutôt la version Duplo. Si tout est si simple, pourquoi venir me voir ? Il y a de quoi se vexer, non ? De plus, parfois, dans ce genre de situation, je sens que le "juste" sert aussi à sous-entendre que je ne dois pas demander grand-chose en terme de rétribution. Là, je fulmine intérieurement.
Pourtant, j'ai bien conscience que souvent cette avalanche de "juste" est bien souvent une expression d'inquiétude quant à l'état de son vélo. Et ce qui pour moi n'est qu'un tas-de-boue a souvent une très forte valeur affective :
-C'était le vélo de ma grand-mère, je l'adore mais le cadre est "juste" coupé en deux, vous pouvez "juste" le recoller ?"
Comme si répéter "juste" comme une litanie atténuerait l'inquiétude bien justifiée quant à l'avenir proche du vélo bien-aimé. On cherche à se convaincre, la méthode Coué en somme.
La prochaine fois, je vous exposerai d'autres "mots et phrases interdit-e-s" dans un atelier vélo comme : "je crois que c'est standard" où, "moi, je ferai plutôt comme ça"... Que de rigolade en perspective !
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