Un client me demande un diagnostic. De toute évidence la transmission de son vélo est plus usée qu'un académicien après une séance du dictionnaire. La chaîne et les pignons sont bons pour la benne, les dents des plateaux plus affûtées qu'une machine à découper le jambon. Si ce n'était que ça. L'ensemble est dans un tel état de délabrement qu'en mon for intérieur je me demande si cela en vaut le coup/coût et jusqu'à quel point j'ai envie de m'infliger un rude châtiment. Je tergiverse. Je tarde à exprimer un avis tranché. Le client sent mon embarras, pour relancer la conversation il s'interroge en désignant les pignons :
-Le problème vient des "moignons", c'est ça ?
Je n'ai pas osé répliquer que la gangrène avait déjà pris, qu'il était trop tard pour procéder à l'amputation. Néanmoins, ce pauvre vélo ne marchera plus jamais. Inutile de tomber dans l'acharnement thérapeutique.
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dimanche 8 novembre 2015
samedi 15 mai 2010
14000 kilomètres




14000 kilomètres. C'est au bas mot, la distance parcourue par les vélos de Phil et Co. Pas sur n'importe quelles route, le chemin qui mène vers la Mongolie ne ressemble pas toujours à du billard. Il était donc temps de changer totalement la transmission : chaines, pignons, plateaux, roulements et un peu plus même. Histoire de dire adieu aux craquements et autres sauts de chaine...
L'exemple le plus parlant de l'usure reste la photo avec les galets de dérailleurs, pas besoin d'un oeil exercé pour faire la différence entre le vieux et le neuf...
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