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samedi 19 septembre 2020

Le Guide Suprême

  

Le titre de cet article dans la PQR m'a fait réaliser à quel point j'ai été un imbécile toutes ces années en croyant que la pratique du vélo seraient facilitée par l'amélioration des conditions de circulation.

Alors qu'il suffisait qu'Angers sorte un guide pour que la ville devienne radieuse à vélo ! Dès que je l'ai en ma possession je le glisserai dans ma poche arrière et, tel un Saint Christophe laïc, Le Guide veillera sur mes destinées et mon intégrité physique. J'ai hâte.

Merci Le Guide.

mardi 22 août 2017

Sophisme

Excellent article de la presse locale où j'apprends que la voiture n'est pas responsable des bouchons. Il semblerait selon ce-tt-e spécialiste anonyme du sujet, qu'une entité, pour le moment dénommée "automobiliste", serait présente au sein du véhicule et qu'elle influerait grandement sur le comportement de l'automobile.

Il faut d'ailleurs en conclure que l'arrivée des véhicules autonomes va nous libérer des bouchons. Quel soulagement d'apprendre que la voiture est une technologie neutre qui n'est pas en soit le problème.


Des idées de prochains articles de fond :

-Les accidents nucléaires civils ne sont pas dus qu'aux centrales.
-Les mort-e-s et blessé-e-s par dans les conflits armés ne sont pas dûs qu'à la guerre.

Je me tiens à disposition de Ouest-France pour mettre en place d'éventuels dossiers humoristiques. J'ai plein d'idées sophistes tiquées !

vendredi 5 mai 2017

Môssieur


Je n'avais jamais acheté Monsieur. C'est un peu par défi que je me suis procuré le numéro d'avril. Vue la couverture et le titre du dossier du mois le vélo c'est chic, 200 ans après son invention, le vélo est le nouveau golf, je sentais bien que je ne collais pas bien avec le cœur de cible du magazine.

J'ai appris que l'image du vélo a profondément évolué : d'un sport populaire, voire ringard, il s'est mué en une pratique ultra-tendance voire élitiste. J'ai d'abord été surpris d'apprendre cette proximité du populaire et du ringard. A ce stade peu avancé de la lecture j'aurais pu m'abstenir d'aller plus avant. D'ailleurs je ne vais pas plus vous décrire le contenu de ce qui n'est rien d'autre qu'un magazine publicitaire payant.

Néanmoins, je risque fort de décevoir les rédact-eurs/rices de Môssieur : l'idée que le vélo devienne une pratique largement et vraiment répandue parmi les classes très aisées est une vaste fumisterie. Le cyclisme demande beaucoup (trop) de temps et la géographie et la météo ne font pas de cadeaux. J'ai beaucoup pensé à Môssieur durant mon brevet de 300 km effectué dimanche dernier. Il a plu de nombreuses heures durant. A chaque fois que je suis entré dans un bar ou une boulangerie les gens avaient clairement un regard de pitié et/où dégoût quant à mon allure et mon odeur de vieux chien mouillé. J'ai eu froid, j'ai parfois momentanément perdu l'usage de mes extrémités (toutes mes extrémités). Et puis, certaines lignes droites que j'ai labouré contre le vent entre Vitré et Ancenis n'avaient rien à voir avec une promenade sur les Champs-Elysées. C'est à bon escient que je parle de "labourer". Le cyclisme est viscéralement une pratique de paysan-ne-s ce qui devrait suffire à en dégoûter beaucoup. Alors, je concède à Môssieur que beaucoup de très riches vont s'acheter un beau vélo en carbone et le lycra assorti mais ce qu'on appelle "cyclisme" implique un investissement autre dont le retour est lent et parfois décevant. Ce n'est pas pour rien que la première double-page de Môssieur est ornée d'une publicité vantant les mérites du dernier coupé sport d'une prestigieuse marque de bagnole. Le vélo : nouveau golf ? Oui, mais à condition d'avoir une belle caisse à glisser sous le porte-vélo. Considérant que les bar-PMUs ne sont pas près de se transformer en club-houses, les cyclistes comme moi vont paisiblement continuer à y trouver une ambiance tout à fait ringarde. A chacun ses valeurs.

lundi 21 novembre 2016

La philosophie dans le boudin


Ma dernière sortie a été riche d'enseignements. Elle a permis de résoudre une question majeure de la philosophie contemporaine. La voici sous sa forme la plus lapidaire. Le Cyclisme : marche ou crève ? Suivez mon exposé des faits et la conclusion qui s'impose.

