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mardi 29 août 2017

King-Kong

J'ai pris très peu de photos lors de la sortie destinée aux enfants. Avec le retour de la canicule et le rythme très tranquille de cette promenade, je me sentais tellement en vacances que diriger ma main vers ma poche à la recherche de mon appareil était une vraie torture. Vous devrez vous contenter d'un compte-rendu succinct.

Certains ont progressé à vélo depuis l'an dernier ! Il ne reste plus qu'à discerner la gauche de la droite pour pouvoir comprendre toutes les consignes.

Au passage du bac, "Chris King Kong" nous narguait depuis l'autre rive, distillant un subtil mélange d'angoisse et d'envie d'en découdre.

La plus hardie abandonne père et mère pour lancer la poursuite.

Voici Chris qui entre deux assauts a bien voulu prendre une pause et la pose.

Malgré les apparences c'est un gorille fort aimable, le voilà qui après avoir donné son spectacle va se chercher une bière et une glace.

La plupart des habitant-e-s de l'île n'étaient pas déguisé-e-s et divaguaient dans le plus simple appareil.

N'empêche qu'un simple costume fait grimper aux arbres.

Ciao ! A l'an prochain ?

dimanche 4 septembre 2016

I want to brake free !

La sortie dévolue au plaisir des petit-e-s a dépassé mes espérances en terme d'affluence. Près de 40 participant-e-s dont une moitié de marmots le nez plus ou moins garni de morve. Une parade digne d'un salon du cycle avec une large gamme de remorques, de sièges bébés, de draisiennes, de vélos usés par le choc des générations ou bien encore rutilants.

La grande leçon que je tire de cette journée est que les flippé-e-s à vélo ne sont pas ceux/celles que l'on croit. Des parents ou des enfants, je vous laisse deviner lesquels étaient les plus crispés sur leur guidon et leur selle.

Je retiens aussi que la plupart des êtres humains adultes sont de grosses feignasses et qu'au delà de quelques kilomètres, toute sortie à vélo devient épique. Par contre, je tire mon chapeau à tou-te-s les petit-e-s machin-e-s même pas musclé-e-s qui ont pédalé sans geindre sur plus de 10 km. Souvent avec des vitesses défectueuses, parfois en monovitesse, voire en pignon fixe. Nous avons assisté à quelques "skids" qui auraient mérité de passer à la postérité et dont les auteur-e-s éclipseraient bien des peigne-culs poseurs.

Je tiens en haute estime les enfants pour leur usage aussi immodéré que brutal du frein arrière. L'art du dérapage est trop vite oublié par l'esprit raccorni des adultes. Au nom de toute l'industrie du pneumatique, ainsi qu'au nom de ma chère caste des réparat-eurs/rices de vélo, je remercie tous les enfants du monde pour les multiples crevaisons et autres défaillances prématurées de leurs pneumatiques qui emplissent nos caisses et apaisent nos conseillers financiers. Tout au long de cette sortie, à chaque fois qu'un nuage de poussière s'élevait comme une prière vers le ciel, je ne pouvais m'empêcher de fredonner béatement en mon for intérieur les saintes paroles du regretté Frédo :

I want to brake free,
I want to brake free,
I want to break free from my tyres !

Les quelques photos qui suivent ne seront sans doute pas aussi lyriques mais j'espère qu'elles parviendront à vous évoquer cette merveilleuse odeur de gomme brûlée qui habite encore voluptueusement mes narines.

Après quelques kilomètres d'asphalte et de piste, nous avons opéré, en plusieurs vagues successives, un débarquement massif, complètement barge mais tout à fait pacifique.

Voici une vue partielle de la horde sauvage en ordre de bataille.

Les plus expérimenté-e-s savent qu'à vélo le superflu est vite pénalisant. Par contre, l'essentiel est fonction d'un ensemble de conditions assez délicates à jauger.

Le lobby automobile a usé de toute sa sournoiserie pour s'immiscer dans les musettes du peloton. Vaine tentative. La bagnole s'est vite fourvoyée dans une impasse. Evocation allégorique d'un futur proche ?

Un moment de détente pour les petit-e-s.

