Affichage des articles dont le libellé est cyclisme pro. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cyclisme pro. Afficher tous les articles

mercredi 8 février 2012

Mon chien a mangé mon devoir, M'sieur !


En ce moment (et très régulièrement) le monde du sport cycliste est secoué par de vieilles histoires de dopage. L'occasion faisant le larron, j'en profite pour vous présenter les excuses les plus édifiantes avancées par des coureurs pris la main dans le sac, et parfois même la main sur le piston de la "fléchette" (seringue dans l'argot cycliste...)

Il y a les classiques histoires de bidons pas propres où piégés par je ne sais quelle âme maléfique. Mon exemple favoris reste à tout jamais l'excuse de Felice Gimondi concernant le Tour 1975 :
"Après l'accident dans la descente d'Allos, qui m'a privé du soutien de mon directeur sportif, j'ai du saisir au passage, à quelque inconnu, une boisson avec un produit prohibé. De bonne foi, je l'ai bue."

De là à y voir la marque d'un complot à l'échelle mondiale, il n'y a qu'un tour de pédale que Floyd Landis franchit allégrement en 2006 :
"Il y a comme un projet caché là-dessous. Je ne sais pas ce que c'est."
Floyd, je n'osais pas t'en parler mais je pense que le Docteur No a repris du service et que depuis une base tapie au fond d'un volcan sud-américain il caresse plusieurs choses : un chat angora, devenir maître du monde, et te faire accuser de dopage pour faire diversion.

Sans aller aussi loin, il faut retenir que l'idée de base c'est de nier en bloc et d'accuser quelqu'un d'autre. Le soigneur, personnage trouble par excellence, est une bonne cible :
"C'est [mon soigneur] qui m'a injecté ce produit, moi je lui avais juste demandé de la vitamine B-12." (source Express.ch - 18/07/2005)
Est-ce bien nécessaire d'injecter la vitamine en intraveineuse ? Des suppositoires serait plus adaptés aux coureurs qui sont de grands enfants : une course, un suppo et au lit !

Si la cible du soigneur ne semble pas adéquat, autant se reporter sur une personne de l'entourage qui d'emblée ne semble que peu sympathique au grand public. La belle-mère sera un parfait bouc-émissaire. Ainsi, en 2002, lorsqu'Edita Rumsas se fera pincer la voiture pleine de prods, Raimondas Rumsas déclarera : "Elle les portait de Lituanie à ma belle-mère, Yakstenia."
Probablement pour soigner une maladie mortelle vu le traitement de cheval !

Mon excuse préférée n'est malheureusement pas sortie de la bouche d'un cycliste mais de celle d'un footballeur. Coincé pour usage de corticoïdes, Marco Borriello, arguera que sa femme a été victime d'une infection vaginale et qu'elle a utilisé une crème à la cortisone. C'est donc un rapport sexuel qui est à l'origine du contrôle positif ! Quelle dialectique imparable !

J'espère que tout ça vous donnera envie d'aller faire une tour sur l'excellent site "cyclisme-dopage" d'où viennent ce panel d'excuses foireuses.

vendredi 15 juillet 2011

Le vélo dans la peau



Voici les jambes de Johnny Hoogerland. Ce mec fait désormais partie de mon panthéon personnel. Se faire "envoler" par une voiture pour manger des barbelés (33 points de suture si je ne me trompe pas) et, malgré tout ça, remonter sur son vélo, si c'est pas un amour de la Petite Reine qui confine à la folie ! Moi qui ne crois guère en les "valeurs du sport", je dois reconnaître que Johnny Hoogerland a donné une leçon de courage à couper le souffle. Désormais, "grâce" à Johnny Hoogerland (et à cause du chauffard dans la voiture), ceux qui sous-entendent que le cyclisme ne demande pas tant de dévouement et d'abnégation que ça, vont devoir se taire quelques temps. Voilà un coureur qui nous rappelle que, quand on a le vélo dans la peau, les gravillons vont avec.

mercredi 2 février 2011

54x13


54x13, c’est un rapport démentiel. Comment dire ? C’est « mettre tout à droite », « poser une plaque », « emmener de la braquasse », etc. Oubliez les finasseries, vous êtes « dans le dur ». Je préfère de loin le « tao de la socquette légère ». D’où mon appétence pour le vélo mono-vitesse et son 42x16 de guignol. Eternelle opposition de la puissance et de la vélocité… Choisis ton camp !
54x13, c’est l’histoire de Lilian, un obscur, un « porteur d’eau » qui arrive à s’extraire du peloton en même temps que de sa routine. Ce faisant, il enfreint certaines des règles tacites qui régissent le petit monde de la course et se le met à dos. Finalement, il y trouve son compte. Il commence enfin à exister aux yeux des ses pairs mais aussi pour lui-même : plutôt détesté que transparent ! Commence alors une lutte sans merci entre la meute et le fuyard, mais aussi pour Lilian, entre la tête et les jambes.
54x13, c’est une démonstration de tactique sans stratégie.
54x13, n’est pas un « roman sportif ». Sa noirceur sied mal aux bouquets forcés et aux sourires fanés des podiums.
54x13, c’est un roman de Jean-Bernard Pouy dont je conseille plus que vivement la lecture.
Un petit extrait en guise de mise en bouche :
Le public est sacré. Sans public plus de course cycliste.
Et comme le public est sacré et sait qu'il est sacré, il est dangereux.
Il faut s'en méfier. Le public vit une histoire d'amour, il peut faire la pire des bêtises.

J'ai une copie du bouquin (éditions L'Atalante) à l’atelier que je prête volontiers...

vendredi 8 octobre 2010

Cycloebrius


Mon ancien collègue d'atelier poursuit ses recherches :
Cycloebrius
Je conseille évidemment la folle aventure de Mr. Zaaf.

mercredi 21 juillet 2010

Un cyclisme pro à visage humain ?


Pas pour Sylvère Ackermann : "Je ne suis pas un adepte de la croissance en économie donc la notion de compétition me dérange. Ensuite, je me pose la question... Si on refuse le dopage, est-ce qu'on ne devrait pas refuser la compétition ?" Alléchante petite phrase de la part d'un (futur-ex) coureur professionnel, n'est-ce pas ? Je vous invite donc vivement à lire l'interview de Silvère dans son entièreté. De quoi alimenter la réflexion sur la notion de sport en général et sur la compétition en particulier. Comme souvent, ce genre de perle a été débusquée par Cyclismag et en l'ocurrence, ça se passe ici.