Dimanche, presque à l'impromptu, notre petit groupe de trois met à profit une trouée dans les nuages pour quitter l'agglomération. Nous partons face au vent espérant ainsi rentrer sans efforts. Le parcours est agréable même si les séquelles de la tempête gisent en quantité sur notre chemin. Voilà pour le cadre général. Passons les péripéties et allons à l'essentiel.

L'un de nous vient à crever. Penaud, il avoue ne pas avoir de chambre à air de rechange. Il s'avère que je suis le seul à en posséder une. Je la cède de bon gré. Le troisième larron propose d'utiliser une vieille cartouche de CO2, stigmate de son passé de compétiteur. En quelques secondes, nous contribuons à accélérer l'effet de serre afin de préserver notre moyenne. Nous revoilà en selle. Las, quelques kilomètres plus loin, nouvelle crevaison. Comme le veut la tradition, la pluie se met alors à tomber avec vigueur. Je dégaine ma boîte de rustines. Je n'en manque pas mais il n'en va pas de même pour la colle. Mon tube n'en contient que quelques gouttes. Je respecte avec attention le temps de séchage alors même que nous sommes soumis à une douche copieuse. Malgré cela, j'ai quelques sueurs froides. Par manque de colle, un bord de la rustine n'adhère pas parfaitement. Néanmoins, le remontage se passe sans accrocs. Nous pédalons de nouveau à vive allure en direction d'Angers. Bientôt, à son approche, je sens que mon vélo perd la flegmatique tenue de route qui le caractérise. Alors que les serres et jardins cèdent doucement la place aux pavillons et aux tours, je suis victime d'une crevaison lente et contraint à l'arrêt. N'ayant plus de quoi réparer, je me contente de gonfler mon pneu le plus fort possible. Aussi sec (qualificatif peu représentatif de mon état corporel) j'enfourche le vélo et mouline vaille que vaille pour regagner mes pénates. Au risque de ternir ma prestance, je pédale en bec de selle afin de dégager du poids de la roue arrière. Lorsque ma machine me fait rouler du cul tel un vulgaire poney, je stoppe et réitère la manœuvre. Sans succès. Me voilà piéton pour plusieurs kilomètres. Lancelot jeté plus bas que terre. Une partie du chemin de croix s'effectue en compagnie de mes deux compagnons. Désormais en ville, je perçois leur gêne d'être vu aux côtés d'un vil fantassin. Pour ménager leur amour-propre, je les enjoins de m'abandonner. Traînant ma peine et poussant mon vélo, je médite sur mon destin funeste. La réponse à la question ontologique qui depuis la nuit des temps a assailli le/la Cycliste trouve réponse en un bref éclair de lucidité.

Le Cyclisme : marche ou crève ?

Foutaises !

Le Cyclisme : c'est crève et marche.

CQFD.

mardi 25 octobre 2016

A vomir de rire



Les versions avec du gaz moutarde et à l'agent orange sont en cours d'élaboration. Celle au gaz sarin a malheureusement été retoquée par la commission d'hygiène et de sécurité.

ps : Skunklock c'est pas très parlant en français, après deux minutes de tempête de cerveau je propose : pUtois. Allez, je suis bon prince je lâche les droits.

jeudi 28 avril 2016

Tombé dans le panneau

Lorsqu'il s'agit d'évoquer l'actuelle politique cyclable locale, j'ai un avis assez tranché : il n'y a pas de politique cyclable à Angers. La réfection de la Place du Lycée qui touche à sa fin donne un nouvel exemple du désintérêt à l'égard du vélo et surtout des cyclistes.

Lundi soir, j'ai pris quelques photos de la place en question :
Pas un support n'a été prévu pour garer un vélo ! Pire, avant les travaux, la place était dotée le long du lycée (troisième photo) d'un parking à vélos d'une quarantaine de place. Son équipement était indubitablement désuet mais il avait le mérite d'exister. Tout comme existaient quelques places de l'autre côté de la rue (quatrième photo)...

J'ai cru avoir la berlue. Alors, je me suis approché du panneau d'information. Celui-ci cherchait à me faire tomber dedans, m'aguichant à l'aide de mots qui font vibrer la corde sensible des urbain-e-s: "arbres", "piétonniers", "mobilier urbain neuf". Mais de mention du vélo, point.

Même l'habituel dessin futuriste et aspetisé était quasi vierge de traces cyclistes ! Il donnait à voir une profusion d'arbres déjà centenaires, un troupeau de voitures d'échelles et perspectives douteuses, beaucoup de piéton-ne-s qui ne sont que l'ombre d'eux/elles-mêmes, et peut-être un-e cycliste perdu-e dans le trafic. Par contre, pas un emplacement pour garer sa monture !