Un moment de détente pour les grand-e-s.

 
...

...

Héroïque semble exagéré pour qualifier cette  journée.
Super paraît plus justifié.

I want to brake free !

A très bientôt chers ami-e-s mais néanmoins client-e-s, sachez que dès mardi, je vous accueille avec une fantastique et très abordable collection de pneumatiques 16 et 20". Je me permets aussi de vous rappeler que je ne néglige pas de stocker de rares et anciennes tailles de pneumatiques tout à fait adéquates pour les vieux clous de vos jeunes choux. Quant à vous les enfants, n'oubliez pas de serrer très fort vos petits poings sur la poignée de frein de votre vélo en entonnant avec moi : I want to brake free !

samedi 2 novembre 2013

Sortie impériale

La pluie continue de vendredi a littéralement douché mes velléités vélocipédiques : d'abord un départ aux aurores tellement pluvieux qu'à peine passé le panneau de sortie d'Angers, un arc réflexe incontrôlable m'a fait effectuer un demi-tour fulgurant vers mon lit. Après une petite sieste matinale, le mauvais temps semblant s'être un poil éloigné, je me suis remis en tête de partir. Il n'aura pas fallu cinq minutes pour qu'un bris de verre vraisemblablement redevable aux libations halloweenesques ne me coupe net mon élan. Il y a des jours où je n'ai pas envie de faire du vélo, hier c'était le vélo qui ne voulait pas de moi. Pourtant, mes plans étaient très précis pour ce long week-end. Il aura fallu quelques milimètres d'eau pour que mes espoirs soient noyés. J'étais vexé comme un pou et même un peu triste car, j'avais prévu de rendre visite en route, à des êtres chers. Le gîte et le couvert m'étaient promis.

J'ai donc revu mes projections à la baisse et me suis improvisé une sortie ce jour. Pas de pluie mais un vent continu qui pour un peu m'aurait presque laissé un acouphène. Je me permets de vous faire profiter de ma vie au grand air au travers de quelques photos. Les autochtones les plus avisé-e-s n'auront pas de mal à deviner vers quelle direction je me suis embarqué pour cette virée d'un peu plus de 100 bornes.

Certain-s- avaient décidé de passer le bac. De loin, ça ressemblait trop à un plan galère et puis j'ai déjà donné, j'ai opté pour l'école buissonnière.

Il n'y a pas que la Loire qui coule dans la région... Je rêve d'arriver à un jour à prendre une photo de carte postale avec une église, une belle rivière et tout le toutim. Sans succès jusqu'à présent. Il me faut persévérer.

En route, je suis en général assez attentif aux noms des lieux-dits. Ceux-là m'ont pas mal parlé.

La juxtaposition de ces éléments hétéroclites m'a embrouillé. Mes yeux lisaient bien "route barrée" mais, dès que je regardais le calvaire, mon cerveau affichait "voie sans issue". Bah, de toutes façons je suis passé outre. Les voies du seigneur ne sont plus ce qu'elles étaient...

Ce jardin est à peu près au milieu de nulle-part. Je doute qu'il soit alimenté de quelque manière que ce soit en électricité. Le côté dissuasif de la vidéosurveillance tourne vite en eau de boudin. Je me suis dit que si j'étais plus jeune, le proprio du terrain aurait probablement affiché : "terrain miné". Voilà, c'est sûr on est bien au 21ème siècle.

Enfin, parfois le 19ème siècle est encore bien présent dans le paysage. Pas de chevaux devant la caserne, j'en ai déduit que les gendarmes étaient en patrouille. J'ai filé sans demander mon reste.

J'ai eu droit à un peu de poésie pendant ma pause déjeuner. Je me suis demandé si les phtalates de mon bidon pourraient porter préjudice à la santé cette sympathique bestiole ou bien si elle était déjà largement immunisée.

Pour finir, une photo de mon vélo parce que, mine de rien, vous parcourez un blog qui a trait au cyclimse. Le voilà donc avec ses beaux habits d'hiver : un guidon de vétété, des garde-boues qui traînaient dans l'atelier, des pneus de cyclo-cross et même un porte-bagage.

A bientôt pour de prochaines aventures.