Voici une capture d'écran réalisée par mes soins ce jour. Parfois, à la réception d'un colis, je compare vite fait les prix de certains articles, histoire de savoir comment je me place par rapport aux géants de la vente sur internet. Ici en l'occurrence, j'ai comparé les prix d'un boyau de base, le Continental Giro. C'est un boyau d'entraînement basique que j'utilise pour réparer de vieux vélos de route à moindre frais.
Sur mon bon de livraison, je le paie 19,77€/hors-taxes. Un autre de mes fournisseurs le propose à 17,01€/hors-taxes.
Vous constatez comme moi que je pars avec un léger handicap par rapport aux sites exposés ci-dessus. Je n'ai même pas payé la tva que je paie ce boyau le prix fort. De là à imaginer m'octroyer une marge, il y a un gouffre. Ce cas est extrême mais il a le mérite d'être explicite.
Il paraît qu'étymologiquement concurrence, signifie "courir avec". Dans la course au prix le moins cher sur le Giro, je suis tellement distancé que je me considère comme un rétrocurrent, c'est à dire "celui qui courre derrière". Mieux, je vais déplaire à cette vieille pelure belliciste de Coubertin : j'arrête de participer ! Je cherche d'ores et déjà un produit de remplacement qui me permette une rémunération correcte plutôt que de travailler pour des nèfles.
Je ne me laisse pas abattre pour autant et je propose de substituer au principe de concurrence commerciale, celui de somnolence commerciale. Vue l'urgence climatique ce peut-être un bon début. Qui plus est, voilà une activité qui pourra sans hypocrisie se présenter comme "libre et non faussée".
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mercredi 30 mai 2018
jeudi 23 mai 2013
Crétinisme
Jusqu'au début du XXème siècle, il était difficile pour les populations de montagne de se procurer du sel marin. C'était particulièrement le cas de certaines régions reculées des Alpes. Le sel de mer était remplacé par le sel de gemme, beaucoup plus pauvre en iode. Cette carence, cumulée à d'autres problèmes (notamment l'endogamie) n'étaient pas sans conséquences, d'où peut-être l'expression "crétin des Alpes"...
On croyait le crétinisme totalement disparu mais il n'en est rien, il suffit de lire les propos de Bradley Wiggins au Guardian au sujet de son abandon sur le Giro :
-Soyons honnêtes, je descendais un peu comme une fille après ma chute... Je ne veux pas manquer de respect aux filles, j'en ai une à la maison.
Dans le genre, "je fais une grosse remarque sexiste mais attention, je ne suis pas sexiste", Bradley se pose là. Mais ça n'a l'air de choquer personne, au contraire L'Equipe excusera le pauvre Bradley en évoquant son "second degré coutumier". La mysoginie, c'est juste pour rire évidemment.
Un conseil Bradley : ajoute un peu (beaucoup) de sel dans tes pâtes et évite quelques temps les Alpes parce que pour le moment, les seuls grands sommets que tu tutoies sont ceux de la bêtise.
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