Il faut s'y résoudre, les cyclistes ont été oublié-e-s lors de la rénovation de la Place du Lycée ! A bien réfléchir je crois que nous n'avons pas été oublié-e-s. Les divers acteurs/rices de cette belle opération n'ont sans doute même pas conscience de notre existence.

En tous cas, au nom de toute l'industrie automobile, je tiens à remercier les différents acteurs/rices de ce foirage monumental. En effet, avec le peu de places de parking-vélo disponibles, il semble évident qu'une partie d'entre eux/elles va renoncer à se rendre à vélo au bahut. Ouf, on a sauvé les particules fines !

vendredi 26 février 2016

35460

Chaîne, pignon, pédalier, pneus et chambres, câbles et gaine : j'ai révisé de fond en comble mon pignon fixe. Nous avons sensiblement le même âge, et si j'assiste impuissant à ma lente dégradation physique, je peux au moins assister mon fidèle compagnon de ferraille dans la vieillesse. Il lui fallait bien ça. Je n'osais plus trop le rouler, certains craquements du pédalier étaient peu rassurants. Surtout, pris d'une bouffée d'optimisme, j'ai claironné il y a quelques semaines que je ferai le 200 du RCA en pignon fixe. Je m'en mords déjà les doigts. Repentance néanmoins moins douloureuse que le lundi qui suivra le brevet.

Je tiens à disposition à l'atelier un bulletin d'engagement. Le brevet se tiendra le dimanche 17 avril, départ 8h00 du vélodrome. Le tarif est de 5€ pour les licencié-e-s et de 7€ pour les non-licencié-e-s. C'est gratuit pour ceux et celles qui s'engagent à le faire en pignon fixe. Dans un nouvel accès de folie l'inscription est gracieusement prise en charge par l'atelier. Prenez ce geste comme une invitation à partager la souffrance. J'envoie les inscriptions aux alentours du premier avril. Si vous avez envie de vous jouer un tour pendable cela vous laisse le temps de la reflexion.

Identifiants Openrunner du parcours : 5518191 et 5528297


ps : 35460 c'est, en théorie et selon mes calculs, le nombre de tours de pédalier à effectuer pour parcourir la distance de 200 km. Je roule en 42*16. Avec mes pneus de 700*25, je fais en théorie 5,64 m par tour de pédale. A vous de vérifier mon calcul si ça vous chante. A mon avis en pratique ce sera un peu plus, je zigzague beaucoup dès que ça monte...

dimanche 14 juin 2015

Garder la flamme

Avant de fermer pour le week-end, l'envie de prendre une petite photo s'est subitement imposée à moi :
Cérémonie vaudoue au rabais pour touristes de passage ? Exercice annuel anti-incendie ? Technique secrète de réglage et d'optimisation du passage des vitesses ? Bougie d'anniversaire artisanale post-moderne ? Mesure de rétorsion envers un grand fabricant ? Elimination d'une pièce à conviction en vue d'une fraude à l'assurance ? Entreprise cathartique de prévention du burn out ? Esprit saint de la mécanique touchant de sa grâce l'atelier ? Signe des temps ?

jeudi 23 mai 2013

Crétinisme


Jusqu'au début du XXème siècle, il était difficile pour les populations de montagne de se procurer du sel marin. C'était particulièrement le cas de certaines régions reculées des Alpes. Le sel de mer était remplacé par le sel de gemme, beaucoup plus pauvre en iode. Cette carence, cumulée à d'autres problèmes (notamment l'endogamie) n'étaient pas sans conséquences, d'où peut-être l'expression "crétin des Alpes"...

On croyait le crétinisme totalement disparu mais il n'en est rien, il suffit de lire les propos de Bradley Wiggins au Guardian au sujet de son abandon sur le Giro :

-Soyons honnêtes, je descendais un peu comme une fille après ma chute... Je ne veux pas manquer de respect aux filles, j'en ai une à la maison.

Dans le genre, "je fais une grosse remarque sexiste mais attention, je ne suis pas sexiste", Bradley se pose là. Mais ça n'a l'air de choquer personne, au contraire L'Equipe excusera le pauvre Bradley en évoquant son "second degré coutumier". La mysoginie, c'est juste pour rire évidemment.

Un conseil Bradley : ajoute un peu (beaucoup) de sel dans tes pâtes et évite quelques temps les Alpes parce que pour le moment, les seuls grands sommets que tu tutoies sont ceux de la bêtise.