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vendredi 17 mai 2013
Le véritable inventeur du tandem
Cette île est semblable à du corail mou, amiboïde et protoplasmique; ses arbres différaient peu du geste de limaçons qui nous auraient fait les cornes. Son gouvernement est oligarchique. L’un de ses rois, ainsi que nous l’indiqua la hauteur de son pschent, vit du dévouement de son sérail; pour échapper à la justice de ses Parlements, laquelle ne procède que d’envie, il a rampé par les égouts jusqu’au-dessous du monolithe de la grande place et l’a rongé jusqu’à ne laisser qu’une croûte épaisse de deux doigts. Et ainsi il est à deux doigts de la potence. Semblable à Siméon Stylite, il s’isole dans cette colonne creuse, car il est de mode aujourd’hui de ne loger sur la plate-forme du chapiteau que les statues, qui sont les meilleures cariatides des intempéries. Il travaille, dort, aime et boit sur la verticalité d’une grande échelle, et n’a point d’autre lampe de ses veilles que la pâleur de sa noce. L’une de ses moindres découvertes est l’invention du tandem, qui étend aux quadrupèdes le bénéfice de la pédale.
Alfred Jarry, Gestes et opinions du Dr. Faustroll, pataphysicien, 1911.
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lundi 12 septembre 2011
Tour de force

La même question tarabuste les tandemistes. Pourquoi ; alors qu'ils/elles sont deux et qu'ils mettent la pâtée à n'importe quel vélo simple sur le plat ; sont-ils (souvent) plus lents dès que la route monte ? J'ai trouvé une réponse satisfaisante de la part d'un lecteur dans un numéro de Sport & Vie (réponse reprise également par le blog BikeInLOve) :
La réponse se trouve dans ce que l’on connaît généralement en cyclisme, où l’avantage entre deux coureurs est généralement donné au plus costaud sur le plat et au plus léger dans la montagne. Ce qui s’explique très facilement.
En plaine, les forces de résistance sont essentiellement dépendantes de la surface exposée au vent (donc une valeur au carré) alors que la puissance dépend notamment du volume musculaire (donc une valeur au cube). Le second paramètre croit forcement plus vite que le premier. L’avantage va aux coureurs les plus musclés.
En montagne, la résistance à l’avancement dépend essentiellement de son propre poids (une valeur au cube) à laquelle on oppose toujours la même puissance (une valeur au cube). L’avantage d’être plus costaud est donc annulé par le surpoids et les coureurs musclés (style Cancellara) sont rattrapés par leur collègues plus légers (style Contador) qui bénéficient souvent d’une puissance rapportée au poids légèrement supérieure. A notre avis, le tandem n’est qu’une forme accentuée de cette évolution des gabarits en fonction du terrain.
Cela semble tenir la route, non ? D'autres explications, une théorie contradictoire ? A vous !
Crédit :
Jacek Sroka,Tandem, 2007.
Eau-forte + aquatinte.
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