vendredi 17 juin 2011

La philosophie est un sport de comptoir



Basta !

Parfois tout ne s'enchaîne pas exactement comme prévu. Un petit détail et la spirale infernale s'enclenche et ruine en un rien de temps une belle journée. C'était mon cas aujourd'hui. Alors voilà ce qu'est une journée de m.... pour un mécanicien vélo.

Il y a certains fournisseurs qui promettent monts et merveilles quant aux disponibilités des pièces. L'un d'eux m'avait promis au mois de mars un pédalier pour mai. Fin mai, la pièce allait être disponible mi-juin. Mardi, j'appelle pour savoir où en est mon reliquat. Le délai annoncé est le suivant : mi-août. Petit énervement de ma part, changement de commande et j'attends avec impatience mon colis. Quand il arrive ce matin, il me manque la bonne pièce et j'ai en "cadeau" des pièces totalement exotiques que je n'avais surtout pas commandées et dont j'aurai besoin vers juillet 2032. Grrrr !

En fin de matinée, il y a quelqu'un qui vient me taxer un outil. Je lui explique que je tiens à mes outils et tout le petit laïus habituel. De retour quelques minutes plus tard, il me rend ma belle pince coupe-câble en pièces. Il a dû confondre "pince" et "marteau". Un petit sourire gêné pour toute excuse, il me demande de m'en passer une autre, parce qu'il n'a pas terminé sa besogne. Mon "non" a été aussi bien compris qu'une thèse d'histoire médiévale... J'avoue un peu avoir perdu de ma retenue. Surtout que nous avions un passif commun... Une semaine avant, il m'avait demandé un outil et sans gêne me montrait les pièces qu'il avait acheté dans une grande surface et qu'il s'apprêtait à monter avec mes outils. Grrrrrrr !

Pour contribuer à me détendre j'avais quelques opération à effectuer sur un vélo d'une grande surface du sport qui commence par "D" et finit par "N"... Certains de leurs vélos sont corrects et même très bien, mais les premiers prix ressemblent parfois vraiment à de la "merde en tube". Ce qui n'aurait dû me prendre une vingtaine de minutes s'est soldé par 1h30 de cris et de rage, plus des pièces neuves cassées pour ma gueule. Au moment de l'essai, un malheureux coup de frein et le câble pète direct. Encore pour ma gueule ! Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !

Quand il s'agit de ranger l'établi après la réparation, je ne trouve rien de mieux que m'ouvrir la main... Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !

Résultat, je préfère terminer cette journée confortablement assis devant mon écran à vous narrer mes misérables déboires et à attendre que ça se termine. Comme disait l'ami Thucydide : "Etre libre ou se reposer : il faut choisir". Sans vouloir le vexer, le bac de philosophie est tellement loin pour moi que je vais lâchement choisir le repos. Cela ne me vaudra sûrement pas une mention mais c'est toujours ça d'économisé en anxiolytiques pour la sécu.

Le bon côté de la chose, c'est que cela me conforte dans le fait que ce samedi (18 juin) l'atelier sera fermé. J'avais prévu de longue date un petit bol d'air et il s'impose de lui-même !

Ciao !

4 commentaires:

Cyclusvisviva a dit…

Je te passe de la paumade mentale avec un fer à souder pour que ça reste au moins tout l'été. Bises

aurélie a dit…

allez courage, nous c pire demain c 'est la fête de l'école à Noé...

La Tête dans le Guidon a dit…

Merci et courage !

monique a dit…

ça mérite au moins un méga-bon goûter la semaine prochaine... à défaut de mieux!